00:00Professeur Marquimbert, bonjour.
00:02Bonjour.
00:03Vous êtes chef du service de pneumologie et soins intensifs respiratoires à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre APHP à Paris,
00:09lauréat du Grand Prix Inserm 2025.
00:13Vous travaillez sur une maladie méconnue car très rare, qui touche deux fois plus souvent les femmes que les hommes.
00:19C'est l'hypertension artérielle pulmonaire. Comment est-ce qu'elle est diagnostiquée ?
00:24L'hypertension artérielle pulmonaire, c'est effectivement rare.
00:26C'est une maladie qui touche environ 15 à 50 personnes par million d'habitants en France.
00:30Et son diagnostic, il est difficile parce que les symptômes ne sont pas très caractéristiques.
00:35Les patients, souvent jeunes, sont essoufflés.
00:37Il y a beaucoup de causes d'essoufflement, mais quand l'essoufflement persiste et qu'il est de plus en plus important,
00:42il faut faire des examens de dépistage d'abord.
00:45Donc le dépistage le plus simple, c'est par une échographie du cœur.
00:48Et ensuite, quand on a une suspicion suffisamment importante,
00:50on doit aller dans un centre plutôt expert qui va faire un cathétérisme des artères pulmonaires
00:56et du cœur droit.
00:57Ça veut dire bien sûr, même si le nom ressemble, ça n'a rien à voir avec l'hypertension artérielle
01:02ni même l'hypertension pulmonaire.
01:05Alors l'hypertension artérielle pulmonaire, c'est un sous-groupe d'hypertension pulmonaire.
01:10Et c'est un sous-groupe rare d'hypertension pulmonaire.
01:13Mais par contre, l'hypertension artérielle dont on entend parler tous les jours,
01:16c'est effectivement une maladie qui se caractérise par une augmentation des pressions générales
01:20au niveau des artères systémiques.
01:23Mais la circulation pulmonaire, elle est très particulière,
01:26elle est très cachée, elle est très importante.
01:28Elle permet d'oxygéner le sang et elle permet aussi d'amener tout le débit sanguin
01:33jusqu'aux alvéoles pour être oxygéné.
01:36Sous-titrage Société Radio-Canada
Comments