- il y a 3 mois
Les députés ont adopté de justesse le projet de loi de financement de la sécurité sociale. 247 ont voté pour l'adoption du texte et 234 contre.
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00:00Vons-nous rejoindre sur ce plateau Philippe Brun, socialiste, qui a donc voté pour ce budget,
00:05et Julien Audoux, le Rassemblement National, bonsoir à tous les deux, qui a voté contre.
00:11Philippe Brun, je vous vois sourire ce soir, est-ce que vous êtes satisfait de ce qui s'est passé tout à l'heure à l'Assemblée ?
00:17Bah oui, satisfait que des gens qui ont commencé à travailler tôt puissent partir à la retraite comme on leur avait promis,
00:22satisfait qu'on réindexe les pensions de retraite sur l'inflation, des gens qui ont sa mutuelle sociale agricole,
00:26qui ont 700 euros de retraite, qui puissent avoir une indexation sur l'inflation, je trouve ça juste.
00:31Je suis content aussi qu'on ait 3 milliards de plus pour les hôpitaux et les EHPAD,
00:3418 000 postes de soignants préservés ou créés, je crois qu'on en avait bien besoin,
00:38dans notre service public de la santé qui est défaillant.
00:41Et donc oui, moi je suis fier qu'on ait négocié, qu'on ait obtenu le sujet de la Sécurité sociale,
00:45qui en prime, parce que ce n'est pas dit par M. Touati, divise le déficit de la Sécurité sociale par deux.
00:51Donc on a à la fois réussi par rapport à ce qu'aurait été la situation sans prévazette.
00:56Par deux ? Par deux ?
00:59De 30 à 23 milliards ?
01:02Donc on aurait eu un déficit bien supérieur, on l'a divisé par deux grâce à l'adoption de ce PLFS.
01:06Donc à la fois, on rétablit en partie les comptes de la Sécurité sociale.
01:10Du coup, je ne prends pas la division par deux.
01:11C'est juste pas vrai.
01:13Précisez mes chiffres.
01:14Par rapport aux projections qui ont été faites, on le divise par deux.
01:17Donc on obtient à la fois la réduction du déficit de la Sécurité sociale,
01:21on obtient davantage de moyens pour nos soignants,
01:24on obtient la suspension de la réforme des retraites.
01:27Et je crois que c'est mieux, s'il voulait, que le budget qui sortait du gouvernement.
01:33Et c'est ça qu'on a réussi à obtenir.
01:35Alors, je sais bien que ça dérange certains.
01:37M. Touati, je connais M. Touati.
01:39J'étais en quatrième, je dois regarder la télévision.
01:41Ah, c'est gentil.
01:42Vous me donnez un petit coup de gueule.
01:43Je ne sais pas si c'est un compliment, Marc.
01:45Je ne l'ai pas vu venir, celle-là.
01:48À l'époque, vous expliquez que la crise de 2008, c'était parce que l'État était trop fort dans le monde.
01:53Et que ce n'était pas la faute des banques, que c'était la faute de l'État.
01:55Donc moi, je dis aujourd'hui, je comprends tous les analystes.
01:57Je ne crois pas que j'ai dit ça à l'époque, mais bon, en mettons.
01:59Je comprends tous les analystes et tous les chroniqueurs qui sont ici.
02:02La vérité, c'est que ça fait trois mois qu'on se prend tous les analystes,
02:07tous les chroniqueurs de la Terre qui nous disent, on ne va pas s'en sortir,
02:09c'est des ordonnances, c'est des 49.3, c'est des décrets.
02:12On a obtenu un accord, on a un budget de la secrétaire sociale qui est voté.
02:15Je veux dire qu'il vous dit, je voulais vous faire avoir.
02:17Il n'y aura pas ce que vous voulez sur l'hôpital, il n'y aura pas ce que vous voulez sur la retraite,
02:20il n'y aura pas ce que vous voulez sur la désarlexation.
02:22Et est-ce que vous êtes à l'aise, Philippe Brun, avec cette alliance, avec le camp Macron ?
02:27Mathilde Panot, ce soir, dit que vous avez changé de camp, vous avez changé d'alliance.
02:31Il y a une majorité pour personne.
02:32Donc en vérité, on vote un texte parce qu'on pense que c'est un bon texte.
02:35Voilà, c'est tout.
02:36Si demain, il y a une réforme...
02:40Philippe Brun a découvert le sujet il y a trois mois et pouf, en trois mois, il l'a réglé.
02:47J'ai découvert...
02:47Mais non, mais là, vous êtes en train d'expliquer que vous résolvez le problème de déficit divisé par deux, ce qui n'est pas vrai.
02:56Vous travaillez, vous savez ce que je vous regardais tout à l'heure, on vous a posé une question.
03:00Il y a une personne qui posait des questions sur les arrêts de travail.
03:04Vous n'avez pas été capable de répondre.
03:05Pourtant, il y a des régulations sur les arrêts de travail.
03:07J'ai tout à fait répondu.
03:09C'est ce qu'a dit Gérard Léboteur tout à l'heure ?
03:11Si, c'est ce que j'ai dit.
03:12Si, c'est ce que j'ai dit.
03:13Vous m'attaquez en disant que c'est terrible.
03:15C'est vous qui attaquez un petit peu plus à mettre.
03:17Non, non, vous attaquez M. Spatis, vous attaquez tout le monde.
03:19Vous attaquez pas.
03:20Vous voulez cacher que vous avez fait un accord avec le gouvernement, c'est pas grave.
03:23Vous ne cachez pas ça.
03:24Non, mais il ne faut pas la peine d'attaquer les gens.
03:26C'est quand la vérité...
03:26Une combouillée au quatrième...
03:28C'est bien d'ailleurs, vous avez une bonne formation.
03:30Je ne suis plus invité dans l'air d'ailleurs, c'est bizarre.
03:33Et la dette publique a triplé de plus.
03:34Je vais dire quelque chose, ça fait...
03:36Philippe Braille et Julien Ardoux pour vous répondre.
03:38Une demi-heure, je vous écoute, je vais vous dire une chose quand même.
03:41Franchement, on ne vit pas dans le même monde.
03:42On a l'impression.
03:44Attendez, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
03:45On a l'impression que ce qui s'est passé est absolument affreux,
03:48que les déficits vont exploser,
03:50que finalement cette assemblée est totalement irresponsable.
03:53Alors que si le truc avait été rejeté, vous auriez dit quoi ?
03:55Exactement la même chose.
03:56Mais ces députés, ils sont tellement incapables de se mettre d'accord.
03:59Mais ce n'est quand même pas possible,
04:00après tout ce qu'on leur a concédé, qu'ils ne se mettent pas d'accord.
04:02Donc il y a un moment, en fait, juste,
04:03il y a une situation politique qui est inextricable
04:05par la décision du président de la République de faire une dissolution.
04:08Les députés ont été responsables
04:09et ont réussi à adopter un budget
04:12qui épargne les classes populaires et les classes moyennes
04:14et qui, en plus, réduit le déficit de la sécurité sociale.
04:17Et je crois que c'est...
04:18Attendez, Julien Audoul, vous répondez.
04:19J'ai cru vous entendre dire lunaire.
04:22Vous avez rêvé ?
04:23Vous avez rêvé, mais j'aurais pu le penser, effectivement.
04:25C'est une transmission de pensée.
04:29Non, je ne sais pas, mais j'ai rêvé.
04:31Je ne sais pas si on est en quatrième ensemble.
04:33Non, non, mais...
04:35Objectivement, ce soir,
04:37et je le reconnais, c'est une victoire pour les socialistes,
04:40mais c'est une défaite pour les Français.
04:41C'est une défaite pour les Français qui travaillent,
04:43c'est une défaite pour les Français qui se désespèrent
04:46de voir qu'on va encore une fois
04:47alourdir le fardeau fiscal,
04:492,5 milliards de hausse de taxes,
04:53alors que, dans le même temps,
04:54il n'y a aucune piste, aucune,
04:56mais vraiment aucune piste d'économie.
