- il y a 17 heures
Emission TV : Coucou c'est Nous sur TF1 Invité; Michel Sardou (Intégrale d'émission, Fr, 23 Février 1994)
Historique
Historique et Descriptif de l'émission
Coucou c'est nous ! est une émission diffusée du 22 septembre 1992 au 1er juillet 1994 sur TF1, puis du 30 janvier au 30 juin 1995 toujours sur TF1, sous le nom de Coucou !
Elle est présentée par Christophe Dechavanne accompagné de Patrice Carmouze et de chroniqueurs tel que Sophie Favier, Pierre Bellemare, Charly et Lulu, Philippe Collignon, Muriel Cousin, Olivier Chiabodo, Bernard Bilis, Daniela Lumbroso, Annie Pujol, Ivar Couderc ou Renaud Rahard.
L'émission, produite par Pro CD aujourd'hui Coyote, la société de Christophe Dechavanne, est retransmise en direct depuis le studio 102 de la Maison de la Radio.
Chaine Youtube : https://www.youtube.com/@CoucouCestNousTV
Historique
Historique et Descriptif de l'émission
Coucou c'est nous ! est une émission diffusée du 22 septembre 1992 au 1er juillet 1994 sur TF1, puis du 30 janvier au 30 juin 1995 toujours sur TF1, sous le nom de Coucou !
Elle est présentée par Christophe Dechavanne accompagné de Patrice Carmouze et de chroniqueurs tel que Sophie Favier, Pierre Bellemare, Charly et Lulu, Philippe Collignon, Muriel Cousin, Olivier Chiabodo, Bernard Bilis, Daniela Lumbroso, Annie Pujol, Ivar Couderc ou Renaud Rahard.
L'émission, produite par Pro CD aujourd'hui Coyote, la société de Christophe Dechavanne, est retransmise en direct depuis le studio 102 de la Maison de la Radio.
Chaine Youtube : https://www.youtube.com/@CoucouCestNousTV
Catégorie
📺
TVTranscription
00:001, 2, 1, 2, 3, 4
00:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:00Et tout ça, mesdames, messieurs, ce soir, une énigme d'ici quelques secondes
01:04que je vais vous donner avec l'invité qui va arriver d'ici quelques minutes.
01:08Il est ici.
01:14Ne vous en faites pas, madame, je vous jure, c'est quelques secondes, il arrive tout de suite.
01:18Ne vous énervez pas, madame.
01:19Mesdames, messieurs, un accueil chaleureux.
01:21Michel Sardou.
01:30Mesdames, messieurs, Michel Sardou, un accueil chaleureux.
01:38Ravi de vous recevoir.
01:41Très heureux d'être là.
01:43Nous également, on va partager ça pendant une petite heure, cher Michel.
01:46On est content parce que vous venez dans les séances de travail.
01:48Vous avez un bel acte.
01:50Voyez, madame, je vous l'avais aidé.
01:56À part ça, la vie est belle.
01:57La vie est formuleuse.
02:00Impétable.
02:01Formuleuse.
02:02Une petite heure ensemble, vous êtes, bon, vous avez fait un petit peu d'entraînement aujourd'hui.
02:05Non.
02:06Non ?
02:06Non, non, j'ai fait du studio, tout va bien.
02:08Vous êtes en plein travail en ce moment.
02:09Oui.
02:10Oui.
02:13Oui, vous n'allez pas dire oui à chaque fois qu'on vous dit Michel.
02:15Si, je réponds, on va dire Michel.
02:16Mesdames, messieurs, un petit peu de détente, s'il vous plaît.
02:18Michel est venu pour être avec nous pendant une petite heure.
02:22Voilà.
02:23Patrice, non, oui.
02:25Évidemment, ah non, l'énigme, alors Michel, parce qu'évidemment, écoutez bien.
02:27Écoutez bien, monsieur et madame, on est dans les monsieur et madame un petit peu en ce moment.
02:30Monsieur et madame, t'es ma meuf.
02:32T'es quoi ?
02:32T'es ma meuf.
02:33Monsieur et madame, t'es ma meuf.
02:34T'es ma meuf, oui.
02:35Oui, ils ont même un fils.
02:36Un fils.
02:37Comment s'appelle-t-il ?
02:38On a quelques minutes, on a le temps, même dans l'émission, pour la réflexion.
02:41Vous avez également un petit peu de temps pour réfléchir, puisque vous faites le 42, 48, 16, 16, figurez-vous.
02:45Si vous trouvez avant eux, vous pourrez avoir un filet garni.
02:46Je crois que j'ai trouvé.
02:48Non, l'oreille ?
02:48Non.
02:4942, 48, 16, 36, 68, 50, 50, 36, 15, TF1, rubrique, coucou, et tout ça, pour monsieur et madame, t'es ma meuf, qui ont un fils, mes messieurs.
02:58Les deux jeunes de la télé, les voici, les voilà.
03:01Pierre Belmar, Patrice Carbouz, applaudissements.
03:02Vous devriez vous laisser pousser les moustaches, Patrice.
03:10Oui, oui, je sais pas.
03:12En fait, il y a un petit cas d'en ressemblance à se demander si vous ne soyez pas de la même famille.
03:17Ça va, Pierre ?
03:18Ça va bien.
03:19Ravi de vous voir, comme d'habitude.
03:20Mais moi aussi.
03:21Vous avez un petit rume en ce moment ?
03:22Absolument, un petit rume.
03:23Qu'est-ce que je fais avec ça ?
03:23Vous avez une fourrette pour le mettre, ici.
03:24Là, j'ai une fourrette.
03:25Voilà.
03:25Ah, c'est joli.
03:26Oui, c'est joli.
03:27Vous connaissez Jean Bourdeau de Lyon ?
03:28C'est lui qui nous a adressé madame, t'es ma meuf.
03:30Ah, si vous en avez une, Michel, pour un...
03:32Et qu'est-ce qu'il y a ?
03:33Jean Bourdeau de Lyon, il gagne un baladeur CD Aïwa avec télécommande extra plate.
03:37Ah oui, donc si vous voulez aussi un baladeur Aïwa, un machin extra plate, tout ça,
03:41il n'y a pas de souci.
03:43Je débarrasse pour voir que vous soyez embêté, Michel.
03:45Je n'ai pas le droit d'avoir mes clopes sur la table.
03:46Je ne suis pas persuadé que...
03:48Si vous voulez, vous pouvez avoir vos clopes où vous voulez sur la table, si on les voit.
03:50Oui, si on les voit, c'est pas vrai.
03:51Il y a des lois, des machins, des trucs publics, il y a du monde.
03:55Mais c'est des Winston extra light, hein.
03:56C'est pas mauvais pour...
04:01Merci, merci.
04:02C'est du...
04:04Merci pour l'amende.
04:06C'est rien, ça me fait toujours plaisir.
04:08Donc, pour le CSA et pour le reste, l'amende, c'est pour M. Sardou.
04:11Exact.
04:12Pierre Belmar, de quoi s'agit-il aujourd'hui ?
04:14Eh bien, il s'agit d'un monsieur qui s'appelle Michel.
04:17Il n'a vraiment rien à voir avec M. Sardou, rien, absolument rien.
04:19Il a 45 ans, il est célibataire.
04:22Vous avez les yeux tout rouges, Pierre.
04:23Oui, peut-être, parce que j'ai beaucoup pleuré à votre émission.
04:25Justement, en pensant à ce Michel, parce que ce Michel est en pleine dépression nerveuse.
04:30Voilà, en pleine...
04:31Ça n'a rien à voir.
04:32Non, rien.
04:33Et ça se passait en mars 93, il y a exactement un an.
04:36Voilà.
04:37Alors, ce Michel fréquente beaucoup les bistrots.
04:40Ce qui n'a rien à voir non plus.
04:41Ce qui n'a rien à voir, non, vraiment.
04:43Et il rencontre, un jour, dans un bistrot comme ça, il est très sympa dans les bistrots.
04:46Il est en pleine dépression, mais...
04:47Ça n'a rien à voir.
04:48Oui, ça n'a rien à voir non plus.
04:50Il est très, très, très, très gentil.
04:52Il offre facilement des coups, la tournée générale, ce qui n'a toujours rien à voir avec...
04:56Hein, bon ?
04:57Et...
04:58Qu'est-ce qu'il fait ?
05:00Non, c'est là, oui.
05:01Et il rencontre un jour Fernand.
05:07Qui, lui, est un monsieur qui a eu un accident.
05:10Et qui, depuis son accident, est un monsieur qui est assez lent.
05:16Il se déplace assez lentement aussi.
05:18Il boite d'ailleurs beaucoup.
05:20Sa femme a divorcé.
