00:00Écoutez, ce soir, pour la première fois depuis le début de la guerre, on a une déclaration faite par les Européens,
00:06la France, l'Allemagne, la Pologne, l'Italie, enfin tous les pays européens qui disent
00:10« nous sommes d'accord et nous avons le soutien de Donald Trump pour créer une force multinationale
00:16qui pourrait se déployer en Ukraine pour faire observer un cessez-le-feu s'il y a un accord de paix ».
00:21C'est la première fois et c'est surtout la première fois que dans ce texte, il est dit que cette position
00:27de mettre en place cette force multinationale avec des volontaires, des pays volontaires,
00:31elle est soutenue par Trump lui-même, c'est-à-dire que la garantie de sécurité,
00:35c'est là-dessus qu'on se bat depuis des semaines en Europe pour imposer…
00:38Comment est-ce qu'on garantit la sécurité de l'Ukraine s'il y a un accord de cessez-le-feu ?
00:42Exactement, c'est-à-dire que, bon, imaginons cessez-le-feu dans un mois, qui va vérifier ?
00:46Eh bien, ça serait les Américains eux-mêmes qui seraient chargés du mécanisme de surveillance,
00:50qui seraient chargés de vérifier que le cessez-le-feu est bien respecté.
00:54Et si Donald Trump accepte ces garanties de sécurité, c'est un peu l'équivalent, vous savez,
00:58du fameux article 5 de l'Alliance Atlantique qui dit que si un membre de l'Alliance est attaqué,
01:03les autres doivent réagir et venir au secours de ce pays.
01:07Si Trump accepte ça pour l'Ukraine, ça veut dire que l'Ukraine pourrait être protégée
01:12en cas de nouvelle attaque de la Russie.
01:14C'est un changement de paradigme, parce que jusqu'à présent,
01:17Donald Trump ne voulait même pas en entendre parler.
01:19Donc ce qui se passe en ce moment, et c'est en ce moment…
01:21Oui, c'est vraiment ce soir à Bruxelles.
01:22Ça nous met dans une situation où on n'a jamais été aussi proche d'un accord.
01:27Et je vous propose d'écouter, vous en parliez, le chancelier allemand Merckx.
01:31Merci. On écoute.
01:35Ces derniers jours, nous avons assisté à une dynamique diplomatique importante,
01:39peut-être la plus importante depuis le début de la guerre.
01:42Nous avons désormais une chance d'aboutir à un véritable processus de paix pour l'Ukraine.
01:46Ce plan est encore modeste, mais l'opportunité est réelle.
01:51Une chose, Ulysse, vous dites « si Trump accepte », très bien, il y a un deuxième « si ».
01:55Si Poutine accepte.
01:57Alors, le pas de géant, c'est que Trump accepte des garanties de sécurité solides.
02:01Mais évidemment, cet accord ne tiendra que si Poutine l'accepte.
02:04Et dans la déclaration qui a été adaptée aujourd'hui à Berlin,
02:08avec le chancelier allemand, le président français et beaucoup d'autres,
02:12eh bien, il y a en dernière phrase, bien entendu,
02:14« il faut maintenant que Poutine accepte ce plan de paix de Donald Trump ».
02:19C'est écrit en toutes lettres.
02:20D'ailleurs, ce n'est absolument pas garanti.
02:22Et jusqu'à présent, on a vu que Poutine ne voulait rien entendre.
02:25Lorsqu'on s'approchait d'un accord possible, même si c'était un mauvais accord,
02:29on l'a vu en Alaska entre Trump et Poutine,
02:31eh bien, au fond, il disait niet.
02:33Est-ce qu'il va changer ?
02:34Les Américains disent « c'est possible ».
02:37Ils disent cela ce soir.
02:38Donc, il y a, je dirais, un changement d'atmosphère.
02:40Et en même temps, soyons réalistes,
02:42on a vu aujourd'hui le chef d'état-major des armées britanniques
02:45qui lui-même a dit « il faut qu'il y ait plus de Britanniques qui soient prêts à combattre, à faire la guerre ».
02:50Ça vous rappelle quelqu'un ?
02:51Oui, notre chef d'état-major aussi.
02:52Le chef d'état-major français, le général Mandon.
02:55Alors lui, il a parlé des enfants.
02:57Évidemment, c'était peut-être…
02:59Des enfants de la nation.
03:00Maladroit.
03:01Je ne sais pas.
03:02En tout cas, certains lui ont reproché cette formule.
03:05Le chef d'état-major britannique est sur la même longueur d'onde,
03:07comme l'est aussi le chef d'état-major allemand
03:09et les services de renseignement de tous les pays européens.
03:11Donc, on est face à cette situation
03:12où, effectivement, il y a une opportunité,
03:15comme dit le chancelier allemand.
03:17Est-ce que Trump va réussir à convaincre Poutine ?
03:19C'est la question.
03:20Et sinon, qu'est-ce qui se passe ?
03:22La guerre peut continuer.
03:23Et à ce moment-là, c'est la diplomatie du cow-boy Donald Trump
03:26qui est mise en échec.
03:27Mais ce soir, il y a un signe nous disant
03:29qu'elle pourrait peut-être réussir.
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