- il y a 8 mois
Conférence de presse de l’AJP : M. Hervé Marseille, président du groupe Union centriste du Sénat, sénateur des Hauts-de-Seine
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00:14:03Ce sont des journalistes parlementaires. Quelques mots avant de commencer pour vous rappeler que notre rencontre est retransmise sur le portail vidéo Internet de l'Assemblée nationale,
00:14:12qu'un live tweet est assuré sur le compte de la JP par notre ami Stanislas Noyer.
00:14:19Évidemment, on va parler avec vous du projet de loi de finances qui est actuellement en cours d'examen au Sénat et du projet de loi de financement de la sécurité sociale qui, lui, est revenu à l'Assemblée nationale.
00:14:30On parlera aussi sans doute de sujets comme la labellisation des médias qui a fait polémique ces derniers jours, des municipales sans doute.
00:14:38Mais pour commencer, je laisse la parole à Chantal Didier justement pour une question sur les sur les budgets.
00:14:43Oui, bonjour, Monsieur le Président. La discussion budgétaire s'apparente maintenant à feuilleton avec des rebondissements.
00:14:51Le dernier en date étant bien sûr la prise de position d'Edouard Philippe.
00:14:56Bon, finalement, pensez-vous que nous aurons un budget et qu'il y a vraiment une volonté d'aboutir de la part de tous les groupes, à la fois à l'Assemblée et au Sénat ?
00:15:07C'est beaucoup.
00:15:08Bonjour à toutes et à tous et puis merci d'abord de votre invitation.
00:15:18Bon, maintenant, on est moins dans la science politique que dans l'art devinatoire, la psychologie.
00:15:27Voilà, il y a toute forme de science qui qui entoure la situation depuis déjà bien des semaines.
00:15:36Alors, je crois qu'on arrive effectivement un peu au bout, pas loin du bout de la discussion budgétaire.
00:15:43Et donc, forcément, il y a des tensions.
00:15:44Alors, je crois que dans ce qu'on appelle toujours le socle, parce qu'il n'y a pas d'autre mot, on n'en a pas trouvé d'autre.
00:15:57C'est un mot un peu barbare.
00:15:58Alors, il y a quand même une petite exaspération, bien sûr à l'Assemblée, mais même aussi au Sénat, du fait que le gouvernement et le Premier ministre avaient un tropisme tout particulier vers les socialistes
00:16:16et pour, j'allais dire, veiller à trouver des solutions avec eux, ce qui, au bout d'un moment, énervait quand même en disant et nous, là dedans, on fait quoi?
00:16:35Et donc, à un moment donné, je pense qu'il y a le fait.
00:16:39C'est pas nouveau.
00:16:39Je ne sais pas, je l'avais déjà dit au moment de la déclaration de politique générale au Sénat, en disant que c'est légitime qu'on discute avec les socialistes et la gauche, non, et les filles,
00:16:53pour essayer de trouver des solutions puisqu'il n'y a pas de majorité.
00:16:55Donc, c'est une évidence.
00:16:57Après, quand on essaie de trouver des compromis, il faut aussi que ça soit bilatéral, que ça ne soit pas unilatéral.
00:17:04Or, on a souvent eu le sentiment que le gouvernement se réveillait le matin en disant, comme dans les vieux films, qu'est-ce qu'on peut faire pour vous obliger?
00:17:16Et donc, voilà, il y a eu beaucoup de concessions.
00:17:20Et maintenant qu'on est un peu vers la fin de la procédure, il y a la volonté de dire bon, maintenant, ça ne peut pas être que des impôts, pas assez d'économie, etc.
00:17:35Alors, comment ça peut se terminer?
00:17:39Évidemment, je ne serais pas présomptueux en annonçant comment ça va finir.
00:17:46Quelque chose me dit qu'on va finir par trouver des solutions.
00:17:48Je ne sais pas comment, mais quelque chose me dit qu'on va finir par trouver des solutions parce que s'il n'y a pas de PLFSS, il n'y a plus rien.
00:17:58Et j'ai le sentiment, mais ça n'engage que moi, que tout le monde est un peu fatigué de toutes ces pales inaudites depuis des semaines et des mois.
00:18:05Et que l'idée qui laisse supposer que si on allait vers une loi spéciale, finalement, bon, ben voilà, ça réglerait un certain nombre de choses.
00:18:15Et cette idée là, elle est fausse parce que la loi spéciale, ça veut dire qu'on part du budget 2025 dans lequel il y a beaucoup d'absence de choses indispensables.
00:18:26Il n'y a même pas de quoi financer les élections municipales puisque c'est le budget 2025.
00:18:31Et donc, personne n'a envie de revenir en janvier, février pendant les voeux et les municipales pour discuter du budget 2026 avec plus de 10 milliards, enfin entre 10 et 15 milliards de coûts supplémentaires pour l'État.
00:18:46Donc, je veux dire, cette idée là, elle justifie à elle seule le fait que je pense qu'il y a quand même beaucoup de parlementaires qui veulent, au delà des prises de position, trouver des solutions.
00:19:01Parce que finir l'année et dire aux Français, bon, après tout ça, il n'y a pas de budget et on va recommencer l'année prochaine.
00:19:10Et les socialistes au milieu du guet, à qui on va dire tout ça pour ça.
00:19:16Donc, je n'ose pas imaginer que ça puisse finir de cette façon là.
00:19:20Je n'en sais rien.
00:19:22Mais intuitivement, je me dis qu'à un moment donné, il y aura quand même une prise de conscience des uns et des autres pour trouver les solutions.
00:19:29D'ailleurs, tout le monde y travaille.
00:19:31Mais est ce que ça veut dire, par exemple, que vous considérez que sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ça peut se finir par un vote en bonne et due forme.
00:19:39La commission mixte paritaire Assemblée-Sénat a échoué sur le PLFSS.
00:19:46En quel cas, on verra ce que sera le vote éventuel la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.
00:19:53À ce stade-là, on imagine mal un vote conforme du Sénat.
00:19:56Ça veut dire que ça reviendrait en lecture définitive à l'Assemblée.
00:19:59Ou est-ce qu'on voit ressurgir le débat sur le 49-3 ?
00:20:03Bruno Retailleau qui dit qu'il faut l'assumer.
00:20:04Le gouvernement qui dit encore ce matin, par la voie de Maud Bréjon, non, on n'utilisera pas le 49-3 pour faire passer les textes budgétaires.
00:20:14Est-ce qu'à un moment donné, on a un atterrissage politique ou une solution politico-technique pour essayer d'aboutir à autre chose que cette loi spéciale dont vous parlez,
00:20:24et qui ne fait que renvoyer finalement le sujet au début de l'année prochaine ?
00:20:29De toute façon, toutes les solutions sont techniques, d'une façon ou d'une autre.
00:20:33Mais elles sont sous-tendues par des accords politiques.
00:20:37Après, tout le monde joue à se faire peur.
00:20:41Je pense que pour ce qui est du PLFSS, c'est dans les mains de l'Assemblée nationale,
00:20:46puisque quand ça reviendra au Sénat, il y a des chances pour qu'il y ait une question préalable et que ça reparte immédiatement à l'Assemblée nationale.
00:20:55Donc c'est l'Assemblée qui a les clés.
00:20:57Et si par hypothèse, ça allait bien, ce que j'espère, pour le PLF, on pourrait peut-être trouver un accord en CMP.
00:21:11En CMP, en tous les cas, je pense qu'il y a encore une fois, même si ce n'est pas exprimé de cette façon-là, une volonté de trouver des solutions.
00:21:22Vous parliez tout à l'heure du positionnement des différents groupes.
00:21:29On a aussi l'impression qu'il y a pu y avoir d'une certaine façon aussi un rapport de force entre les deux chambres du Parlement,
00:21:37Assemblée nationale sans majorité, Sénat où il y a une majorité avec une volonté, on l'a vu sur le PLFSS, d'imprimer sa marque, en quelque sorte,
00:21:46notamment, mais pas seulement sur la question de la suspension de la réforme des retraites.
00:21:52On a l'impression qu'il y a eu une forme de jeu de rôle un peu de part et d'autre.
00:21:57On se trompe ou est-ce que c'était nécessaire pour marquer un certain nombre de débats ?
00:22:00D'abord, effectivement, il y a des postures. C'est évident, dans tous les groupes, il y a une posture.
00:22:06Donc c'est comme ça. Maintenant, au Sénat, on a la chance d'avoir une majorité.
00:22:12La majorité, elle est même encore plus large, puisque à partir du noyau majoritaire entre les Républicains et le groupe Union Centriste,
00:22:21il y a maintenant le groupe de François Patria et RDPI et celui de Claude Maluré.
00:22:29Donc on a une majorité très large. Et tout le monde travaille collectivement depuis des mois sur le budget, le budget social et le PLF.
00:22:39Donc il n'y a pas eu de surprise. Je veux dire, nous, on a déroulé ce qui avait été prévu.
00:22:45Les retraites, les fondamentaux n'ont pas changé. La réforme des retraites, elle a été conclue en finale au Sénat.
00:22:55Et au départ, ça partait d'un amendement qui était l'amendement Savary, qui était voté tous les ans au Sénat et qui a servi de base à la réforme.
00:23:07Donc ça n'a pas changé. Les fondamentaux n'ont pas changé. La démographie, elle n'a pas changé.
00:23:13Et donc, je veux dire, on a confirmé ce qui était la position du Sénat depuis longtemps.
00:23:20Et le Sénat, il a diminué les impositions qui avaient été créées à l'Assemblée nationale,
00:23:26parce que la majorité sénatoriale, elle était hostile à ces prélèvements.
