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  • il y a 5 semaines
Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, était l'invité du Face à Face sur BFMTV et RMC ce mardi 16 décembre. 

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TV
Transcription
00:00Générique
00:00...29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV.
00:14Bonjour Dominique Schellcher.
00:15Bonjour Apolline de Malheur.
00:16Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
00:19Vous êtes le président directeur général de Coopérative U,
00:21les magasins U, 1700 magasins, dont le vôtre d'ailleurs,
00:25qui est en Alsace.
00:27On va rentrer avec vous dans les rayons parce que Noël, au fond, ça commence chez vous,
00:30ça commence dans les supermarchés.
00:33Mais d'abord une question sur cette colère agricole qui ne faiblit pas.
00:37Ils disent être prêt à tenir jusqu'à Noël avec certaines poches de colère particulière,
00:43notamment dans le sud-ouest.
00:45Comment est-ce que vous, vous voyez ça ?
00:47Est-ce que vous comprenez cette colère ?
00:48Est-ce que ça aura des conséquences aussi sur les prix ?
00:51Alors tout d'abord, moi je compatis avec les agriculteurs qui sont touchés particulièrement
00:57et qui ont dû, ou des bêtes ont dû être abattues.
01:01J'imagine quand vous touchez à votre outil de travail, à des bêtes que vous avez élevées,
01:05ça doit être extrêmement difficile.
01:08Il n'y aura pas de conséquences aujourd'hui sur les magasins, sur la consommation.
01:13Je rappelle que cette maladie ne se transmet pas à l'homme,
01:16donc il n'y a pas d'inquiétude à avoir de ce côté-là.
01:19Et y compris sur la consommation de la viande venure.
01:21Et y compris sur la consommation.
01:22Voilà, pour l'instant, je crois que c'est 0,02% des bêtes qui sont concernées,
01:29donc ça reste, mais voilà, il faut s'en occuper.
01:31C'est une situation sanitaire et elle est préoccupante.
01:34Cette colère, elle est effectivement relancée par la dermatose,
01:37mais on sent qu'elle vient aussi s'ajouter à un fond d'inquiétude,
01:42le Mercosur, les revenus agricoles.
01:46Mais il n'y a plus, semble-t-il, mais vous allez me le dire,
01:49d'acrimonie à votre endroit.
01:52C'est-à-dire que lors des précédentes colères agricoles,
01:55des centrales d'achat, des points de stockage des hypermarchés
02:00ou des supermarchés étaient pris pour cible.
02:02Ce n'est pas le cas.
02:03Ça n'est pas le cas aujourd'hui.
02:04Il y a pu avoir ponctuellement des visites de magasins.
02:07Il y a un point toujours qui fait leur attention,
02:09et ils ont raison, et je les soutiens là-dessus,
02:11c'est des visites pour vérifier l'origine France dans les supermarchés.
02:14Donc ça a pu arriver ponctuellement, mais ce n'est pas le cas.
02:17Vous avez raison, c'est d'abord cette maladie.
02:19Ensuite, c'est le Mercosur.
02:20L'actualité, c'est cette semaine, c'est jeudi.
02:22Mais vous savez, moi, la meilleure réponse par rapport à ça,
02:25j'entends les Français, ils adorent leurs agriculteurs et ils ont raison.
02:28Ils nous nourrissent tous les jours.
02:30Mais ils sont un peu parfois devant leur télé.
02:32Ils disent, oui, on compatit avec eux.
02:35Mais la vraie chose à faire, en fait, c'est demain,
02:38quand vous faites vos courses, et particulièrement pour toutes les courses de Noël,
02:40d'acheter français pour les soutenir.
02:42Et c'est ce à quoi, moi, j'appelle depuis toujours.
02:45Nous, notre essence habitée de distributeurs,
02:46c'est avoir le maximum de produits français.
02:48Et nous, on est très engagés là-dessus.