05:21Enfin, bref, il ne va pas bien non plus.
05:22Il est tout au bord, je dirais, de la dépression nerveuse.
05:26Et entre ces deux grands dépressifs, eh bien, il y a une sorte d'amitié qui se noue.
05:30Et un soir, alors que l'alcool a un petit peu coulé,
05:33Michel dit à Fernand, écoute, j'ai une affaire extraordinaire à te proposer,
05:37mais pour cela, je te propose un gueuleton.
05:39On va aller, demain, dans un très, très bon restaurant.
05:43Il lui donne le nom du restaurant, qui est un restaurant formidable.
05:46On ne peut pas faire de publicité.
05:47Non, non, pas du tout.
05:48Et puis, après, après, pardon, ils peuvent fumer.
05:51Ça dépend des termes.
05:52Et après, je vais te proposer une affaire où tu vas gagner beaucoup, beaucoup, beaucoup de pognon.
05:58L'autre, évidemment, il est d'accord, ok, pourquoi pas.
06:00Le lendemain, ils se retrouvent, ils arrivent au restaurant.
06:02En général, un gars qui dit, j'ai une super affaire, tu peux gagner beaucoup d'argent,
06:06en général, tu peux lui répondre, tu fais la toi-même.
06:07Mais le lendemain, ils sont là, ils sont là.
06:09Non, excusez-moi, Pierre.
06:10Et il l'a donc invité à déjeuner.
06:12Très rouge, hein, les yeux, quand même.
06:13Oui, oui, je sais, j'ai énormément pleuré.
06:15Et le meilleur menu, les meilleurs plats, le foie gras, le caviar, etc.
06:20Je dirais que c'est la chemise qui est fait repartir.
06:21Au cours de ce repas, Michel dit à Fernand, écoute, voilà, il y a 50 000 balles à gagner.
06:33C'est très simple, moi, la vie, ça ne m'intéresse plus.
06:37Michel, c'est plus vieux.
06:38C'est plus vieux, mais je ne voudrais pas me louper.
06:41Or, me tirer un coup de revolver, un coup de fusil, tout ça, j'ai peur de me rater.
06:45Alors, je te propose une chose, est-ce que tu veux me tirer dessus ?
06:49C'est gay, tu m'avais dit que c'était drôle.
06:50Oui, oui, mais Pierre, essaye de mettre toujours une ambiance comme ça.
06:54Oui, voilà, c'est ça, histoire de nous casser un peu.
06:5750 000 balles, ça suffit, puisque c'est comme ça, ça suffit.
07:00Ah non, mais il y a une fin.
07:01Oui, non, oui, j'en ai rien à voir, on verra, tout à l'heure.
07:02Ah, ben, tout à l'heure, on va passer à autre chose, ça suffit, Pierre.
07:06Si vous voulez, si vous voulez.
07:07On invite M. Michel, c'est pour lui faire plaisir.
07:09Mais d'accord, mais il y a une fin qui est étonnante.
07:10Oui, mais on s'en fout.
07:11Comment ça, vous en foutez de ma fin ?
07:13Non, non, on ne s'en fout pas de ça.
07:13Comment ça ? Mais alors, je veux avoir les yeux encore plus rouges qu'avant, si vous en foutez de ma fin ?
07:17Oui, mais arrêtez de fumer aussi, comme ça, vous n'aurez pas les yeux rouges.
07:19Vous ne l'aurez pas, ma fin, non.
07:21Patrice.
07:21On va recevoir quelqu'un, tiens.
07:23On va recevoir quelqu'un.
07:23On va recevoir quelqu'un.
07:27Attendez, oh la, oh la, oh la, oh la, tout à l'heure.
07:31Oh la, oh la, oh la, merci à tous, merci à tous.
07:34Ils sont neufs, ils sont neufs.
07:35Oui, ils sont neufs.
07:36Vous êtes neufs ?
07:37Merci encore.
07:42Alors, on va vous présenter un...
07:43Léon Taburet.
07:44Monsieur Taburet.
07:45Bonjour, monsieur Taburet.
07:46Bonjour, monsieur Taburet.
07:47Léon Taburet, c'est le champion du jacquard.
07:49Oui.
07:49Dites le champion du jacquard.
07:50Parce que Michel, on nous avait dit que vous...
07:51Vous êtes bien assis, monsieur Taburet ?
07:52Oui, très bien, très bien, très bien.
07:53Ça, j'aurais pas osé, franchement.
07:55Eh bien, ça tombe bien, je l'ai fait.
07:57Vous avez dit que vous aviez envie d'apprendre à tricoter.
07:59Moi.
07:59On nous a dit ça, oui.
08:00On nous a dit.
08:01Oui, on a fait...
08:02Vous savez, quand on fait cette émission, quand on a des invités de prestige, de marque et sympathique et qu'on aime, on fait une enquête de fond.
08:09Et on nous a dit que vous rêviez d'un truc, c'était d'apprendre à tricoter.
08:12Non.
08:13C'est pas vrai.
08:14Non.
08:15Ah, mais écoutez, vous allez quand même apprendre.
08:16Vous allez quand même apprendre.
08:17Car monsieur Taburet est un homme à lunettes.
08:21Oui, lunettes.
08:21Normal.
08:22Normal.
08:22Il a appris à tricoter parce qu'il n'était pas très sage quand il était petit, donc sa maman l'a mis au tricot, c'est ça ?
08:27Exactement, oui.
08:28Et depuis, alors, il tricote...
08:28Vous avez puni pour...
08:30On m'a puni.
08:30Et c'est devenu une passion ?
08:31J'ai devenu une passion, oui.
08:32Depuis combien de temps tricotez-vous, monsieur Taburet ?
08:34Oh, j'ai commencé à 8 ans.
08:35Ça fait une bonne vingtaine d'années.
08:36Oui, j'ai 70 ans, alors oui.
08:39Alors, comment on fait...
08:40Quel est votre...
08:41Quel est votre...
08:42Votre point favori ?
08:43Je vous remercie, Pierre.
08:44Moi, c'est le jacquard, principalement.
08:45C'est le jacquard.
08:46Oui.
08:46Moi, je ne sais pas ce que c'est que le jacquard, moi.
08:48C'est pas le point de croix.
08:49C'est un jacquard, ça, monsieur Taburet.
08:51Voilà, oui.
08:51C'est autre chose.
08:52Michel, lui, c'était le point de bourdon qu'il avait, mon héros à moi.
08:56C'est le point de bourdon...
08:57Vous savez ce que je crois, Pierre ?
08:59Je pense que vous êtes ivre.
09:01Et je pense que pour la première fois ce soir, la France est en train de se rendre compte
09:04que vous, vous êtes ivre.
09:05Devenir tous les mercredis, se faire injurier.
09:07Pardon, Michel, désolé.
09:08J'ai vu qu'il était ivre.
09:11Alors, monsieur Taburet, monsieur Taburet.
09:13Oh, mais ça, c'est une petite veste pour Michel.
09:19Ça, c'est...
09:19Ah oui ?
09:20Ça, ça vous irait comme une veste.
09:21Comme une veste.
09:22Ah, monsieur Taburet, est-ce qu'on peut voir d'autres...
09:24Qu'est-ce qu'on peut voir ?
09:25C'est monsieur Taburet qui l'a fait.
09:26Alors, j'ai...
09:26Oui, mais je suis très content pour monsieur Taburet.
09:28Je vais en route de ma thème à ma petite fille.
09:29Ça, ça irait moins bien, Michel.
09:31Ça, ça me va très bien, ça.
09:32C'est un peu petit.
09:33Pour une petite fille, Pierre.
09:34Ah, bah oui, justement.
09:35Ça, c'est très joli.
09:36Qu'est-ce qu'on fait ?
09:36Vous nous apprenez ce qu'il peut ?
09:38Quel est le point, monsieur Taburet, demande Michel ?
09:40Oh là, il y a des...
09:41Il y a un peu de tout.
09:42Un peu de tout.
09:43Il y a des jours.
09:45Il y a des points de jour ?
09:45Oui.
09:46Dites-nous, dites-nous.
09:47Il y a un peu de jersey, il y a quoi ?
09:48Il y a du jersey un peu, oui.
09:50Il y a des losanges aussi, là.
09:51Il y a des losanges, les losanges, c'est en quel...
09:53C'est des jours.
09:55Ce sont des jours.
09:56Pour faire respirer la petite fille.
10:00Patrice.
10:00Alors, est-ce que vous nous apprenez un petit peu ?
10:02Je vais essayer.
10:04Est-ce que c'est un truc typiquement féminin ?
10:05Est-ce que le doigt de l'homme doit tout d'un coup acquérir une technique féminine ?
10:09Ou tout le monde peut le faire ?