00:23:31Et on a cherché à faire davantage d'économies, ce qui était là aussi dans les thèmes habituels de la majorité sénatoriale.
00:23:42Bon, après, tout ça a été nettoyé vite fait, bien fait à l'Assemblée nationale.
00:23:48Bon, c'est comme ça.
00:23:50Mais est-ce que vous comprenez, vous vous assumez que pour certains, en tout cas, à l'Assemblée nationale et au Sénat,
00:23:56la suspension de la réforme des retraits soit une forme de casus belli au risque de ne pas pouvoir avoir un vote positif sur l'ensemble du texte,
00:24:04alors que, bon, finalement, on comprend bien que ça renvoie surtout, là encore, le sujet, pour le coup, pas au début de l'année prochaine,
00:24:11mais à 2027, avec les Français qui, sur ce sujet-là, et bien d'autres, seront amenés à voter en fonction du programme des différents candidats.
00:24:20Et on avait vu, au moment du premier vote à l'Assemblée, que les marchés n'avaient pas si mal réagi à cette suspension,
00:24:28sous réserve que ça permette, finalement, d'avoir des budgets en bonne et due forme.
00:24:33Oui, bon, voilà, c'était un totem que les socialistes, en particulier, voulaient décrocher.
00:24:40Bon, c'est comme ça, on en prend acte.
00:24:42On n'est pas d'accord, mais on en prend acte, parce que c'est un principe de réalité.
00:24:45Je veux dire, voilà, mais quand vous regardez les intentions des Français,
00:24:51le problème des retraites, il ne figure pas en pole position des préoccupations des Français,
00:24:59qui sont surtout la santé, la sécurité, etc.
00:25:02C'était le sixième ou septième item, les retraites, on n'en parlait plus.
00:25:06Bon, le groupe socialiste en a fait un sujet fondamental et important,
00:25:15bon, c'est comme ça.
00:25:16Et donc, nous, nous y étions hostiles, parce qu'en fait, il n'y avait pas non plus d'alternative.
00:25:24C'est-à-dire, c'était le leitmotiv, il faut abroger, on est sympa, on ne parle plus d'abrogation,
00:25:31on va parler de suspension, ce qui est assez bidon, parce qu'en fait, tout le monde sait que c'est abrogé.
00:25:36Et donc, à partir de là, ça veut dire que ce n'est pas non plus pour deux ou trois ans,
00:25:40ça va être pour davantage, ça va coûter beaucoup plus cher que prévu,
00:25:43parce que celui ou celle qui sera élu président de la République,
00:25:47il ne va pas se précipiter dans le quart d'heure qui suit pour faire voter un texte sur les retraites.
00:25:52Et on n'a pas vu d'alternative.
00:25:54On a dit, on suspend la réforme des retraites, mais il n'y avait pas d'alternative.
00:25:59C'était de dire, on suspend point et on reporte le débat à plus tard.
00:26:03Bon, très bien.
00:26:04Et ce qui veut dire que cette année, l'année prochaine, 27 et 28, au moins,
00:26:12le problème sera pendant.
00:26:14Le problème sera pendant.
00:26:15Et il faudra financer.
00:26:17Et il faudra financer.
00:26:18Bon.
00:26:18Donc, c'est comme ça.
00:26:23Frédéric.
00:26:24Frédéric Delpech pour LCI TF1.
00:26:26Donc, vous nous évoquez à l'instant la question de la réforme des retraites.
00:26:29Il y a aussi un autre point de crispation composé sur la table ces derniers jours.
00:26:33Et Laurent Wauquiez et Édouard Philippe, c'est la hausse de la CSG sur le patrimoine que vous aviez supprimé au Sénat.
00:26:39D'abord, première question, est-ce que pour vous, ces prises de position d'Édouard Philippe et Laurent Wauquiez sont légitimes ?
00:26:46Ou est-ce que vous considérez qu'ils compliquent la tâche du gouvernement ?
00:26:49Et puis, vous évoquiez des solutions possibles.
00:26:51Alors, quelle est la sortie possible sur cette question de la hausse de la CSG du patrimoine ?
00:26:59Sur le fait, on en a parlé au début de la conversation.
00:27:03C'est le fait qu'il y a une remontée de tous ceux qui finissent par trouver que les demandes du Parti socialiste sont excessives.
00:27:14On ne peut pas multiplier les prélèvements et les impôts.
00:27:17C'est ce que dit Édouard Philippe.
00:27:19Comme il l'a dit clairement, bon, après, il y a l'effet domino.
00:27:23Grouper l'air, évidemment, dans la roue, ne va pas dire le contraire.
00:27:28Donc, on est maintenant dans un moment de tension que le gouvernement doit gérer.
00:27:35Bon, c'est vrai, mais vous oubliez qu'il y a l'IFI, il y a les holdings, il y a la contribution sur les super profits, etc.
00:27:45Enfin, il n'y a quand même, il n'y a pas que le problème de la CSG.
00:27:50C'est pour ça que nous, au Sénat, on avait supprimé cette CSG sur le capital.
00:27:58Et qui touche quand même beaucoup de gens, y compris dans les classes moyennes, avec les assurances-vie, avec tout un tas d'assujettissements.
00:28:09Donc, parce qu'il faut voir l'affaire au global.
00:28:12Et ça sera sûrement le cas, pour ce qui est du PLF, dans la CMP.
00:28:21Et je pense qu'il y a des compromis qu'on peut trouver, mais il faut voir la colonne plus et la colonne moins.
00:28:27On ne peut pas prendre la CSG uniquement, et puis après prendre l'IFI, puis après prendre les holdings, puis après prendre je ne sais pas trop quoi.
00:28:33Juste avant de passer la parole à Nicolas, justement, sur cet équilibre entre fiscalité, disent les uns, justice fiscale, disent les autres, et réduction des déficits.
00:28:46Vous pensez qu'en CMP, il est possible d'aboutir à un compromis sur ces sujets-là ?
00:28:52En matière de réduction des déficits notamment, quel vous semble être l'objectif acceptable ?
00:28:58On partait de 40 milliards, aujourd'hui on est plutôt à 30.
00:29:01Effectivement, on n'en parlait plus, on n'en parlait plus, de plus.
00:29:06François Bayrou avait fondé son expression politique depuis le 15 juillet sur la trajectoire et sur la nécessité d'appréhender le déficit.
00:29:18Et puis après on n'en a plus du tout parlé, on ne parlait que des dépenses, et quand on crée des impôts nouveaux pour avoir des dépenses nouvelles,
00:29:27je veux dire, c'est une politique du chadoc.
00:29:29Donc à partir de là, il faut quand même se souvenir qu'on est toujours très endetté, qu'il y a une trajectoire qui est supposée atterrir en 2029 à 3%.
00:29:40Là on est à 4, j'imagine autour de 4-8 par là.
00:29:46Si vous faites une loi spéciale, vous êtes à 5 et des poussières.
00:29:49Je veux dire à Dieubert, là on passe le mur du son, on l'oublie, mais voilà.
00:29:56Donc il faut quand même en tournir compte, parce que vous parlez des marchés, oui d'accord, mais à un moment donné, tout ça ne va quand même pas tenir, tout ça va imploser.
00:30:08Donc on ne peut pas toujours reporter aux années suivantes, parce qu'il y a l'effort à faire également pour la défense, parce que ça aussi on en parle comme ça de façon évasive,
00:30:20en disant, tiens au fait, il faudra quand même donner 5 ou 6 milliards pour la défense.
00:30:26Bon, il va falloir les trouver quand même.
00:30:28Et donc c'est pour ça que c'est indispensable d'essayer de tenir, autant que cela puisse se faire, la trajectoire quand même qu'on s'était fixé.
00:30:38Puisque ça devait être 2027, c'est Michel Barnier qui avait repoussé l'échéance à 2029.
00:30:46Bon, maintenant, je ne sais pas jusqu'où on peut repousser.
00:30:51Nicolas.
00:30:52Oui, si vous le permettez, une parenthèse dans cet exercice d'art divinatoire budgétaire, c'est quand même périlleux, mais une question d'actualité.
00:31:01Donc le groupe Bolloré a réussi, grâce à sa puissance de feu, à rassembler pour la première fois toutes les droites, Extrême, LR, Marine Le Pen, tout ça,
00:31:12contre un projet supposé du président de la République de délivrer des labels étatiques de l'information, de créer même, prétendent-ils, un ministère de la vérité,
00:31:21ce qui ne correspondait pas exactement aux propos tenus par le président, qui crie à la fausse information.
00:31:26On rappelle que c'est aux journalistes de faire le ménage pour une tâche.
00:31:29Donc je voulais savoir ce que vous pensiez de cette polémique.
00:31:34Vous avez tout dit. Je veux dire, le président s'est exprimé sur le sujet.
00:31:40Il a tendance à s'exprimer sur beaucoup de sujets.
00:31:43Alors évidemment, il sert de punching ball ensuite à partir du moment où c'est lui qui s'exprime.
00:31:50Bon, mais ce qu'il a dit, effectivement, n'était pas et c'est pas ce qu'on lui a reproché, parce qu'il y a eu une politisation excessive de la part,
00:32:01effectivement, d'un certain nombre de partis et de groupes de droite et de la presse qui l'accompagnait.
00:32:08Bon, moi, je pense que sur ces sujets, il y a, comment dire, comme vous l'avez souligné, c'est à la profession de s'organiser
00:32:21et de délivrer les labels ou les validations qui vont avec.