02:49Et après, les Français, quand ils vont au magasin,
02:52qu'ils retournent leurs produits.
02:53J'appelle ça le réflexe Origines France.
02:55Prenez le produit, retournez-le.
02:56S'il n'est pas d'Origines France, pour ces fêtes,
02:58reposez-le et achetez du français.
03:00Mais en même temps, vous avez besoin de vendre tous vos produits.
03:02C'est-à-dire, à vous aussi de choisir de ne mettre dans vos rayons,
03:05j'allais dire, que des produits français.
03:06Mais c'est pour ça que tous nos produits frais à la marque U,
03:10produits frais libre-service, sont français.
03:13L'essentiel de nos fruits et légumes est français, 78%.
03:16Ça ne peut pas être 100%, bien évidemment.
03:18Mais je dis acheter.
03:20Dès que c'est un produit produit par les agriculteurs français,
03:23privilégiez l'Origines France.
03:24Et ça, c'est du soutien concret.
03:25Et on va en effet rentrer dans les rayons avec vous.
03:27Mais j'évoquais à l'instant la question du Mercosur.
03:29Il y a un an, vous disiez, en l'état,
03:30il n'est pas signable pour nos producteurs français.
03:33Est-ce qu'aujourd'hui, vous vous êtes penché dessus ?
03:36Je sais qu'Emmanuel Macron essaie, il dit,
03:39on ne peut pas le signer en l'état.
03:41Mais l'Allemagne, de son côté, dit qu'il faut le signer.
03:43Donc, on ne sait pas qui gagnera ce bras de fer en Europe.
03:45Vous, grande distribution,
03:47quel regard vous portez sur le Mercosur ?
03:49La première chose, déjà, c'est que nous,
03:51on n'achètera pas ces produits s'ils devaient arriver en France.
03:54Ça, je vous le dis.
03:55On n'achètera pas de produits d'Amérique du Sud
03:57à partir du moment où il y a les produits équivalents français.
04:01On n'en achètera pas.
04:02Vous n'en achèterez pas.
04:03Vous vous engagez ce matin.
04:05Tout à fait.
04:05Mercosur ou pas Mercosur,
04:07vous n'importerez pas ces produits-là.
04:09C'est loyal.
04:10Quand on oblige des agriculteurs à produire
04:13avec un certain nombre de normes,
04:14de contraintes qui sont lourdes,
04:16mais que des produits sont susceptibles
04:18d'arriver avec des contraintes moindres,
04:20c'est une forme de concurrence déloyale.
04:21Moi, je trouve que le Mercosur,
04:23c'est un peu le chi-in de la concurrence déloyale.
04:26Pour eux, voilà.
04:27C'est un peu les mêmes combats.
04:28Nous, on a ce sujet-là dans le commerce.
04:30Ils l'ont dans l'agriculture.
04:31Moi, je dis à un moment,
04:32il faut se protéger.
04:34Donc, je crois que les chances, c'est ce jeudi.
04:37L'Europe est en train de reculer aujourd'hui même,
04:39je crois, sur l'automobile.
04:40L'interdiction de vente de moteurs thermiques en 2035
04:45va finalement être assouplie.
04:47Exactement.
04:48Donc, j'espère que jeudi,
04:50il y aura la prise en compte des demandes de la France
04:52pour protéger aussi notre agriculture,
04:55qui est des traités,
04:56qui est des échanges internationaux
04:57sur un certain nombre de produits.
04:59Oui, mais on ne peut pas le faire
05:00au risque d'affaiblir nos producteurs
05:03et notre économie.
05:04Vous venez d'évoquer Chine,
05:05qui pour vous est un pendant,
05:07c'est-à-dire de cette concurrence déloyale.
05:09Il y a aujourd'hui une offensive
05:11du gouvernement contre Chine.
05:12Est-ce que vous estimez que c'est suffisant
05:14au bon moment ?
