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  • il y a 7 semaines

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Transcription
00:00Toujours avec Jean-Claude Dacier et Ophélie Roch.
00:05Écoutons ce que pense Jean-Louis Bourlange, ancien député modem des Hauts-de-Seine,
00:10sur la situation du Mercosur.
00:13La dissolution a été quelque chose de catastrophique pour l'image de la France.
00:17Et notre incapacité à gérer correctement nos problèmes budgétaires
00:22fait que nous n'avons pas d'autorité politique et morale.
00:26C'est très nouveau. La France est depuis le début le fer de lance de l'Union Européenne.
00:33Et là, nous continuons à parler, nous parlons, nous parlons, mais nous ne sommes plus écoutés.
00:38Donc, ce que dit M. Bourlange est correct, c'est-à-dire que nous avons un budget en vrac,
00:44nous avons une agriculture en vrac, nous avons une insécurité en vrac, nous avons tout ça.
00:50Et ce qui fait qu'il n'y a pas que les agences de notation,
00:53il y a aussi les accords internationaux, dont le fameux Mercosur, Jean-Claude Dacier,
00:57qui sont mis à mal par cette image de la France qui est totalement désastreuse.
01:01Alors, en principe, Mme von der Leyen, présidente de la Commission, doit se rendre à Montevideo.
01:06Mais Mme von der Leyen...
01:07Oui, elle doit partir au Brésil...
01:09Est-ce que vous pensez qu'elle pense à la France, M. Dacier ?
01:12Elle pense à l'Allemagne, avant tout, Mme von der Leyen.
01:17Oui, on ne peut pas lui en vouloir.
01:18Elle a toujours été très proche de ses...
01:21Quand vous l'interrogez, d'ailleurs, il n'y a pas de couple franco-allemand.
01:24Il y a l'Allemagne et puis elle reste.
01:26Néanmoins, elle doit se rendre donc, signer ce bon Dieu d'accord sur le Mercosur au Brésil,
01:32à la fin de cette semaine.
01:35Elle n'y est pas encore, semble-t-il.
01:37Les Français ont probablement, dans la poche, un blocage de la minorité,
01:44c'est-à-dire qu'il leur faut 4 pays, ou combien ? 35 ou 40% ?
01:48Je ne sais plus exactement, mais en effet, ils peuvent espérer bloquer la population européenne.
01:55Je ne dis pas que c'est dans la poche.
01:56Je dis que néanmoins, ce n'est pas encore fait,
01:59et que Mme von der Leyen n'est pas encore au Brésil.
02:02Maintenant, est-ce qu'il faut signer ou non ce Mercosur,
02:07je dois avouer...
02:09Il y a trois conditions pour la France, hein ?
02:11Il faut en tout cas prendre des mesures,
02:14qui soient des mesures de protection pour les filières et les scoles.
02:15Notamment les fameuses clauses miroirs.
02:17Oui, il faut des clauses miroirs.
02:19On ne peut pas accepter qu'un certain nombre de pays avec qui nous faisons commerce
02:23aident un règlement ou une façon de faire plus facile, plus souple,
02:30et utilisent des produits qui ne sont pas autorisés chez nous.
02:33S'ils ne sont pas autorisés en France et en Europe,
02:35c'est que ce sont des produits médiocres, mauvais, voire, pour les consommateurs.
02:39Qu'on accepte, en échange de je ne sais quoi,
02:42de les faire venir du Brésil ou d'ailleurs,
02:44il y a trois ou quatre pays qui sont concernés par cet accord du Mercosur,
02:48ça me paraît très excessif.
02:50Mme von der Leyen,
02:51je trouve qu'elle est un poil légère dans ces débats et dans ces négociations.
02:58On l'a déjà vu avec M. Trump, ça recommence cette fois avec le Mercosur.
03:03Il serait peut-être temps de penser à...
03:06Ah oui, mais alors si on commence à penser pour tout le monde,
03:09et si on ne peut même plus compter sur le reste...
03:10Non, mais ce n'est pas sérieux, franchement.
03:12On ne sait pas sérieux, on est d'accord.
03:12Elle n'est pas, je trouve, qu'elle ne traite pas les problèmes.
03:15Dans cette histoire d'Europe, puisque vous avez raison de le souligner,
03:17c'est-à-dire qu'on devrait s'appuyer sur une entité européenne,
03:22sur un représentant européen qui est là pour représenter tous les pays,
03:24ce qui n'est pas le cas, encore une fois.
03:26Non.
03:26C'est totalement biaisé.
03:27Ben oui.
03:28Madame van der Leyen fait partie des ultra-puissants
03:31qui pensent que l'Europe ne fonctionne qu'avec 3 ou 4 pays,
03:35que le reste ne compte pas.
03:38Et puis surtout, parfois on se demande,
03:41mais en fait on la paye cher cette Europe.
03:43C'est un autre débat qu'on aura un autre jour,
03:44mais la zone euro ça coûte très cher,
03:46le soutien de la monnaie unique ça coûte très cher,
03:49et ça peut-être qu'un jour on s'interrogera,
03:51mais en tout cas je constate que les pays qui ne sont pas dans la zone euro
03:54ont des croissances beaucoup plus importantes
03:57– Cher Pierre, vous ne seriez pas tenté à votre tour
04:00par une espèce d'explosion de la zone euro ?
04:03Non.
04:04– Je ne sais pas.
04:04– Pas à ce point-là ?
04:05– Je trouve qu'il y a beaucoup trop de personnes,
04:08en tout cas qui s'interrogent sur cette fameuse zone euro,
04:11sur ses avantages et sur ses inconvénients,
04:13alors que personne ne nous a mis,
04:14personne ne nous a mis le pistolet sur la tempe,
04:17à part M. Trichet et quelques-uns
04:19qui voulaient absolument cette monnaie unique,
04:21pour continuer avec ce genre d'édures.
04:25je m'interroge en effet sur l'interrogation qu'ont certains.
04:28Voilà.
04:30Je ne suis pas du tout en train de dire qu'il faut qu'on sorte.
04:32– On n'a pas dans cette émission encore parlé sérieusement
04:35des problèmes de défense.
04:36La défense européenne est un mythe probablement inatteignable.
04:39– Écoutez, ça on en parlera également un autre jour.
04:41– Sous-titrage Société Radio-Canada
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