00:32:27On a découvert qu'il y avait le GTI, etc., qui est une norme qui est attribuée à déjà beaucoup de médias.
00:32:39Et donc, voilà, il y a peut-être à poursuivre les travaux de...
00:32:46Il y avait eu les états généraux de l'information qui avait donné lieu à un certain nombre de pistes.
00:32:52Après, il faudrait peut-être, comme souvent en France, on lance des trucs et puis après, on met ça dans l'armoire.
00:32:57On ne sait plus ce que c'est devenu.
00:32:59Bon, il y a peut-être à reprendre ces travaux-là, mais c'est à la profession.
00:33:02Je veux dire, dans toutes les professions, il y a une régulation qui se fait par la profession elle-même,
00:33:07par les ordres, par... Je ne sais pas, chez les médecins, c'est l'ordre des médecins,
00:33:12il y a l'ordre des pharmaciens, etc., il y a des normes.
00:33:15Bon, ça n'oblige à rien, simplement ça donne une crédibilité, une assurance à ceux qui consomment.
00:33:22Et l'information est consommée tous les jours par les gens.
00:33:26Et donc, ça ne veut pas dire que ça empêche de regarder.
00:33:31En l'occurrence, si on fait allusion à CNews ou à des médias de cette nature,
00:33:38bon, c'est comme le Nutri-Score, vous l'avez sur les emballages, ça ne vous empêche pas de manger malgré tout.
00:33:45Voilà, vous êtes prévenus, on vous dit, il faut faire gaffe parce que là, il y a beaucoup de sucre,
00:33:51beaucoup de gras, enfin voilà.
00:33:52Celui qui aime ça, il prend quand même.
00:33:55Bon, donc, c'est à la... Les normes qui peuvent apporter une précision, une information, entre guillemets,
00:34:03aux consommateurs, bon, c'est la profession qui peut l'attribuer.
00:34:07C'est le fait que ce soit le président qui ait lancé le débat, effectivement, a donné une coloration,
00:34:13il ne fallait pas s'attendre à autre chose.
00:34:15Bon, donc, mais c'est à la profession de s'en saisir.
00:34:19Avec un sujet qui, lui, est compliqué, c'est les réseaux sociaux.
00:34:25Parce que ça, pour maîtriser, personne ne sait.
00:34:27D'ailleurs, on est très en retard au niveau français sur tous ces sujets-là.
00:34:33L'Arcom, il y a des gars avec des blouses grises et des crayons qui font des statistiques
00:34:39pour savoir le nombre de personnes de telles tendances qui parlent sur les radios télé.
00:34:46Bon, voilà, je veux dire, on peut moderniser tout ça.
00:34:49Parce qu'en plus, ils ne sont pas concernés les réseaux sociaux.
00:34:53En matière politique, on est très en retard et il faudra avoir un jour une réflexion rapide pour les élections.
00:35:02Comment on fait pour... Parce qu'on vous met toutes sortes de règles.
00:35:06Vous n'avez pas le droit de parler tant de jours avant.
00:35:09Tout ça est complètement dépassé.
00:35:11Parce qu'avec les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle,
00:35:14vous pouvez tronquer les voix, les images, etc.
00:35:18Comment on fait si on vous fait une vidéo deux jours avant les présidentielles
00:35:23en mettant un candidat susceptible de gagner dans la dernière ligne droite
00:35:29où on lui fait dire ou faire des choses abominables qu'il décrédibilise
00:35:38quelques jours avant le tour fatal de l'élection ?
00:35:42On fait comment ? On écrit à l'Arcom, on téléphone chez Google.
00:35:49Pour autant qu'ils aient un numéro de téléphone parce qu'on n'arrive jamais à les joindre.
00:35:53Bon, donc c'est un vrai sujet. Je pense que c'est un sujet français, c'est un sujet européen.
00:35:59Et on voit bien la difficulté. Dès qu'on touche aux GAFAM, vous avez les Etats-Unis
00:36:03qui sortent immédiatement les droits de donne.
00:36:07Stéphanie.
00:36:08Oui, bonjour. Stéphanie Lerouge de l'AFP.
00:36:11Je voudrais revenir sur le 49.3 et le budget.
00:36:14puisque le PLFSS a des chances de dérailler dès demain si le vote sur les recettes est négatif.
00:36:27Une solution assez simple, finalement, ce serait quand même que Sébastien Lecornu dégaine le 49.3
00:36:32puisqu'il est à peu près certain que ni Horizon, ni LR, ni l'EPS ne le censureront.
00:36:36Donc, est-ce qu'il ne doit pas, à un moment, donner le point à Edouard Philippe et faire ce 49.3 ?
00:36:45Oui, c'est le 49.3. D'ailleurs, c'est l'ancien président François Hollande qui l'a dit il y a quelques jours.
00:36:52Ça fait partie des dispositifs prévus par la Constitution.
00:36:57Après, en vrai, les socialistes sont autopiégés en disant au départ, on ne veut pas du 49.3.
00:37:06Quand ça a été fait, le Premier ministre, habilement, a dit
00:37:11« Ok, vous ne voulez pas de 49.3, on n'utilisera pas le 49.3 ».
00:37:16Et à la limite, on pouvait entendre que dans cette situation compliquée, sans majorité,
00:37:24le fait de laisser l'Assemblée discuter, ce n'était pas une mauvaise chose.
00:37:28On a vu quand même que ce n'était pas évident, parce qu'il y a des majorités de circonstances tous les jours qui se constituent,
00:37:36et qui peuvent faire adopter parfois des textes discutables ou excessifs.
00:37:46Bon, mais à l'arrivée, compte tenu des complications,
00:37:51que le Premier ministre dise « Bon, maintenant qu'on a fini le débat et qu'il est compliqué de trouver une conclusion,
00:37:59j'utilise le 49.3 », moi, ça ne me choquerait pas.
00:38:02Et je connais beaucoup de gens qui se diraient « Ouf ! » parce que ça fait partie des solutions.
00:38:10C'est dans la Constitution. Il a dit « Je ne l'utilise pas ».
00:38:13Maintenant, pour conclure, s'il dit « Je vais accompagner la fin parce que je vois bien que vous avez du mal à trouver la solution vous-même »,
00:38:21« Bon, ben, voilà, c'est comme ça ».
00:38:23Et puis, les postures reprendront.
00:38:25Les uns diront « Il avait dit qu'il ne le ferait pas ».
00:38:28Les autres diront « Ah, quand même ! », etc.
00:38:31On sait très bien ce qui va se passer dans ce cas-là.
00:38:35Mais bon, voilà, s'il peut trouver la solution de cette façon-là,
00:38:38je pense que ça serait un soulagement pour tout le monde.
00:38:40Encore une fois, parce qu'il y a une volonté de trouver des solutions.
00:38:45Mais chacun veut que ça soit l'autre qui apporte la solution sans avoir eu l'air d'intervenir.
00:38:53Ce ne sont pas les socialistes qui vont dire « Oui, maintenant vous pouvez réutiliser le 49.3 ».
00:38:59Ils voudraient bien que ça soit fait à l'insu de leur plein gré.
00:39:03Voilà, c'est pour revenir au sujet que vous venez d'aborder sur « C'est à la profession de s'organiser ».
00:39:08Vous, vous avez parlé des politiques exactement.
00:39:12Qu'est-ce que vous proposeriez pour faciliter, accélérer le passage d'une culture au compromis,
00:39:20d'une culture, je ne sais pas comment on l'appelle, majoritaire, à des cultures de compromis ?
00:39:25Est-ce qu'il faut des formations particulières ?
00:39:27Comment vous pouvez pousser l'amélioration de la classe en question ?
00:39:34Je ne suis pas totalement convaincu que ce soit des formations qui permettent aux gens d'être davantage tournés vers le compromis.
00:39:45Moi, je pense que c'est...
00:39:47François Bayrou avait proposé qu'on arrive à changer le mode de scrutin pour la proportionnelle.
00:39:56Bon, on voit bien qu'on a un problème qui est institutionnel et structurel.
00:40:05On a le scrutin majoritaire qui pousse à avoir des blocs et on a en même temps la tripartition.
00:40:15Bon, c'est Bismarck qui disait que quand on est à 3, il faut faire partie des 2.
00:40:19Bon, d'accord, mais enfin, dans la circonstance, c'est compliqué.
00:40:23Donc, comme ce n'est pas possible de faire 2, parce qu'il y a une droite radicale qui est puissante
00:40:32et qui, a priori, quand on regarde les études d'opinion, a vocation à le rester, voire même à grossir.
00:40:42Si il n'y a pas une espèce de fluide, de fluidité qui se crée de...
00:40:54Si on ne change pas le mode de scrutin pour permettre une expression différenciée et donc des alliances,
00:41:03on voit bien que les socialistes, et c'est une première chose, il faut reconnaître ce qui est positif,
00:41:10c'est qu'ils se sont détachés de LFI.
00:41:14Et ils y sont toujours, ils sont toujours là, ils n'ont pas claqué la porte, ils n'ont pas dit on s'en va, voilà.
00:41:18C'est pour ça que je reste assez optimiste concernant la fin de la procédure budgétaire.
00:41:26Bon, à partir du moment où ils sont toujours là, qu'ils sont toujours autour de la table,
00:41:32qu'ils sont dans la discussion et qu'il y a une césure, pour ne pas dire une fracture,
00:41:37qui s'est créée avec LFI, il faudrait tendre vers ce scrutin majoritaire.