05:15Et l'Union européenne elle-même
05:17finit par se réveiller
05:17puisque les colis de moins de 150 euros
05:20étaient exonérés purement et simplement
05:21de droits de douane.
05:23Donc, même des colis plus chers
05:24étaient officiellement prononcés
05:27comme des colis de moins de 150 euros
05:29pour ne pas avoir à payer les droits de douane.
05:31Il va y avoir finalement une taxe,
05:333 euros sans doute,
05:34sur les petits colis,
05:36à laquelle se rajoutera peut-être
05:37une taxe française.
05:38Est-ce que ça vous paraît
05:39une bonne réponse ?
05:41C'est un début de bonne réponse.
05:43Moi, je me réjouis
05:43que le gouvernement actuel
05:44s'en occupe.
05:46Il y avait de nombreuses alertes
05:47d'un certain nombre d'acteurs
05:48depuis longtemps
05:49sur cette réelle concurrence déloyale.
05:52Et enfin, je dirais,
05:53ça bouge.
05:53Et donc, les taxes,
05:54la taxe de 3 euros
05:56au niveau européen,
05:56c'est le 1er janvier 2026.
05:59Non, le 1er juillet 2026.
06:001er juillet.
06:011er juillet.
06:01Donc ça, c'est une bonne nouvelle.
06:03Mais je dirais, enfin,
06:05quand 80% des produits
06:07qui ont été contrôlés
06:07par les ministres
06:08il y a quelques semaines
06:09à Roissy
06:09étaient non conformes,
06:11on ne peut pas le tolérer.
06:13On ne peut pas l'accepter.
06:15Et je lance d'ailleurs
06:16un appel aux consommateurs.
06:17Je dis, faites attention,
06:18particulièrement pour les jouets.
06:21C'est une association
06:22de consommateurs
06:23qui a fait, elle aussi,
06:24une étude indépendante
06:25qui disait que 7 produits
06:26sur 10 étaient non conformes
06:27et disait,
06:28attention,
06:28n'achetez pas des jouets là.
06:29si votre enfant
06:31le met en bouche.
06:32Il y a des peintures
06:32qui sont non conformes,
06:34des chargeurs de téléphone
06:35aussi pour les adultes.
06:36Qui sont dangereux.
06:37Dangereux.
06:37Et je crois que 4% seulement
06:39étaient conformes.
06:40Donc, il faut faire attention.
06:41Donc, on n'est pas contre
06:42la concurrence.
06:43Porte ouverte
06:44à tous ceux
06:45qui veulent bien sûr vendre,
06:46mais en respectant
06:47les normes
06:48et les règles européennes
06:49et françaises.
06:50Ça veut dire que vous,
06:51quand vous vendez un produit
06:52dans votre magasin,
06:52vous êtes comptable
06:53du respect des normes.
06:54Mais bien évidemment.
06:55Alors souvent,
06:56vous avez raison,
06:57à Pauline de Malarmes,
06:57on me dit souvent,
06:58oui, mais vous aussi,
06:59vous importez de Chine
07:00depuis des années.
07:01Mais on le fait
07:02avec des ingénieurs qualité
07:03qui vont sur place,
07:04qui contrôlent les usines,
07:05qui donnent des cahiers
07:06des charges
07:07et les produits qui arrivent
07:09respectent la réglementation.
07:10Là, le petit colis,
07:12il arrive directement de Chine
07:13dans votre boîte aux lettres
07:14sans contrôle
07:15l'essentiel du temps.
07:17Sans droit de douane.
07:17Sans droit de douane
07:18qui plus est.
07:20Il inonde le marché français
07:21et il met à mal
07:22de nombreux commerçants
07:24et particulièrement
07:25dans les centres-villes,
07:26par exemple.
07:27Il met à mal
07:27dans les centres-villes.
07:28Il a mis à mal aussi
07:29les hypermarchés.
07:30C'était moins le modèle
07:32des magasins U
07:33que de certains
07:34de vos confrères
07:35comme Auchan,
07:36même comme Leclerc.
