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  • il y a 2 mois

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00:00Europe 1, la France bouge.
00:02La pépite.
00:03La pépite avec vous Clément Méry.
00:05Vous avez créé Willy Antigaspi il y a 4 ans.
00:08Tout à fait.
00:09Et en 4 ans, vous avez réussi à vous faire une place.
00:13Je vous laisse pitcher d'abord.
00:14Et ensuite on va vous poser des questions.
00:16On vous écoute pour Willy Antigaspi.
00:18Willy Antigaspi, c'est une société qu'on a montée à deux avec Jonathan il y a 4 ans.
00:21C'est le premier site e-commerce qui est 100% dédié à la lutte contre le gaspillage alimentaire.
00:26Donc ce qu'on fait, c'est qu'on rachète des produits qui auraient fini à la poubelle
00:28au niveau des marques et des industriels.
00:30Et on les revend partout en France avec plusieurs promesses.
00:33Notamment la promesse de les vendre minimum 30% moins cher par rapport à un produit comparable.
00:37Donc on fait deux choses.
00:39C'est qu'on lutte contre le gaspillage alimentaire.
00:41On parlait tout à l'heure, pour être hyper concret et que les auditeurs comprennent,
00:45c'est un repas par français par semaine qui finit à la poubelle.
00:48Et de la nourriture complètement bonne à consommer.
00:50Donc on lutte contre le gaspillage alimentaire.
00:51Et ça, on embarque tous les français, tout le monde est d'accord pour dire que c'est une aberration absolue
00:54et qu'il faut faire des choses.
00:55Et la deuxième chose, c'est qu'on propose une solution hyper concrète
00:59contre les problèmes de pouvoir d'achat et les problèmes d'inflation
01:01en vendant des produits 30, 40, 50% moins chers.
01:03Et donc des énormes économies.
01:05Nous, on vend dans toute la France et donc tout le monde s'y retrouve.
01:07Et quand on va acheter du thé, du café, du chocolat, des pâtes,
01:10on est très content de pouvoir à la fois faire des économies et lutter contre le gaspillage.
01:13Super, très clair.
01:15Merci Clément Méric, cofondateur de Willy Antigaski.
01:17Benjamin, tu voulais ajouter quelque chose ?
01:18Oui, vous appelez Clément, votre associé Jonathan, c'est qui Willy ?
01:21Oui.
01:21Il n'y a pas de Willy dans l'équipe fondatrice.
01:25Pour répondre à cette question-là, on nous la pose souvent.
01:26On voulait déjà un nom facilement mémorisable et surtout sympa, un peu enfantin,
01:31parfois on nous le dit, parce qu'on lutte contre une cause qui est très sérieuse et très grave,
01:35mais on voulait le prendre de côté hyper positif et avec le sourire et se dire qu'on peut changer les choses.
01:40Et c'est pour ça qu'on a choisi un nom qui est quand même sympa et cool,
01:43plutôt que de dramatiser une situation qui est déjà assez catastrophique.
01:46Vous Clément, ce n'était pas prévu de monter cette entreprise,
01:48puisque vous avez travaillé pour Decathlon, vous avez vécu au Sri Lanka.
01:52Ensuite, vous aviez envie de monter une boîte, je crois, dans la restauration,
01:57dans des salles de foot, vous avez essayé plein de choses.
02:00Moi, j'ai un parcours professionnel assez atypique.
02:01J'ai passé plus de dix ans à l'étranger, j'ai passé cinq ans au Sri Lanka,
02:05donc effectivement, chez Decathlon, super entreprise.
02:08On parlait de proximité, il y a plein de choses qui me parlent et que j'ai retrouvées dans cette entreprise.
02:11On a énormément d'entrepreneurs qui viennent de chez Decathlon.
02:15C'est fou, moi.
02:16C'est une entreprise qui...
02:18Moi, c'est grâce à eux que j'ai pu partir en expat au Sri Lanka.
02:20J'étais très jeune et on m'a donné un peu les clés du camion,
02:23en disant, voilà, vas-y, et puis prouve-nous que tu peux bien faire les choses.
02:30C'est une super entreprise.
02:31J'ai fait cinq ans au Sri Lanka,
02:33et puis après, j'ai voulu monter un projet entrepreneurial,
02:36et donc je suis parti à New York pour faire ça.
02:38Pour monter un resto.
02:39Pour monter un resto, catering et bar à vin à New York,
02:42donc on a fait ça pendant cinq ans.