10:10Tout le monde peut le faire, il n'y a pas de raison.
10:11Oui, est-ce que vous avez des mains d'homme ?
10:12Oui, oui, c'est ça qui est...
10:14J'avais le marre.
10:15Ah, mais je vous en prie, merci.
10:16Mais vous, vous savez tricoter, Pierre.
10:17Je vois le premier avec une pelote, tiens.
10:20J'avais appris autrefois à coudre.
10:23Michel, entre deux, on s'est...
10:23Déjà, il y a tout un bazar.
10:25Un soir...
10:25Vous essayez de retirer ça, il...
10:27Vous faites la balance.
10:28Vous faites la balance, après la balance, tac.
10:30Un petit point.
10:30Un petit peu de chavane.
10:31Il paraît que ça détend terrible.
10:32Vous faites du yoga quelque chose, non ?
10:33Non, pas du tout, non.
10:35Il paraît que ça remplace bien le yoga.
10:36N'est-ce pas que ça détend, M. Taburé ?
10:37Non, c'est bien vrai, plutôt.
10:39Non ?
10:39Non ?
10:40Je ne crois pas.
10:40Évidemment, ça détend.
10:42Évidemment, il faut maîtriser la bête.
10:43Il ne faut pas...
10:43Je ne sais pas...
10:44Alors, montrez-nous, M. Taburé, rapidement.
10:46Tous les garçons qui sont à la maison, bien sûr, peuvent nous regarder.
10:48Et faire la même chose avec des aiguilles et de la laine.
10:50Le point qui est déjà commencé, c'est dans la main gauche ou dans la main droite ?
10:54Vous prenez votre aiguille vide dans la main droite ?
10:57Dans la main droite, bien.
10:57On va changer.
10:58Commence ça ?
10:59Oui, comme ça, déjà.
11:01Le fil sur quel lit dit ?
11:03Comme ça.
11:05Attends, la main droite ou la main gauche, le tricot dans la main gauche ?
11:09Le tricot dans la main gauche, Michel.
11:10Le droitier.
11:11C'est ça.
11:12Ah oui, c'est le droitier.
11:12Voilà, c'est ça.
11:13Sur le droitier, ça n'apprête pas.
11:14Si vous êtes gaucher, oui.
11:15Oui, c'est bien, c'est vraiment.
11:17Je le fais très bien.
11:17Il a déjà fait, il l'a déjà fait.
11:19Je tricote en cachet.
11:20C'est ça, oui.
11:21Et alors, qu'est-ce qu'on fait, là ?
11:23Alors, attendez.
11:23On fait un tour.
11:24Est-ce que je n'arrive pas à faire c'est comme lui, il dit ça.
11:26Oui, mais Patrice a la côte parce qu'il est député.
11:28Écoutez-moi.
11:29Vous rentrez votre aiguille vide.
11:31Comment ?
11:32Dans la boucle, là.
11:33Oui.
11:34Est-ce qu'il y a ici, là ?
11:35Oui, ça y est.
11:36Là, là.
11:37Ici, là.
11:37Dans la boucle qui est là.
11:38Vous passez la laine sur l'aiguille.
11:41Oui.
11:42Vous passez la laine sur l'aiguille.
11:43Bon, d'accord.
11:44Je voudrais voir Michel un peu autre.
11:45Oui, oui, oui, mais il sait le faire, je vous dis.
11:47Oui.
11:48Et après ?
11:49Vous la passez dans la boucle.
11:51Mais quelle boucle ?
11:52Celle que vous avez pensé tant, l'aiguille.
11:53Oui, enfin, Michel, ne dis pas.
11:54Mais j'ai déjà passé la boucle et j'ai mis le fil.
11:56Tenez.
11:57Il a déjà fait.
11:57Vous passez votre aiguille dans la...
11:58Ça y est, j'ai passé mon aiguille dans la...
11:59Montrez à Michel, montrez à Michel, montrez à Michel.
12:01Oui.
12:01Moi, j'y arriverai pas trop.
12:02Moi, j'ai déjà fait ça, là.
12:05Oui.
12:06Alors.
12:07Dix ans plus tard.
12:09Voilà.
12:09Moi, j'ai déjà passé dans la boucle et j'ai fait ça.
12:11Non, non.
12:12Ah, mais pas ça.
12:12Allez-y, je vous le fais si vous voulez, Patrice.
12:15Posez vos aiguilles et faites ça plein le tour.
12:17Ah, c'est ça, la boucle.
12:18Ah oui, c'est une maille.
12:20Une maille.
12:20Dans la maille ici, donc.
12:22C'est pris, là.
12:23Attendez un peu, Patrice.
12:24Alors, vous passez votre laine.
12:25Non.
12:26Attendez, ne bougez pas.
12:27Oui.
12:28Je suis dans la merde, Christophe.
12:30Non, vous êtes dans le trigo.
12:31C'est gentil, vous êtes à taburer.
12:32Vous passez votre laine.
12:34Oui.
12:35Sur les huiles.
12:36Mais j'ai pas mes lunettes taburées.
12:37Ah.
12:38J'ai pas de vous, votre portée de l'huile.
12:39Quand t'es l'huile et vous, ce taburé.
12:41Quand je peux rien avoir.
12:42Ah, ben oui, forcément.
12:43Alors, vous passez.
12:44Merci, madame.
12:44Oui, non, ça tient pas à moi.
12:46Merci, tenez.
12:47Comme ça.
12:48Vous passez là.
12:49Attends.
12:52Je ne vois rien, du coup.
12:54Ah, bravo, félicitations.
12:57Vous passez dans la maille.
12:59Dans la maille, je passe dans la maille.
13:00Vous passez votre laine ici.
13:02Oui.
13:02Vous rabattez votre huile sur la laine.
13:04Oui.
13:06Attendez.
13:06Et vous la repassez dans la...
13:07Voilà.
13:08Voilà.
13:08Et vous la délivrez, ça vous l'aime.
13:09Votre maille est faite.
13:11C'est formidable.
13:12Applaudissements.
13:12Pour Michel Sardot, qui est pour la première fois en France, nous a montré ses talents de...
13:20Comment dit-on ? De cricoteur.
13:22Cricoteur.
13:23De cricoteur.
13:24Monsieur Taburé, mille merci.
13:25Monsieur Taburé ne va pas nous quitter parce qu'il va faire une petite écharpe pour Michel
13:28pendant tout le long de l'émission.
13:29Comme ça, vous n'entreprez pas froid la prochaine fois que vous allez la chance scène.
13:32Il y a des couronneurs.
13:33En jacquard, monsieur Taburé.
13:34En jacquard, si c'est possible pour monsieur Michel.
13:36Non, c'est du point de sable.
13:38C'est plus chaud.
13:40C'est plus chaud.
13:41On va se retrouver, mesdames, messieurs, avec Michel Sardot, Pierre Belmar et Patrice Caramouz.
13:44Tout de suite, après la pub, tout de suite.
13:46Merci beaucoup, tout de suite.
13:47Merci beaucoup.
13:47Applaudissements.
13:55Mesdames, messieurs, nous voici de retour au centre de la Maison de la Radio avec Michel Sardot qui est toujours parmi nous.
14:00Patrice Caramouz également.
14:01Pierre Belmar qui a changé de place car viendra nous rejoindre d'ici quelques instants, notre camarade Muriel.
14:05Je voudrais juste vous faire une petite annonce puisque je vous rappelle qu'il vous reste quelques jours pour gagner sur Minitel le séjour en Guadeloupe pour deux.
14:11Vous êtes déjà allé en Guadeloupe ?
14:12Oui.
14:13Vous avez la Minitel ?
14:13Non.
14:14Bon, comme ça vous ne pourrez pas gagner ce voyage.
14:15Mais vous, en tout cas, vous pourrez le faire.
14:17Vous vous envolerez avec Patrice Go Voyage.
14:18Go Voyage.
14:19Et c'est la résidence Canella Beach de la chaîne HMC.
14:22C'est là que vous serez logé en pension complète.
14:283615 Cote-F1.
14:29Rebouille-Coucou bien évidemment.
14:30Pierre, rien du tout.
14:30Nous démarrons immédiatement.
14:32Pierre, par le problème enfant chaque mercredi, Michel.
14:36Parce que moi, je n'ai pas le droit de raconter la fin de l'histoire de Michel et de Fernand.
14:39Tout à l'heure.
14:39Non, mais franchement.
14:40Tout à l'heure.
14:41Tout à l'heure.
14:43Les enfants passent d'abord.
14:44Il y a une histoire passionnante quand même.
14:46Pierre, pardonnez-moi.
14:46Les enfants d'abord.
14:47Les enfants d'abord.