04:58C'est-à-dire qu'on dit toujours aux Français
04:59de payer, de continuer à payer,
05:03et de dire à un État, finalement,
05:06de ne pas faire les efforts nécessaires,
05:08que ce soit sur la fraude,
05:1050 milliards au moins de fraude,
05:11c'est-à-dire l'argent des Français qui est volé chaque année,
05:14on ne va pas aller le récupérer,
05:15l'argent qui constitue le pactole de l'immigration,
05:19du lycée sociale,
05:20on ne va pas l'économiser dessus,
05:22le train de vie de l'État,
05:23et on va toujours infliger aux Français qui bossent des sanctions.
05:27Et puis moi, je suis désespéré aussi,
05:28puisqu'il y a une défaite pour les électeurs
05:30et les sympathisants des Républicains,
05:32et je me mets à leur place ce soir.
05:34Parce que pendant des jours et des jours,
05:35on a eu le patron des Républicains,
05:37M. Rotaillot,
05:38qui nous a dit que ça allait être un hold-up fiscal,
05:41que ce budget était socialiste,
05:43qu'il fallait le condamner,
05:44qu'il fallait le dénoncer avec la plus grande force.
05:46Et vous avez 18 députés, les Républicains,
05:49qui ont voté pour ce budget socialo-macroniste.
05:52Au mépris total de leurs électeurs,
05:54au mépris total de leurs présidents.
05:56Moi, je dis aux électeurs
05:57et aux sympathisants des Républicains,
06:00comme l'a dit Jordan Bardella,
06:01qu'il faut qu'ils nous rejoignent.
06:03Ils ne peuvent plus supporter d'être trahis en permanence,
06:05et de voir qu'à un moment donné,
06:07les élus, pour qui ils ont mis leur confiance,
06:10les trahissent au coin du bois,
06:11juste pour garder leur poste.
06:14Parce qu'on parle beaucoup de stabilité.
06:16La seule stabilité qu'a-tu assurée ce soir,
06:18c'est la stabilité des élus,
06:20qui ont peur des élections,
06:21qui ont peur de retourner devant les électeurs,
06:23et qu'il fallait surtout trouver
06:24toutes les négociations possibles
06:26dans les arrières-cuisines,
06:27dans les couloirs,
06:28avec les socialistes.
06:29Mais ça s'appelle un compromis, ça, Julien Roux ?
06:29Non, c'est pas...
06:30Ça s'appelle un compromis.
06:31Ça s'appelle une soumission.
06:32Ça s'appelle une soumission
06:33parce qu'on a peur de revenir dans les électeurs.
06:35On le sait, depuis 2024,
06:36la situation politique est bloquée.
06:38Ça ne changera pas.
06:39Il n'y a pas de majorité.
06:40Les accords d'appareil des législatives
06:42ont voulu cette situation.
06:45Aujourd'hui, pour débloquer cette situation,
06:46il faut en repasser par le peuple français.
06:48Tout simplement.
06:49Et tous les accords...
06:50Sauf qu'une partie des Républicains
06:51vous dirait qu'ils souhaitent la stabilité.
06:53Et la stabilité, c'est un budget de la Sécu.
06:55Et une certaine stabilité jusqu'à 2017.
06:57Ils souhaitent leur stabilité.
06:58Ils souhaitent leur confort.
06:59Ils souhaitent garder leur siège.
07:01Ils souhaitent garder leurs petits privilèges
07:02parce qu'ils savent pertinemment
07:03que si demain, ils retournent devant les électeurs,
07:05ils sont sèchement battus.
07:07C'est ça, la peur qu'ils ont.
07:08Vous pensez que des Républicains...
07:09Ils n'ont pas peur pour les Français qui s'ouvrent,
07:11pour les Français qui en ont marre de payer,
07:14pour les Français qui vont voir
07:15le déficit de la Sécurité sociale
07:16à 20 milliards d'euros.
07:16Est-ce que vous pensez, Julien Audoul,
07:18que cette séquence-là
07:20acte la fin des Républicains ?
07:22Je pense que ce soir, le parti LR
07:24est définitivement enterré.
07:26Effectivement.
07:27C'est vrai qu'il y a eu une longue séquence
07:30de reniements et une longue dégringolade
07:32du parti LR.
07:34J'ai l'impression que vous l'avez dit dix fois.
07:37Ça arrive souvent qu'on les enterre.
07:39Pour le coup, à chaque fois qu'on le dit,
07:41c'est une réalité.
07:42Ils baissent en crédibilité,
07:44ils baissent en nombre d'élus
07:45et ils baissent aussi en termes de popularité.
07:48Alors attendez, Marine Le Pen vient de réagir.
07:50On va voir le tweet de Marine Le Pen ce soir
07:52après ce vote à l'Assemblée.
07:54Et je voulais vous faire réagir là-dessus, Philippe Brun.
07:55Ce n'est plus l'article 49.3 dans la Constitution
07:57qui permet à un gouvernement sans majorité
07:59d'adopter un texte budgétaire.
08:00C'est désormais l'article 12,
08:02celui qui permet au Président de la République
08:03de prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale.
08:06Des écologistes à LR,
08:08tous ont manœuvré pour permettre l'adoption
08:09du PLFSS, du budget de la Sécu,
08:12avec comme seul objectif
08:13se maintenir et éviter de retourner
08:15devant les électeurs.
08:16Qu'est-ce que vous répondez à ça, Philippe Brun ?
08:18Écoutez, vous m'expliquez
08:20en quoi ce budget renie mes convictions.
08:22Moi, j'ai été élu,
08:23il y a écrit sur ma profession de foi,
08:25abrogation de la forme de la retraite.
08:26On l'a suspendu.
08:27J'ai été élu...
08:28Ah, donc, ce n'est pas l'abrogation.
08:28D'accord, enfin, c'est quand même...
08:29Il nous manque 100 voix, quand même,
08:32pour une majorité absolue.
08:32Oui, bien sûr.
08:33On obtient la suspension.
08:34Ensuite, il y avait écrit
08:36des moyens supplémentaires
08:36pour nos services publics,
08:37nos hôpitaux, nos soignants.
08:39On les a obtenus.
08:41Rien qui ne touche
08:42les classes populaires
08:43et les classes moyennes.
08:45Aucune franchise médicale.
08:46On a supprimé le doublement
08:48des franchises médicales
08:49dans ce budget de la Sécurité sociale.
08:51Donc, aujourd'hui,
08:52y compris vos commentateurs,
08:53ils disent bien
08:54que ce n'est pas une défaite
08:55idéologique, morale,
08:56pour la Sécurité sociale.
08:57C'est nos propositions.
08:58Vous avez écrit
08:59un budget socialiste, c'est clair.
09:01C'est notre budget, c'est normal.
09:02Nous, ce n'est pas pour éviter
09:03une solution.
09:03C'est juste, tout simplement,
09:05nous, quoi, avons gagné.
09:06Et pardonnez-moi,
09:06mais même M. Odoul,
09:08qui oublie de dire
09:08que la plupart de nos amendements,
09:09ils ont été votés
09:10parce que le RN a voté pour.
09:13Je rappelle la suspension
09:14à la retraite.
09:14Vous avez voté pour.
09:16Donc, qu'à un moment,
09:16ils vous privent vous-même.
09:18Donc, ce n'est pas une manœuvre
09:20du côté de la gauche, en tout cas.
09:22Eux sont fidèles
09:22à leur conviction.
09:23Vous n'avez même pas voté compte.
09:24Vous n'avez même pas voté compte
09:25la partie dépense.
09:26C'est que ce budget
09:27n'est pas si mauvais que ça.
09:27C'est un budget qui a été écrit,
09:31téléguidé, ordonné
09:32par les socialistes.
09:33C'est Olivier Faure
09:34qui a transmis sa copie.