02:43Expérience incroyable aussi.
02:44une fin un peu compliquée, puisqu'on a eu Covid en pleine face.
02:49Et New York, c'était...
02:50Enfin, les US, c'était plus compliqué que la France,
02:52notamment pour la restauration.
02:54Et entre-temps, j'ai eu mon premier enfant et je suis rentré en France.
02:58Et la prise de conscience,
02:59que vais-je laisser à mon enfant dans ce monde qui est intérieur ?
03:02Alors maintenant, j'ai trois petits garçons de moins de cinq ans,
03:04donc je me pose vraiment la question au quotidien.
03:05Mais c'est aussi pour ça qu'avec Jonathan,
03:07on a monté William Tegaspi.
03:08C'est de se dire, on a envie d'être fier de ce qu'on fait au quotidien.
03:11On monte une boîte, on n'a pas pris le parti de monter une assos,
03:14on aurait pu le faire,
03:15mais on a décidé de partir sur un projet économique.
03:18Et on est très content d'avoir un projet qui est gagnant, gagnant, gagnant,
03:22à la fois pour nos clients, 30, 40, 50% d'économie,
03:25pour les industriels et les marques,
03:27parce qu'on va leur racheter les invendus,
03:28et du coup, ils vont valoriser des produits qui auraient fini à la poubelle.
03:31Et pour nous, au milieu, on a une équipe de plus de 17 personnes
03:33qui sont hyper engagées et hyper contentes de travailler au quotidien
03:36sur cette cause-là,
03:37qui est encore une fois, qui embarque tous les Français.
03:38Donc vous achetez des stocks de produits qui auraient dû terminer à la poubelle ?
03:41Tout à fait.
03:42Et ensuite, vous les revendez partout en France,
03:44à 30, à 70% moins cher.
03:48Autour d'un table à France, bouge, réaction.
03:49Allez, Philippe Paladis, vous êtes le patron,
03:51président de Monoprix Natureia,
03:53directeur général de Casino.
03:55Merci.
03:55Moi, je trouve déjà que c'est une super idée,
03:57c'est un vrai sujet pour la distribution.
04:00Chez Monoprix,
04:01on a réussi à sauver 5000 tonnes
04:04en 2024
04:06de produits qui auraient dû être jetés
04:08en mettant en place des actions concrètes.
04:10Pour vous donner une idée,
04:11c'est 135 semi-remorques.
04:13Donc c'est énorme.
04:14On a vraiment réussi à économiser.
04:16Et je suis très intéressé
04:18par ce que j'entends de Willy Antigaspi.
04:21Pourquoi ?
04:22Parce que ça remonte les problèmes au niveau de l'industriel.
04:25Et ça permettrait aussi
04:27de passer directement de l'industriel
04:29en passant au travers de Willy
04:30et d'aller dans nos magasins
04:31en province pour faire ses offres.
04:33Donc je pense que ça pourrait intéresser
04:34nombreux de mes franchisés
04:36dans le groupe Casino.
04:38Et si je peux rebondir,
04:39moi je trouve que le sujet
04:41du gaspillage alimentaire est énorme.
04:43Donc on parlait de Togo Togo tout à l'heure
04:45ou de ce que vous faites sur Casino,
04:47sur le groupe Casino.
04:47Moi je trouve que plus on est à travailler
04:50sur ces sujets-là,
04:51au mieux c'est.
04:51En fait,
04:52l'ampleur de la chose est énorme.
04:54Et du coup,
04:55si on peut à la fois faire du business
04:56et sauver des produits de la poubelle,
04:58ça marche vraiment bien.
04:59Et d'avoir des paniers mystères
05:00proposés par une société,
05:01et nous d'avoir le choix des produits
05:03livrés soit chez vous,
05:04soit en point relais.
05:05On parlait tout à l'heure
05:05de relations avec le client.
05:07Nous,
05:07ça peut encore une fois
05:08paraître un peu enfantin,
05:09mais on met des petits cœurs
05:10sur nos cartons,
05:11on écrit une carte personnalisée
05:12pour nos clients.
05:13Tout ça,
05:13ça crée du lien avec nos clients
05:14et ça c'est aussi vachement important.
05:16Et ils reviennent.
05:16Ils reviennent,
05:17il nous faut confiance.
05:18On a une communauté
05:18de plus de 150 000 personnes
05:19maintenant qui nous suivent.
