- il y a 5 semaines
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00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Charles Rodouel ce matin. Bonjour Charles Rodouel.
00:07Bonjour, merci pour votre invitation.
00:09Député Ensemble pour la République des Yvelines et membre de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale.
00:13Beaucoup de sujets évidemment à évoquer avec vous. Je voulais commencer par le label sur les médias.
00:20Le président de la République, Emmanuel Macron, défend le projet d'un label pour les médias qu'il jugerait respectable.
00:26C'est une mesure liberticide dénoncée par plusieurs politiques. Qu'est-ce que vous en dites, vous ?
00:29Beaucoup de gens disent qu'Emmanuel Macron a défendu un label d'État. C'est faux. Il n'a jamais parlé de label d'État.
00:37La seule chose qu'il a défendue...
00:38Mais il veut que les autres fassent le travail. Il défend un label qui serait créé par des journalistes eux-mêmes. Il défend l'idée.
00:43Il dit que chaque maison journalistique, en tout cas chaque média, pourrait mettre en œuvre un label qui, selon lui, pourrait dénoncer la désinformation.
00:53Moi, ce que je constate, c'est que tous les jours, la désinformation existe. Et donc que les journalistes puissent s'organiser entre eux en toute liberté, sans que l'État s'y implique, ça peut être une idée à creuser.
01:05J'ai finement écouté ce qu'il a dit. Il n'a rien dit de plus. Ce qui est en tout cas absolument certain, c'est que vous me trouverez sur la route de ceux qui défendront un label d'État.
01:15Un label d'État n'est pas considéré aujourd'hui, tout simplement parce qu'il faut garantir la liberté des journalistes.
01:19En revanche, ce que je constate, c'est que dans le débat public, la désinformation pleut.
01:25Et donc pourquoi est-ce que, par exemple, CNews Europe 1 ne pourrait pas créer leur label pour dénoncer la désinformation que vous jugez, à juste titre bien souvent, présente dans le débat public ?
01:37Et ça, c'est ce que font les journalistes. C'est le métier de journaliste, d'ailleurs. Le métier de journaliste, c'est de vérifier les informations.
01:42Ce que disait le président de la République, il faut que les journalistes vérifient leurs informations. Et c'est ce qu'on fait déjà tous.
01:46Gérard Larcher dit que c'est une mesure qui n'est pas à la hauteur du pays. C'est dur pour le président de la République ?
01:53Oui, moi, j'avoue que je ne vais pas tomber dans ce type d'anathème. J'ai un grand respect pour Gérard Larcher parce que s'il y a bien une personne qui se charge de défendre les institutions de ce pays,
02:02dans le grand moment d'instabilité qu'on connaît, c'est lui.
02:04Moi, j'ai simplement écouté la parole du président. Il parle d'un label porté par des journalistes pour les journalistes.
02:11Moi, j'avoue qu'un label d'État, dont il n'a jamais été question, serait une mesure liberticide.
02:16Il faut garantir une liberté de la presse dans ce pays. Et c'est la position que je tiendrai.
02:22Une commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public auditionne en ce moment de nombreux responsables.
02:28Elle fait un travail remarquable.
02:29Le troisième président de la Cour des comptes dit que la situation financière de France Télévisions est critique.
02:3481 millions d'euros de déficit supplémentaire entre 2017 et 2024.
02:39Ça vous inquiète ?
02:40Bien sûr que ça m'inquiète. Bien sûr que cette gestion de l'audiovisuel public m'inquiète.
02:46Bien sûr que lorsque je constate que certains journalistes ont entre 12 et 14 semaines de vacances, cela m'inquiète.
02:53Bien sûr que lorsqu'on a une information qui est parfois partielle, financée par nos impôts, cela m'inquiète.
02:58Ce n'est pas mon rôle d'attaquer frontalement des journalistes. La liberté de la presse est garantie dans notre pays.