09:36M. Lecornu s'est soumis
09:37à cette copie.
09:38Le problème, c'est que vous avez
09:38d'autres groupes,
09:39dont des groupes prétendument
09:41d'opposition comme les LR
09:42ou comme Horizon,
09:43parce qu'Horizon peut s'interroger.
09:45Vous avez le patron d'Horizon,
09:46Édouard Darnier.
09:46Non, non, non, attendez.
09:48On va rester sur ce que dit Philippe Brun.
09:49Attendez, faites la liste,
09:50Philippe Brun,
09:51de ce qu'a voté Julien Audoul.
09:54Mais la réalité,
09:55c'est qu'ils ont voté
09:56quasiment tout ce qu'on a proposé,
09:58en vérité.
09:58Non, c'est faux.
09:59Ce n'est pas tout ce que vous avez proposé.
10:01On a voté ce qui était
10:02en adéquation.
10:03Allez-y, allez-y, Philippe Brun.
10:04On a déclosé le programme.
10:06Oui ou non,
10:07vous avez voté avec nous
10:08contre le doublement
10:09des franchises médicales.
10:10Oui ou non,
10:12vous avez voté avec nous
10:13pour augmenter
10:13les budgets de l'hôpital.
10:14Tout à l'heure,
10:15c'était il y a quelques heures,
10:16vous avez voté pour.
10:17Oui ou non.
10:17Mais vous savez,
10:17si vous proposez
10:19qu'il y ait du ciel bleu
10:20et qu'il y ait la paix dans le monde,
10:21on va voter pour aussi.
10:22L'essentiel de ce qu'il y a
10:23dans ce budget,
10:23vous avez voté pour.
10:24Non, c'est faux.
10:25On n'a pas voté
10:26l'augmentation de la CSG,
10:27par exemple.
10:28La suspension de la forme d'aventure.
10:29Vous avez voté pour
10:29la CSG sur les retraités
10:32et sur l'indemnité chômage.
10:34Vous avez voté avec nous
10:35contre cette CSG.
10:36Vous avez voté avec nous
10:37pour qu'on arrête
10:38de taxer les affections
10:39de longue durée.
10:40Vous avez voté avec nous
10:41pour réindexer.
10:43Mais Philippe Brun,
10:43vous voyez bien
10:45que ce n'est pas aussi clair
10:46que ce que vous disiez
10:47tout à l'heure,
10:47Julien Audeau.
10:48Mais si, c'est très clair.
10:49Ce budget n'était pas
10:50si mauvais que cela.
10:51Mais si, il n'est pas mauvais,
10:52il est très mauvais.
10:53Vous avez voté la partie
10:54dépense tout à l'heure.
10:55Mais non, mais c'est faux.
10:57Mais c'est faux.
10:58Philippe Brun,
10:59Philippe Brun dit un mensonge.
11:01Vous l'avez laissé passer.
11:02On n'a pas laissé passer.
11:03Vous l'avez laissé abstenue
11:05sur la partie recette.
11:05Alors attendez,
11:06la réponse de Julien Audeau.
11:08Philippe Brun dit un mensonge.
11:08Il dit vous avez voté
11:09la partie dépense.
11:10C'est faux.
11:10On s'est abstenus, effectivement.
11:12Vous n'avez pas voté contre.
11:13Encore une fois,
11:13il faut être raisonnable
11:15et surtout dire la vérité.
11:16Mais ce budget
11:17est un très mauvais budget.
11:18D'une part,
11:19parce qu'il alourdit,
11:21même si Philippe Brun s'en défend,
11:22il alourdit la pression fiscale
11:24et il alourdit le poids des taxes
11:26sur nos concitoyens.
11:27Ce qui est intolérable
11:28alors que nous sommes
11:28le pays le plus fiscalisé du monde.
11:30Je rappelle que dans tous
11:31les pays de l'OCDE,
11:32les citoyens français
11:33sont les plus matraqués d'impôts.
11:35Ce qui est intolérable
11:35au regard des services publics
11:38auxquels ils ont droit,
11:38qui sont totalement délabrés
11:39et indécents
11:40pour la plupart d'entre eux,
11:41malheureusement,
11:42même si les fonctionnaires
11:42qui y sont sont admirables.
11:44Et très clairement,
11:45il ne fait aucune économie
11:46parce que tous les amendements
11:47dont il ne parle pas,
11:48tous les amendements d'économie
11:50que nous avons voulu proposer,
11:51que nous avons défendu,
11:52ils ont tous été rejetés
11:53par la gauche
11:54parce que la gauche ne veut faire
11:55aucune économie sur l'immigration
11:57parce qu'elle veut plus d'immigration.
11:58Donc, il faut payer plus
11:59pour l'immigration.
12:00Elle ne veut faire aucune économie
12:01sur la fraude.
12:02Elle se moque
12:03d'aller récupérer de l'argent
12:03de la fraude.
12:04La fraude, il faut laisser filer.
12:06Les faux arrêts maladie,
12:08on s'en moque.
12:08Les cartes vitales frauduleuses,
12:10on s'en moque, etc.
12:12Donc, ça, c'est la gauche.
12:13Pareil sur le train de vie de l'État.
12:14Le train de vie de l'État,
12:15ça appartient aussi.
12:16L'éléphant socialiste
12:17veut toujours plus
12:18de train de vie.
12:19À tous les niveaux,
12:21on laisse filer la dépense publiée
12:23qu'on ne fait pas d'économie.
12:24C'est tout.
12:25C'est n'importe quoi.
12:27On parle de la sécurité sociale,
12:28on n'est pas sur le train de vie de l'État.
12:29Ça n'a rien à voir.
12:30C'est un autre texte
12:31qui vient dans les semaines.
12:32Ce n'est pas un autre texte.
12:33Vous savez très bien
12:33que c'est lié, encore une fois.
12:34M. O'Doul, je ne sais pas
12:35si vous êtes venu un peu
12:36à l'hémicycle ces derniers temps,
12:37mais là, on parle plus
12:37de la sécurité sociale,
12:38il n'y a pas de l'État dedans.
12:39La vérité, c'est que vous n'êtes pas
12:41opposé à la partie dépense.
12:42Vous savez très bien, M. O'Doul,
12:45que quand vous regardez
12:45les yeux dans les yeux
12:46les habitants dans votre circonscription,
12:48moi, je pense aux ouvriers
12:48qui sont à Mygène
12:50et qui ont vécu la délocalisation.
12:51Désolé, mais Mygène n'est pas
12:52dans ma circonscription.
12:54Désolé.
12:54C'est à côté de chez vous.
12:55Pour réviser vos fiches, M. Brun.
12:57Mygène, les ouvriers de Mygène,
12:59ne vous intéressez pas à eux ?
13:00Bon, de Bentler,
13:02qui se sont retrouvés...
13:03Regardez toutes les circonscriptions
13:04autour de vous
13:05qui sont aussi par des députés RN.
13:06Et faites attention à la vôtre, surtout.
13:08Moi, je pense aux ouvriers
13:09de Mygène, d'accord ?
13:10De Bentler, d'accord ?
13:11Qui ont vécu la fermeture
13:12de leur site il y a deux ans.
13:13Une grande partie d'entre eux
13:14n'a pas retrouvé de travail.
13:15Qui ont été abandonnés par la gauche, d'ailleurs.
13:16Oui, qui ont été abandonnés
13:17par la gauche
13:18et par la région socialiste, d'ailleurs.
13:21Allez au bout de votre réponse,
13:23Philippe.
13:24Une grande partie d'entre eux
13:25étaient des seniors, d'accord ?
13:26Qui, grâce à ce qu'on a voté,
13:28d'ailleurs, vous l'avez permis,
13:29vous-même,
13:29parce que vous l'avez voté pour,
13:30grâce à ce qu'on a voté,
13:31vont pouvoir partir à la retraite
13:33et donc sortir du chômage
13:35à ce moment-là
13:35parce qu'ils ont commencé
13:37à travailler tôt
13:37et à cause de la réforme Borne,
13:39on leur demandait
13:40de travailler deux ans de plus.
