- il y a 6 semaines
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00:00Bienvenue au Cœur du Crime, un podcast issu des archives d'Europe 1.
00:11Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis en France sont traités par la Gendarmerie Nationale ?
00:19Je m'appelle Yann Kermadek, je suis commandant de gendarmerie.
00:25Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police judiciaire.
00:41L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie.
00:46Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France.
00:50Seuls les noms des personnes et des lieux ont été changés.
00:55Je commençais à croire qu'enfin le lieutenant de police Pacino n'avait plus de cas compliqués à résoudre.
01:07Il y avait bien six mois qu'il ne m'avait pas rendu visite.
01:10Quoique j'aurais dû m'en douter, le territoire placé sous sa juridiction n'est jamais calme bien longtemps.
01:19Et puis, dois-je l'avouer, j'aime bien jouer aux détectives.
01:25Mais cette fois, le lieutenant Pacino ne me demandait pas de l'aider à trouver un meurtrier.
01:30Non, le meurtrier, il l'avait. Il l'avait sous la main.
01:34Mais comme il avait également un doute et que l'affaire le touchait de très près,
01:40il me demandait, le croiriez-vous, de l'aider à innocenter son suspect.
01:45Tout a commencé mardi soir.
01:49J'étais sur le point de quitter le laboratoire où j'exerce en tant que médecin légiste
01:53quand Pacino est entré, comme d'habitude, sans frapper,
01:57en tenant par le bras à une jolie petite brunette le genre de fille
02:01que mon brave vieux père aurait qualifié de « perderie d'odue ».
02:06Pour l'heure, la « perderie » avait les yeux tout rouges à force d'avoir pleuré.
02:11Quant à Pacino, il avait l'air moitié en colère, moitié honteux.
02:16« Docteur Hoffman, voici ma nièce, Dana. J'ai déjà dû vous en parler, n'est-ce pas ? »
02:23Je n'ai pas le temps de répondre que Dana a déjà fait deux pas vers moi, le regard suppliant.
02:30« Vous êtes le seul qui puissiez nous aider, Docteur Hoffman.
02:33Tout se présente mal. Je sais que Larry n'a pas pu faire ça,
02:36et pourtant, personne d'autre n'est allé là-bas. »
02:39« Il a doucement, doucement. Enfin, lieutenant, si vous me résumiez d'abord les chapitres précédents. »
02:47« Voilà, docteur. Larry et son fiancé. Je l'ai arrêté sous l'inculpation d'un meurtre au premier degré.
02:55Mais Dana est persuadée que Larry est innocent. Je lui ai souvent parlé de vous,
03:00et maintenant, elle s'attend à ce que vous fassiez un petit miracle, comme d'habitude.
03:05« Docteur Hoffman, vous pourriez vous y mettre demain. Remarquez, les preuves sont accablantes,
03:11mais Dana n'est pas convaincue du tout, et, pour être honnête, j'ai du mal à imaginer Larry
03:18tuant un vieil homme pour de l'argent. De plus, la victime, le colonel McGray,
03:24se trouve être l'oncle de Larry, voyez-vous.
03:28Soyez chier, Hoffman. Essayez de m'aider une fois encore. »
03:35« Si vous me racontiez d'abord toute l'histoire, lieutenant. »
03:40« Eh bien, voilà, docteur. La victime est donc le colonel McGray, l'oncle de Larry.
03:47C'est un ancien officier d'active, âgé de soixante-dix ans.
03:50Hier matin, de très bonne heure, il est allé sur sa plage privée avec son chien, comme d'habitude.
03:55Il a pataugé un peu sur le banc, puis il s'est assoupi sur une couverture.
04:00Et c'est pendant son petit somme que quelqu'un s'est approché de lui
04:05et lui a fracassé le crâne avec le lourd pommeau de l'une de ses cannes.
04:11Il semblerait bien que le meurtrier soit son neveu, Larry, 24 ans, qui habite lui aussi la maison.
04:18« Et le motif, lieutenant ? »
04:22« Ah, l'argent, bien sûr, docteur. »
04:25McGray en avait à l'appel.