14:48Si vous voulez, je respecte.
14:50Bien, bien, Pierre.
14:50Les enfants, immédiatement, Patrice, si vous voulez faire des messages à Michel Sardeau,
14:54vous allez lui faire passer des petits mots, tout ça.
14:56Il les regardera.
14:57Il y a 3615 Cote-F1, rubrique Coucou.
14:59Et en direct, tac, après un petit choix éventuel, on passera vos messages pour Michel.
15:03Patrice.
15:03Je vais au tableau.
15:04S'il vous plaît, car il s'agit d'un jeu.
15:06Il s'agit d'un problème de mercredi.
15:07A moins que Michel veut...
15:08Un jeune enfant, garçon ou fille, qui est là ?
15:10Allô, bonsoir, bonjour.
15:11Bonsoir.
15:12Garçon ?
15:13Garçon.
15:13Prénom ?
15:14Nicolas.
15:15Bonsoir, Nicolas.
15:16Oui, alors je téléphone.
15:17Quel âge as-tu, Nicolas ?
15:1912 ans.
15:1912 ans.
15:20Et tu es donc en ?
15:21En 5e.
15:22En 5e.
15:23C'est un problème de ?
15:23De maths.
15:25Au revoir, Nicolas.
15:27Tu es là, Nicolas ?
15:29Oui.
15:30Bien.
15:31Problème de maths, nous t'écoutons.
15:33Michel est très fort en maths.
15:34Très.
15:34D'accord.
15:35Alors, Jean a organisé un repas.
15:37Jean a organisé un repas, pour l'instant.
15:39Jean égale repas, Patrice.
15:42On t'écoute, Nicolas.
15:44Jean a organisé un repas, qui a réuni 15 personnes.
15:48Jean égale repas de 15 repas.
15:51Oui.
15:52Et il a réglé la note.
15:54Et il a réglé la note, Patrice.
15:57D'accord.
15:59Fait ce qu'il veut.
16:00On t'écoute, Nicolas ?
16:02Oui.
16:02Au même restaurant, un deuxième groupe de 10 personnes a choisi le même menu.
16:09Un deuxième groupe de combien de personnes ?
16:1110.
16:11Deux fois 5.
16:13De 10 personnes a choisi le même menu.
16:14Oui.
16:15Eux, ils étaient 15, eux, ils sont 10.
16:16Merci, Pierre.
16:18Des fois que je suis un peu...
16:20Non, mais ils sont un tiers de moins que les autres, c'est ça ?
16:21Déjà, c'est important.
16:22Un tiers de moins.
16:24Un tiers de moins que les autres, ils sont.
16:26Une massue.
16:26Donnez-moi une massue.
16:28On t'écoute, Nicolas.
16:29Oui.
16:30Ce groupe laisse un pourboire de 30 francs.
16:33À 15, dix ans, ils sont...
16:34Non, à 10.
16:35C'est le deuxième groupe.
16:36Vous voyez que j'ai raison de répéter.
16:37Une massue, une massue.
16:39Vas-y, Nicolas, vas-y.
16:42Jean a payé 420 francs de plus que le deuxième groupe.
16:45Ah.
16:46Déjà, je suis largué, là.
16:47Et n'a pas laissé de pourboire.
16:49À 15, il a payé 420 balles de plus sans pourboire.
16:51Sans pourboire.
16:52Ça veut dire qu'eux, déjà, avec le pourboire, si c'est la même chose, c'est 450.
16:55Mais pure hypothèse de travail, bien sûr.
16:57420 francs de plus que les 10 repas.
16:59Oui.
16:59420 francs de plus que les 10.
17:01420 francs de plus que le deuxième groupe et n'a pas laissé de pourboire.
17:05Non.
17:06Ah, ben oui.
17:07Et la question est, quel est le prix du menu ?
17:11420...
17:114...
17:124...
17:13420 sans le...
17:15Non, non, avec 420, avec.
17:16Non, non, non.
17:16Sans le...
17:17Le pourboire, c'est un attrape-couillon.
17:18Le pourboire, c'est un attrape-couillon, c'est ça.
17:19Ouais, raison.
17:20420 divisé par 15, gars.
17:21Par 15.
17:23Ah, non, ah, non, ah, non, ah, non.
17:26Non, 15 repas égale 10 repas, d'accord.
17:3042 francs.
17:30Plus 420 francs.
17:32Mais non !
17:33Plus 30 francs de pourboire.
17:3439 francs.
17:35D'accord.
17:36Je crois que c'est ça.
17:37Quoi ?
17:3815 repas égale 10 repas plus 420 francs plus 30 francs de pourboire.
17:41Oui.
17:42Oui, mais non, relève les 30 francs parce qu'il dit 100 pourboire, les 420.
17:44Non, non, mais non.
17:46Donc 15 moins 10.
17:47Ça fait 430 francs.
17:48Je multiplie par 15.
17:5015 moins 10 repas, ça fait 5 repas.
17:52Oui.
17:54Égale 420 plus 30.
17:56Excusez-moi.
17:57Égale 450.
17:59Oui.
18:00Le compte est bon.
18:00Pam, pam, pam.
18:02C'est ça, Michel, non ?
18:04Ah, j'en sais rien.
18:06Moi, je vous ai dit oui.
18:08Qu'est-ce que vous auriez fait, Michel ?
18:09Je ne sais plus.
18:09Au début, c'était clair.
18:11Au début, c'était clair.
18:12Maintenant, moins.
18:14C'est à peu près ça, je pense.
18:15Ils n'ont pas l'air d'accord, là.
18:17Ah, non, ils n'ont pas l'air d'accord du tout.
18:19Il n'y aura pas.
18:20La question.
18:23Quelle est la question ?
18:24Je ne prédure pas.
18:25Quel est le prix du menu ?
18:26Mais on l'a déjà demandé.
18:27Quel est le prix du menu ?
18:29Eh ben, on ne sait pas.
18:2990 francs.
18:30La carin.
18:32Laisse tomber, Nicolas.
18:33Tu dis, on ne sait pas.
18:36Quel est le prix du menu ?
18:36Je n'ai même pas la réponse, dis donc.
18:38C'est 90 francs.
18:39C'est 90 francs.
18:4090 francs.
18:4190 francs ?
18:41Oui.
18:42Parce que...
18:42Alors, on va expliquer, Nicolas.
18:43On n'a pas un prof pour ça ?
18:45Non, mais c'est assez facile, là.
18:46Oui.
18:48Ah, qu'il va me faire passer pour un couillon.
18:50Il a payé 420 francs de plus.
18:53420 francs plus...
18:54Ok, il faut ajouter le pourboire de 30 francs, ce qui fait 450.
18:57450 divisé par 5, puisqu'il a payé pour 5 de moins et l'autre 5 de plus.
19:02Oui.
19:02Donc, ça fait 90 francs.
19:04Mais non, puisqu'il laisse 420 francs, 100 pourboires.
19:06Eh ben oui, il faut donc l'ajouter.
19:08Il a complètement raison.
19:08Il faut donc l'ajouter.
19:10Ok.
19:10C'est là qu'il fallait l'ajouter par tranchée.
19:12Nicolas, est-ce que tu as compris ?
19:13Euh, pas tellement.
19:14Non.
19:15Ben, ça fait 90 francs, Marc.
19:18Eh, dis donc.
19:19Et à demain.
19:20Et voilà.
19:20On n'est pas obligés d'expliquer, on donne la réponse.
19:22Ah, je ne sais pas.
19:22Est-ce que ta professeure ou ton professeur va te demander d'expliquer ?
19:25Ben, sûrement, oui.
19:26Ah.
19:27Ah, oui, alors...
19:27Ben, tu dis qu'il appelle Sardou.
19:29Oui.
19:30Ben, il faut ajouter le pourboire aux 420 francs.
19:32On va faire une petite équation, voilà.
19:33Et puis voilà.
19:34Et puis divisé par 5.
19:35Oui, je peux bien.
19:35Non, c'est facile.
19:36Mais divisé par 5.
19:37C'est facile, non, mais c'est sur le tableau.
19:38Non, voilà.
19:39Bon, le pourboire à 420 francs, 420 francs plus le pourboire divisé par 5.
19:44Voilà.
19:45Voilà.
19:45C'est ça.
19:46Ou sinon, on dit...
19:46450 divisé par 5.
19:47Ça fait 90.
19:48Ça fait 90.
19:49Ça fait 90.
19:49Je dois faire ça.
19:505,9, 45, 90.
19:50Ou sinon, on fait comme ça.
19:5215 repas égale 10 repas plus 420 francs qu'il a payé plus les 30 francs qu'on boit.
19:55C'est beaucoup plus compliqué, ça.
19:5715 moins 10 repas.