13:41Eh bien, moi, je suis heureux.
13:42Vous ouvriez de Mygène,
13:43dans Lyon,
13:44votre département d'élection.
13:45Moi, je suis heureux.
13:46Vous le direz à la région socialiste
13:47qui n'a jamais rien fait.
13:49Géraldine Vosner.
13:51J'ai une question pour Philippe Brun.
13:53Pas pour vous, désolé,
13:54parce que je connais la réponse,
13:55mais pour Philippe Brun.
13:57La suite, maintenant.
13:59Est-ce que tout ce qu'on se dit ce soir
14:00ne risque qu'il pas d'être balayé
14:02quand, autour du 15-20 décembre,
14:04vous allez voter contre le PLF,
14:07le projet de loi de finances,
14:08qui a déjà été bien durci au Sénat,
14:12qui va revenir en commission mixte paritaire
14:14et que vous pourrez plus difficilement amender ?
14:18Est-ce que ce n'est pas le risque ?
14:20Alors là, on prépare le budget de l'État.
14:24On est en train de l'organiser.
14:25Là, on prépare des réunions
14:26pour cette fameuse commission mixte paritaire.
14:29Et notre objectif,
14:30c'est d'aboutir à un compromis
14:31comme on a réussi sur le projet de loi de finances.
14:33Mais la droite est majoritaire en CFP.
14:35Là, on est quand même dans un écart
14:37qui est beaucoup plus important
14:38que celui que vous aviez.
14:39Mais attendez, c'est important ce que vous nous dites.
14:41Notre objectif, c'est d'aboutir à un compromis.
14:43C'est-à-dire que ce qui s'est passé là ce soir,
14:45vous imaginez que c'est possible
14:46pour le budget de l'État ?
14:48C'est l'intérêt de la France d'y arriver.
14:50On ne peut pas laisser...
14:51Vous avez les deux patrons tout à l'heure.
14:52On ne peut pas laisser le pays
14:53dans une incertitude totale pendant six mois.
14:56Mais si vous augmentez les impôts
14:57comme vous le souhaitez,
14:58c'est les deux patrons.
14:59Et alors, quels sont vos lignes rouges ?
15:00Parce qu'on l'en savait,
15:01ou l'OPLFSS qui était vos lignes rouges.
15:05Bon.
15:05Donc, on a eu une première lecture à l'Assemblée.
15:08Il n'y a pas eu de compromis pour l'instant.
15:10Là, il y a le Sénat.
15:11Il y a des choses positives au Sénat.
15:12Je suis désolé.
15:12Il y a des choses, évidemment,
15:13qui ne nous vont pas.
15:14Mais il y a eu, notamment,
15:15le Sénat a rétabli un ISF,
15:17où ça nous va bien,
15:18à limiter un certain nombre de mesures
15:22sur l'évasion fiscale,
15:24à encadrer les transmissions d'entreprises
15:26via la niche du Sénat.
15:27Donc, vous voyez un compromis possible.
15:29Boris Vallaud, votre président,
15:31dit aujourd'hui, dans une interview au Monde,
15:33sur le budget de l'État,
15:35je ne vois pas le chemin.
15:36Pour l'instant, on ne l'a pas.
15:37On est en train d'y travailler.
15:38Donc là, aujourd'hui, on y travaille.
15:40Pourquoi ?
15:41Parce qu'on ne peut pas laisser le pays
15:42sans budget pendant des mois.
15:44Donc, aujourd'hui, il y a besoin
15:45que les entreprises sachent
15:45quel sera leur niveau d'impôt l'année prochaine.
15:47Il faut que nos services publics
15:48sachent quel sera leur budget l'année prochaine.
15:50Il faut qu'on puisse voter très rapidement
15:53nos crédits de la défense.
15:54Parce qu'on ne va pas laisser nos armées sans moyens.
15:55Donc, vous êtes prêts à poursuivre cette alliance ?
15:59Ce n'est pas une alliance.
16:00Ces discussions, en tout cas,
16:02à refaire des compromis avec le camp macroniste.
16:05Nous l'avons fait sur le budget de la Sécurité sociale,
16:07pas avec le camp macroniste,
16:08avec tout le monde.
16:08Je rappelle qu'il n'y a pas que le camp macroniste
16:10qui a voté.
16:10Tout le monde, les députés,
16:11on est payés pour ça, pardonnez-moi.
16:13Les Français nous payent
16:14pour qu'on trouve des solutions
16:15à l'Assemblée nationale.
16:16Pour réduire les déficits également,
16:18pas pour les augmenter.
16:19Attendez, Julien Andoule,
16:19pour vous répondre là-dessus,
16:20sur le budget.
16:21On va essayer de...
16:22Je ne sais pas si on va y arriver.
16:24À l'impossible, il est tenu.
16:25En tout cas, on va faire notre maximum
16:26pour essayer de faire passer un budget.
16:28Attendez, attendez, attendez.
16:30Julien Andoule pour répondre à Philippe Brun.
16:31Ensuite, Marc Toiti et Bruno Jeudy.
16:33Alors déjà, une nuance de taille.
16:34Les Français nous indemnisent
16:36pour respecter leur volonté.
16:38Nous sommes des fondés de pouvoir
16:40et nous sommes des représentants du peuple.
16:42Nous ne sommes pas payés
16:44pour garantir des équilibres,
16:46pour préserver son siège
16:47ou pour voter de mauvais budget.
16:49On est là pour respecter leur volonté.
16:51Et la volonté du peuple français
16:53n'est pas de continuer
16:55le matraquage fiscal
16:56et de continuer la politique macroniste.
16:58Julien Andoule,
16:58Julien Andoule,
16:59ça vaut ce que ça vaut,
17:00ça vaut ce que ça vaut.
17:01Mais de tous les Français,
17:03et il y en a des dizaines
17:04qui ont défilé sur le plateau du Forum,
17:05je rappelle jeudi soir, 21h,
17:07Jordan Bardella face aux Français
17:08sur BFM TV.
17:09Excellent invité.
17:10Il y a des dizaines
17:11et des dizaines de Français
17:12qui ont défilé depuis la rentrée.
17:14On a fait 12 ou 13 émissions du Forum.
17:17Ce qu'ils nous disent
17:18et ce qu'ils disent aux élus présents,
17:21c'est « Entendez-vous ».
17:22Entendez-vous,
17:23en grande majorité,
17:24c'est ce qu'ils disent.
17:25Entendez-vous,
17:26débrouillez-vous
17:27pour trouver un compromis.
17:28Est-ce que ce n'est pas
17:28ce qui s'est passé ce soir ?
17:30Non.
17:30Ce qui s'est passé ce soir,
17:32je le redis,
17:33c'est un pacte de stabilité,
17:36de siège
17:36entre les socialistes
17:38et les macronistes
17:39et tous les autres
17:40qui se sont greffés
17:41pour permettre justement
17:42de conserver...
17:44Non, ce n'est pas un compromis.
17:45Non, excusez-moi.
17:46C'est quoi alors ?
17:47Un compromis se fait
17:48sur l'intérêt général.
17:50Là, l'intérêt général,
17:51il n'y en a pas.
17:52Jamais en fait.
17:53Mais non,
17:53un compromis...
17:55Mais si, excusez-moi.
17:56Regardez, par exemple,
17:57en 2022,
17:57je reprends cet exemple
17:58parce qu'il est important.
17:59Quand Marine Le Pen
18:00a mis sur la table
18:02le sujet du pouvoir d'achat
18:03pendant la campagne présidentielle,
18:04que c'est le premier texte
18:05que nous votons
18:06à l'Assemblée nationale
18:07des mesures de pouvoir d'achat
18:08proposées par le gouvernement,
18:10il y a eu un compromis.