04:28Larry n'est pas son principal héritier, voyez-vous, mais 150 000 dollars, c'est toujours bon à prendre à son âge.
04:36Larry veut être médecin et Dana prétend qu'il n'avait pas besoin d'argent.
04:40Son oncle devait l'entretenir jusqu'à la fin de ses études.
04:45Mais une fortune rapide peut tenter même un futur médecin.
04:50« Oh oui, et pas seulement les futurs médecins, lieutenant.
04:54Mais comment au juste êtes-vous arrivé à la conclusion que Larry était l'assassin ? »
05:01« Parce qu'il agit comme un idiot, docteur, comme un idiot,
05:05en laissant traîner assez d'indices pour faire condamner même un archange.
05:10Mais Pacino sort de la poche de son vieil impaire un plan sur lequel sont indiquées la position du corps sur la plage
05:20et les empreintes de pas, les empreintes du colonel et celles du meurtrier.
05:27Avant la promenade matinale du colonel, le sable était vierge de toute trace,
05:35lissé qu'il était par la marée de la veille au soir.
05:38Nous avons trouvé les empreintes du colonel allant de l'escalier jusqu'à la mer,
05:45puis de la mer jusqu'à l'endroit où il s'est couché sur sa couverture.
05:49Puis, il y a les traces de Larry qui vont de l'escalier jusqu'à son oncle couché
05:56et qui retournent à l'escalier.
05:59Aucune autre empreinte, si ce n'est celle du chien du colonel,
06:04trace que l'on voit partout sur la plage.
06:05On ne peut accéder à la plage que de la maison ou de la mer,
06:10pas moyen d'y arriver par les côtés, dominés par des falaises à pique.
06:14Bien sûr, j'ai vérifié toutes les empreintes, bien que cela n'ait pas été vraiment nécessaire.
06:21Larry reconnaît être descendu voir son oncle sur la plage vers 7h, 7h30,
06:27alors que le reste de la famille dormait encore.
06:30Il nous a même dit qu'il s'était disputé avec son oncle,
06:34ce qui n'était pas la première fois.
06:36Le colonel ne voulait pas qu'il épouse Dana, une pauvre fille sans dot, disait-il.
06:41Le vieux aurait été bien capable de lui couper les vivres.
06:46Quant à l'arme du crime, c'est la canne favorite du colonel.
06:51On l'a retrouvée dans la maison, dans son propre placard et sommairement essuyée.
06:56Il reste encore du sang et quelques cheveux, mais le laboratoire n'a rien pu tirer des empreintes.
07:04Ça, c'est beaucoup plus embêtant, lieutenant.
07:07Bien, je ferai l'autopsie dès que le corps sera à l'hôpital.
07:11Pendant ce temps, établissez-moi donc une liste de suspects, mais pas trop longue, n'est-ce pas ?
07:18Oh, docteur Hoffman, les suspects, c'est pourtant pas ce qui manque.
07:22Il y a quatre autres héritiers qui vivent dans la maison et le colonel n'a jamais été un homme très apprécié, pas plus dans l'armée qu'ailleurs.
07:33Et des suspects volants, lieutenant, il y en a combien ?
07:37Parce que, croyez-moi, il faudrait des ailes ou un moyen de transport aérien pour expliquer comment le colonel a pu être tué sans que le meurtrier laisse des traces sur le sable.
07:48En disant ça, j'ai dû avoir l'air drôlement convaincu de la culpabilité du jeune Larry.
07:58Dana fond en larmes et sort de la pièce en courant, suivi de son oncle, le lieutenant Pacino.
08:05Oui, le jeune Larry fait décidément un suspect idéal.
08:15Car a-t-on jamais vu un assassin commettre son crime, puis s'envoler à tir d'aile ?
08:21Mais ne nous a-t-on pas de conclure ?
08:25La vie nous réserve parfois des surprises, comme vous le constaterez dans quelques instants.
08:35Le lieutenant de police Pacino a fait appel à moi, son ami, docteur Hoffman, médecin légiste, pour l'aider à trouver le meurtrier d'un colonel en retraite.
08:51Pacino a bien un suspect idéal, Larry, le fiancé de sa propre nièce, qui est aussi le neveu du très riche colonel.