03:06Mais je considère qu'à partir du moment où vous êtes l'audiovisuel public, à savoir financé par l'impôt des Français,
03:10vous devez vous astreindre, un, à une modération dans vos financements et dans la gestion de l'argent public,
03:17et deux, une impartialité totale sur l'information que vous diffusez,
03:22qui sont à mon avis deux manquements graves actuellement vis-à-vis l'audiovisuel public.
03:26Vous diriez que les dirigeants de France Télévisions sont en roue libre sur les dépenses ?
03:30Ça, la commission d'enquête qui est menée à l'Assemblée nationale fera un état des lieux extrêmement détaillé.
03:36Le rapport de la Cour des comptes qui a été publié il y a maintenant quelques semaines,
03:40est objectivement alarmant sur la question.
03:44Je crois que la question de la gestion des finances publiques n'est pas le seul problème.
03:48je pense que la question du partage de l'information, je pense par exemple sur les questions sécuritaires,
03:57migratoires, qui est un enjeu majeur.
03:59Vous parlez du pluralisme ?
04:01Je parle du traitement objectif de l'information.
04:04Il y a des lacunes dans l'audiovisuel public ?
04:06Je vous prends un exemple parmi d'autres.
04:09À ma modeste échelle, j'ai publié il y a quelques semaines un rapport sur le coût pour les finances publiques des accords franco-algériens.
04:15Il me semble en toute humilité que c'est un enjeu important pour notre pays de constater ces questions.
04:21Pas un édito, pas une actu n'a été partagée et reliée par l'audiovisuel public,
04:26qui est le seul média qui n'en a pas fait état.
04:29Tous les autres médias de droite comme de gauche en ont fait état.
04:32Je pose simplement la question, en toute humilité,
04:35pourquoi est-ce que cette actualité n'a pas fait l'objet d'éditos, d'actualités par l'audiovisuel public ?
04:42Est-ce que ce sujet dérange ?
04:43Vous posez cette question en toute humilité, en toute honnêteté.
04:48Vous avez un début de réponse ou pas ?
04:50Non, parce que je ne suis pas en position de réclamer une actualité plus qu'une autre à un journaliste.
04:56En revanche, je trouve qu'il y a un traitement partiel d'une part de l'information
05:01et je trouve que le rapport de la Cour des comptes qui a été partagé il y a maintenant quelques semaines
05:07sur la gestion des finances au sein de l'audiovisuel public
05:11pose des questions auxquelles je crois que cette commission d'enquête peut apporter des réponses
05:15de manière d'ailleurs transpartisane,
05:17parce que toutes les forces politiques sont représentées dans cette commission d'enquête.
05:21Charles Rodouel, député ensemble des Yvelines,
05:24invité de la grande interview CNews Europe 1.
05:25Ce matin, France 2 qui a consacré un numéro de complément d'enquête à CNews
05:29avec des chiffres faux fournis par RSF
05:31qui ont été retirés au tout dernier moment,
05:35qui ont été démentis par l'ARCOM elle-même.
05:38C'est digne du service public d'information, de télévision ça ?
05:41Ce qui pourrait être intéressant parmi d'autres idées,
05:43c'est que Cache Investigation puisse par exemple mener une investigation
05:46sur l'audiovisuel public.
05:48Je pense que ce serait une étude qui pourrait être intéressante.
05:51Je respecte la liberté de la presse, mais je dénonce deux choses.
05:54Un, la désinformation, que certains peuvent...
05:57On en parlait au début de notre entretien.
05:59Est-ce qu'elle existe ou non ?
06:00Ce n'est pas à moi d'en juger en la matière.
06:02Mais je considère qu'il y a beaucoup de sujets sur lesquels Cache Investigation
06:06pourrait investiguer.
06:07Voilà une idée parmi d'autres.
06:08Puisqu'on parle d'argent et du déficit de France Télévisions,
06:12je voulais vous entendre sur le budget.