07:38Est-ce que vous vous dites
07:39aujourd'hui,
07:40c'est la fin
07:41des ultra-grands supermarchés
07:43de ce qu'on appelait
07:43les hyper ?
07:44Oui, c'est un format
07:45qui a dominé
07:45pendant une cinquantaine d'années
07:47dont les gens
07:48seront moins friands aujourd'hui.
07:50Ils continuent à fonctionner,
07:51bien évidemment.
07:52Mais ils sont revus,
07:53revisités.
07:54Un de nos grands concurrents
07:55Auchan réduit leur taille.
07:57Ils en avaient beaucoup.
07:58Ils les passent à 8000 mètres carrés,
07:59par exemple,
08:00parce que les gens veulent
08:00des choses à taille plus humaine.
08:02Ce qui est notre créneau à nous,
08:04les magasins U.
08:05On a 70 hypermarchés
08:07à taille humaine
08:07qui, eux,
08:08ne connaissent pas la crise.
08:09Quand on connaît le patron,
08:11quand on ne perd pas trop de temps,
08:12quand on connaît l'hôtesse de caisse,
08:14ça fonctionne toujours.
08:151 700 magasins
08:16partout en France.
08:17Qu'est-ce que vous observez
08:18à 10 jours de Noël ?
08:20Alors, je vous dirais,
08:21l'effervescence de Noël
08:23n'est pas encore là.
08:24J'étais au magasin
08:25fin de semaine
08:26et elle n'était pas encore là.
08:28C'est un Noël
08:28pour beaucoup de Français
08:29sous contrainte
08:30et pour d'autres,
08:31je dirais,
08:32sans enthousiasme.
08:33Sous contrainte.
08:33Je rappelle qu'un Français sur deux
08:35a des problèmes de fin de mois.
08:36Je rappelle que cette année,
08:3836% des Français
08:39sont en précarité énergétique.
08:42Donc, ces gens-là,
08:42autant vous dire
08:43qu'ils se serrent la ceinture sur tout.
08:46Et de l'autre côté,
08:47alors après,
08:47on me dit,
08:48oui, mais M. Schalcher,
08:50les Français épargnent.
08:51Il y a beaucoup d'épargnes.
08:52Ça concerne une partie de Français,
08:55mais pas la majorité.
08:56Notamment les retraités.
08:57Et eux aussi consomment,
08:58oui,
08:59notamment les retraités,
08:59sans enthousiasme.
09:01Il n'y a pas...
09:01Voilà.
09:02Donc, on arbitrera,
09:03on fera des choix.
09:04On se fera sans doute plaisir
09:05parce que...
09:06Alors, on peut se faire plaisir
09:07sur quoi ?
09:08Sans que ça coûte trop cher ?
09:09Alors, globalement,
09:10bonnes nouvelles.
09:10Alors, il y a des bonnes nouvelles.
09:12C'est que les prix seront stables
09:14par rapport au Noël de l'année dernière,
09:16voire un peu en baisse,
09:16par exemple,
09:17sur le foie gras.
09:18Et du coup,
09:19le foie gras
09:19et le saumon fumé,
09:21pour l'instant,
09:21se portent bien.
09:22Par contre,
09:23il y a un produit
09:23qui est allé trop loin
09:24et où les gens me disent,
09:25mais j'en achète plus,
09:26c'est le chocolat.
09:28Je pense que le chocolat,
09:29on a atteint un niveau de prix
09:31où un certain nombre de gens disent,
09:32à ce prix-là,
09:32j'en achète plus.
09:33Et c'est allé trop loin.
09:35Les cours mondiaux
09:36ont fortement augmenté,
09:37donc ça s'est répercuté.
09:39Aujourd'hui,
09:39ils baissent.
09:40Et malheureusement,
09:40on n'a pas le retour
09:41de ces baisses.
09:42Vous dites que vous n'avez pas
09:43le retour de ces baisses.