19:58C'est-à-dire, puisqu'on peut faire passer ça en mettant moins ici.
20:0115 moins 10, 5 repas égale 450 francs égale 90 francs le repas.
20:04On va en parler tout à l'heure.
20:05Très bien.
20:09Nicolas, tu as compris, hein ?
20:12Oui, ça va.
20:13Au revoir, Nicolas.
20:14Au revoir.
20:14Et merci, M. Patrice, qui t'a si bien expliqué.
20:18Patrice, un nouveau témoin ?
20:20Roger Hassan.
20:20Roger Hassan.
20:21Ah non, mon histoire, c'est terminé, là.
20:23Faut voir, Pierre.
20:24Oui, c'est faut voir, oui.
20:26À demain, alors.
20:27Non, à tout à l'heure.
20:27Non, à tout à l'heure, peut-être, oui.
20:28Bougez pas, Pierre, parce que je vous présente Roger Hassan.
20:31Roger Hassan qui a écrit...
20:33Qui a passionné de préhistoire, déjà.
20:35Déjà.
20:36Qui habite près de Sarlat.
20:37Et qui a écrit Du Nouveau chez Cranmagnon.
20:39Voilà.
20:39Alors, quoi de neuf chez Cranmagnon ?
20:42Eh bien...
20:43Ce que l'on croyait et ce qui y est.
20:48Il y a des choses nouvelles.
20:49Par exemple, le monument dont il est question, là,
20:53est un monument qui semblait être voué à l'oubli total
20:58sous les lichens et sous les mousses.
21:00Et aujourd'hui...
21:01Les mousses.
21:02De la mousse.
21:03De la mousse...
21:04Ah oui, la mousse.
21:04Mousse su.
21:05Enfin, de la mousse synthétique, de la mousse naturelle.
21:08Ah, mais...
21:08Michel, si vous voulez dire...
21:10J'en saisirais de ramener un petit peu le micro.
21:11Voilà.
21:12Je vous remercie.
21:12Oui, alors, ce monument, c'est un bloc de grès de...
21:17près de 400 mètres cubes.
21:18Où qu'est-il dit ?
21:20Dans la région du Bug, c'est-à-dire, c'est le bassin du Périgord-Noir.
21:26Magnifique région.
21:27Et à l'ouest de Sarlat.
21:28Ah, magnifique région, s'il en est.
21:30Entre Sarlat et Bergerat.
21:32Magnifique région.
21:33Et on pensait que c'était naturel, je suppose, là.
21:35On pensait que c'était la nature qui avait fait ça.
21:37Oui, d'abord.
21:38C'est un...
21:38Mais à quoi ressemble-t-il ?
21:39C'est un bloc de grès naturel, évidemment.
21:41C'est celui-ci.
21:42Oui.
21:42Celui-ci, non.
21:43Celui-là en est un autre.
21:44C'est...
21:45C'est celui...
21:46Il ne faut pas le prendre pour ce qu'il n'est pas.
21:50Il y a des images qui sont là, à part cette grosse vache qui illustre cette affaire.
21:54Où il y a-t-il une grosse vache ?
21:55Ah, la grosse vache qu'on a vue tout à l'heure.
21:57Voilà.
21:57À part celle-ci, tout le reste appartient à ce bloc de grès.
22:01Mais je crois que cet ouvrage est une initiation, non pas à la sexualité à promen parler,
22:09mais à la sexualité à travers la préhistoire.
22:12Qu'entendez-vous par là, monsieur ?
22:13Qu'entendez-vous par là ?
22:14C'est la même chose qu'aujourd'hui.
22:15Ne faites pas rougir.
22:17C'est pareil.
22:17C'est la même chose qu'aujourd'hui.
22:18Vous avez découvert...
22:19Tout à fait, non.
22:20Là, je n'ai rien découvert.
22:22Je n'ai rien découvert.
22:23Ce que les préhistoriens ont découvert, ce sont des documents qui illustrent comment,
22:30après 3 millions d'années d'apparition de l'homme qui se dégage d'une espèce de primate,
22:35on arrive à, il y a 500 000 ans, après avoir découvert le feu,
22:40à une nouvelle espèce d'individu plus développée que le précédent...
22:44Après 3 millions d'années, hein ?
22:45Alors, première tranche, 3 millions, on arrive à moins 500 000 ans, c'est le feu, la découverte du feu, qui favorise...
22:55Ah, on y vient, on y arrive.
22:57Le feu, voyons.
22:58Le feu, le sexe, le sexe, le feu...
23:01Alors, on y arrive, vous avez rapidement, dans les 100 dernières mille années, une accélération qui fait que nous sommes trop mignon.
23:13Photo.
23:13Très mignon.
23:15Photo.
23:16Alors, voilà.
23:17On vient de la voir, on la revoit.
23:18Voilà le bloc de la PPU et ce qui a été découvert.
23:21Qu'est-ce qu'on a découvert, M. Sarran ?
23:23Malheureusement, on ne le voit pas très bien.
23:24Mais voilà un phallus, un être éthiphalique, qui fait dans sa hauteur totale 1,60 m,
23:33mais le phallus, à proprement parler, fait un peu plus de 90 centimètres.
23:36Comment c'est un compliment normal ?
23:37Un phallus d'1,60 m ?
23:38Non, 90 centimètres.
23:39En périgord, c'est comme ça.
23:40Non, non, monsieur a rectifié 90 centimètres.
23:42Un mètre 60, l'être éthiphalique, et 90 centimètres, le phallus qui est porté sur un pubis.
23:49Qui est déjà plus normal.
23:50Il m'a fait l'être éthiphalique.
23:52Alors, je...
23:53Attendez, M. Sarran, pour qu'on comprenne bien, ce que vous voulez dire, c'est qu'à un moment, il y a 3 millions d'années à peu près...
23:58Hop, on a vu une photo, on a vu une photo, Patrice, regardez, il ne faut pas l'enlever, regardez.
24:01Ça, c'est quoi, Tess ?
24:03Alors, ça, c'est le sexe féminin...
24:05Bien sûr.
24:06...qui s'oppose au phallus.
24:09C'est-à-dire que le phallus, s'il fait...
24:1280 centimètres.
24:13...litiphalique 1,60 m, litiphalique 80 centimètres, le phallus, il y a un diamètre de 26 centimètres.
24:21Et la fente que nous avons vue tout à l'heure correspond au sexe féminin et la fente fait 26 centimètres.
24:27Ça, ce qu'on a vu là, ça correspond au sexe féminin ?
24:29Oui.
24:30Mais qui l'a vu, ça, là ?
24:31Comment ?
24:32En dehors de vous, qui l'a vu, ça ?
24:33Pour l'instant, c'est moi qui l'ai découvert.
24:35Ah, d'accord, c'est d'autres découvertes.
24:37Ça, c'est un sexe féminin, donc.
24:38Voilà, un sexe féminin.
24:39Mais dans un désordre.
24:39Alors, nous avons là, donc, les deux sexes qui, si vous voulez, ce monument, par certains caractères qui le donnent, c'est quelque chose de l'ordre de 12-14 000 ans, on peut le dire, environ.
25:00C'est un monument qui... Comment s'est fabriqué ce que vous appelez le...
25:03Alors, ce sont des sculptures qui ont été effectuées sur ce bloc de grès, au moins sur ce plan-là.
25:11Et nous avons ensuite, nous devrions voir maintenant, la tête humaine, la tête humaine qui accompagne tout de suite à la gauche de cet ensemble masculin-féminin.
25:28Alors, l'ensemble correspond à un être total de 9 mètres.
25:32Si on prend la tête, les proportions de la tête, du bassin sur lesquels reposent le sexe masculin et le sexe féminin, ça fait un ensemble qui correspondra à un individu de 9 mètres de haut.
25:41Pourquoi ? Alors, je vais y arriver.
25:44Qu'avez-vous découvert, de par ces nouveaux monuments que vous avez donné, qu'est-ce que ça a apporté sur... Quel regard avez-vous porté sur la sexuétité ?
25:50Le gigantisme.
25:51Le gigantisme de l'acte bistouquette.
25:54C'est ça ?
25:55Selon de qui on parle.
25:57Alors, en la circonstance, celui-ci a environ 12-14 000 ans, c'est difficile...
26:04Vous savez que si vous pouvez l'emmener aussi, le micro...
26:06Laissez-le, laissez-le, lâchez-le.
26:10Vous pouvez le lâcher, il marche seul.
26:1212-14 000 ans, c'est un moment déjà avancé de la période Cro-Magnon.
26:21Vous aviez auparavant...
26:22Je vous avais dit que c'était physique, hein.
26:24Vous aviez auparavant déjà des manifestations de projection de la sexualité par les préhistoriques.