18:11Ces mesures n'étaient pas les nôtres.
18:13On l'a fait
18:13parce que l'urgence sociale
18:14et économique
18:15imposait que nous votions
18:17ces mesures.
18:18Elles n'étaient pas les nôtres,
18:19elles n'étaient pas parfaites.
18:19Mais là, il n'y avait pas d'urgence ?
18:21Non, il n'y a pas d'urgence.
18:22La seule urgence,
18:24c'est d'en finir
18:24avec le macronisme.
18:25Parce que de dire,
18:26encore une fois,
18:27comme le disent certains,
18:28que ça va être monstrueux
18:29s'il n'y a pas de budget...
18:30Donc vous êtes comme Eléfi, en fait.
18:31Il y a pire...
18:32Non, non, non.
18:33Madame Chevillon,
18:34si vous pouviez un peu...
18:35Non, on n'est pas comme Eléfi.
18:36Vous voyez bien
18:37qu'on n'est pas comme Eléfi.
18:38Non, parce que vous avez
18:38employé exactement la même phrase
18:40que Manon Aubry
18:40il y a quelques instants.
18:42Mais vous savez,
18:42encore une fois,
18:43si Manon Aubry dit
18:441 plus 1 égale 2,
18:46je ne vais pas dire
18:47qu'elle a tort.
18:48Donc il faut être réaliste.
18:49Mais ce que je veux dire,
18:50c'est que c'est faux.
18:51La France aura toujours un budget.
18:52La France aura toujours un budget.
18:55Alors certes,
18:55ce ne sera pas les mesures
18:56qui seraient souhaitables
18:59pour le pays.
18:59Certes, ce ne sera pas
19:00le changement de politique
19:01qui est souhaitable pour le pays.
19:03Mais la France aura toujours un budget.
19:04Donc c'est mentir
19:05de dire qu'on va se précipiter
19:06dans le mur
19:07alors que ça fait 8 ans
19:08qu'on va dans le mur.
19:08Si on s'arrête là-dessus
19:09juste un instant,
19:10on avait Benjamin Morel
19:11tout à l'heure sur le plateau
19:13le budget de la Sécu.
19:14Honnêtement,
19:15on aurait pu s'en passer
19:16contrairement au budget de l'État.
19:19Il y avait un seul budget.
19:19Donc il n'y avait pas d'urgence à...
19:23Si quand même.
19:23Parce qu'il fallait quand même fixer
19:24en tous les cas
19:25ce qu'on appelle l'ondame
19:26qui fixe justement
19:27les dépenses de santé.
19:28Pour les hôpitaux ?
19:29Pour les hôpitaux,
19:30pour la Sécu,
19:32pour la santé,
19:33c'est très important.
19:35Par contre,
19:35il faut un budget de l'État.
19:37Ça, il faut un budget de l'État.
19:38Mais surtout quand on parle
19:39de budget au sens large,
19:40bien entendu,
19:40c'est toutes les collectivités locales.
19:43Ce n'est pas évidemment
19:43que l'État,
19:45c'est l'État,
19:46donc collectivités locales,
19:47sociales.
19:48C'est ce qui fait effectivement
19:49cet ensemble.
19:49Quand on parle de
19:50une vie publique globale
19:51de 5,4% du PIB,
19:52c'est ça.
19:53Ce n'est pas que l'État.
19:54C'est effectivement global.
19:54Donc maintenant plus,
19:55on doit faire les deux à la fois.
19:56On peut préciser des choses,
19:58Julien Audoul, quand même.
20:00S'il y a loi spéciale
20:01sur le budget,
20:02on va prendre l'exemple des armées.
20:03La loi spéciale
20:04va vous permettre
20:05de payer les militaires.
20:06La loi spéciale
20:07ne va pas vous permettre
20:07de réarmer l'armée française.
20:09ne va pas vous permettre
20:09de dépenser,
20:11je ne sais combien,
20:112, 3, 4, 5, 6 milliards en plus
20:13pour armer
20:15et acheter des armes,
20:17pour être très concret.
20:18– Qui sont prévues dans le budget.
20:18– Alors les françaises,
20:19qui sont prévues dans le budget.
20:20Donc ce n'est pas exactement
20:21la même chose quand même.
20:22– Et pour des politiques importantes,
20:23et chacun le sait,
20:24pour changer de cap,
20:26pour notamment,
20:26on parle de l'armée,
20:27on peut parler de la réforme des retraites,
20:29ce sera évidemment tranché
20:30au moment de la présidentielle.
20:31– Oui, mais attendez ça,
20:31on le sait.
20:32– Donc pour tout ça,
20:33vous attendez.
20:34– On le sait.
20:34– Donc pour tout ça,
20:35vous attendez.
20:36Par exemple, pour l'armée,
20:37vous êtes d'accord de dire aux militaires,
20:38attendez, on va vous payer très bien.
20:39En revanche,
20:40ce dont vous avez besoin
20:41pour fonctionner,
20:44pour l'instant,
20:45c'est terminé,
20:45rendez-vous en 2027.
20:46– Nous n'avons pas voulu
20:47cette situation,
20:48et c'est pour ça que nous appelons
20:48de nos voeux une dissolution,
20:50pour qu'il y ait
20:51une clarification politique
20:52avec une nouvelle majorité.
20:53Nous sommes dans l'impasse,
20:55encore une fois.
20:55Donc rien de bon
20:56ne sortira de cela,
20:57si ce n'est de mauvais budget,
20:59de très mauvais compromis
21:00ou de mauvaise trahison,
21:02comme c'est le cas
21:03avec ce qui est en train de se passer.
21:04– Ce qui a été dit,
21:05c'est qu'inquiétant aussi,
21:07c'est que vous êtes en train
21:08de faire des accords,
21:09éventuellement,
21:09avec M. Lecornu,
21:10comme vous avez fait
21:11sur le PLFS.
21:12Donc ça veut dire
21:13qu'on a ouvert la porte de Pandore
21:15de l'augmentation des impôts,
21:16de la moindre...
21:17– Rassurément, tout de tout.
21:18– Est-ce qu'il y a des accords
21:19qui arrivent ?
21:20Parce qu'a priori,
21:21c'est ce qu'on nous dit,
21:22c'est ça qui est peut-être inquiétant.
21:24Oui ou non ?
21:25– D'abord, moi,
21:25je voudrais rappeler,
21:26c'est que l'histoire,
21:27la loi spéciale,
21:27il faut rappeler ce que c'est.
21:28C'est-à-dire que 70% des crédits
21:30sont gelés,
21:30la loi spéciale.
21:31Ça veut dire quoi ?
21:32C'est-à-dire,
21:32un, recrutement interdit.
21:34Par exemple,
21:35on doit recruter un certain nombre
21:36d'enseignants,
21:365800 l'année prochaine,
21:38on ne peut pas les recruter.
21:39C'est-à-dire,
21:39moi, en milieu rural,
21:40des fermetures de classes,
21:41des écoles qui ferment.
21:43Deuxièmement,
21:43ça veut dire
21:44aucun investissement...
21:45– Vous n'avez un gouvernement
21:46qui ferme les classes.
21:47– Aucun investissement possible.
21:48C'est-à-dire qu'on n'a pas le droit
21:49de passer aucun marché public.
21:51Ce qui veut dire,
21:51par exemple,
21:52les munitions pour nos soldats,
21:53on ne peut pas les passer.
21:54Aucun investissement possible.
21:55Toutes les entreprises du BTP
21:56qui usent de la commande publique
21:58et c'est bien normal
21:58ne pourront pas travailler.
22:00Aucune subvention possible.
22:01Tous les secteurs associatifs,
22:03notamment l'hébergement d'urgence
22:04pour les SDF,
22:05notamment les restos du cœur,
22:06notamment les banques alimentaires,
22:08n'auront droit
22:08à aucune subvention.
22:09Donc, la loi spéciale,
22:10ce n'est pas un budget.