09:44Certains de vos concurrents
09:46ont même décidé
09:46de s'en passer.
09:47Il y a eu un bras de fer
09:48entre l'Int et Leclerc.
09:50Vous,
09:50vous vendez du l'Int ?
09:51Oui,
09:52on vend du l'Int.
09:52Il y a eu un bras de fer aussi
09:53et il y a même eu un bras de fer
09:55sur quelque chose
09:55qu'on vient de négocier
09:56il y a quelques jours,
09:57c'est la campagne
09:58de chocolat de Pâques
09:59où justement,
10:00par rapport à la baisse des cours,
10:02on s'attendait
10:02à des prix plus raisonnables.
10:04Ça n'a pas été le cas.
10:05Ça veut dire que les industriels
10:07n'ont pas baissé leurs prix
10:09alors qu'en réalité,
10:10la matière première a baissé.
10:11Tout à fait.
10:12Les grands industriels particulièrement,
10:13les PME,
10:14qui produisent beaucoup
10:16de chocolat de Pâques,
10:17les lapins,
10:17les moulages,
10:19les lapins en Alsace
10:20ou la poule ou la cloche,
10:23voilà,
10:23eux ont été beaucoup plus raisonnables.
10:25Mais pour l'instant,
10:26il n'y a pas de répercussion
10:27de cette baisse.
10:27Mais est-ce que ça veut dire
10:28que vous pourriez décider
10:29de ne pas vendre
10:31certains chocolats,
10:31vous aussi ?
10:32Pour Pâques,
10:32c'est fait,
10:33c'est bouclé,
10:34donc on aura les grandes marques.
10:35Vous n'avez pas écouté
10:36personne en quelque sorte ?
10:36Non,
10:37on a trouvé un accord,
10:38je dirais,
10:38raisonnable pour les consommateurs.
10:40Mais on aurait souhaité
10:41pouvoir aller plus loin.
10:42Quand vous dites
10:43que les gens disent
10:44mais c'est trop cher,
10:45je n'en achète plus,
10:46est-ce que ça veut dire
10:50vos rayons
10:50mais qu'ils sont boudés
10:52par les consommateurs ?
10:53Tout à fait.
10:54Les gens les achètent moins
10:55parce que c'est trop cher ?
10:56Ils poussent,
10:56vous savez,
10:57les gens sont très attentifs,
10:58ils connaissent les prix,
10:59ils connaissent les prix
11:00de la saison précédente
11:02et à un moment,
11:03quand il y a
11:03plusieurs euros de différence
11:05sur certains produits
11:05des grandes boîtes de chocolat,
11:07à un moment,
11:07on dit non,
11:08c'est devenu trop cher.
11:09Et donc,
11:10ça c'est un message
11:10pour tout le monde,
11:11il faut faire attention
11:12quand encore une fois
11:13un Français sur dix
11:14est en difficulté de fin de mois,
11:16on se sert,
11:17on arbitre,
11:18on choisit.
11:18Alors comme à chaque fois,
11:20il y a les grands industriels
11:21et par contre,
11:22il y a les gentils PME,
11:23on a quand même l'impression
11:24que dans ce moment,
11:25qui est en ce moment même,
11:27ça a commencé
11:28il y a quelques semaines
11:29et ça se termine
11:30le 1er mars,
11:31c'est le fameux moment
11:32de la négociation des prix.
11:34Il y a quand même
11:35un jeu qui s'installe
11:36où chacun joue un personnage,
11:38vous vous dites
11:39non mais nous,
11:39on est du côté des consommateurs,
11:41on va réussir
11:41à faire baisser les prix,
11:42les gros méchants,
11:43ce seraient les grands industriels,
11:44les grandes marques
11:45et il y aurait les PME
11:47qui vous permettent
11:48de dire que vous êtes gentils.
11:49quand même,
11:50est-ce qu'à un moment,
11:50il ne faut pas arrêter
11:51de nous duper tous ?