08:58Mais Larry jure ses grands dieux qu'il n'a pas tué son oncle.
09:03Pourtant, ce sont ces traces de pas que l'on a trouvées près du cadavre du colonel.
09:08Alors, si ce n'est pas Larry l'assassin, qui est-ce ?
09:13Et, fait plus troublante encore, comment cet assassin a-t-il pu quitter le lieu de son crime ?
09:20Puisqu'il n'y a aucune autre trace que celle laissée par le colonel avant sa mort, et celle de son neveu Larry.
09:32Le corps du colonel arrive deux heures plus tard, et comme je n'ai rien d'urgent en train, je me mets aussitôt à l'œuvre.
09:40Le colonel McGray a bien été tué d'un éclatement de la boîte crânienne.
09:48J'ai à peine terminé que Pacino arrive avec l'arme du crime, la fameuse canne à pommeau d'argent.
09:55Lieutenant, McGray a bien été tué d'un coup sur la tête.
10:00Voyons cette canne.
10:02Et, à première vue, cela ne fait guère de doute.
10:06Le lourd pommeau en forme d'œuf a très probablement fracassé le crâne du colonel.
10:13Décidément, les chances du jeune Larry commencent à s'amenuiser sérieusement.
10:20J'avais eu le temps auparavant de faire l'examen de sang facile et rapide,
10:26puisqu'il suffisait de comparer les groupes.
10:29Et, aussi, j'avais eu le temps d'examiner les cheveux au microscope.
10:34Pas de doute de ce côté-là.
10:37Pacino regarde les résultats et devient si pâle qu'il fait peine à voir.
10:42Écoutez, écoutez, Pacino, histoire de vous remonter le moral,
10:46si on s'intéressait un peu aux autres suspects.
10:51Ah, si vous voulez, docteur Hoffman.
10:53Il y a les deux fils du colonel, Harry et Wallace.
10:59Il y a aussi un cousin, Gordon Wheeler.
11:02Il y a trois domestiques, mais eux n'ont aucun motif de tuer leur maître.
11:07Leur avenir était assuré que le colonel vive ou non.
11:10L'héritage de McGray représente plus de deux millions de dollars.
11:15Les deux fils touchent 500 000 dollars chacun,
11:19Larry, 150 000 et le cousin Wheeler, 100 000.
11:23Le reste de la fortune ira au musée local à condition qu'il expose en permanence toute la collection d'armes du colonel McGray.
11:33Mais tout ça ne nous avance pas beaucoup, n'est-ce pas, docteur ?
11:36Dites-moi, j'ai pensé à une chose.
11:39Si on allait faire un tour à la maison du colonel demain ?
11:44C'est une excellente idée, lieutenant.
11:47Alors, à demain.
11:50Le lendemain matin, à 10 heures, nous nous retrouvons à la maison du colonel.
11:55L'endroit est assez imposant.
11:58C'est une grande maison spacieuse de deux étages,
12:00avec, par derrière, un escalier pour descendre les 20 mètres de rocher conduisant à la plage privée.
12:08Vous ne perdrez pas de temps à vous décrire les membres de la famille,
12:12tous en bonne santé, du genre athlétiques et fonceurs.
12:17Elles ont l'air sincèrement désolées pour Larry,
12:19mais ne doutent pas un seul instant de sa culpabilité.
12:24En revanche, la collection d'armes du Moyen-Âge du colonel
12:28aurait mérité une visite détaillée.
12:31Les murs sont couverts de dagues, de haches de guerre,
12:35de lances, de piques, d'arcs, d'arquebuses.
12:39Il y a aussi des armures magnifiquement astiquées.
12:43Le cousin Gordon Wheeler, conservateur de ce musée familial,
12:48est visiblement très fier de cette collection.
12:50Et, à force de faire des recherches pour le colonel,
12:53il est devenu lui-même un expert dans le maniement de toutes ses armes.
13:00Pacino et moi avons même droit à quelques démonstrations de toute beauté.
13:07Tellement, voilà.
13:09Rien de tout ça ne nous fait avancer.