05:20Et le mieux
05:21pour un entrepreneur,
05:24c'est le bouche à oreille.
05:25Bien sûr.
05:25Il n'y a rien de mieux que ça
05:26de quelqu'un qui va vous dire,
05:27votre famille,
05:27vos amis,
05:28vos proches,
05:33économiser 300,
05:33400 euros par an.
05:34Et en plus,
05:35ils ont l'air de faire les choses bien
05:36parce qu'il y a plein de produits
05:37qui auraient fini à la poubelle,
05:38ce qui n'a pas de sens.
05:39Et moi,
05:40je les ai récupérés chez moi.
05:41J'ai bien compris
05:42que vous étiez un site
05:43de e-commerce,
05:44donc uniquement en ligne.
05:45Est-ce que vous avez pensé
05:45avoir des locaux physiques
05:47pour devenir peut-être
05:47la petite surface
05:49de l'anti-gaspillage ?
05:50Nous,
05:51on a plein d'idées.
05:52Le but du jeu pour nous,
05:53c'est surtout de canaliser
05:54toutes ces idées
05:55et de rester concentré.
05:56C'est une des clés
05:57de l'entrepreneuriat,
05:58c'est de bien faire les choses.
06:00La réponse est oui.
06:01On a pensé un jour
06:02à compléter notre offre
06:04qui est 100% digitale aujourd'hui
06:06par un magasin physique
06:07ou un point de vente physique,
06:08en tout cas.
06:09Je ne sais pas si ça aura
06:10la forme d'un magasin,
06:11d'un click and collect,
06:11d'un drive.
06:12On n'a pas encore creusé le sujet
06:13parce que pour l'instant,
06:14on veut rester
06:14sur notre activité principale
06:16qui est de proposer cette solution
06:17via le site internet.
06:19Mais potentiellement,
06:19ça pourrait être une solution
06:20qui serait hyper intéressante
06:23pour avoir un ancrage local
06:24notamment auquel on croit beaucoup.
06:26Marie-Georges,
06:26qui a étudié
06:27Willy Antigaspi.
06:28Clément, j'ai une question
06:29sur la logistique
06:31parce qu'en fait,
06:31comment vous gérez ça aujourd'hui ?
06:33Est-ce que vous centralisez
06:34dans une plateforme logistique
06:35qui vous en avez une en France
06:36et à partir de là,
06:37vous distribuez dans toute la France
06:39parce que vous disiez
06:40que vous avez des clients
06:40dans toute la France.
06:41Donc, j'imagine qu'il y a
06:41un petit défi logistique
06:42surtout pour arriver
06:43à faire des livraisons
06:44en des temps relativement rapides.
06:46Pas parce qu'on est pressé
06:47mais parce qu'il y a
06:47des dates de péremption.
06:49Plusieurs réponses.
06:50Pour répondre très concrètement
06:51à votre première partie
06:51de la question,
06:52on a un entrepôt
06:54qui est basé en région parisienne,
06:55qui est notre propre entrepôt.
06:56On a décidé d'internaliser
06:57la logistique
06:58parce qu'on crée
06:59de la valeur là-dedans.
07:00C'est-à-dire qu'on est capable
07:01d'être hyper réactif
07:02quand nos clients font une commande,
07:03quand ils nous passent
07:03un coup de fil
07:04ou qu'ils nous envoient un mail.
07:05Finalement, je ne veux pas
07:05cette tablette de chocolat,
07:06je préfère la remplacer
07:07par tableau tel.
07:07On est capable de le faire.
07:08Donc, on a un niveau de service
07:09qui est assez dingue
07:10et ça, on peut le faire
07:11parce qu'on a internalisé
07:12cette logistique.
07:13Au niveau de l'impact aussi,
07:14on a décidé de partir
07:15une politique zéro plastique.
07:16Donc, on ne met pas
07:17de billes polyester
07:18dans nos colis.
07:19On recycle avec ces machines
07:20qui s'appellent une matelasseuse.
07:21On recycle les cartons
07:22de nos fournisseurs
07:23pour emballer les produits en verre
07:25et les envoyer chez nos clients.
07:25Et où vous êtes allé
07:26à trouver cette machine ?
07:27Comment vous avez eu l'idée ?
07:28En fait, ce qu'on voulait surtout,
07:29c'est avoir...
07:30Nous, on parle beaucoup de bon sens
07:31et on voulait être cohérent
07:32sur l'ensemble de la chaîne.