11:53C'est une guerre,
11:54c'est une vraie guerre.
11:55On ne dupe personne,
11:57on fait notre travail
11:58et cette année,
11:59on le fait sous couvert
12:00d'une charte
12:00qu'on a tous signée
12:01de bonne conduite
12:02entre les uns et les autres
12:04et pour l'instant,
12:05ça se passe bien.
12:06Ça se passe bien ?
12:07Ça se passe bien,
12:08absolument.
12:08On a un engagement particulier.
12:10Cette charte,
12:10elle a un point fort,
12:12c'est de traiter particulièrement
12:14les PME de manière différente.
12:16On s'est engagés tous
12:17à négocier pour le 15 janvier
12:18les PME
12:19et on finira avec les grands groupes,
12:21les grandes marques après
12:22pour un peu préserver les PME
12:24et ça,
12:24c'est une bonne chose.
12:25Donc cette charte,
12:27c'était une bonne chose.
12:28Il y a des choses
12:28qui paraissent saisissantes
12:29parce qu'on se dit
12:30si on a été obligé
12:31de l'écrire noir sur blanc,
12:32ça veut donc dire
12:33que ça n'était pas
12:33dans les habitudes
12:34comme par exemple
12:35le simple fait
12:35de respecter les horaires.
12:37Certaines PME vous disent
12:38quand on a rendez-vous
12:39dans les centrales d'achat
12:40Leclerc,
12:42U,
12:42Carrefour,
12:43parfois on nous fait
12:44traîner,
12:44traîner alors qu'on est arrivé
12:45de province,
12:46qu'on est là
12:47pour vendre notre production
12:49et ça fait partie
12:50presque d'une forme
12:51de cruauté de la négo.
12:52Je pense que ça s'est
12:53beaucoup amélioré
12:54ces dernières années
12:55et que ce sont
12:56des épiphénomènes
12:57et en tout cas
12:57nous on va être vigilants
12:58et on va respecter
12:59cette charte.
12:59Vous allez respecter
13:00cette charte ?
13:01Quel regard vous avez porté
13:03sur la pub
13:04de votre confrère
13:04d'Intermarché ?
13:05C'est un joli coup
13:06d'Intermarché
13:07et bravo au studio
13:09qui a réalisé ça,
13:10un studio français
13:11sans intelligence artificielle,
13:12c'est un joli coup.
13:14Vous auriez bien aimé ?
13:16Ça fait des années
13:17que Coopérative U
13:18ne fait plus de pub de Noël,
13:19c'est quelque chose
13:20qui coûte très cher
13:21et je vais vous dire
13:21quelque chose,
13:22on n'en a pas
13:22les moyens chez U.
13:23Nous on se concentre
13:24sur le quotidien des Français
13:25l'accompagnement,
13:26la promo,
13:27la pub pour la promo,
13:28on n'a pas les moyens
13:29de faire une pub de Noël.
13:29C'est presque aujourd'hui
13:30marketing de dire
13:31nous on ne dépense pas
13:32dans la pub.
13:33Une sorte de marketing
13:34à l'envers.
13:35On est une coopérative,
13:38c'est les patrons
13:39qui décident du budget
13:40qu'ils mettent sur la table
13:41chaque année
13:41et je peux vous dire
13:42qu'encore cette année
13:43il y a eu des grandes discussions.
13:44Ça fait qu'on n'a pas
13:45les moyens d'une pub de Noël.
13:47Voilà, après c'est des choix,
13:48on assume
13:48mais c'est un joli coup
13:50pour mon confrère.
13:50Alors c'est un très joli coup
13:51qui a beaucoup agacé
13:52et je voudrais savoir
13:53ce que vous en pensez.
13:54Le chef Yves Kandbord,
13:56il était dans les grandes gueules
13:58sur RMC
13:59et au fond lui
14:00il a été surtout très agacé
14:01parce que Mange le loup,
14:02écoutez.
