00:00C'est peut-être un petit peu la cage au fou, l'Assemblée Nationale, depuis quelques semaines,
00:04autant les débats sont électriques, la bataille de la journée hier, c'était le budget de la Sécu.
00:10En tout cas, la partie recette que les députés doivent ou non voter,
00:13ce sera la suite de l'examen de ce budget de la Sécu et le vote qui est attendu pour aujourd'hui,
00:19angoisse principale de Sébastien Lecornu.
00:21Et donc hier, il a peut-être réussi à sauver son budget.
00:24Voilà, à l'arraché, un compromis obtenu entre le Premier ministre et les députés.
00:30À retenir sur le contenu de ce qui s'est joué hier soir, la CSG va augmenter sur les placements financiers,
00:37mais du calme, si vous avez des assurances-vie, des plus-values immobilières, des plans d'épargne populaire
00:43ou des plans d'épargne logement, normalement, vous serez exclu de cette augmentation.
00:46En échange, ça c'est le petit cadeau qui a été fait à la gauche par Sébastien Lecornu,
00:49pas d'augmentation des franchises médicales qui devaient passer de 2 à 4 euros.
00:52Donc vous ne serez pas concerné non plus sur cette augmentation des franchises médicales.
00:57Vous qui regardez BFM TV ce matin, vous vous demandez comment ça s'est passé hier soir,
01:00puisque vous n'étiez pas à l'Assemblée nationale hier soir.
01:03J'y étais pour vous.
01:04Il est 18h45 hier soir.
01:06Nous sommes dans le bureau de Gabriel Attal à l'Assemblée, autour de la table.
01:09Attal pour Renaissance, Wauquiez pour la droite, Fénaud pour le Modem,
01:12Paul Christophe pour Horizon et le Premier ministre.
01:14En clair, le Premier ministre et ses soutiens plus ou moins fidèles.
01:18Il leur dit une chose à ce moment-là, s'il y a un vote négatif sur la partie recette,
01:22les conséquences seront potentiellement catastrophiques.
01:25D'ailleurs, il l'a dit, quelques minutes auparavant, au sein de l'hémicycle,
01:30devant les députés, on l'écoute.
01:32L'étude d'impact en l'absence de produits de la finance de la Sécurité sociale,
01:36qui nous amènerait, je cite, à une perte de contrôle totale du pilotage de la Sécurité sociale,
01:42qui nous emmènerait à 29 ou 30 milliards d'euros de déficit pour l'année prochaine.
01:48Donc on connaît désormais la suite, un harakiri pour la droite du Bloc central,
01:51mais il fallait absolument trouver un compromis.
01:53Donc on atterrit sur cette histoire de CSG, un compromis pour plaire à la gauche.
01:56Et donc cette taxe sera maintenue, puis augmentée, mais pas avec les augmentations qui étaient prévues.
02:01Normalement, avec ça, ça passe en l'état pour la partie recette,
02:04qui doit se jouer ce matin, ce matin qui doit avoir lieu le vote.
02:08Sinon, c'était adieu les nouvelles places en EHPAD, le doublement de vos franchises médicales,
02:12ça, on vient d'en parler, la baisse de vos aides familiales.
02:14Bref, c'est un sursis, mais un sursis seulement.
02:18Il y a des conséquences pour la suite du projet.
02:20Est-ce qu'il y a des conséquences pour Sébastien Lecornu ?
02:22Absolument, si la partie recette est bien votée ce matin, on passe à la partie dépense.
02:27Et elle n'est pas acquise, cette partie dépense.
02:29Dans cette partie dépense figure la suspension de la réforme de la retraite.
02:32Si jamais elle n'est pas votée, cette partie, ça veut dire que le budget de la Sécurité sociale n'est pas votée.
02:35Elle peut continuer à fonctionner, mais ça veut dire, s'il n'y a pas de suspension de la réforme de la retraite,
02:40nouvelle motion de censure, potentielle nouvelle démission du gouvernement,
02:43potentielle nouvelle ère d'incertitude.
02:45Et donc l'avenir de Sébastien Lecornu est largement compromis à ce moment-là.
02:48On n'est pas sûr qu'il y aura un sapin livré au nom de Sébastien Lecornu à Matignon d'ici Noël.
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