00:41:46Parce que l'idée qui consiste à penser, parce qu'il y a toujours des gens qui sont hostiles à l'idée de la proportionnelle,
00:41:52parce que pourquoi ils pensent que si eux, ils sont à l'Elysée, il n'y a pas de problème, il y aura une majorité qui suivra.
00:42:01Je ne le crois pas. Je ne crois pas. C'est un peu, comment dire, particulier.
00:42:08Mais enfin, les seuls qui peuvent remettre le sujet à l'endroit, c'est au Rassemblement national,
00:42:15parce que c'est les seuls qui, s'ils avaient une victoire au présidentiel, pourraient avoir une majorité à l'Assemblée.
00:42:24Je ne vois pas beaucoup d'autres forces politiques. C'est comme ça. C'est un fait politique qu'on peut redouter,
00:42:31qu'on peut applaudir ou au contraire dénoncer.
00:42:36Mais aujourd'hui, les seuls qui sont en situation de remettre, j'allais dire, les institutions dans cet endroit-là,
00:42:45c'est eux. Je ne vois pas beaucoup de candidats aux présidentielles susceptibles de gagner les présidentielles
00:42:52en ayant une majorité le lendemain à l'Assemblée nationale.
00:42:56Parce que si demain, le Rassemblement national était battu aux élections présidentielles,
00:43:03il resterait quand même une force importante.
00:43:05Et j'ai du mal à imaginer que, quelques semaines après, il n'existe pas dans les élections législatives pour peser.
00:43:17Donc, si on veut fluidifier la vie politique, et si on veut permettre que les Français s'expriment
00:43:25et qu'il y ait des alliances qui puissent se faire, notamment compte tenu de cette donne nouvelle qui existe,
00:43:32il faut de la proportionnelle. Je ne se revois pas d'autre.
00:43:36Sinon, avec le scrutin majoritaire, vous êtes obligés de faire des alliances préalables sur des blocs.
00:43:43Bon, c'est compliqué, surtout quand on voit la fragmentation qui existe aujourd'hui.
00:43:52Et les élections municipales telles qu'elles se préparent, ou telles qu'elles ne se préparent pas,
00:43:59je veux dire, voilà, c'est d'autant plus inquiétant que vous vous dites, une fois que ces élections auront eu lieu,
00:44:09comment ça marche ? Parce que, une fois passées l'élection municipale, on va ramasser les blessés et les morts,
00:44:16ceux qui ont gagné vont se faire élire, et puis tout ça va durer un mois, il y a les intercommunalités, etc.
00:44:23Et puis on va arriver avant l'été, au mois de juin, puis tout le monde va dire,
00:44:27bon alors maintenant, comment on fait pour les présidentielles ?
00:44:29Ben bonjour.
00:44:32François Epistane.
00:44:33François Gervais, Résion politique.
00:44:35Le Premier ministre parle souvent de la décentralisation.
00:44:39Il dit qu'il faut aller très vite.
00:44:41Est-ce que vous pensez que c'est possible avant les municipales, par exemple ?
00:44:45Et vous, avez-vous un projet, le Sénat étant la chambre des collectivités locales ?
00:44:55Est-ce qu'il faudrait supprimer, par exemple, une collectivité locale ?
00:44:58Certains disent la région.
00:45:01Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:45:05Depuis que je suis rentré dans la vie publique, j'entends parler de décentralisation.
00:45:09C'est le serpent du Loch Ness.
00:45:15On en parle tout le temps.
00:45:19Et au Sénat, on a évidemment des projets importants,
00:45:23puisqu'on avait été obligés déjà de répondre.
00:45:27Je vous rappelle, en 2017-2018,
00:45:30quand le président de la République a été élu,
00:45:33à l'époque, il avait exprimé des intentions pour diminuer le nombre d'élus,
00:45:39modifier la Constitution, etc.
00:45:42Donc il y avait déjà eu des travaux importants qui avaient été faits,
00:45:45qui avaient été stoppés,
00:45:46parce qu'il y avait eu les Gilets jaunes, l'affaire Benalla, etc.
00:45:51Il y avait déjà eu tout un tas de propositions en réponse à ces intentions.
00:45:59Ça date même.
00:46:01Donc il faut revoir tout ça.
00:46:02Ce n'est pas juste avant les municipales qu'on peut tout bouleverser.
00:46:08On peut avoir des intentions, on peut avoir des pistes,
00:46:10on peut lancer des réflexions.
00:46:12Mais ce n'est pas à une encablure des municipales
00:46:16qu'on va perturber tout le monde en disant,
00:46:18tiens, ne bougez plus, on va changer les compétences,
00:46:21les financements, etc.
00:46:23Déjà que c'est compliqué de s'y retrouver,
00:46:26ça serait complètement déraisonnable.
00:46:29Et je pense que c'est lui qui en ferait les frais.
00:46:31Donc il a dit qu'il voulait effectivement lancer une nouvelle étape de décentralisation.
00:46:40Pourquoi pas ?
00:46:41Sur quelle base ?
00:46:43Il va nous le dire.
00:46:44On a tous répondu, il a écrit au préfet.
00:46:46Ça, c'est plus inquiétant,
00:46:47parce que faire de la décentralisation en demandant l'avis des préfets,
00:46:50je ne suis pas totalement convaincu que ça améliore la réflexion.
00:46:53Bon, après, effectivement, qu'on a des propositions dans les tiroirs,
00:47:02il y en a beaucoup, il y en a aussi à l'AMF,
00:47:05il y en a aussi au département de France,
00:47:07il y en a aussi aux régions de France.
00:47:08Justement, le problème, c'est de faire la synthèse des uns et des autres.
00:47:12Moi, en plus, je viens d'une formation politique
00:47:15où j'ai Jean-Louis Borloo qui a des idées sur le sujet,
00:47:19ça ne vous a pas échappé,
00:47:20concernant un point, j'allais dire, supplémentaire,
00:47:25qui, lui, va au-delà de la décentralisation,
00:47:27puisque c'est le fédéralisme qui est un sujet européen,
00:47:32parce qu'en Espagne, en Italie, en Allemagne,
00:47:34on est dans des territoires qui existent avec une forme de fédéralisme
00:47:41et qui permet de dire,
00:47:44plutôt que l'État continue à vouloir s'occuper de tout,
00:47:48de façon désintégrée à travers des agences, des normes, etc.,
00:47:54l'État fait l'essentiel,
00:47:57et puis on laisse à la région, aux territoires locaux,
00:48:03l'essentiel de la gestion du quotidien,
00:48:06que ce soit la santé, les écoles, les routes, etc., etc.
00:48:09Alors, ça demande à être creusé, bien entendu.
00:48:12Il y a beaucoup de propositions,
00:48:14parce que quand on a dit décentralisation,
00:48:16on a tout dit et on n'a rien dit.
00:48:17Souvent, ça finit plutôt par de la déconcentration.
00:48:20Ce qui est clair, c'est que l'État a remis la main
00:48:22un peu sur les territoires
00:48:26avec ce qui s'est passé au moment de la Covid,
00:48:31puisque c'était les préfets qui avaient la main,
00:48:33et le gouvernement.
00:48:34Donc, il y a une reprise en main,
00:48:36et que déjà, il faut reprendre ce que l'État nous a repris.
00:48:41Ce qui, déjà, n'est pas une simple affaire.
00:48:45Donc, je ne sais pas.
00:48:47On nous annonce un texte avant la fin de l'année,
00:48:50on verra bien,
00:48:51mais tout ce qui a été dit au gouvernement
00:48:54et au Premier ministre est de dire prudence.
00:48:57Perturbez pas.
00:48:58Déjà qu'il y a plein de choses compliquées,
00:49:00on est dans un bazar épouvantable.
00:49:02On ne va pas rajouter à la confusion
00:49:06en disant, tiens, on va changer
00:49:07l'organisation des territoires.
00:49:12Ici, on est en Ile-de-France.
00:49:13Moi, je suis un élu de l'Ile-de-France.
00:49:15Rien que l'organisation des métropoles,
00:49:17ça se discute, parce que nous,
00:49:21mine d'Orient, on a 22 métropoles.
00:49:24Au début, l'intention, c'était de dire
00:49:25on va faire comme le Grand Londres
00:49:27ou le Grand Berlin,
00:49:30puis on a fini avec le Grand Dijon
00:49:32et la métropole de Saint-Étienne.
00:49:36Donc, il faut regarder quand même tout ça.
00:49:39Il y a beaucoup de travail,
00:49:43mais ce genre d'affaires,
00:49:45ça se fait plutôt au lendemain
00:49:47d'une élection présidentielle
00:49:48quand le gouvernement a une autorité forte,
00:49:52un président qui a une légitimité forte
00:49:53et qui veut immédiatement bouleverser
00:49:57ce genre d'affaires.
00:49:58Parce que sinon, des métropoles
00:50:00comme Paris-Dion, Marseille,
00:50:01si vous n'arrivez pas avec une légitimité politique forte,
00:50:05vous n'y arrivez pas,
00:50:06parce qu'il y a trop d'intérêts en jeu
00:50:08entre la capitale, les départements,
00:50:11la région, la métropole, etc.
00:50:14Il faut intervenir tout de suite et fort.
00:50:17Stan, Jacques et Pizoué.
00:50:19Excusez-moi, je n'ai pas tout à fait compris
00:50:20votre raisonnement tout à l'heure.
00:50:22Quand vous disiez qu'on a actuellement
00:50:23la tripartition et le scrutin majoritaire
00:50:26qui bloque, et vous disiez
00:50:28la solution, plus ou moins,
00:50:30pourrait peut-être être aux mains du RN,
00:50:32mais je n'ai pas compris si c'était pour
00:50:33faire passer la proportionnelle
00:50:35ou s'il était le seul
00:50:37à pouvoir être majoritaire
00:50:38dans l'ancien système ?