14:03C'est un coup de marketing
14:04de la marque Intermarché
14:05qui prône le végétal de mémoire.
14:07Alors on va aller
14:08sur les étals d'Intermarché
14:09à Noël,
14:10on va avoir les tomates
14:11qui arrivent du Maroc,
14:13les avocats qui arrivent du Pérou,
14:14les fraises qui arrivent d'Espagne.
14:16Ils vont nous faire manger
14:17de la viande
14:17qui va arriver de Nouvelle-Zélande
14:19et 90% des produits
14:20qu'ils vont proposer
14:21une fois de plus
14:22n'ont pas à être
14:23dans un étal
14:24d'une marque
14:25qui devrait se respecter.
14:27C'est vrai ça ?
14:28Alors écoutez,
14:29qu'ils viennent chez les magasins U.
14:31Vous ne voulez pas dédaigner
14:34le confrère
14:35mais vous allez
14:36plutôt faire votre promotion à vous.
14:38Ce que je retiens de ce film
14:39c'est que les gens
14:40ont besoin un peu de rêver.
14:41C'est ça qu'il faut retenir.
14:43Et après la réalité,
14:44nous, notre combat à nous
14:45c'est l'origine France.
14:46C'est vraiment quelque chose
14:47que je porte personnellement
14:49et que mes collègues ne pas trop.
14:50Chaque année on nous en parle.
14:51Mais oui,
14:52mais parce que l'agneau
14:53de Nouvelle-Zélande,
14:54d'accord,
14:54c'est l'exception à Pâques.
14:56Les Français veulent consommer
14:57de l'agneau.
14:58Il n'y en a pas assez en France.
14:59Mais par exemple,
15:00on travaille,
15:01vous savez,
15:01dans la démarche
15:02avec Karine Lemarchand
15:03qu'on avait lancé
15:04au Salon d'agriculture
15:05cette année
15:05avec mes confrères d'ailleurs.
15:07Il y a un produit
15:08sur lequel on va travailler
15:09pour améliorer
15:10la filière française,
15:11c'est l'agneau.
15:12On y travaille actuellement.
15:13Je l'ai revu l'autre jour,
15:14on en a parlé.
15:15Donc voilà,
15:16il y a des petits créneaux
15:19où malheureusement
15:19il n'y a pas assez
15:20de quantité française.
15:21Ça,
15:21on veut l'améliorer,
15:22on veut le travailler.
15:23Mais comment on fait
15:23pour le travailler justement ?
15:24Comment on fait
15:25pour augmenter
15:25les quantités françaises ?
15:27Quand on voit
15:27que pour la première fois
15:28cette année,
15:29la France va se retrouver
15:30avec un déficit commercial
15:33sur la matière agricole,
15:34ce qui jusqu'à présent
15:35était notre fierté.
15:36Tout à fait.
15:37C'est une vraie alerte
15:39aujourd'hui en France.
15:40C'était des milliards
15:41d'excédents
15:42il y a encore quelques années.
15:44On arrive en déficit.
15:45C'est la preuve
15:45que notre agriculture
15:48est en grand danger
15:49à un moment
15:49où en plus
15:50dans les dix années qui viennent
15:51de nombreux agriculteurs
15:52vont prendre leur retraite.
15:54Donc il faut faire du travail
15:55de filière,
15:57tout le monde autour de la table
15:58et je peux vous dire
15:59qu'on le fait.
16:00Quand on fait signe
16:00114 contrats tripartis de CHU
16:03faisant vivre 6 000 agriculteurs,
16:05il y a tout le monde
16:05autour de la table,
16:06la coopérative agricole,
16:07le transformateur, nous
16:08et on cherche des solutions
16:10dans la durée.
16:11Gagnante pour le producteur,
16:13gagnante pour le consommateur
16:15qui aura un bon produit français
16:16au bon prix
16:17et gagnante pour nous.