26:34Par exemple, ça ?
26:35C'est-à-dire qu'il y a 14 000 ans...
26:36En gros, ça veut dire ça, qu'il y a 14 000 ans que les hommes préhistoriques ont découvert qu'il y avait d'un côté des hommes et de l'autre des femmes.
26:41Non.
26:42Il y a environ 30 000 ans.
26:4430 000 ans.
26:45Ce monument, lui...
26:46Alors, si vous voulez, par exemple, près de Montignac, c'est-à-dire pas loin de Lascaux à Serjac,
26:51vous avez le premier objet de représentation sexuelle,
26:57est une grosse pierre sur laquelle on voit un capridé.
27:02Un capridé ?
27:03Absolument.
27:04C'est-à-dire une chèvre...
27:05Oui.
27:07Sauvage.
27:07Et cette chèvre sauvage est accompagnée d'une vulve féminine, bien sûr, et quelques points.
27:13C'est-à-dire que là, nous avons les premières représentations connues de la sexualité.
27:19Mais qui, à part vous, voit ça ?
27:21Ça, pour ce qui est de la chèvre, elle est connue.
27:24Oui, mais là, le monument...
27:26Alors là, il y a eu, si vous voulez, un...
27:28Il y a un différent scientifique, là.
27:31Un différent, parce qu'il a failli être rejeté de l'inventaire,
27:36malgré que Denis Perroni, un illustre...
27:38Vous êtes peut-être finir tous les deux en coulisses, tout à l'heure, en coulisses.
27:41Oui, si vous voulez.
27:42Enfin, vous voulez, c'est après l'émission.
27:43Oui.
27:44Vous êtes finis, les gars.
27:45Oui, d'accord.
27:46Applaudissements, en tout cas, s'il vous plaît, mesdames et messieurs,
27:48pour Roger Assant, qui est un véritable passionné de préhistoire.
27:51Un vrai chercheur, aussi.
27:53Non, mais là...
27:53Et un découvreur.
27:54Un découvreur.
27:55Parce que la découverte est belle, quand même.
27:56La découverte est magnifique.
27:57On a appris ça avec le ton qui nous a fait ses malassures.
28:01Mais la découverte est magnifique.
28:02Si vous voulez en savoir plus, c'est évidemment dans ce petit...
28:04Hopuscule.
28:05Hopuscule, j'allais dire.
28:06Merci.
28:06Qui accompagnait une exposition qui a été faite en 1990.
28:09C'était une plaquette.
28:10C'est clair.
28:10Merci, en tout cas, M. Assant.
28:12Si vous voulez en savoir plus, les uns et les autres, vous faites 36 cartes, F1.
28:14Revois le coucou.
28:15Nous allons prendre Michel.
28:17Merci, M. Assant.
28:19Nous allons prendre Michel.
28:20Non, je suis rêveur.
28:23C'est étonnant.
28:24C'est étonnant, oui.
28:25C'est vrai qu'avant, ils ne faisaient pas la différence entre une femme et une chèvre, en fait.
28:29Si.
28:29Non, non, ce n'est pas ça.
28:30Mais c'était très, très animal.
28:32Et au bout d'un moment, ils se sont rendus compte qu'il y avait des hommes et des femmes.
28:34Et à partir de ce moment-là, ils ont classé tous les animaux en mâles et en femelles.
28:37Et toutes les représentations qu'on voit et que nous montrait M. Assant, c'est ça.
28:40C'est que d'un côté, il y avait des mâles et de l'autre, il y avait des mâles.
28:42C'est quand ils ont découvert qu'il y avait des garçons et des filles, ils se sont fait des garçons et des filles chez les animaux.
28:45Voilà, c'est ça.
28:45Sinon, c'était mélangé.
28:46Sinon, c'était mélangé.
28:47Voilà.
28:47Donc, cela dit, il a raison.
28:49Avant, c'était chèvre.
28:50Avant, c'était pareil.
28:52Mais il n'y a pas de mais.
28:53C'était instinctif, du moins.
28:54C'était instinctif, voilà.
28:55Oui, plutôt, oui.
28:56Michel, vous allez être très attentif, tiens, justement, à propos d'instinct, puisque plein de questions vont vous être posées, vont vous être posées, tout à fait, par des téléspectateurs ou des téléspectatrices, c'est-à-dire des filles.
29:05Bonsoir, madame, bonsoir, monsieur.
29:06Votre prénom ?
29:08Oui, allô ?
29:08Une fille.
29:09Bonsoir, votre prénom ?
29:10Oui, Marcel.
29:11Bonsoir, Marcel.
29:11D'où nous appelez-vous ?
29:12De Béziers.
29:13De Béziers.
29:14Voilà.
29:14Marcel, De Béziers, Michel, vous écoute.
29:16Voilà, alors, bonsoir, Christophe.
29:18Bonsoir, Marcel.
29:19Bonsoir, Patrice.
29:20Bonsoir, Pierre.
29:21Et bonsoir, Michel.
29:22Bonsoir, Marcel.
29:23Bonsoir, Marcel.
29:24Alors, quand vous étiez...
29:25Attends, on va le faire... Excusez-nous, Marcel, on va le faire ensemble.
29:27Un, deux, trois.
29:29Bonsoir, Marcel.
29:31Bonsoir, toute l'équipe.
29:32Nous vous écoutons, Marcel.
29:34Bon, quand vous étiez enfant, Michel, aviez-vous l'accent marseillais ? Si oui, quand l'avez-vous perdu ?
29:39Sinon...
29:41Ah.
29:41Ben, sinon, c'est non.
29:42Je crois pas avoir eu l'accent marseillais.
29:45Ah, non ?
29:45Non.
29:46Jamais.
29:46Non.
29:46Jamais.
29:47Je l'avais un peu en vacances, quand j'allais dans Béziers.
29:49Ah, ça revient.
29:50Ça revenait, et que j'étais avec des enfants qui avaient l'accent, mais j'ai jamais vécu à Marseille.
29:54Ah, vous n'avez jamais vécu à Marseille ?
29:55Non, je ne suis pas né à Marseille, non plus.
29:57Ah.
29:57Il n'a jamais été à Marseille.
29:59Je suis né à...
30:00C'est où, Marseille ?
30:01Je suis né à Paris et j'ai été élevé dans la Meuse.
30:04Ah, bon, bon, bon, bon.
30:04Ça n'a rien à voir.
30:05Mais c'est vrai que toute ma famille est de Marseille.
30:08Oui, oui, oui, parce que votre papa avait mis à l'accent.
30:10Mon papa avait l'accent, mon grand-papa aussi, et tout le monde est de Marseille, sauf moi, madame.
30:15Et quand vous étiez petit, Michel, aviez-vous l'accent de la Meuse ?
30:17Oui.
30:18Ah, ben, voyez, madame, vous auriez dit ça, il aurait dit oui.
30:21Oui, eh bien, je n'étais pas très loin de la Meuse, j'habitais la Moselle.
30:26Ah, oui, c'est...
30:28Ah, oui, c'est...
30:29Vous voyez ?
30:29C'est pas la Meuse, mais...
30:30Moi, j'habitais à Cure-la-Petite.
30:32Ah, oui, je ne connais pas.
30:34Oh, c'est normal.
30:35Je ne sais pas.
30:36Marcel, on vous embrasse.
30:38Je vous remercie.
30:39Au revoir, Marcel.
30:40Bonsoir, Michel.
30:40Et bonsoir.
30:42Nous allons prendre une autre question immédiatement.
30:46Une question pour Michel Sardou.
30:48Quel est votre prénom, s'il vous plaît ?
30:50Bonsoir, Christine.
30:51Votre prénom ?
30:52Christine.
30:53Qui ça ?
30:54Christine.
30:55Bonjour, Christine.
30:56Qu'est-ce que j'entends ?
30:57Christine, on vous écoute.
30:59Alors, je voulais savoir si Michel avait l'intention de refaire du cinéma ou du théâtre bientôt ?
31:05Oui, j'avais.
31:09Ça aurait pu, mais pas cette fois-ci, quoi.
31:12Plus tard.
31:15La réponse claire.
31:17Non, non, non.
31:17La réponse claire.
31:18Non, non, mais il prend ça à la légère, tout ça.
31:19Non, non, pas du tout.
31:21Acteur, c'est un truc que vous prenez avec un porte.
31:22Mais excusez-nous, on ne peut pas l'enlever.
31:23C'est très emmerdant.
31:24Mettez vos mains sur la table.
31:25C'est très ennuyant.
31:25Mais non, parce que la maquilleuse m'a dit que je ne m'étais pas fait maquiller les mains.
31:27Je ne pouvais pas les mettre sur la table.