06:13C'est très compliqué à suivre.
06:14Les Français ont lâché depuis quelque temps.
06:17Mais ce qu'ils retiennent, c'est qu'ils sont inquiets pour le pays.
06:20Est-ce qu'on aura un budget pour la France ?
06:22La partie recette du budget a été votée.
06:25198 voix contre 105.
06:26C'est une victoire pour l'Assemblée nationale.
06:28Mais est-ce qu'on va avoir un budget au final ?
06:30Moi, je suis venu pour dire la vérité.
06:32J'ai avec moi le courrier du directeur de la Sécurité sociale
06:36qui dit qu'avec l'absence de loi de financement,
06:39une absence de loi de financement conduirait à une dégradation
06:42des comptes de la Sécurité sociale
06:43avec un déficit prévisionnel au-delà de 30 milliards d'euros.
06:47Donc moi, la raison pour laquelle je vais voter...
06:48Alors qu'on vise un déficit à 20.
06:49C'est-à-dire que s'il n'y a pas de vote,
06:51il y aura 30 milliards de déficit,
06:53alors que déjà, on vise un déficit.
06:54Si tout se passe bien, on sera à 20 milliards.
06:56Moi, j'alerte tous ceux qui nous écoutent et qui nous regardent
06:58que si votre député ne vote pas le projet de loi de financement
07:02de la Sécurité sociale,
07:03le déficit de la Sécurité sociale sera de 30 milliards d'euros.
07:07Donc je crois que c'est notre devoir d'adopter ce projet de loi de financement
07:12et je vais être très franc avec vous,
07:14je dénonce l'hypocrisie absolue de ceux qui nous entourent.
07:17Les mêmes Rassemblements nationaux en tête
07:20qui suspend la réforme des retraites
07:23sont les mêmes ensuite qui refusent de voter les recettes
07:26pour financer ce trou.
07:28Vous avez un parti, honnêtement,
07:29il faut quand même avoir le cuir solide d'expliquer
07:33qu'on peut suspendre la réforme des retraites aux Français
07:35et ensuite refuser de voter les crédits
07:38pour financer cette suspension.
07:39Il est urgent d'adopter le projet de loi de financement
07:42de la Sécurité sociale.
07:43Vous ne votez pas de baisse de dépense publique,
07:46notamment en lien avec l'immigration.
07:47Mais enfin, pardon,
07:50le RN dénonce la hausse de la dépense publique,
07:52mais le RN adopte la suspension de la réforme des retraites
07:56qui coûte rien que c'est des 400 millions d'euros.
07:59Et tout le monde sait,
08:01tous ceux qui nous regardent savent
08:03qu'on a un sujet de financement de nos retraites.
08:06Et la solution que trouve le Rassemblement national,
08:08c'est de suspendre la réforme des retraites
08:10et de refuser de voter des recettes
08:11pour financer ce trou.
08:12C'est de l'inconséquence totale que je dénonce.
08:17Ce document relate que sans financement
08:20du projet de financement de la Sécurité sociale,
08:21dès 2026, on a un trou béant.
08:25Je refuse cette solution.
08:27Et donc, en responsabilité,
08:29même s'il est imparfait,
08:30je voterai le projet de financement de la Sécurité sociale.
08:33Charles Rodouel,
08:35est-ce que Sébastien Lecornu doit revenir
08:37sur sa promesse de ne pas utiliser le 49.3 ?
08:40Je ne crois pas.
08:41Je crois que Sébastien Lecornu
08:42comprend parfaitement le moment dans lequel on est.
08:44Nos institutions n'ont pas été prévues
08:46pour une démocratie parlementaire.
08:48Et pourtant, nous y sommes
08:49avec un éclatement de l'Assemblée nationale.
08:52Et surtout, moi, ce que je trouve formidable
08:53avec le renoncement du 49.3,
08:56c'est que ça responsabilise chaque parti.