16:18On sécurise
16:18des approvisionnements
16:19dans la durée.
16:20Mais c'est un travail
16:21de fourmis,
16:22de longue haleine
16:23tout au long de l'année
16:24qu'on mène,
16:25je peux vous dire,
16:25avec énergie.
16:27Dominique Schellcher,
16:27une question encore
16:28sur la politique.
16:29L'agenda budgétaire
16:31qui reprend côté Sénat
16:33et Assemblée nationale,
16:35pas tout à fait sûr
16:36qu'on ait d'ailleurs
16:36un budget à la fin de l'année.
16:39Cette incertitude
16:40et le rapport aux entreprises,
16:43est-ce qu'aujourd'hui,
16:44ça vous inquiète ?
16:45J'essaie de dépasser ça.
16:47Il y a quelques jours,
16:48j'ai fait le tour
16:49de mes patrons
16:50aux quatre coins de la France
16:51pour nos réunions
16:51de fin d'année
16:52qui nous projettent en 2026.
16:54Je leur ai donné
16:54un mot d'ordre.
16:55Oui, c'est difficile.
16:56Oui, on n'a pas de visibilité.
16:58Oui, on ne connaît pas
16:58la fiscalité de 2026
17:00à date d'aujourd'hui
17:01pour nos magasins.
17:02Mais on fait abstraction
17:03de tout ça
17:04et on se bat.
17:05Nous, on n'est pas délocalisable.
17:06Nos clients sont là.
17:08Nos salariés sont là.
17:10On ne peut pas partir
17:11à l'étranger
17:11et on n'aurait même pas
17:12envie de le faire.
17:12Et donc, on continue
17:14à se battre,
17:14à investir
17:15et on s'adaptera au mieux.
17:17Et donc, j'appelle ça
17:18l'optimisme de combat.
17:19Parce qu'à un moment,
17:20moi, j'en ai un peu assez
17:21dans la situation actuelle
17:22de ces plaintes, etc.
17:24de dire, oui, c'est compliqué.
17:25À un moment, nous, on est là.
17:26On avance, on continue
17:27et on ne lâche rien.
17:28Et en termes d'emploi,
17:30pour vous,
17:30il n'y a pas de menace
17:31sur l'emploi ?
17:31Il n'y a absolument
17:32aucune menace sur l'emploi.
17:33On continue à recruter
17:35très largement.
17:36Les clients sont là.
17:38On se développe.
17:38On a recruté
17:39des centaines de personnes
17:42et on va continuer
17:44à recruter très fortement.
17:45Il faut acheter des choux-fleurs ?
17:46Bien sûr qu'il faut
17:47acheter des choux-fleurs.
17:48Là encore.
17:49Mais bien sûr.
17:49Mais c'est la réponse concrète.
17:51J'y vais en sortant.
17:51Je me souviens
17:52que j'allais faire une...
17:52Les choux-fleurs sont
17:53en surproduction.
17:55C'est un appel
17:55que j'ai lancé ce week-end.
17:56Hachez les choux-fleurs.
17:57Ils sont à 1,29€ chez U.
17:59Surproduction.
18:00Alors, autant on parlait
18:01de la sous-production de viande.
18:03Surproduction de choux-fleurs.
18:04La météo a été très bonne.
18:05Mais c'est ça.
18:06C'est la nature.
18:07Il y a des années.
18:08Il fait très froid.
18:08Il n'y en a pas.
18:09Cette année,
18:10il fait particulièrement bon.
18:11Il y en a de trop.
18:12Acheter des choux-fleurs.
18:13Aller dans vos magasins.
18:14On fait des gratins,
18:15des soufflés
18:16et des soupes de choux-fleurs.
18:18Merci Dominique Schellcher
18:18d'être revenue ce matin.
18:21Joyeux Noël à vous.
18:22Vous êtes le président-directeur
18:24général de Coopérative U.
18:26Il est 8h47.
18:28Je retiens l'optimisme de combat.
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