13:12Le soir, une fois de retour chez moi,
13:17je me serre un whisky bien tassé
13:19et je m'installe dans mon fauteuil préféré
13:22où je me livre à un de mes petits jeux favoris.
13:27Laissez galoper mon imagination dans toutes les directions,
13:31échafauder les hypothèses les plus farfelues,
13:34puis agiter le tout en espérant que dans ce fouillis
13:38« Je finirai bien par trouver une perle. »
13:44Et si le meurtrier avait porté des chaussures aux empreintes
13:50imitant celles d'un chien ?
13:53Non, c'est idiot.
13:56Idiot.
13:57Un chien pèse environ trente ou trente-cinq kilos,
13:59répartis sur quatre pattes.
14:01Un homme, lui, un homme de quatre-vingts kilos,
14:04laisserait forcément des empreintes plus profondes.
14:07Non, la photo est nette.
14:09Les empreintes du chien étaient légères, légères.
14:14Et si on s'était approché par la mer,
14:17à la nage sous-marine ?
14:20Non, c'est stupide aussi.
14:23Toujours cette maudite histoire de traces sur le sable.
14:28Découragé, je fixe la canne d'un air vague.
14:32Puis, petit à petit, beaucoup moins vague.
14:39Mais oui, bien sûr, ça ne peut être que ça, l'idée.
14:43Je sors ma loupe et j'examine la ferrure de métal
14:47qui se trouve à l'extrémité de la canne.
14:51C'est bien ce que je pensais.
14:52Il y a là deux rainures, peu profondes, mais bien réelles,
14:57au travers de la surface du bout de la canne.
15:00Une fois passée dedans, une ficelle, bien tendue,
15:03ne risquait pas de glisser de l'extrémité de la ferrure.
15:08On s'était donc servi d'un arc.
15:12Forcément.
15:13Quoi de plus facile que de placer la tige d'ébène
15:16dans la fente de l'arc, bien tendue,
15:20la prenie en avant et ensuite, depuis l'escalier,
15:23de viser l'homme étendu sur le sable.
15:26Projeté avec toute la force d'un ressort métallique,
15:29la canne devait vous fracasser le crâne d'un homme comme rien.
15:35Fébrilement, je commence à faire les cent pas.
15:39Voilà pourquoi il n'y avait pas de traces.
15:41Le meurtrier n'avait même pas eu besoin de quitter l'escalier.
15:44Et tout à coup, je m'arrête pile de marcher.
15:52Ma belle hypothèse vient de tomber à l'eau,
15:56car on n'avait pas retrouvé la canne près du corps,
16:00mais dans le placard, à l'intérieur de la maison.
16:05Alors, comment le tireur a-t-il pu la récupérer,
16:09cette canne, sans laisser de traces sur le sable ?
16:14Cette fois, c'est sûr, c'est sûr, je tiens le bon bout.
16:19J'examine de nouveau la canne, en commençant par la ferrure,
16:22et puis je remonte, le long de la canne, vers le pommeau,
16:26au milieu de la tige bien polie, je vois
16:30qu'elle en taille, oh, pas bien profonde, d'accord,
16:35mais le bois est très dur.
16:38Puis je regarde encore la photo, cette fois, il n'y a plus de doute.
16:42J'ai trouvé.
16:46C'est forcément ça.
16:50Seulement, toute hypothèse doit être prouvée.
16:55Le plus borné des flics vous le dira,
16:57et Pacino n'a rien d'un flic borné.
17:01Je lui passe aussitôt un coup de téléphone
17:03pour lui demander de me retrouver sur la plage le lendemain
17:05à 8 heures du matin.
17:07En chemin, il devra demander à l'un des non-suspects,
17:11la cuisinière, par exemple,
17:13d'amener le chien du colonel,
17:16un dalmatien répondant au nom de Gustave Adolphe,
17:20car il me faut quelqu'un que le chien connaisse bien,
17:24à qui il est l'habitude d'obéir.
17:28Le lendemain matin, sur la plage,
17:32je montre aussitôt à Pacino les marques sur la canne.
17:38Ces marques ont été faites par des dents, Pacino.