22:11– Ça a coûté 10 milliards
22:12l'année dernière.
22:13– L'année dernière,
22:14c'était qu'est-ce que...
22:15– Mais justement,
22:15je voulais savoir, monsieur, pardon.
22:16– Je le dis,
22:17l'intérêt national,
22:18c'est qu'on arrive
22:19à adopter un budget
22:20à l'année.
22:20– On verra.
22:21Justement, venons-en là,
22:23puisque vous avez dit
22:24que vous réfléchissez peut-être
22:25à voir s'il n'y a pas
22:26une possibilité
22:27de passer le budget
22:28avec monsieur Lecornu,
22:30puisque vous avez réussi
22:31à passer le budget
22:32de la Sécurité sociale.
22:33Et Olivier Faure,
22:34tout à l'heure,
22:34il y a à peu près une heure,
22:35a dit à peu près ça
22:36après les questions
22:38de Maxime et Julie.
22:40Est-ce que vous écartez totalement
22:42l'hypothèse d'avoir recours
22:44au 49.3 ?
22:46Parce que là,
22:47la marche,
22:47elle est très haute.
22:48– 43, c'est un pouvoir du...
22:50De toute façon,
22:5143, c'est un pouvoir du gouvernement.
22:52– Non, non,
22:53mais il a accédé
22:54à votre demande.
22:55– OK, en tout cas,
22:55si vous attendez des sociétés
22:56qu'on se mette à plat ventre
22:58pour réclamer les 49.3,
22:58– Mais il y en a déjà
22:59qu'on ne demandait.
23:00– François Hollande,
23:00François Hollande l'a demandé.
23:02– En tout cas,
23:02nous, on ne demandera pas
23:03le 49.3,
23:04ça n'existe pas.
23:05Donc, je le dis simplement...
23:06– Oui, mais c'est pour éviter...
23:07Je dis ça,
23:07c'est pour éviter la loi spéciale.
23:08– La preuve,
23:09on a réussi à obtenir
23:11un PLFSS,
23:12projet de financement
23:12de la sécurité sociale,
23:13budget de la Sécu,
23:14149.3.
23:15Donc, nous,
23:16on veut continuer
23:16de la même manière.
23:18La semaine prochaine,
23:18on réunit une commission
23:19avec le Sénat et l'Assemblée,
23:21on va être 8 députés,
23:228 sénateurs,
23:23pour se mettre d'accord.
23:24Moi, je suis vice-président
23:25de la commission des finances,
23:26on est en train de travailler
23:27à l'organisation
23:28de cette commission
23:28pour essayer de se mettre d'accord,
23:30pour à la fois obtenir...
23:31– Franchement, M. Brun,
23:31le 20 décembre,
23:32ça tourne,
23:34le 20 décembre,
23:35vous voyez que ça passe pas,
23:35il y a quand même assez peu de chances
23:36que vous vous mettiez d'accord.
23:37Il n'y a pas une possibilité
23:39de 49.3 ?
23:40Et derrière,
23:41vous vous abstenez,
23:42le budget passe.
23:42– De toute façon,
23:43imaginons,
23:43il y a un 49.3
23:45sur un budget
23:46qui est austéritaire,
23:47qui détruit des emplois,
23:49qui casse l'investissement.
23:50On votera une censure.
23:51Donc, je veux dire,
23:52à la fin,
23:52le sujet qu'on doit travailler aujourd'hui,
23:54c'est de se mettre d'accord
23:56sur un budget de compromis.
23:59Ensuite, on verra comment il passe.
24:01– Donc, vous ne fermez pas la porte
24:02à une censure éventuellement
24:04après tout ce que vous avez pu obtenir là ?
24:05– Là, on dit simplement
24:06que sur le budget de l'État,
24:09il faut un texte de compromis.
24:11Ensuite, on verra comment il est voté.
24:13On l'a dit,
24:13Boris Vallaud l'a dit,
24:14ce qui compte pour nous,
24:15c'est le texte de compromis.
24:16Après, s'il est adopté par 49.3
24:18ou s'il est adopté par un vote régulier
24:20comme nous l'avons fait
24:21pour le budget de la Sécu,
24:22ça nous va aussi.
24:23Ce qu'on dit simplement,
24:24c'est que là,
24:24il faut que les forces politiques
24:25travaillent ensemble,
24:26toutes les forces politiques,
24:27majorité opposition,
24:29pour donner aux Français
24:31Noël, c'est ça l'objectif.
24:31– Et ça peut passer, pardon,
24:33ça peut passer réellement,
24:34vu les échéances ?
24:35– Là ?
24:36– Non, là, la marche,
24:37elle est beaucoup trop haute,
24:37ça ne passe pas.
24:38Le budget général,
24:40je pense qu'il ne passe pas.
24:41Après, il faut reconnaître
24:43que Sébastien Lecornu,
24:44à mon avis,
24:45il attaque la deuxième haie,
24:47il a déjà réfléchi
24:48aux concessions
24:50qu'il peut encore accorder
24:52aux socialistes et à d'autres.
24:54Je pense que ce n'est pas
24:55totalement terminé.
24:56– Ce n'est pas terminé,
24:57mais il n'y a pas
24:58que les socialistes qui pèsent,
24:59parce que là,
24:59on voit que le PLFSS,
25:01il est passé avec 18 voix des LR.
25:03– Oui, c'est les LR.
25:04– Et là, ça va être compliqué
25:07de les conserver
25:08si toutes les concessions
25:10que vous demandez
25:11sont données.
25:12– Est-ce que je peux dire
25:13quand même une chose ?
25:14Parce que moi,
25:14ça fait trois mois
25:15que je fais des plateaux
25:16où on nous dit
25:16qu'on va se planter.
25:17Ça fait trois mois
25:18qu'on m'explique
25:18que le budget va passer
25:20par ordonnance.
25:20– Vous êtes en train
25:20de planter le pays,
25:21effectivement,
25:21ça, je vous le concède largement.
25:24– Ça fait des mois
25:25qu'on nous explique
25:26que tout ça est vain
25:27et qu'à la fin,
25:28de toute façon,
25:29il faudra
25:29ou une loi spéciale
25:31ou une ordonnance.
25:31La vérité,
25:31c'est que là,
25:32on a réussi une première haie.
25:34Et donc moi,
25:34je pense que ça doit
25:34inciter chacun
25:36à la modestie
25:36sur les analyses
25:37sur la catastrophe annoncée.
25:38Il y a encore des gens
25:39responsables dans cette assemblée.
25:40Il y a encore des gens…
25:41– Non, non, mais je veux dire…
25:41– Je n'ai pas, M. Brun,
25:42moi, j'ai imaginé ici,
25:43j'ai dit à plusieurs reprises
25:44que c'était possible
25:44sur le budget de la Sécu.
25:45Parce qu'il y avait déjà
25:47un gros morceau de lâché
25:48par Sébastien Le Cordu,
25:49c'est les retraites.
25:50Donc ça,
25:50c'était un butin pour vous
25:52très important.
25:53Vous n'alliez pas lâcher
25:54cette affaire
25:55puisque c'est là-dessus
25:56que vous prenez votre risque
25:57par rapport au LFI.
25:58Donc politiquement,
25:59c'est inévidence
26:01que vous aviez intérêt
26:02à aller au compromis.
26:04Sur le budget général,
26:05objectivement,
26:07là, c'est très très loin.
26:08Le rapprocher les curseurs,
26:10il va falloir quand même…
26:11– Notamment sur la fiscalité,
26:12c'est sûr que là,
26:13il reste 14 jours
26:14sur la fiscalité
26:15vu ce que vous avez même demandé
26:17en première lecture
26:18et parfois obtenu.
26:21Honnêtement,
26:22je vois mal comment
26:23ils ne perdent pas
26:24les LR et les horizons
26:25dans l'affaire.
26:26– Écoutez,
26:27nous, en tout cas,
26:27on a bon espoir d'aboutir.
