00:01Dernier point, dans l'hypothèse d'une vaccination sur tout le territoire qui a été plusieurs fois évoquée à ce jour et sans préjugé de résultats de futurs groupes de travail,
00:14il nous semble qu'on risque de reproduire ces situations d'échec vaccinal que je viens de vous décrire,
00:21parce que si on ne mène pas dans le même temps une lutte efficace contre les sources de vecteurs,
00:26on va courir après la maladie et on va avoir ces effets d'échec vaccinaux.
00:32Il faudrait matériellement plus d'un an, d'après les données qu'on a, pour vacciner tout le territoire,
00:36ce qui laisse le temps à la maladie de progresser si les mesures de lutte ne sont pas strictement impliquées.
00:42En attendant, l'échec tel serait bloqué pendant longtemps, puisque tant qu'on n'aura pas vacciné 75% des animaux dans 90% des élevages,
00:51nous ne pourrons pas reprendre langue avec nos partenaires pour exporter les animaux, ou le lait, ou les fromages,
00:56parce qu'il n'y a pas que les animaux.
01:00Il faudrait être sûr que tous les éleveurs soient d'accord pour vacciner,
01:02et on a vu par le passé que ce n'était pas forcément le cas,
01:06car seule une immunité collective, large et solide, pourrait venir à bout de la maladie.
01:10Donc tout ça doit être vraiment pondéré, mesuré.
01:19En tant que vétérinaire, je ne suis pas dépositaire évidemment des choix politiques,
01:25et ça n'est pas mon rôle, mais d'un point de vue purement scientifique,
01:30les impacts potentiels d'une telle vaccination sans l'application des mesures de lutte strictes
01:35engagent lourdement l'avenir des filières,
01:39et je pense qu'elle doit être bien documentée et bien réfléchie,
01:42ce qui n'est pas le cas actuellement.
01:44Merci.
01:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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