08:58C'est-à-dire que les partis politiques
08:59ne pourront pas se planquer derrière le 49.3
09:01pour ne pas assumer leurs inconséquences.
09:04Je reviens par dans mon exemple.
09:06J'appuie dessus,
09:06mais je comprends que ça puisse faire mal.
09:08Mais je le dénonce.
09:09Vous avez un parti, le RN,
09:11qui refuse d'admettre qu'on a un problème
09:14avec les retraites,
09:15qui suspend la réforme des retraites
09:17et qui refuse de voter les moyens de la financer.
09:21C'est une hypocrisie absolue.
09:24Renoncer au 49.3 permet de responsabiliser
09:26chaque parti politique lors du budget.
09:29Charles Rodouel, je voulais vous parler également
09:30de l'Algérie.
09:32On ne peut s'empêcher de penser
09:33à notre confrère, le journaliste,
09:35enfin à mon confrère en tout cas,
09:37le journaliste Christophe Gleiz,
09:38détenu arbitrairement dans les geôles algériennes
09:40depuis plus d'un an et demi.
09:41La Cour d'appel a confirmé
09:43la peine de 7 ans d'emprisonnement
09:44pour apologie du terrorisme.
09:47Quelle attitude la France doit-elle adopter
09:48vis-à-vis d'Alger
09:49pour espérer au plus vite sa libération ?
09:53Plutôt la discrétion ou le bras de fer ?
09:54La fermeté.
09:56On n'a pas d'autre choix que celui-ci.
09:58Je souligne déjà une chose.
09:59Et on est assez ferme ?
10:00Je suis infiniment heureux
10:02de voir Boalem Sansal libéré.
10:04Je me suis rendu à leur invitation,
10:06à l'invitation du comité de soutien
10:08à Boalem Sansal,
10:08à l'invitation, à la soirée de son retour.
10:12Je reconnais le travail extraordinaire
10:14qu'ont mené Noël Lenoir,
10:16qu'a mené Xavier Driancourt,
10:17qu'a mené Arnaud Benedetti,
10:18qu'a mené Jean-Michel Blanquer
10:19pour soutenir coûte que coûte sa libération.
10:22Il est libéré.
10:23Maintenant, on a un homme,
10:24Christophe Gleiz,
10:25journaliste notamment de Sofout,
10:27qui est enfermé
10:28et qui est condamné
10:29dans les geôles algériennes
10:30pour des faits qui sont absolument mensongers.
10:33La libération de Christophe Gleiz
10:36doit être la première étape
10:37à toute négociation
10:39entre la France et l'Algérie.
10:41Et j'ai confiance,
10:42je vais vous dire,
10:42j'ai confiance en Laurent Nunez.
10:44J'en ai échangé avec lui
10:45parmi les autres membres de l'exécutif.
10:48C'est un homme qui va appliquer
10:49une politique de grande fermeté
10:50vis-à-vis de l'Algérie.
10:52La libération de Christophe Gleiz
10:53doit être la première étape
10:55à toute négociation
10:56avec le régime algérien.
10:58Là, Laurent Nunez,
10:59justement,
11:00le ministre de l'Intérieur,
11:01confirme son souhait
11:02d'aller en Algérie.
11:03Il a raison d'y aller,
11:04alors que Christophe Gleiz
11:05est encore en prison ?
11:06Tout dépend de ce qu'il dit
11:07au régime algérien.
11:08S'il dit au régime algérien,
11:09un,
11:09j'échange avec vous pour,
11:11un,
11:11demander avant toute négociation
11:13la libération de Christophe Gleiz
11:14et deux,
11:15la dénonciation des accords de 68.
11:17Vous savez que j'ai une différence
11:17avec le gouvernement sur ce sujet.
11:19Le gouvernement souhaite
11:20renégocier les accords de 68.