26:29On pense qu'on peut
26:29obtenir un compromis
26:30et c'est l'intérêt de la France,
26:32je le rappelle.
26:33C'est-à-dire qu'on ne peut pas
26:33être sans arrêt
26:34dans un débat budgétaire
26:35si là,
26:35on ne se met pas d'accord
26:36avant Noël.
26:37C'est-à-dire qu'on repart
26:38sur un mois,
26:39un mois et demi
26:39d'inquiétude pour tout le monde,
26:43de plateau.
26:44Vous êtes là,
26:44il y a tel député
26:45qui a fait une taxe
26:45sur les fenêtres,
26:46un autre qui a fait une taxe
26:47sur les toits,
26:48machin.
26:49– Philippe Brun,
26:50l'Assemblée nationale
26:51n'est pas une France parallèle.
26:54– Moi, je veux bien
26:54que vous soyez ravis ce soir
26:56et je vous comprends
26:57parce que vous avez mis
26:58tellement d'énergie,
26:59vous avez mis tellement de temps.
27:00– On n'est pas eu
27:01la même France, peut-être.
27:01– Non, non, non,
27:02mais effectivement,
27:03je pense que si,
27:04ce que nos départements
27:04se ressemblent.
27:05Les gens, le week-end,
27:06nous demandent quoi.
27:07– L'Asile,
27:07il a raison,
27:09entendez-vous,
27:09c'est ça que les gens nous disent.
27:10– Non, bizarrement,
27:11pas les miens.
27:12Bizarrement pas les miens.
27:13– Vous n'avez que 10 militants, peut-être.
27:14– Moi, ils sont écoeurés
27:15de la situation.
27:15– Vous n'avez que 10 militants.
27:16– Non, non, excusez-moi, non.
27:17Mais très clairement,
27:18l'Assemblée nationale
27:19n'est pas une France parallèle
27:20et quand je vois
27:21que certains se réjouissent
27:22d'avoir voté
27:24un mauvais budget
27:24qui va avoir des répercussions
27:26sur la France qui travaille,
27:27qui va avoir des répercussions
27:28sur des Français
27:30qui demandent
27:31que l'effort soit fait
27:32d'abord par le gouvernement,
27:34d'abord par l'État,
27:35d'abord par les administrations
27:36et pas par eux-mêmes,
27:37je considère qu'il y a
27:38un échec cuisant
27:39et que de voir
27:40que certains se réjouissent
27:41de cette situation
27:42montre bien l'état
27:43de déconnexion
27:44dans lequel vous êtes.
27:45Mais je vous le dis,
27:46la sanction va arriver.
27:47– Edwige.
27:48– La sanction va être terrible.
27:49– Il y a une autre haine
27:50dont on n'a pas encore parlé,
27:51c'est Sébastien Lecornu
27:52qui l'a accordé tout à l'heure
27:53pour obtenir
27:55l'abstention des écologistes.
27:57Vous savez,
27:57c'est la question
27:58de l'électrification de la France
27:59et des énergies renouvelables.
28:01Il y a ce qu'on appelle
28:02la PPE,
28:03c'est un peu technique,
28:03mais c'est la programmation
28:05pluriannuelle
28:06de l'électricité en France,
28:07c'est très important,
28:09c'est ce qu'il va dire
28:09est-ce qu'il faut
28:10de nouveaux centrales nucléaires,
28:11de nouvelles centrales nucléaires,
28:12est-ce qu'il faut
28:13des énergies renouvelables.
28:14Il s'est engagé
28:15vis-à-vis des écologistes,
28:16il lui a dit
28:17c'est vrai qu'il y a
28:18des lobbies
28:19qui sont intervenues,
28:21je vais regarder
28:22ce qui s'est passé
28:23et puis je vais saisir
28:25la justice
28:25et de toute manière,
28:27il y aura,
28:29je vais rendre mon verdict
28:30avant...
28:30Il ne peut plus le faire,
28:33il ne peut plus le faire
28:34parce qu'aujourd'hui,
28:35le régulateur de réseau
28:37a livré ses prévisions
28:38justement de consommation
28:40d'ici 2035
28:41et ça s'effondre
28:43et le régulateur de réseau
28:44lui-même dit
28:45oulala,
28:46il faut freiner sur les...
28:47Oui mais alors,
28:48attendez,
28:48j'entends ce que vous dites
28:49toutes les deux,
28:50j'entends ce que vous dites
28:50toutes les deux,
28:50mais là,
28:51il faut expliquer,
28:52Bruno Jeudy,
28:53ce qui s'est passé aussi
28:54dans les coulisses
28:55parce qu'il y a eu
28:55une explication
28:56entre les écolos
28:57et le Premier ministre
28:58où la patronne
29:00des écolos
29:00à l'Assemblée
29:01Céline Châtelain
29:02a expliqué
29:04que les écologistes
29:05avaient reçu
29:06un certain nombre
29:06de coups de téléphone
29:07avant le vote,
29:08de coups de pression...
29:10De conseilleux
29:10un peu trop zélés en fait.
29:12Alors on ne sait pas
29:12qui c'était,
29:13de patron,
29:14de conseiller,
29:15etc.,
29:15de lobbyistes
29:16pour leur dire attention,
29:17si vous ne votez pas
29:18ou si vous ne vous abstenez pas,
29:20faites gaffe
29:21parce qu'il y aura
29:21un certain nombre
29:22de décisions
29:22qui pourraient être
29:23très défavorables
29:24dans les semaines qui viennent.
29:25Céline Châtelain
29:26a visiblement appelé
29:26Sébastien Lecornu
29:27pour lui dire c'est quoi cette histoire
29:28et Sébastien Lecornu
29:29à l'Assemblée
29:30lui dit écoutez
29:30moi j'ai fait un signalement
29:31je ne sais pas d'où ça vient
29:33je ne sais pas ce qu'il s'est passé.
29:34Qu'est-ce qui s'est passé concrètement ?
29:35Très ferme.
29:36C'est-à-dire que déjà
29:37il a fait quelque chose
29:38qui est assez rare
29:38c'est-à-dire qu'il a fait
29:39un signalement justement
29:40d'une tentative d'intervention
29:42puisque les groupes de pression
29:45à l'Assemblée
29:45les lobbyistes
29:46tout ça est encadré
29:47à l'Assemblée nationale.
29:48C'est plus des conseillers
29:49que des lobbyistes non ?
29:49On ne sait pas trop
29:50ce que c'est exactement
29:51mais en tous les cas
29:51c'est encadré
29:52c'est très codifié
29:56et donc
29:57Madame Chatelain
29:58a signalé
30:00qu'il y avait eu
30:01des tentatives
30:02d'intervention
30:03de pression
30:04Elle parlait de chantage
30:04Elle parlait de chantage
30:05des écologistes
30:06d'intervention
30:07sur des votes
30:09Elle l'a
30:10expliqué au Premier ministre
30:12puisqu'elle le voyait
30:13puisqu'il y a eu quand même
30:13pas mal de contacts
30:14aussi entre le Premier ministre
30:15et les écolos
30:16sur les dernières lignes droites
30:17du budget de la Sécu
30:18et donc ça aboutit
30:19à ce signalement
30:20Maintenant
30:21On sait s'il a déposé
30:23plainte ou pas ?
30:24Non mais il faut qu'on comprenne
30:26en fait ce qu'était
30:26la nature du chantage
30:27c'était
30:28soyez gentils
30:29avec le cornu
30:30votez ce budget
30:31et en échange
30:33on aura plus
30:34de renouvelables
30:35dans cette série
30:37Mais par contre ça a marché
30:37parce qu'ils ont voté
30:38ils se sont abstenus
30:39Non ils ne sont pas
30:40abstenus pour ça
30:41Non mais c'est pas ça
30:43Ça n'a rien à voir
30:44Et ils ont bien fait
30:46de dénoncer ce chantage
30:47parce que c'est hallucinant
30:48Non mais attendez
30:49Philippe Brac
30:49vous avez été témoin
30:51de ce genre de choses
30:52vous avez reçu ces coups de fil là ?