07:33De toute la chaîne,
07:34vous répondez à la promesse.
07:34De se dire que ça n'a aucun sens
07:35de lutter contre le gaspillage
07:37et mettre du plastique partout.
07:38C'est vrai, vous avez raison.
07:45On dit ce qu'on fait.
07:46Et ça, ça parle bien.
07:49Et ça a même un intérêt business.
07:50C'est-à-dire que nos clients,
07:51la transparence et l'authenticité
07:53qu'on met dans ce qu'on fait,
07:54dans nos communications,
07:54dans qui on est,
07:55je crois qu'aujourd'hui,
07:56les gens cherchent ça
07:57et ça paye.
07:58C'est-à-dire que les gens,
07:59même en e-commerce,
08:00même en digital,
08:01ont envie de savoir
08:02qui est-ce qui est derrière
08:03William Tigaspi.
08:03Donc, ils ont envie de savoir
08:05la vraie vie.
08:06Il y a bien quelqu'un
08:07qui a préparé le colis
08:08avant de le recevoir chez moi.
08:09Et donc, tout ça,
08:09ça intéresse et ça crée du lien.
08:11Paris.
08:12Et donc, oui,
08:12du coup, sur la logistique,
08:13vous n'avez pas terminé.
08:14C'est un peu perdu dans la réponse.
08:15Donc, on a un entrepôt,
08:16effectivement, en propre,
08:17dans lequel on centralise
08:17tous nos achats.
08:18Donc, nous, on travaille avec,
08:19on a plus de 1000 produits
08:20sur le site,
08:20on a plus de 250 marques
08:21et industrielles
08:22et partenaires avec qui on travaille.
08:24Donc, on leur rachète
08:24des invendus.
08:26Très concrètement,
08:27c'est des palettes de produits
08:28qu'on va finir à la poubelle
08:29qu'on récupère dans notre entrepôt.
08:30Dans l'entrepôt,
08:31on prépare les commandes
08:32et après,
08:32on envoie les commandes
08:33partout en France.
08:34Nous, ce n'est pas du tout
08:35un projet, j'aime à dire,
08:37de bobos parisiens.
08:38Paris, c'est que 7%
08:39de notre activité.
08:40Donc, il y a plein de clients
08:41qui sont,
08:41il y a plus de la moitié,
08:4250% de nos clients
08:43sont dans des petites villes
08:44ou à la campagne.
08:45Donc, on répond à un problème
08:46d'accessibilité économique
08:47avec des prix pas chers.
08:48Et comment vous livrez ?
08:49Et on livre soit Colissimo,
08:51donc soit à domicile,
08:52soit en point relais.
08:54Et c'est principalement
08:55à dire du point relais
08:56parce que c'est ce qui est,
08:58a priori,
08:59une bonne réponse pour nos clients.
09:00Philippe Palazzi,
09:01vous êtes le directeur général
09:01du groupe Casino,
09:02président de Monoprix Naturalia.
09:04Monoprix,
09:04c'était le premier distributeur
09:05à s'allier à Amazon.
09:08C'est ça.
09:09Ça marche bien ?
09:11Ça continue ?
09:11Alors, ça marche très très bien.
09:12C'est une bonne solution.
09:13Donc, on a une page complète
09:15sur le site d'Amazon.
09:18Il y a vraiment cette demande
09:20du consommateur
09:22à être livré jusqu'à chez lui.
09:23Et ça représente quoi
09:24la livraison chez Monoprix ?
09:26C'est beaucoup ?
09:27C'est beaucoup de gens
09:28qui sont livrés ?
09:28Toutes livraisons confondues.
09:29Ce que l'on fait nous en direct
09:30et en passant par des
09:31Amazon,
09:33c'est près de 12%
09:34de notre volume d'affaires.
09:37Et comme on se concentre
09:38également sur la restauration
09:40en portée,
09:40sur le snacking,
09:41on a de plus en plus
09:42de demandes
09:44de livraison,
09:45de gâteaux,
09:46de tartes, etc.
09:47Pour cela, vous êtes doté
09:49de moyens logistiques
09:50très importants.
09:51Je crois que vous avez même
09:52un des centres de logistique
09:54très moderne,
09:56très important.
09:57Exactement.
09:57On a un centre de logistique
09:59très moderne,
10:00très proche de Paris.
10:01Tout est automatisé.
10:03Automatisé, oui.