00:50:40Et deuxième question,
00:50:42si je peux me permettre,
00:50:43je voulais juste vous demander
00:50:45ce que vous pensiez, en gros,
00:50:46de la tendance qui est quand même
00:50:48justement poussée par le groupe Bolloré
00:50:50et autres,
00:50:51d'une union de la droite
00:50:53et de l'extrême droite.
00:50:54Je voudrais savoir ce qu'en pense
00:50:55le président d'un groupe centriste.
00:50:57Moi, l'union des droites,
00:51:01je suis défavorable, évidemment,
00:51:05je suis hostile à cette idée.
00:51:09Après, la droite, elle fait ce qu'elle veut.
00:51:12Moi, j'y suis hostile
00:51:13et je combats ce genre de ligne politique,
00:51:17mais après, les électeurs,
00:51:19ils choisissent.
00:51:21Et j'allais dire que malheureusement,
00:51:23il y a beaucoup d'électeurs
00:51:24qui sont sur cette ligne.
00:51:26C'est comme ça.
00:51:29Et donc, mais, j'allais dire
00:51:32que de façon institutionnelle,
00:51:35pas moi qui vais pousser
00:51:36à l'union des droites.
00:51:39Voilà.
00:51:42Donc, après, sur le...
00:51:44Je me suis mal exprimé, pardon,
00:51:46sur le fait qu'il y ait une tripartition.
00:51:50Depuis 2017, il y a la tripartition.
00:51:52Vous avez un bloc central,
00:51:55la gauche avec une gauche radicale
00:51:58et puis une droite avec la droite radicale.
00:52:01Bon, c'est pas nouveau.
00:52:02Moi, quand j'ai commencé dans la vie publique,
00:52:05il y avait Giscard.
00:52:06Et Giscard, il avait inventé l'UDF.
00:52:08Et l'UDF, c'était quoi ?
00:52:09C'est ce qu'il y avait entre la droite et la gauche.
00:52:12Et donc, il a dit, voilà,
00:52:14il y a pour les élections de 1978,
00:52:17législatives qui se présentaient mal.
00:52:19Il y avait déjà...
00:52:22Je vois ici des observateurs
00:52:25qui étaient là à l'époque.
00:52:28Et Giscard, il a fait un truc très simple.
00:52:32Il a dit, voilà, il y a l'union de la gauche
00:52:33qui se fait autour de Mitterrand.
00:52:36Il y a la droite qui était à l'époque le RPR,
00:52:39qui était puissant.
00:52:40Puis au milieu, il y a un tas de gens
00:52:42qui gesticulaient, le CDS,
00:52:44les Républicains indépendants,
00:52:46le PSD, je ne sais pas quoi,
00:52:48les radicaux, etc.
00:52:51Bon, et par définition,
00:52:52il se faisait toujours ratatiner aux élections
00:52:54puisqu'ils y allaient chacun de leur côté.
00:52:57Ils étaient face à l'union de la gauche
00:53:00qui s'installait
00:53:01ou au RPR qui déroulait le tapis.
00:53:06Bon.
00:53:07Donc, il a créé l'UDF.
00:53:09Chacun son souviable.
00:53:09On est toujours un peu dans le même système.
00:53:12C'est-à-dire que vous avez une droite
00:53:15qui essaie d'ailleurs de s'élargir
00:53:17et de se coaliser.
00:53:18Puis vous avez une gauche,
00:53:19même si elle est morcelée,
00:53:21on a bien vu qu'à chaque élection,
00:53:23ils trouvaient toujours une NUPES quelconque
00:53:26ou une organisation
00:53:27pour présenter des candidatures communes.
00:53:32Et puis, ce qu'on appelle le bloc central,
00:53:35il est désorganisé,
00:53:38il n'est pas coordonné,
00:53:39il n'y a jamais eu de pilotage politique,
00:53:41que ça a été sa faiblesse.
00:53:43Et on voit bien que les tentations
00:53:47sont de l'autonomie.
00:53:51Candidat, etc.
00:53:53On le voit au municipal.
00:53:55Bon.
00:53:57Il n'y a pas besoin d'être agrégé de mathématiques
00:53:59pour voir que si ça continue comme ça,
00:54:01ça va mal finir.
00:54:02parce que, je veux dire,
00:54:08il faut forcément coordonner et additionner
00:54:11et conjuguer.
00:54:13Bon, pour l'instant, ça n'en prend pas le chemin.
00:54:17Je le regrette.
00:54:17Mais s'il n'y a pas une reprise de conscience de cette situation,
00:54:27les premiers ministres depuis Michel Barnier,
00:54:30ils ont constaté qu'il y avait ce qu'on appelait le socle.
00:54:36Bon, c'est d'ailleurs Michel Barnier
00:54:37qui l'a appelé comme ça.
00:54:39Bon.
00:54:39Il n'y a jamais eu de pilotage politique.
00:54:41Donc, il n'y avait pas de réunion des partis.
00:54:44Bon.
00:54:45François Bayrou,
00:54:46il n'était pas fan du sujet,
00:54:49mais il a réuni deux fois les partis.
00:54:53Bon.
00:54:53Alors, il y avait une faiblesse.
00:54:55C'était que LR n'avait pas de président.
00:54:56Mais après,
00:54:58Bruno Retailleau était élu.
00:55:01Et il pouvait y avoir des réunions.
00:55:03Enfin, c'était plutôt les groupes parlementaires
00:55:05qui étaient réunis.
00:55:07Et quant à Sébastien Lecornu,
00:55:09il a commencé par réunir les partis.
00:55:13On a été invité pendant trois semaines
00:55:16avant le premier gouvernement
00:55:17parce qu'il avait la volonté d'accompagner,
00:55:22de se faire accompagner par tout le monde.
00:55:25Et puis, tout ça n'a pas résisté
00:55:28au premier gouvernement
00:55:29le 5 octobre
00:55:32qui a fini en forme d'Hiroshima politique.
00:55:37Voilà.
00:55:37Et tout le monde est reparti.
00:55:41Et depuis,
00:55:43on a des réunions bilatérales.
00:55:47C'est des réunions bilatérales.
00:55:49Tout le monde se succède
00:55:50par paquet de deux ou trois
00:55:52ou tout seul.
00:55:53Bon, voilà.
00:55:55Donc, il y a quand même un sujet politique.
00:55:58On le voit bien
00:55:58à travers les élections municipales.
00:56:01Une absence d'organisation
00:56:05qui est préjudiciable.
00:56:07Juste avant de te passer la parole,
00:56:10pardon Jacques,
00:56:11à propos des municipales,
00:56:12vous avez un congrès de l'UDI,
00:56:14je crois, ce week-end,
00:56:15avec notamment,
00:56:16à l'ordre du jour,
00:56:16votre réélection
00:56:17qui ne devrait pas être un problème.
00:56:20Je suis tout seul.
00:56:20Voilà.
00:56:21Il n'y a jamais de meilleure élection
00:56:24qu'une élection préparée
00:56:26et organisée.
00:56:28J'imagine que vous allez aussi
00:56:30parler des municipales en particulier.
00:56:32Vous êtes inquiet
00:56:33sur cette préparation des municipales,
00:56:35sur ce que ça pourrait donner ?
00:56:38C'est pour 7 ans, hein ?
00:56:39Ça va être le socle,
00:56:41là, c'est le cas de le dire,
00:56:42de l'action politique
00:56:43pour les 7 ans qui viennent.
00:56:45Bon, c'est pas rien
00:56:46de savoir
00:56:48quels sont ceux
00:56:50qui vont diriger les communes
00:56:51et notamment les grandes communes.
00:56:52Surtout que vous avez des sénatoriales
00:56:54pour moitié,
00:56:55trois mois après.
00:56:57Trois mois après.
00:56:58Donc, quand vous voyez
00:57:00la poussée, justement,
00:57:01du Rassemblement national
00:57:02dans le sud de la France,
00:57:06dans les Alpes-Maritimes,
00:57:08dans le Var,
00:57:10dans les Bouches-du-Rhône,
00:57:11dans le Vaucluse,
00:57:12dans Zatah,
00:57:14et puis dans le Nord
00:57:15et en Lorraine.
00:57:16Bon, c'est préoccupant.
00:57:19Fait quoi pour résister à ça ?
00:57:21Bon, deuxièmement,
00:57:23vous avez un tas de villes
00:57:25où on voit qu'il y a
00:57:27un challenge qui peut s'organiser.
00:57:29Bon, à Lyon,
00:57:31il y a un homme providentiel,
00:57:32M. Olaz, qui est arrivé.
00:57:33Donc, tout le monde s'est mis derrière
00:57:35en disant, ouf, il y a quelqu'un.
00:57:37Sinon, on serait encore
00:57:38en train de savoir
00:57:39qui va tirer la liste,
00:57:40où ce sera toi.
00:57:43Bon, il n'y a pas de préparation.
00:57:46Regardez ce qui se passe à Paris.
00:57:48Regardez ce qui se passe à Strasbourg.
00:57:50Regardez ce qui se passe à Bordeaux.
00:57:52Regardez ce qui se passe à Lille.
00:57:54Regardez ce qui se passe...
00:57:56Bon.
00:57:56Et tout ça ne prédispose pas
00:57:59à préparer la suite.