31:28Oh, mais vous plaisantez.
31:29Monsieur, monsieur, monsieur.
31:30Vous avez très belles mains.
31:31Je devais faire une pièce de théâtre l'année prochaine qui ne se fait pas pour des raisons diverses.
31:36Le cinéma, je n'aurai pas le temps parce que je suis à l'Olympia très longtemps.
31:40Et je ferai après, certainement, le théâtre et le cinéma.
31:43Donc c'est une vraie envie que vous avez.
31:44C'est une vraie envie, seulement à chaque fois, c'est reporté pour des raisons bizarres.
31:49Et bon, à force de reporter...
31:50Quand vous étiez jeune, vous vouliez être quoi ? Plutôt acteur, chanteur ?
31:53Je voulais être acteur.
31:54Ah oui ?
31:54J'ai pris des cours de comédie.
31:56D'ailleurs, tu as reçu Roland Giraud qui était avec moi.
31:58Yes, sir.
31:58Lui, il voulait être chanteur, lui.
32:00Oui.
32:01Et lui est acteur et moi, je suis chanteur.
32:02Il n'y a pas un soir où vous étiez à faire pipi, il y a un truc qui s'est gourouillé.
32:06Mais ça viendra.
32:07Le théâtre, je vous promets que ça viendra.
32:09Une comédie et tout, tout ira fait.
32:11Vous voulez vieillir acteur ou vieillir chanteur ?
32:13Je ne voudrais pas vieillir, mais comme je n'ai pas le choix.
32:16Acteur, c'est mieux parce qu'un vieux chanteur, ce n'est pas pareil qu'un vieil acteur.
32:22Un vieil acteur, tu t'amuses encore.
32:23Chanteur avec une voix cachée.
32:25C'est terrible.
32:26Ça vous va, mademoiselle, madame ?
32:28Très bien.
32:28Je voulais vous demander une petite chose, si c'était possible.
32:33Il faut voir.
32:34Je voulais savoir si le parfum que j'ai offert l'année dernière, il n'y avait plus.
32:39Vous m'avez offert un parfum l'année dernière ?
32:40Un parfum au concert 91.
32:42C'était la veille de son anniversaire.
32:55Je ne sais pas si je peux dire la marque à l'antenne.
32:58Si vous disiez la marque, c'est sûr qu'il ne s'en souviendra.
32:59C'est un grand joaillier.
33:01Un quoi ?
33:02Un grand joaillier.
33:03C'est la marque.
33:03Un grand joaillier.
33:05Ah, oui.
33:07Il l'a pas vu.
33:09Écoutez, je ne m'en souviens pas du tout.
33:11Et pourtant, vous sentez bon.
33:14Qu'est-ce que ça sent ?
33:15Mais on ne peut pas parler.
33:15Qui est célèbre pour ses musts ?
33:18Non.
33:19Ah non, pas celui-là.
33:20Non, c'est un autre.
33:21En tout cas, merci.
33:22Ah oui, je vois, très bien.
33:24Pour une bague, il a fait son parfum en forme de bague, d'ailleurs.
33:27Oui, c'est ça.
33:28C'est la facon bleue en forme de parfum.
33:30Ah oui, très bien.
33:31Voilà, merci.
33:32Ça commence par boum.
33:32Je m'en souviens très bien.
33:33Je termine par ronde.
33:34Mais c'est ça que vous sentez ?
33:35Non.
33:40Ça vous va, mademoiselle ?
33:41Oui, très bien.
33:42Je vous remercie beaucoup.
33:43Merci beaucoup.
33:44Vous savez pourquoi ?
33:45Ça vous est déjà arrivé, ça.
33:47Un fantôme qui joue le violon, jamais.
33:49Jamais.
33:49Du don.
33:50Ah.
33:51Dites donc.
33:51Ah si.
33:52Ah.
33:52Ah.
33:54Oui, mais pas comme ça.
33:55Ah bon ?
33:55Comment il jouait ?
33:56C'était pas dit ?
33:56C'était un orchestre de violon.
33:58Ah, mais excusez-nous.
33:58Dans un rasoir.
33:59Dans un rasoir, oui.
34:01Peut-être un tac, bien sûr.
34:03Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
34:05Je dirais ça en coulisses.
34:05Ah, ben non, non.
34:06Ah, non, ben non, faut pas commencer.
34:07Moi, je peux commencer des histoires et pas les finir, mais pas vous.
34:10Il y a quelques années, j'avais décidé de louer un château.
34:15Un vrai, vrai, beau château.
34:17Un grand château.
34:18Oh, là, immense.
34:18Il y avait, on n'a jamais visité en entier.
34:21Oui.
34:21Il y avait 140 pièces, quelque chose comme ça, un truc de fou.
34:24C'était au mois de décembre, à Noël.
34:27Éteignons les lumières.
34:28Nous étions quelques amis et moi-même en train de dîner.
34:33Dans une toute petite pièce, parce qu'il faisait très froid, le château, on n'arrivait pas à le chauffer.
34:37On était tous comme ça, très froid.
34:39Et nous entendons pleurer un bébé.
34:42Là.
34:42Exactement là, il pleure le bébé.
34:44Donc, on se lève.
34:45Tout le monde.
34:46Tout le monde.
34:46On regarde.
34:47Pas de bébé, naturellement.
34:48Je pense que ce sont mes enfants qui, dans la chambre, là-haut, mais mes enfants n'avaient pas des voix de bébé.
34:52Ils avaient déjà 47 ans.
34:55Bref, pas de bébé, pas de bébé.
34:57Ça s'arrête.
34:57On dit, c'est une connerie, une plaisanterie.
34:59On continue à jouer au dîner.
35:00Et tout d'un coup, le bébé, là.
35:02Ici.
35:03Là.
35:03La voix, là.
35:04Mais non, mais près, près, quand je dis là, je ne dis pas, j'entendais un bébé, là-bas, dans le lointain.
35:08J'entendais un bébé, là.
35:10Et vous avez de l'oreille.
35:11Oui.
35:12A priori.
35:12J'étais pas tout seul.
35:13J'étais pas tout seul encore.
35:14Il était tôt.
35:14Il était 8h, 8h15.
35:16Du matin.
35:18Bref, on ne trouve pas de bébé.
35:19On ferme.
35:20On dit, c'est une bêtise.
35:21Je monte me coucher malgré tout.
35:22On se dit, bon, on ne va pas tourner autour du château toute la nuit.
35:25Je vous fais court parce que c'était assez long.
35:26Là, il était déjà 3h du mat.
35:26Il était déjà 3h du mat.
35:28On monte, je me rase avant de me coucher, ce qui est très rare.
35:31Ce qui est normal.
35:31Non.
35:32Ce qui est très rare.
35:33Je ne sais pas pourquoi.
35:34Non, en électrique.
35:35Je rentre dans ma salle de main, je branche mon rasoir.
35:37Et là, au lieu d'entendre le bzzz du rasoir, j'ai entendu un orchestre de violon.
35:41J'ai déménagé le lendemain.
35:43Voilà.
35:44Mais vraiment.
35:44Mais vraiment.
35:45Et c'était pas genre, ah tiens, j'ai des voix.
35:48Non, j'ai entendu.
35:52Dans le rasoir.
35:53J'ai posé le rasoir, j'ai dit, ça va.
35:54J'ai été me coucher, c'était terminé.
35:56Très bien.
35:57Merci, Michel.
35:58Voilà, belle histoire, belle histoire.
35:59On pourra en parler bientôt, parce qu'il y a une dame qui a écrit un livre.
36:02Oui, je vais en parler, elle s'appelle l'Espère et l'Écrange.
36:05Je vais leur apporter cette dame qui a écrit un livre qui viendra bientôt.
36:07Une dame qui a écrit mon histoire.
36:08Oui.
36:09Je vais lui faire un procès.
36:11Elle vient dans pas longtemps.
36:13Donc, soyez attentifs.
36:14Regardez-la.
36:15Très étonnant.
36:16Une petite question, rapidement.
36:17Une petite question.
36:18Très vite.
36:18Très vite.
36:19Avec une rapidité, c'est une petite question.
36:21Allô ?
36:21Bonsoir, c'est Émilie.
36:22Bonsoir, vite.
36:22Votre question, Michel.
36:23Salut, Émilie.
36:24Salut, je voulais demander à Michel, d'où vous vient votre amour pour les USA ?
36:29Oh, c'est pas de l'amour.
36:30Parce que j'ai lu que vous aviez une maison à Miami.
36:32Ah oui, oui, non, mais c'est pas de l'amour.
36:34J'y vais parce que je veux l'été en hiver, moi.
36:37J'aime bien qu'il fasse chaud l'hiver.