11:22La position de mon groupe
11:23et de moi-même,
11:24c'est de dénoncer
11:25les accords de 68
11:26et de prévoir
11:26un cadre juridique alternatif
11:29pour normaliser
11:30la relation entre nos deux pays.
11:31Tout dépend du contenu
11:33de la discussion
11:34avec le régime algérien
11:35qu'il aura.
11:36Si, en tout cas,
11:37la première de ces conditions,
11:38c'est la libération
11:38de Christophe Gleiz,
11:39honnêtement,
11:40c'est plutôt positif
11:41qu'il ait porté ce message.
11:42Je voulais vous parler
11:43d'immigration également.
11:44Vous avez déposé
11:45une proposition de loi
11:46destinée à allonger
11:47la durée de rétention
11:48dans les CRAS,
11:48dans les centres de rétention
11:49administratifs
11:50pour les délinquants
11:51et criminels étrangers.
11:53Votre loi a été validée
11:54par le Conseil d'État.
11:55Elle passera en janvier
11:57à l'Assemblée nationale ?
11:58Elle est en tout cas inscrite
11:59à l'agenda de la Commission des lois
12:01pour passer, effectivement,
12:03lors de la première quinzaine
12:04de janvier.
12:05J'en suis très heureux
12:06parce que c'est une proposition
12:07de loi,
12:07et je les remercie,
12:08qui est désormais cocinée
12:09par plus de 150 députés
12:11qui vont de Gabriel Attal
12:13à Laurent Wauquiez.
12:13Je rappelle que c'est
12:14une proposition que je porte
12:15avec Michel Barnier
12:16qui vise à une chose,
12:19suivre toute personne
12:21susceptible d'être radicalisée
12:23et atteinte de troubles psychiatriques
12:25et retenir,
12:26retenir plus longtemps,
12:28pardonnez-moi,
12:28enfermée,
12:29toute personne sous OQTF
12:31qui est criminelle
12:32et délinquante étranger
12:33que nous enfermons
12:34plus longtemps
12:34avant d'assurer leur expulsion
12:36pour assurer la sécurité
12:37des Français.
12:39Vous savez le drame
12:39qui est arrivé à la famille
12:40de Philippines,
12:41qui habite ma circonscription,
12:42vous savez le drame
12:43qui est arrivé aux familles
12:44de Lola,
12:45la famille de Morane,
12:47de Laura,
12:48à la gare de Marseille-Saint-Charles
12:50il y a maintenant
12:50quelques années.
12:51Toutes ces familles
12:52pourront désormais être protégées
12:54grâce à cette proposition de loi.
12:55C'est le premier volet
12:57du tournant sécuritaire
12:59et migratoire
13:00que nous devons assurer
13:01pour la sécurité des Français
13:02et j'espère que cette proposition de loi
13:04sera adoptée
13:05avec la plus grande majorité possible.
13:07Charles Rodouel,
13:08vous avez cité Gabriel Attal,
13:10il a dit
13:10le en même temps
13:11en matière de sécurité,
13:13ça ne marche pas,
13:14ça ne fonctionne pas.
13:15Il l'a dit sur CNews
13:16avec Laurence Ferrari
13:17et Sonia Mabrouk.
13:19Qu'est-ce que vous en dites ?
13:19Vous confirmez,
13:20le en même temps,
13:21vous êtes planté.
13:22Je veux dire les choses
13:24assez simplement.
13:26Pour sauver la France,
13:27pour sauver son école,
13:29pour sauver ses services publics,
13:30pour sauver son économie,
13:32nous n'avons pas d'autre choix
13:33que de réduire l'immigration.
13:35Et que de la réduire
13:36en adoptant une politique
13:37assez simple,
13:38c'est l'immigration choisie,
13:40massivement réduite,
13:40fondée uniquement sur le travail
13:41pour répondre aux besoins
13:42des Français.