00:58:01Parce que quand vous commencez
00:58:03à fracturer sur des villes
00:58:05aussi importantes
00:58:06et donc médiatisées,
00:58:09ce que je disais tout à l'heure,
00:58:11comment on fait pour se retrouver
00:58:12un mois après,
00:58:15comme si Dorian était,
00:58:16en disant, bon,
00:58:17allez, on va aller boire un coup,
00:58:20puis alors maintenant,
00:58:20on va voir comment on s'organise
00:58:22pour les présidentielles.
00:58:23On va dire, oui, d'accord,
00:58:24mais enfin,
00:58:25les types dans les partis
00:58:26vont dire, ouais,
00:58:27mais c'est eux
00:58:28qui nous ont fait perdre là,
00:58:29c'est eux qui ont fait ceci.
00:58:31Tout le monde doit se reprocher
00:58:32de ce qui s'est passé
00:58:33et ça crée un climat
00:58:34qui ne prédispose pas
00:58:35à se retrouver facilement.
00:58:38Jacques, Zoé, et puis...
00:58:39Le président du Modem
00:58:41a été brièvement Premier ministre.
00:58:43Est-ce que vous pensez
00:58:44que l'actuel Premier ministre
00:58:46est plus habile
00:58:46que François Bayrou ?
00:58:48C'est pas à moi
00:58:51de desserder
00:58:51des satisfaits sites.
00:58:54Moi, bon,
00:58:56je veux dire,
00:58:56chacun a son style.
00:59:00C'est une affaire
00:59:01extrêmement compliquée.
00:59:02On le voit bien.
00:59:04Michel Barnier a essayé...
00:59:07En plus,
00:59:08il y avait à chaque fois
00:59:09un contexte particulier.
00:59:11Michel Barnier,
00:59:11il s'est retrouvé
00:59:12au moment
00:59:13où Mme Le Pen,
00:59:15elle était devant les tribunaux
00:59:17et où elle était
00:59:18dans un état d'esprit
00:59:19qui ne prédisposait pas
00:59:21à être très conciliante.
00:59:23Bon, on ne va pas refaire
00:59:24l'histoire.
00:59:25François, lui,
00:59:26il a...
00:59:27François Bayrou,
00:59:28il a dit la vérité
00:59:30en disant,
00:59:31ben voilà,
00:59:31on est endetté,
00:59:32c'est affreux,
00:59:34il faut faire les efforts,
00:59:36etc., etc.
00:59:37Mais il a bien vu
00:59:38à un moment donné
00:59:39que le mur était très haut,
00:59:41a sauté.
00:59:42Bon, il a fait...
00:59:45Après l'été,
00:59:46il a pris des dispositions.
00:59:48Bon, peut-être
00:59:49c'est pas comme ça
00:59:50que j'aurais fait,
00:59:51mais lui,
00:59:52il a préféré faire ça
00:59:53de cette façon-là.
00:59:55C'était son style.
00:59:56Maintenant,
00:59:57Sébastien Lecornu,
00:59:58lui,
01:00:00il a beaucoup plus
01:00:01de facilité,
01:00:03peut-être,
01:00:03à discuter,
01:00:06mais c'est quasiment
01:00:07au quotidien, quoi.
01:00:08c'est épuisant.
01:00:11C'est un peu,
01:00:12vous savez,
01:00:12les assiettes,
01:00:14les jongleurs chinois,
01:00:15ils vont mettre ça
01:00:15sur un bambou,
01:00:16il faut faire tourner
01:00:17toutes les assiettes
01:00:18en même temps,
01:00:19puis quand il y en a une
01:00:20qui commence à se gondoler,
01:00:21il dit,
01:00:21ah, il faut y aller.
01:00:24Bon, parce que,
01:00:26c'est ce qu'on disait
01:00:27au début de notre échange,
01:00:30il a fait le maximum
01:00:31pour essayer
01:00:32de trouver des solutions
01:00:33avec les socialistes,
01:00:34parce que c'est eux
01:00:34qui pouvaient apporter
01:00:35la solution,
01:00:36mais il a derrière lui
01:00:39un peu délaissé
01:00:40les autres,
01:00:42et donc,
01:00:43à partir de là,
01:00:44maintenant,
01:00:45c'est normal,
01:00:46Édouard Philippe,
01:00:47Wauquiez,
01:00:48tout le monde dit,
01:00:48et nous,
01:00:48et nous,
01:00:49et nous,
01:00:50donc,
01:00:50maintenant,
01:00:51il est obligé
01:00:51de faire tourner
01:00:52les assiettes derrière,
01:00:53donc,
01:00:53c'est très compliqué
01:00:55pour lui
01:00:55comme pour les autres.
01:00:57J'espère qu'on trouvera
01:00:58encore une fois
01:00:59les solutions,
01:01:00parce que c'est pas
01:01:01pour dire
01:01:02qu'il a été meilleur
01:01:03ou que ça s'est mieux passé,
01:01:04etc.,
01:01:05c'est simplement,
01:01:05c'est l'intérêt du pays,
01:01:07on peut pas continuer
01:01:07comme ça,
01:01:08quoi.
01:01:08Nos entreprises,
01:01:09elles ont besoin
01:01:10de visibilité.
01:01:11Quand on voit
01:01:11ce qui se passe
01:01:12à l'extérieur,
01:01:13je veux dire,
01:01:14on est en train
01:01:14quand même de parler
01:01:15de ce qui se passe
01:01:15aux portes de l'Europe
01:01:16en Ukraine,
01:01:17on a les problèmes
01:01:19avec les Chinois
01:01:20sur le plan commercial,
01:01:23on peut avoir
01:01:24toutes sortes d'avanis
01:01:25à tout moment,
01:01:26on peut pas continuer
01:01:27à passer nos journées,
01:01:28et vous,
01:01:29vous en savez quelque chose
01:01:30parce que vous êtes ici
01:01:31à essayer de comprendre
01:01:33ce qui va se passer
01:01:34à midi,
01:01:35à 14h,
01:01:36à 16h,
01:01:37à 18h,
01:01:37en fonction de qui a vu qui.
01:01:40On peut pas continuer
01:01:41comme ça.
01:01:43Bonjour.
01:01:45Alors,
01:01:45Ludovic a un peu posé
01:01:47une partie de ma question
01:01:48sur les municipales,
01:01:49donc je vais y revenir.
01:01:50Justement,
01:01:51vous évoquez justement
01:01:52le problème
01:01:52de non-préparation
01:01:53d'une certaine manière.
01:01:54Comment vous l'expliquez,
01:01:55sachant que le maire
01:01:56reste quand même
01:01:57l'élu préféré des Français ?
01:01:59Et j'aurais une deuxième question,
01:02:00c'est plus vous,
01:02:01en tant qu'ancien maire
01:02:02de Meudon
01:02:02et au sujet de l'AMF,
01:02:03il y a beaucoup de voix
01:02:04qui s'élèvent
01:02:04pour accuser David Linard
01:02:06de politiser l'AMF.
01:02:07Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:02:10Les municipales,
01:02:11oui,
01:02:12je vous l'ai dit,
01:02:15je regrette
01:02:16que les partis politiques
01:02:18de la droite
01:02:20et du centre
01:02:21n'aient pas suffisamment
01:02:22pris en considération.
01:02:24Alors,
01:02:24chacun a été absorbé
01:02:25par d'autres tâches,
01:02:27notamment le budget,
01:02:29les réunions
01:02:30qui pouvaient y avoir,
01:02:31etc.,
01:02:31etc.,
01:02:32mais enfin,
01:02:33il n'y a pas eu
01:02:34de prise de conscience
01:02:36sur le sujet.
01:02:38Quand on en parlait
01:02:39il y a quelques mois
01:02:40et que tout le monde disait
01:02:41qu'il va bien falloir
01:02:42s'organiser
01:02:42pour les municipales.
01:02:44Alors,
01:02:46les municipales,
01:02:46ce n'est pas
01:02:47toutes les municipales,
01:02:48parce qu'on sait
01:02:49qu'en France,
01:02:50vous avez 97%
01:02:52des communes
01:02:52qui ont moins
01:02:53de 10 000 habitants
01:02:54et 50%
01:02:57des communes
01:02:57qui ont moins
01:02:58de 500 habitants.
01:02:58donc ces communes-là,
01:03:00j'allais dire,
01:03:01elles se gèrent
01:03:01toutes seules.
01:03:03Il peut y avoir
01:03:03des conflits,
01:03:04etc.,
01:03:04mais enfin,
01:03:05on ne va pas s'occuper
01:03:06depuis Paris
01:03:06de ce qui se passe
01:03:08dans des communes
01:03:09globalement
01:03:09de moins de
01:03:1010 000 habitants.
01:03:13On s'intéresse
01:03:14aux communes,
01:03:15on va dire,
01:03:16au-dessus
01:03:16de 20 000,
01:03:1730 000 habitants.
01:03:19Il y a fortiori
01:03:20les grandes communes
01:03:21comme Paris-en-Marseille,
01:03:22Lille,
01:03:23etc.,
01:03:23parce que c'est
01:03:24un point médiatique
01:03:25qui donne
01:03:26la température nationale.
01:03:29Bon.
01:03:30Donc,
01:03:30il n'y a pas eu
01:03:31suffisamment
01:03:32de préparation.
01:03:33On voit bien
01:03:34les difficultés
01:03:36qu'il y a.
01:03:39Il y a eu...
01:03:40Qui sert
01:03:43d'animateur ?
01:03:46Parce que vous avez
01:03:46les gens,
01:03:50Renaissance,
01:03:51Modem,
01:03:52Horizons,
01:03:52etc.,
01:03:53etc.
