00:00Alors la position exprimée, d'abord bonjour, merci de m'inviter, la position exprimée par Edouard Philippe et par l'ensemble du groupe Mardi Matin,
00:08c'était de dire qu'en l'État, tel qu'on le connaissait, le projet de loi de financement de la sécurité sociale n'était pas votable
00:15et que nous, notre choix in fine, ce serait soit à votre compte, soit une abstention.
00:21Un projet de loi de financement de la Sécu, ça s'apprécie bien sûr une fois qu'on a une vision globale,
00:26c'est-à-dire autant en recette qu'en dépense, des équilibres de ce texte.
00:32Et donc on va attendre la fin de la discussion pour décider ensemble, effectivement, de la petit problème d'oreillette qui est réglé,
00:43pour décider ensemble du choix final.
00:46Donc on laisse cheminer la discussion, ce que je vois simplement, puisque là, d'ici une heure ou deux,
00:52on va voter sur la partie recette, qui est déjà un rendez-vous intermédiaire important de la discussion budgétaire.
00:58Ce qu'on voit, c'est qu'on a dégradé le déficit.
01:02Parce qu'effectivement, on a supprimé des économies, des recettes,
01:08et donc on a à la fin dégradé le déficit des comptes de la Sécu,
01:11qui pour nous est un marqueur fort.
01:13Nous tenons à ne pas dégrader la situation de la sécurité sociale.
01:16Pour nous, c'est un enjeu majeur.
01:18Lucie Orpien.
01:18Si vous ne votez pas ce budget de la Sécurité sociale, le risque, c'est que le déficit soit encore pire.
01:24Sébastien Lecornu évoque un déficit l'an prochain de plus de 30 milliards d'euros.
01:28Vous assumez cette part de risque ?
01:31Est-ce que vous pensez qu'il l'exagère, qu'il dramatise ?
01:34Alors, on a déjà eu un peu la même dramatisation l'année dernière,
01:38rappelez-vous, du gouvernement de Michel Barnier,
01:42à l'approche du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
01:46Je pense qu'il faut raison garder.
01:47Oui, si pendant un an, on ne fait rien, que tout le monde pose le stylo,
01:50que l'administration, que la Sécurité sociale,
01:53qui normalement a un rôle de pilotage des dépenses de santé, ne fait rien.
01:56Oui, effectivement, on peut aller vers des déficits qui pourraient être de 30, de 32, voire au-delà, milliards.
02:01Mais dans la vraie vie, ça n'est pas possible.
02:04L'année dernière, nous n'avons pas eu de projet de loi de financement de la Sécurité sociale à la fin de l'année.
02:09Dire que le système a continué à fonctionner, le déficit ne s'est pas alourdi,
02:14parce que dès le mois de janvier-février, le gouvernement Bayrou, qui est arrivé,
02:18a remis le sujet sur la table et a permis d'avoir un PLFSS.
02:24Bien sûr, ce n'est pas la situation idéale.
02:26Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut dire la vérité aux Français.
02:30Il ne faut pas dramatiser à excès.
02:32Oui, l'objectif, c'est d'avoir un projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
02:36Nous, nous le souhaitons, mais pas à n'importe quel prix,
02:39parce que la stabilité, le compromis, si ça doit déboucher sur un mauvais budget,
02:47ça reste malgré tout, ça resterait un mauvais budget.
02:49Et ça, on ne le souhaite pas pour le pays, notamment un budget qui dégrade encore
02:53une situation qui est difficile.
02:54Il faut bien se rendre compte qu'aujourd'hui, d'ores et déjà, à la fin de l'année,
02:58on va constater un niveau de déficit de la Sécu
03:01qui est comparable à ce qu'on a connu en 2021,
03:04année où on sortait à peine du Covid.
03:06On était encore fortement marqués par cette situation.
03:08Sauf qu'aujourd'hui, il n'y a plus de Covid.
03:10Et malgré tout, le même déficit est là.
03:12Et donc, c'est plutôt à résoudre, à résorber ce déficit qu'il faut s'atteler,
03:16plutôt que le contraire.
Commentaires