10:04Et qui fonctionne vraiment
10:06très bien.
10:06Nous sommes capables,
10:07on a une satisfaction client
10:08de plus de 95%
10:09sur le service
10:10qui est rendu
10:11par Monoprix
10:12sur la livraison.
10:14Donc, voilà,
10:16la livraison,
10:17là, c'est pour Monoprix.
10:18Vous, pour Clément Méry,
10:20pour Willy Antigaspi,
10:21vous, c'est davantage
10:22en région,
10:23davantage en campagne
10:25où vous êtes finalement
10:25l'un des seuls liens
10:26pour certains
10:28avec la grande distribution.
10:30Oui, des deux côtés.
10:32C'est-à-dire que nous,
10:33les industriels
10:34avec qui on travaille,
10:35ils viennent de partout
10:36en France.
10:37Et souvent,
10:37c'est des gens
10:37qui n'ont pas forcément
10:38de porte de sortie
10:39pour gérer leurs invendus
10:40et ils doivent libérer
10:42les mètres carrés.
10:43Par exemple,
10:43on a plein de produits de Noël.
10:44Après Noël,
10:44on va faire une opération
10:46qui s'appelle
10:46le calendrier de l'après
10:47où on va aller récupérer
10:48tous les foie gras
10:49dont on parlait tout à l'heure,
10:50tous les produits.
10:51Tous les foie gras
10:51qui n'ont pas été vendus
10:52chez Monoprix
10:53et ils vont tous être vendus.
10:54Nous, on les vend tous.
10:55On les retrouve chez Willy Antigaspi.
10:56Je vous le souhaite.
10:57Nous, on est plus connectés
10:58au niveau des industriels
10:59et des marques.
11:00Donc, le producteur de foie gras,
11:01s'il en reste,
11:02probablement qu'il pourra
11:02moins en vendre
11:03en grande distribution
11:04et c'est à ce moment-là
11:05que Willy Antigaspi
11:05va se dire
11:06qu'il n'y a aucun sens
11:07de jeter ce produit-là.
11:08On va le récupérer
11:08et puis on va le vendre
11:0950% partout en France.
11:10Philippe, vas-y.
11:11Et c'est vrai que
11:11l'Antigaspi commence à l'amont
11:13et en ce moment,
11:13vous savez qu'il y a
11:14une surproduction de choux fleurs.
11:16Là, ça aussi commence à l'amont
11:18et nous, nous sommes engagés
11:19avec d'autres distributeurs
11:21en France
11:21avec Karine Lemarchand
11:22qui a lancé une action
11:24qui s'appelle
11:25qui s'appelle
11:27à aider les producteurs
11:29à ne pas jeter.
11:30Donc, on s'est tous engagés
11:31à vendre des choux fleurs
11:33à un prix très abordable
11:35dans nos magasins aujourd'hui.
11:36Donc, consommer du choux fleurs
11:37pour Noël
11:38pour aider nos producteurs
11:39bretons et normands aujourd'hui.
11:41Nous sommes toujours
11:41avec Clément Méry,
11:42le cofondateur de Willy Antigaspi.
11:44Willy Antigaspi, Benjamin,
11:45si tu nous le résumes
11:46en quelques secondes.
11:48Eh bien, c'est une solution,
11:50c'est un site de e-commerce
11:51pour acheter des produits alimentaires
11:53beaucoup moins chers
11:54qu'en grande surface.
11:56Marie-Georges.
11:57Oui, j'avais une question
11:58ou une suggestion peut-être.
12:00C'est, en fait,
12:02sur le passage à l'échelle,
12:04il y a évidemment
12:05un défi logistique.
12:06Elle a quatre ans, là.
12:07Tu nous expliquais
12:08que vous avez cet entrepôt
12:11et ensuite vous desservez
12:12la France entière.
12:13Donc, j'imagine qu'en logistique,
12:14c'est un vrai casse-tête.
12:17Est-ce qu'il y aurait peut-être
12:18une option de développer
12:20des hubs régionaux ?
12:21C'est-à-dire de territorialiser
12:23un peu plus,
12:23de localiser un peu plus
12:25le modèle,
12:27en se disant que ça permettrait
12:28peut-être de rassembler
12:29à la fois sur les industriels
12:33qui vont vous servir,
12:35enfin, qui vont vous vendre
12:35leurs produits
12:37et la demande,
12:38donc, des distributions
12:40soit par e-commerce,
12:43soit même physique et locale,
12:44de se dire que c'est peut-être
12:46un modèle à regarder,
12:47un modèle plus localisé,
12:48plus territorialisé.