01:03:54Mais qui les invite ?
01:03:57Il faut qu'il y en ait
01:03:58un qui dise aux autres
01:03:59qu'il faut venir.
01:04:00Donc,
01:04:00s'il y en a un
01:04:01qui dit aux autres
01:04:02que vous venez à la maison,
01:04:02les autres vont dire
01:04:03pourquoi on va aller chez lui.
01:04:05Donc,
01:04:06il faut qu'il y ait quelqu'un,
01:04:07en général,
01:04:07c'est le Premier ministre,
01:04:08qui anime
01:04:10ce qu'on appelle
01:04:12la majorité.
01:04:13Même s'il n'y en a pas,
01:04:14c'est,
01:04:14on va dire,
01:04:15la majorité relative.
01:04:17Normalement,
01:04:18c'est pour ça
01:04:18que j'ai parlé
01:04:19de Michel Barnier
01:04:19qui ne l'a jamais fait.
01:04:20Bayrou l'a fait deux fois.
01:04:22Il a invité les partis.
01:04:24Et...
01:04:25Sébastien Lecornu,
01:04:29on ne peut pas lui reprocher.
01:04:29Il est pris tous les jours
01:04:30H24
01:04:31sur ses affaires budgétaires.
01:04:34On ne va pas lui demander
01:04:34en plus
01:04:35de réunir les gens
01:04:37pour s'organiser
01:04:38les municipales.
01:04:38Ça deviendrait un peu
01:04:40un peu baroque.
01:04:41Donc,
01:04:42il n'y a pas eu
01:04:43cette prise en compte,
01:04:45ce pilotage politique du...
01:04:47Ce n'est pas nouveau.
01:04:48Ça fait depuis
01:04:49des mois et des mois
01:04:51et des mois.
01:04:51Il n'y a pas eu
01:04:51de pilotage politique
01:04:52du socle.
01:04:54Vous savez,
01:04:55les fondamentaux
01:04:55du fonctionnement
01:04:56du socle,
01:04:57ils ont été faits
01:04:59au mois de décembre,
01:05:01il y a deux ans,
01:05:02à l'Élysée.
01:05:03un mardi,
01:05:06je ne sais plus la date,
01:05:07je ne sais plus Frédéric
01:05:08quelle date c'était,
01:05:109 octobre
01:05:11ou un truc comme ça,
01:05:14il y avait une réunion,
01:05:15je ne sais pas si vous
01:05:16vous en souvenez,
01:05:16un mardi après-midi
01:05:17à l'Élysée
01:05:18où le président
01:05:19de la République
01:05:19avait réuni
01:05:20tous les présidents
01:05:23des groupes
01:05:25et des partis
01:05:26de gauche,
01:05:28de droite
01:05:29et du centre.
01:05:29Et il n'y avait pas
01:05:32LFI,
01:05:32il n'y avait pas RN.
01:05:33Et les fondamentaux
01:05:35avaient été posés,
01:05:35ça avait duré
01:05:363 ou 4 heures
01:05:37et on avait parlé
01:05:39notamment de l'usage
01:05:40du 49-3
01:05:41à l'époque
01:05:42et les conclusions,
01:05:44ça avait été de dire
01:05:45bon,
01:05:47on est unanime
01:05:48à dire
01:05:48qu'il faut
01:05:50ne pas dépendre
01:05:52du Rassemblement
01:05:53national.
01:05:55Deuxièmement,
01:05:56ça suppose
01:05:58de trouver
01:05:58des compromis
01:05:59avec les socialistes.
01:06:02Et troisièmement,
01:06:04il y a un socle
01:06:05et il faut
01:06:05qu'il y ait
01:06:05un pilotage politique
01:06:06du socle.
01:06:09Donc,
01:06:09les deux premiers points
01:06:10ont été globalement
01:06:11satisfaits
01:06:13mais le troisième point
01:06:14n'a jamais été
01:06:15acté.
01:06:18Il n'y a jamais eu
01:06:18de pilotage politique
01:06:19parce que les premiers
01:06:21ministres,
01:06:21pour tout un tas
01:06:22de raisons,
01:06:22ne s'en sont pas
01:06:23préoccupés.
01:06:24Et donc,
01:06:25il n'y a pas eu
01:06:25de préparation
01:06:25des municipales.
01:06:27Alors,
01:06:27après,
01:06:28à l'AMF,
01:06:28effectivement,
01:06:30il y a
01:06:31un vent,
01:06:33j'allais dire,
01:06:34de mécontentement
01:06:35qui souffle
01:06:35considérant
01:06:37que l'AMF
01:06:38est une association
01:06:39d'élus
01:06:40de toute tendance
01:06:42politique,
01:06:44de l'opposition,
01:06:46du socle,
01:06:46etc.
01:06:47et que la gestion
01:06:49doit tenir compte
01:06:50de cette diversité
01:06:54et qu'on ne peut pas
01:06:56piloter l'AMF
01:06:57à des fins
01:06:58qui soient
01:06:59politiques
01:07:00et tendancielles.
01:07:03C'est évident.
01:07:05Donc,
01:07:05il y a aujourd'hui
01:07:06un certain vent
01:07:08de mécontentement.
01:07:08Patrick ?
01:07:12Oui,
01:07:12comme vous êtes
01:07:13très investi
01:07:14sur le dossier
01:07:15calédonien,
01:07:16je voulais vous poser
01:07:16deux questions.
01:07:18Un,
01:07:19en ne reconduisant pas
01:07:20Emmanuel Valls
01:07:21au ministère
01:07:22des Outre-mer,
01:07:23l'exécutif ne s'est-il
01:07:24pas privé
01:07:25d'une carte maîtresse
01:07:26pour mener
01:07:27Bougival
01:07:28à Bonport
01:07:29et depuis,
01:07:30on sent bien
01:07:30que ça tire un peu
01:07:31à Eu et à Dia.
01:07:33Et deux,
01:07:34que pensez-vous
01:07:35du choix
01:07:35de procéder
01:07:37à une consultation
01:07:39des électeurs
01:07:40calédoniens
01:07:40sur le texte
01:07:42de l'accord
01:07:43de Bougival
01:07:44avant que
01:07:45le Parlement
01:07:47ait débattu
01:07:48du projet
01:07:49de loi constitutionnelle
01:07:50qui devait
01:07:51le formaliser
01:07:52dans la Constitution ?
01:07:53Sur le premier point,
01:07:55je l'ai dit
01:07:56en réponse
01:07:58au premier ministre
01:07:58à la déclaration
01:07:59de politique générale
01:08:00au Sénat.
01:08:03Moi,
01:08:03j'ai regretté
01:08:03qu'on ne garde pas
01:08:05Manuel Valls
01:08:07dans les fonctions
01:08:08qui étaient les siennes.
01:08:09Non pas parce que
01:08:11je déplore
01:08:13la domination
01:08:13de Mme Bouchoud,
01:08:14c'est pas ça,
01:08:15qui est une femme
01:08:16tout à fait respectable
01:08:17et qui fait son travail.
01:08:20Pour autant,
01:08:21Manuel Valls,
01:08:22il avait accompli
01:08:23un gros travail,
01:08:26il avait la confiance,
01:08:27il avait l'oreille,
01:08:29voilà,
01:08:30il fallait lui laisser finir
01:08:31ce qu'il avait commencé
01:08:32et qu'il avait bien commencé.
01:08:36Bon,
01:08:36c'est comme ça.
01:08:37Donc,
01:08:38acte.
01:08:40Après,
01:08:40sur la consultation,
01:08:43là,
01:08:43on va avoir
01:08:44des réunions importantes,
01:08:45y compris cet après-midi,
01:08:46d'ailleurs,
01:08:46au Sénat,
01:08:47sur le sujet.
01:08:48Moi,
01:08:49je suis extrêmement réservé,
01:08:50je ne suis pas le seul.
01:08:51je pense qu'au Sénat,
01:08:53on est beaucoup
01:08:54à être réservé
01:08:55sur l'idée
01:08:56d'avoir cette consultation
01:08:57avant les élections territoriales.
01:09:01Il y a beaucoup de sujets
01:09:03très incandescents
01:09:04en Calédonie.
01:09:06C'est un territoire
01:09:07qui a beaucoup souffert,
01:09:08où il n'y a
01:09:09plus beaucoup de ressources,
01:09:11de travail,
01:09:13où il y a des besoins colossaux.
01:09:15Il faut relancer la machine.
01:09:18Il y a beaucoup de gens
01:09:18qui sont partis.
01:09:20Il y a le problème
01:09:20des listes électorales.
01:09:22Bon,
01:09:22politiquement,
01:09:23vous avez un FLNKS
01:09:24qui s'est radicalisé
01:09:26parce qu'il s'est réduit
01:09:27aux éléments
01:09:29les plus radicaux.
01:09:30Et donc,
01:09:31répondre
01:09:33à cette situation
01:09:36par une consultation,
01:09:40l'idée pourrait,
01:09:42pouvait paraître
01:09:43sympathique,
01:09:44mais politiquement,
01:09:46ça me paraît inopportun
01:09:48et,
01:09:49comment dire,
01:09:50trop précoce.
01:09:52Il faut recommencer,
01:09:53il faut beaucoup
01:09:54de discussions.
01:09:57Autant l'élection,
01:09:58déjà,
01:09:59le FLNKS
01:09:59n'en voulait pas.
01:10:02Voilà,
01:10:03il fallait quand même
01:10:03relégitimer les élus
01:10:05parce que ça fait
01:10:05quand même plusieurs années
01:10:06qu'on a reculé.