17:43Puis je lui expose ma théorie de l'arc.
17:49Gustave Adolphe, le dalmatien,
17:52pataugeait au bord de l'eau avec des petits jappements joyeux.
17:55À notre demande, la cuisinière, un peu étonnée,
17:59mais pleine de bonne volonté,
18:01va se planter en haut de l'escalier
18:04et lance la canne vers l'eau.
18:08Et le chien se précipite aussitôt en aboyant,
18:12prend la canne dans sa gueule
18:13et la rapporte à la domestique.
18:18Et voilà Pacino.
18:20Tout ce que le meurtrier a eu à faire,
18:25ça a été de lancer la canne avec l'arc,
18:29puis de crier « À porte ! »
18:33Ce qui explique qu'il n'y ait pas la moindre trace de pas sur le sable.
18:40Pacino jette au chien un regard mauvais.
18:43« Drôle de mentalité, ce chien.
18:48Au lieu de filer un bon coup de dent au meurtrier de son maître,
18:52il l'aide gentiment à s'en sortir. »
18:55« Oh, ne soyez pas si dur avec lui, Pacino.
18:59Vous ne pouvez pas demander à ces pauvres bêtes
19:02de comprendre un meurtre.
19:05Pour cela, il faut déjà une intelligence supérieure.
19:10Celle d'un Gordon Wheeler, par exemple,
19:12car c'est forcément lui l'expert en maniement d'armes médiévales.
19:17Maintenant que j'y pense,
19:19il nous a fait des tas de démonstrations,
19:21mais il s'est bien gardé de nous en faire une au tir à l'arc.
19:26Il n'en a même pas parlé.
19:28C'est assez significatif, non ?
19:32« En effet, Dr. Hoffman,
19:36je ne doute pas un instant
19:38que c'est bien ainsi que les choses se sont passées.
19:42Mais avez-vous une idée
19:45sur la manière de le prouver devant un tribunal ? »
19:50« Ça ne va pas être facile, lieutenant.
19:52À part les rainures pour passer la corde de l'arc
19:56et les marques de dents de chien sur la canne,
20:00nous n'avons aucune preuve concrète. »
20:05« Une preuve concrète, Dr. Hoffman ?
20:08Mais je vous en fabrique une quand vous voulez, moi,
20:10de preuves concrètes.
20:12Le plus vieux truc du monde. »
20:15Ce soir, ce cher Gordon Wheeler
20:17va recevoir un coup de téléphone anonyme.
20:20Quelqu'un lui décrira les principaux détails du meurtre
20:23en lui affirmant qu'il en a été le témoin
20:26et qu'il demande à être payé pour son silence.
20:29Wheeler étant coupable,
20:31ça ne fait plus aucun doute.
20:33Il voudra forcément rencontrer ce monsieur X
20:36pour le payer ou pour le tuer.
20:41Nous le prendrons la main dans le sac,
20:43si je puis dire, avec des témoins.
20:47Mais il faudra d'abord s'assurer
20:48que la cuisinière ne mange pas le morceau,
20:51si je puis dire.
20:53Heureusement que Gustave Adolphe, lui, est muet.
20:57Pacino avait raison.
21:02Le piège a fonctionné à merveille,
21:05ce qui était logique.
21:08La plus grande peur des meurtriers,
21:10c'est toujours d'être surpris par un témoin oculaire.
21:16Le jour de son mariage avec Larry,
21:19quelques mois plus tard,
21:21Dana m'a dit qu'elle appellerait son premier garçon
21:25comme moi, Robert.
21:29Je lui ai suggéré
21:30de l'appeler plutôt Gustave Adolphe.
21:34ça vous a quand même
21:37beaucoup plus de classe.
21:45Vous venez d'écouter
21:46Au cœur du crime,
21:48un podcast issu des archives d'Europe 1.
21:50Réalisation, Julien Tarot.
21:53Production, Estelle Laffont.
21:55Patrimoine sonore,
21:56Sylvaine Denis,
21:57Laetitia Casanova et Antoine Reclut.
21:59Au cœur du crime est disponible sur le site
22:05et l'appli Europe 1.
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22:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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