12:52C'est une option
12:53auxquelles aujourd'hui,
12:54nous, on n'a pas...
12:55Ils n'ont pas pensé, apparemment.
12:56Si, si, on y a pensé.
12:57On y a pensé,
12:58mais on n'y est pas allé.
12:59Pour plusieurs raisons,
12:59et je pense que c'est les bonnes.
13:01Aujourd'hui,
13:02avoir plusieurs hubs logistiques
13:03et plusieurs entrepôts,
13:04ça ne répond pas vraiment
13:05à aucun enjeu majeur,
13:07en tout cas pour notre taille de boîte.
13:09Pour plusieurs raisons.
13:10En fait, nous,
13:10on centralise à l'entrepôt
13:11et après, on dispatche
13:12partout en France
13:12avec Colissimo au Mondial Relais.
13:14Donc, on livre soit à domicile,
13:15soit en point relais.
13:17Et le fait d'avoir
13:17plusieurs entrepôts,
13:19en fait,
13:20ça crée juste,
13:20au niveau de l'impact
13:21et au niveau de l'environnement,
13:23ce n'est pas forcément top
13:23parce que c'est souvent des points
13:25qui sont quand même
13:25énergivores.
13:27Et du coup,
13:28on va avoir l'utilisation
13:29d'énergie,
13:31d'électricité et autres.
13:32Donc, ça n'a pas forcément de sens.
13:34Et aujourd'hui,
13:35le transport de notre entrepôt
13:36d'Île-de-France
13:37pour aller un peu partout en France,
13:38de toute manière,
13:39c'est une question
13:40de camions et d'hommes
13:42où on remplit en fait
13:43des camions d'envoi
13:46et nous,
13:46on se connecte
13:47avec des camions existants
13:48qui vont aller à Tours,
13:49à Toulouse
13:50ou à Lille.
13:52Et en fait,
13:53ça n'apporte pas vraiment
13:54de valeur ni sur la partie logistique
13:55parce que nous,
13:55on est capable de livrer.
13:57Si vous commandez aujourd'hui,
13:58avant 14h,
13:58vous êtes livré demain.
14:00Donc,
14:00on est déjà capable
14:01de faire de la livraison rapide.
14:03On est déjà capable
14:04de faire deux modes de livraison,
14:05soit à domicile,
14:06soit en point relais.
14:07Et la multiplication
14:08de hub entrepôts aujourd'hui
14:09pour le marché national
14:10ne fonctionnerait pas
14:11plus que ça.
14:12On est en train d'essayer
14:13de commander des choses
14:13sur Willy Antigaspi
14:15et on me souffle
14:15dans l'oreillette.
14:16Il y a César Dion
14:17qui travaille avec nous
14:18dans la France Bouche
14:19qui dit qu'il n'y a pas
14:20d'application,
14:21il n'y a qu'un site internet.
14:22Quelle en est la raison ?
14:23Pas encore.
14:24Alors,
14:24il y a plusieurs raisons.
14:25Déjà,
14:25la première raison,
14:26c'est que nous,
14:27on a un site internet,
14:29on appelle ça responsif,
14:30qui fonctionne très bien
14:31sur le téléphone.
14:32Parce que tous les start-upers,
14:33ils démarrent avec l'appli.
14:35C'est pour ça
14:35que c'est très contre-intuitif.
14:36C'est très contre-intuitif
14:38mais encore une fois,
14:38il faut le faire
14:38pour les bonnes raisons.
14:39C'est-à-dire que sur votre téléphone,
14:40vous avez peut-être 50 applis
14:41et vous en utilisez
14:425 par jour.
14:44Donc en fait,
14:44si on a une appli,
14:45il faut que les gens l'utilisent
14:46et si on a une appli,
14:47il faut qu'elle soit bien faite
14:48puisque les standards de marché
14:50font que les applis,
14:50elles doivent être canons,
14:52ça doit être efficace,
14:52rapide,
14:53mis à jour
14:53et utile.
14:54Donc c'est une solution
14:55qu'on va probablement développer
14:57dans les semaines,
14:58dans les mois qui arrivent.
15:01Maintenant que je le dis à Antoine,
15:02je n'ai plus le choix.
15:03Eh bien c'est bien,
15:04il faut s'engager.
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