13:44Oui, sur cette question,
13:45il y a eu une forme
13:46d'en même temps
13:47ces dernières années.
13:48Cela fait deux ans
13:49que je défends un bilan
13:50dont je suis fier
13:51en matière économique,
13:52en matière européenne,
13:55l'Europe de la défense,
13:56l'Europe industrielle
13:57face aux grands défis
13:57de ce monde.
13:58Cela fait deux ans aussi
13:59que j'appelle
14:00à une forme
14:01de virage idéologique,
14:03notamment sur les questions
14:04sécuritaires et migratoires.
14:06Et donc ce matin,
14:06je me réjouis de deux choses
14:07aux mains des arbres.
14:09Première des choses,
14:09je me réjouis
14:10de la révolution pénale
14:11qui est en train
14:12de mener Gérald Darmanin
14:12à la tête de son ministère
14:14sur le narcotrafic
14:15et sur les prisons,
14:17la révolution carcérale.
14:18Il nous faut maintenant,
14:19c'est le deuxième point,
14:20une révolution
14:21sur notre politique migratoire.
14:24C'est ce que Gabriel Attal
14:25a annoncé,
14:25ne serait-ce que sur CNews
14:26la semaine dernière,
14:28en opérant un virage
14:29idéologique bienvenu,
14:31fondamental sur ces questions-là,
14:33parce que ces questions,
14:35notamment la question migratoire,
14:36ne peuvent pas souffrir
14:38d'un en même temps.
14:39L'immigration réduite,
14:40l'immigration choisie,
14:42fondée sur le travail,
14:43et avec cela,
14:44en corollaire,
14:45nous assumons
14:46de vouloir assécher
14:47toutes les eaux de voies
14:48d'immigration,
14:49l'immigration familiale,
14:51l'immigration pour soins
14:52et la refonte du droit d'asile
14:54pour réduire l'immigration
14:55irrégulière.
14:56Une dernière question,
14:57Charles Rodouel,
14:58sur l'Eurovision,
14:59boycottée par plusieurs pays
15:00car Israël a été maintenu
15:01dans la liste des pays participants.
15:03Arnaud Clarsfeld fait un parallèle
15:04avec les nazis
15:05dont les lois interdisaient aux Juifs
15:06de jouer dans les orchestres,
15:08par exemple.
15:08Comment est-ce que vous percevez
15:09cette montée de l'antisémitisme
15:10en Europe ?
15:11La dernière fois
15:12que des pays européens
15:14ou des chanteurs européens
15:16ou des hommes politiques européens
15:18ont boycotté des événements
15:20parce qu'il y avait des Juifs
15:21qui y participaient,
15:23c'était dans les années 30.
15:25Je ne souhaite pas
15:25que l'Europe revienne
15:26à ces années-là.
15:28L'antisémitisme est un racisme
15:30et l'antisémitisme,
15:32au-delà de l'horreur
15:32qu'il représente lui-même,
15:34est souvent le précurseur
15:35de bien d'autres horreurs.
15:37Regardons les leçons
15:38que nous apporte l'histoire,
15:39ne cédons pas à la haine
15:41et c'est la raison
15:42pour laquelle j'apporte
15:43tout mon soutien
15:44aux chanteurs israéliens
15:45qui est aujourd'hui
15:46pointé du doigt
15:48lors de cette session
15:49de l'Eurovision.
15:50La France,
15:51évidemment,
15:51s'honneure de maintenir
15:52sa participation,
15:53c'est la moindre des choses
15:53et cette édition
15:55devra avoir lieu
15:55malgré ce boycott inacceptable
15:57de plusieurs pays européens.
16:00Merci beaucoup,
16:01Charles Rodouel,
16:01député ensemble
16:03des Yvelines
16:04d'être venu ce matin
16:04sur le plateau de CNews
16:06et dans le studio d'Europe.
16:08Merci à vous,
16:08bonne journée à l'heure.
16:08Merci à vous.
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