01:10:07On ne peut pas avoir
01:10:08des élus
01:10:08qui ne soient pas
01:10:10relégitimés.
01:10:11mais faire cette consultation,
01:10:15ça risque d'avoir
01:10:16des conséquences
01:10:17qui peuvent être
01:10:18dramatiques.
01:10:20Et je crois
01:10:21qu'on aura
01:10:23l'occasion
01:10:23d'en débattre
01:10:24et de se prononcer
01:10:25sur le sujet,
01:10:26mais je pense
01:10:27qu'il faut reporter
01:10:27cette idée.
01:10:28J'ai un défi
01:10:29pour vous
01:10:30parce que je crois
01:10:30qu'il ne faut pas
01:10:31qu'on tarde trop
01:10:31à vous libérer.
01:10:32J'ai encore
01:10:33trois questions.
01:10:35Question courte,
01:10:36réponse à votre convenance,
01:10:37mais Frédéric,
01:10:39Marie-Ève et Stanislas.
01:10:41Alors,
01:10:42vous êtes chef de parti,
01:10:43la présidentielle,
01:10:44ça préoccupe visiblement
01:10:46les états-majors
01:10:47beaucoup.
01:10:48Vous êtes favorable
01:10:48à une primaire
01:10:49du bloc central,
01:10:51socle commun
01:10:52et de où à où,
01:10:54de qui à qui,
01:10:55pour départager
01:10:56un candidat unique
01:10:57ou au contraire favorable
01:10:58comme vous l'étiez
01:10:59pour les précédentes consultations
01:11:00à une multiplication
01:11:02de candidatures.
01:11:07La réponse
01:11:09pourrait être courte.
01:11:10Vous avez parlé
01:11:11du pilotage
01:11:12des municipales
01:11:12en disant
01:11:13que vous ne seriez pas choqué
01:11:14par un 49,3.
01:11:16Donc,
01:11:16si on additionne les deux,
01:11:17est-ce que c'est un appel
01:11:18du pied au Premier ministre
01:11:19pour qu'il s'occupe
01:11:21du pilotage des municipales
01:11:22une fois qu'il aurait fait
01:11:23adopter le budget
01:11:24par 49,3 ?
01:11:25Je crois que le Sénat vote
01:11:29aujourd'hui sur le projet
01:11:31de loi de fin de gestion
01:11:32et je voulais avoir
01:11:34votre commentaire là-dessus
01:11:35ou savoir ce que votre groupe
01:11:36votera normalement.
01:11:37Je pense qu'il devrait être...
01:11:38Nous, on a prévu d'adopter,
01:11:39je crois que la majorité
01:11:42sénatoriale va adopter
01:11:43le texte de fin de gestion.
01:11:46Oui, il l'a été hier ici
01:11:47après une société conclusive.
01:11:48Il n'y a pas de souci
01:11:50sur les primaires.
01:11:53Moi, je ne suis pas favorable
01:11:54aux primaires.
01:11:56D'ailleurs, je ne sais pas
01:11:59quels sont les arrières-pensées.
01:12:00Je ne veux pas croire
01:12:01un seul instant
01:12:01que ceux qui s'expriment
01:12:02ont des arrières-pensées
01:12:03et qui sont d'une grande sincérité.
01:12:07Mais quand je vois
01:12:09qu'on veut faire des primaires
01:12:11du centre jusqu'à
01:12:13Mme Cnafot, M. Zemmour, etc.
01:12:18Déjà, c'est une halte
01:12:21qui peut laisser supposer
01:12:25qu'il y a d'autres haltes.
01:12:27Voilà.
01:12:28Moi, je ne sais pas
01:12:29comment ça marche tout ça.
01:12:31Je ne sais pas
01:12:31comment ça marche.
01:12:33Est-ce que Gabriel Attal
01:12:35est d'accord pour soutenir
01:12:36Mme Cnafot, le cas échéant ?
01:12:38Est-ce que Mme Cnafot
01:12:39est d'accord pour soutenir
01:12:41je ne sais pas trop qui ?
01:12:42Je ne sais pas d'ailleurs
01:12:43qui est candidat
01:12:44parce qu'il y a des candidats
01:12:45déclarés et des candidats
01:12:46non déclarés
01:12:47ou susceptibles
01:12:49de l'être bientôt.
01:12:51Donc, moi,
01:12:52d'expérience,
01:12:55je pense que les primaires,
01:12:58j'ai eu l'occasion déjà
01:13:00de le dire,
01:13:00laissent plus de sang
01:13:01sur les murs
01:13:02qu'elles n'apportent
01:13:04de solution
01:13:05parce que ça laisse
01:13:07toujours des fractures.
01:13:08Voilà.
01:13:09Donc, non,
01:13:10moi, je ne suis pas
01:13:10pour les primaires.
01:13:11Il y a beaucoup de candidats.
01:13:12On sait bien qu'au fur et à mesure
01:13:14que les mois passent,
01:13:15les années passent,
01:13:16bon, ben voilà,
01:13:17il y a des gens qui,
01:13:19après le tour de chauffe,
01:13:22rentrent au paddock
01:13:23et discutent avec ceux
01:13:25qui semblent les mieux placés.
01:13:27Bon, voilà.
01:13:28Surtout qu'aujourd'hui,
01:13:29beaucoup de candidats
01:13:31déclarés
01:13:32ou susceptibles
01:13:33de se déclarer
01:13:34sont en dessous de 10.
01:13:36Il n'y en a pas beaucoup
01:13:37qui sont au-dessus de 10.
01:13:39Donc, à un moment donné,
01:13:40tout ça va s'éclaircir.
01:13:41Et encore,
01:13:42on ne connaît pas tout
01:13:43parce que dans les mois
01:13:44qui viennent,
01:13:45on peut avoir des surprises.
01:13:47Ça ne se passe jamais
01:13:48comme prévu.
01:13:49Bon, donc,
01:13:50patience.
01:13:51Et les primaires,
01:13:52je pense que c'est
01:13:53beaucoup d'énergie,
01:13:54beaucoup d'argent,
01:13:55beaucoup de procédures
01:13:57pour pas grand-chose.
01:13:58Donc, après,
01:14:00sur les municipales,
01:14:02je l'ai dit,
01:14:03moi, ce n'est pas
01:14:03un appel du pied.
01:14:04J'en ai parlé d'ailleurs
01:14:05au Premier ministre.
01:14:06Mais bon,
01:14:07lui, c'est normal.
01:14:09Il est tout entier
01:14:10tourné vers le budget
01:14:14et la procédure en cours.
01:14:16Il n'a pas le temps.
01:14:17Il ne va pas s'amuser
01:14:18à faire l'arbitre
01:14:19entre les uns et les autres.
01:14:21Ça ne tombe pas
01:14:23au bon moment.
01:14:24Il aurait fallu faire ça avant.
01:14:27Il aurait fallu
01:14:27commencer ça avant.
01:14:29Et là, c'est trop tard ?
01:14:30Vous pensez que c'est
01:14:30trop tard après,
01:14:31en janvier ?
01:14:32Mais les gens se parlent.
01:14:34Mais je veux dire,
01:14:36regardez,
01:14:36il y a des trucs
01:14:37qui se coagulent.
01:14:38Ici ou là,
01:14:38vous avez,
01:14:39de façon un peu paradoxale,
01:14:41Renaissance,
01:14:43qui s'associe
01:14:43avec Horizon
01:14:44à Paris,
01:14:46en contrepartie
01:14:47du soutien d'Horizon
01:14:48à Bordeaux,
01:14:49à Nîmes,
01:14:49ce qui fait que ça crispe
01:14:51forcément d'autres formations
01:14:52politiques,
01:14:53en particulier,
01:14:54qui prend des dispositions
01:14:57dans d'autres communes.
01:14:59Est-ce que tout ça
01:15:00prédispose à s'entendre
01:15:01pour agir collectivement ?
01:15:03Non.
01:15:04Donc là,
01:15:05il y a des efforts
01:15:06qui sont faits
01:15:06pour essayer de réduire
01:15:08les différences
01:15:11qui peuvent exister.
01:15:13Il semblerait que,
01:15:14par exemple,
01:15:14la Besan,
01:15:15on essaie d'avancer
01:15:16à Nîmes,
01:15:18à Tours.
01:15:18ça avance un peu.
01:15:21Mais ce n'est pas
01:15:22des points majeurs.
01:15:23Ce n'est pas des points majeurs.
01:15:24Paris,
01:15:25Nyon-Marseille,
01:15:25c'est considéré quand même,
01:15:27c'est normal,
01:15:27médiatiquement,
01:15:28comme majeur.
01:15:29Et quant au 49-3,
01:15:30je l'ai dit,
01:15:31je pense que,
01:15:32oui,
01:15:33le Premier ministre,
01:15:33il peut apporter
01:15:35sa contribution,
01:15:36j'allais dire,
01:15:36à la solution
01:15:37en acceptant
01:15:38d'utiliser le 49-3,
01:15:41ce qui serait un soulagement,
01:15:42je pense,
01:15:43pour beaucoup
01:15:43de forces politiques.
01:15:45Merci,
01:15:45Hervé Marseille.
01:15:46On verra
01:15:47d'ici quelques jours,
01:15:48quelques semaines,
01:15:49si votre optimisme
01:15:50raisonné,
01:15:51raisonnable,
01:15:52finit par l'emporter
01:15:54dans cette séquence budgétaire
01:15:55pas comme les autres.
01:15:55Merci à tous,
01:15:56bonne après-midi.
01:15:56Merci à vous,
01:15:57merci à vous.
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