30:53Non non moi j'ai découvert ça
30:54au question du gouvernement
30:55tout à l'heure
30:55j'étais pas du tout au courant
30:56de mon information
30:58à vous donner
30:59Parce que hier soir
31:00un autre député
31:01que je ne citerai pas
31:03expliquait
31:04dans les coulisses
31:06que
31:06c'était une tradition
31:07qu'au moment d'un vote
31:09aussi important
31:09il pouvait y avoir
31:11un certain nombre
31:11de coups de téléphone
31:12en disant
31:12écoute
31:12si pour ta circonscription
31:14tu as besoin
31:15de telle ou telle chose
31:15tu nous dis
31:17en échange
31:18il faudrait peut-être
31:18que tu votes
31:20de la bonne manière
31:21c'est comme ça
31:22que ça se passe ?
31:22Il y a des pressions
31:23permanentes
31:23de n'importe quel
31:24groupe d'intérêt
31:25le lobby de la margarine
31:26le lobby des plumes d'oie
31:28sur n'importe quoi
31:29Le lobby de la margarine ?
31:30Vous avez des centaines
31:32de mails
31:33que vous recevez
31:34de gens qui vous disent
31:35je suis habitant
31:36dans votre circonscription
31:36attention je regarderai
31:37ce que vous allez faire
31:38sur la margarine
31:38Il faut savoir
31:40les lobbies renouvelables
31:41en ce moment
31:42ces derniers mois
31:43sont déchaînés
31:44pour une pression de fou
31:45pour obtenir cette PPE
31:47Je pense à très tranquillement
31:49l'équipe
31:50on lit les mails le matin
31:51Il y a une différence
31:51entre les mails
31:53qu'on reçoit
31:53de différents groupes
31:55et puis les appels
31:56de conseillers
31:56qui font pression
31:57et qui menacent
31:58Il y a quand même
31:58une petite différence
31:59C'est catastrophique
32:02quand on est français
32:03qui souffre aujourd'hui
32:04cette image
32:05avec des votes
32:05téléguidés
32:06Par contre ce qui m'inquiète
32:08néanmoins
32:08pour revenir sur ce qu'on a vu
32:09tout à l'heure
32:10c'est que moi je crains
32:11qu'il va encore lâcher
32:12Sébastien Lecornu
32:13parce que justement
32:14n'oublions pas
32:14que pour avoir cet accord
32:16finalement il a quand même
32:16lâché la réforme des retraites
32:17il va coûter 2 milliards d'euros
32:19sur 2 ans
32:19et 10 milliards d'euros
32:20sur quelques années
32:21donc c'est quand même un coût
32:22on ne peut pas le nier
32:23c'est un coût inévitable
32:24Les 10 milliards d'euros
32:26on verra ce qui se passe
32:26à partir de 2028
32:27Oui certes
32:28mais toujours est-il
32:30qu'aujourd'hui
32:31quand vous faites
32:31les engagements de l'Etat
32:32à moyen terme
32:33c'est un coût
32:34bien entendu
32:34donc là faire attention
32:35parce que
32:36encore une fois
32:36on y regardait
32:37donc si on donne l'image
32:38d'un gouvernement
32:38qui lâche tout
32:39avec un défi public
32:40qui va encore déraper
32:41c'est très dangereux
32:42sur la fiscalité
32:43le gros morceau
32:45la grosse bataille
32:46entre les socialistes
32:47et le gouvernement
32:50et Sébastien Lecornu
32:51et ce qui lui reste
32:52de majorité
32:53de socle commun
32:53c'est la fiscalité
32:54la bataille
32:55et c'était d'ailleurs
32:56le coeur de la bataille
32:57de l'examen
32:58en première lecture
32:59du budget Lecornu
33:00et puis il y a deux sujets
33:01il y a ce qu'on lâche
33:02mais il y a surtout
33:03comment on l'habille
33:05médiatiquement
33:06pour que ça paraisse
33:07une grande victoire
33:08pour vous
33:08or ça
33:09pour les retraites
33:10c'était assez simple
33:10c'est un beau totem
33:12même si finalement
33:13ça coûte
33:13oui mais pas tant que ça
33:14c'est 300 millions
33:15dans le budget cette année
33:16donc ça reste contenu
33:19donc en gros
33:20c'était un coût
33:21modéré
33:23mais qui permettait
33:25un affichage
33:26XXL
33:27là sur la fiscalité
33:29c'est un petit peu
33:29plus délicat
33:30donc bon
33:32il va falloir se montrer
33:33vous pensez le croire
33:34vous croyez
33:34que vous pouvez être
33:35assez inventif
33:36je vais être inventif
33:39c'est qu'il y a des choses
33:41qui ont été discutées
33:42par l'Assemblée
33:43des choses qui ont été discutées
33:45par le Sénat
33:45vous savez qu'on ne peut pas
33:46tout réinventer
33:46on ne peut discuter
33:48que ce qui a déjà été adopté
33:50donc on va discuter
33:51qu'est-ce qu'on remarque
33:53il y a une majorité
33:54de gens
33:55de groupes
33:55qui pensent qu'il faut
33:56oui un effort
33:57non pas sur les plus aisés
33:59mais sur les grandes fortunes
34:00il y a trois formules possibles
34:02il y a ce que propose
34:02je vais commencer par monsieur O'Doul
34:03le RN il propose un impôt
34:05sur la fortune financière
34:06le bloc central
34:07il propose une taxe
34:08sur les holdings
34:09nous on propose
34:10la taxe Zoukman
34:11bon peut-être qu'il y a
34:12quelques moyens
34:12vous ne pouvez pas tellement
34:13les comparer
34:13c'est trois choses différentes
34:15en termes d'ampleur
34:16c'est tout à fait la même chose
34:17on cherche les compromis
34:18donc c'est trois choses
34:19qui visent à
34:21mélanger des poireaux
34:22avec des citrouilles
34:23c'est les grandes fortunes
34:27financières de ce pays
34:28qu'on veut mettre
34:29à contribution
34:29c'est l'objectif
34:30c'est quand même une maladie
34:31c'est-à-dire que
34:31dès qu'il y a quoi que ce soit
34:32on veut tout le temps
34:32augmenter les impôts
34:33donc vous savez très bien
34:34que finalement
34:34ce n'est pas les riches
34:35qui vont payer
34:36ça va être la classe moyenne
34:36in fine
34:37donc pensons quand même
34:38plutôt à la dépense
34:39là personne n'en parle
34:40c'est quand même triste
34:40là il y a un sujet de débat
34:43et ensuite l'essentiel du sujet
34:44c'est les moyens
34:45pour nos services publics
34:46est-ce qu'on veut fermer
34:47des postes dans l'éducation nationale
34:49est-ce qu'on veut fermer
34:50des postes dans le service
34:50du travail
34:51est-ce qu'on veut réduire
34:52les budgets d'investissement
34:53de l'État
34:53bref toutes ces questions-là
34:54on va se les poser
34:55et encore une fois
34:56je crois que c'est la bonne
34:57nouvelle de ce soir
34:58c'est qu'on a montré
34:58qu'on était capable
34:59de trouver des compromis
35:00qu'on était capable
35:00d'oeuvrer dans le sens
35:01de l'intérêt national
35:02et on va continuer à le faire
35:04pour le budget de l'État
35:05donc la mauvaise nouvelle
35:06que vous préavisez
35:06et potentiellement
35:07un compromis sera trouvable
35:08sur la justice fiscale
35:10en tout cas je l'espère
35:12je n'en sais rien à ce stade
35:13mais c'est la même équipe
35:15qui a travaillé
35:16sur le budget de la justice fiscale
35:17qui va travailler maintenant
35:17sur le budget de l'État
35:18et j'espère qu'on va
35:20les lunes de la
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