36:39Alors, c'est le seul endroit à peu près où il y a 8 mois par an, 9 mois par an, un soleil d'acier.
36:44C'est que l'hiver fait 8, 9 mois, donc, là.
36:46Oui, là-bas.
36:46L'été.
36:46L'été, oui.
36:47Mais vous préférez la France.
36:49Ah oui, mais j'habite en France.
36:50Moi, je vais là-bas pour les vacances, c'est tout.
36:52Oui, il habite en France 10 jours, il va en vacances 11 mois.
36:55Non, non, l'Amérique, c'est pas votre truc.
36:58Non, franchement, c'est très bien pour aller en vacances comme ça.
37:015-6 jours.
37:02Vivre là-bas, non.
37:036 jours, 7 jours.
37:04Non, non, un mois, deux mois, à la limite, dans l'année.
37:07Oui.
37:07Voilà, mais c'est très bien.
37:08Après, il faut rentrer en courant.
37:09Voilà.
37:10Oui.
37:10D'accord.
37:10On peut fumer nulle part, déjà.
37:12Déjà, non plus ici, non plus ici.
37:14Merci, Émilie.
37:14On vous embrasse.
37:15La publicité, mesdames et messieurs, on se retrouve avec Michel Sardou, Pierre Bellemare,
37:18Patrice et le reste.
37:19A tout de suite.
37:20Merci beaucoup.
37:28Mesdames et messieurs, nous voici de retour au 102 de la Maison de la Radio avec Michel Sardou
37:31qui est parmi nous pour cette ultime partie d'émission, Pierre Bellemare et Patrice Carbose.
37:35Pierre, pleure.
37:36Non, simplement, en deux secondes, on n'a pas parlé d'actu parce qu'il n'y a pas vraiment d'actu.
37:39Vous êtes venu nous faire un petit coucou.
37:41Vous faites l'Olympia, il y a un disque qui sort dans un mois ou deux.
37:43Vous reviendrez quand le disque sortira, par exemple.
37:45Ah bah, c'est comme vous voulez.
37:46Non, c'est comme ça.
37:47Moi, je ne dis rien.
37:47Vous êtes d'accord ?
37:48Oui, oui.
37:49Et l'Olympia, c'est pour février 95 ?
37:51Non, non, non, non, janvier 95 jusqu'à...
37:53On a le temps d'en reparler.
37:53On a le temps d'en reparler.
37:54Là, je suis en album pour deux mois.
37:57Quand il sort...
37:57Vous le savez déjà ?
37:58Oui !
37:59Quand il sort, vous revenez ?
38:01Voilà.
38:01Ok, voilà, très bien.
38:02Pierre, la fin de l'histoire, si vous voulez.
38:03La fin de l'histoire.
38:04Sans oublier, Pierre.
38:05Pardon.
38:05Sans oublier.
38:06Monsieur Taburé.
38:07Monsieur Taburé qui est assis et qui tricote.
38:08Monsieur Taburé, oui.
38:10Qui est en train de faire l'écharpe de Michel, que Michel gardera...
38:13Au point de sable.
38:13Au point de sable.
38:15Pierre et Alice, ces deux garçons sont au restaurant.
38:17Ils sont au restaurant et Michel propose 50 000 francs à Fernand pour le tuer.
38:20C'est très simple.
38:20Pour le tuer, lui...
38:21Pour le tuer.
38:21Il lui fournit le fusil également parce que Michel a un fusil, mais il n'ose pas s'en servir lui
38:24parce qu'il a peur de se rater.
38:25Dis donc à Fernand, tu prends le fusil et tu me tires dans le dos et comme ça je meurs, je suis sûr de mourir.
38:30Voilà.
38:31Il lui propose 50 000 francs.
38:32C'est horrible.
38:32L'autre accepte.
38:33Oui, l'autre accepte.
38:34Mais c'est horrible comme vous-même.
38:35Oui, c'est horrible.
38:36Et à la fin du repas, il sort son carnet de chèques, il fait le chèque pour payer le restaurant,
38:40il le donne à la serveuse et il fait le chèque de 50 000 francs.
38:42Que voit la serveuse, d'ailleurs, qui est témoin de la scène et qui est complètement horrifiée
38:45parce qu'elle se demande ce qui se passe.
38:47Oui, horrifiée parce que quelqu'un fait un chèque de 50 000 francs.
38:48Oui, attendez, il lui donne 50 000 francs donc devant.
38:51Et puis tout le monde s'en va.
38:5324 heures se passent.
38:53Pas nous, pas nous.
38:5424 heures se passent et dans un bois un peu isolé, dans la banlieue de cette ville,
39:00des touristes passent et trouvent un corps allongé face contre terre.
39:05C'est Michel.
39:07Il est mort.
39:08La police intervient.
39:10On fouille le cadavre.
39:11On trouve le carnet de chèques.
39:13Sur le carnet de chèques, il a écrit « j'ai demandé à Fernand de me tuer ».
39:19Il l'a dit, il l'a marqué.
39:20C'est sympa.
39:21On trouve, on regarde les talons de chèques.
39:23C'est vraiment tué donc alors.
39:24Oui, on regarde les talons de chèques.
39:26Il a fait un chèque de 1 000 francs, le fameux chèque de restaurant.
39:29On trouve le chèque de 50 000 francs et cet homme qui était très ordonné a mis le nom du destinataire.
39:35La police n'est donc plus qu'allée chez Fernand pour lui demander des explications.
39:39Et Fernand reconnaît.
39:40Il dit « mais j'ai d'ailleurs une lettre qu'il m'a donnée qui confirme ce qu'il avait marqué sur le carnet de chèques ».
39:43Vous voyez, il me l'a demandé.
39:45Il était un peu benet.
39:46Et Fernand ne comprend pas pourquoi tout ça se passe en mars 1993, je vous garantis que c'est vrai.
39:50Oh là là !
39:51Oui, et il est en prison actuellement.
39:53Il ne comprend pas pourquoi on l'arrête, pourquoi on lui passe les menottes.
39:57Il ne comprend rien puisqu'il dit « mais c'est de l'euthanasie que j'ai fait ».
39:59Parce que finalement, et pourquoi croit-il cela ?
40:02Parce que Michel lui a dit qu'il était atteint d'une maladie incurable et que c'est pour cela qu'il lui demandait de le tuer.
40:09Donc ce pauvre Fernand a cru ça.
40:11Et c'est un pauvre Fernand vraiment.
40:13Parce que Michel, bien qu'il ait disparu, c'était quand même pas un type très très bien.
40:18Parce que, comme pour le restaurant, le chèque de Fernand, il était en bois.
40:22On reste...
40:27Quoi ?
40:28Quoi ?
40:29Hein ?
40:30Merci Pierre pour cette...
40:32C'est sympa pour un mercredi, merci.
40:35Les enfants qui nous regardent vont être ravis.
40:37Voilà, mais c'est une histoire édifiante.
40:39Ne tuez jamais votre voisin.
40:40Voilà, j'ai...
40:41Oui, c'est ça.
40:42C'est moral.
40:43C'est interdit, on n'a pas le droit de tuer les gens.
40:45Même si on ne paye.
40:46Même si on vous paye.
40:47Même si on le demande gentiment.
40:48Voilà, même si on le demande gentiment.
40:49Mesdames et Messieurs, nous allons recevoir Michel...
40:51Non, Michel, Mesdames et Messieurs, nous allons recevoir...
40:53Non, Michel, Mesdames et Messieurs, nous allons recevoir...
40:54Muriel Cousin.
40:55Attention, accueil.
40:58On your left.
41:02Salut, Michel.
41:05Allo, Pierre.
41:06Allo, Muriel.
41:07Ça va, Christophe ?
41:08Ah ouais, ça baigne, et toi ?
41:09Ouais, ça va.
41:12Myrienne, nous allons parler de...
41:14Vous êtes choquée, là, visiblement, non ?
41:16À mort.
41:17Non, si.
41:18Michel est vachement choquée.
41:20Elle n'est pas habituellement comme ça, c'est vrai.
41:21On est en état de choc, c'est différent.
41:23On n'est pas vraiment choquée.
41:24Non.
41:24Je vais vous parler des gens qui brisent les barrières des convenances.
41:29C'est-à-dire, c'est quoi briser les barrières des convenances ?
41:32Ce sont les gens qui sont incapables de juger de l'intensité à donner à leur réaction, à leur comportement.
41:37Par exemple, en fait, ce qui se passe...
41:40Prenez, imaginez une règle.
41:42À droite...
41:43Ça, c'est de la gauche, ça.
41:45À gauche.
41:47C'est pas grave.
41:48À gauche...
41:48D'un côté, dites d'un côté.
41:50D'un côté, tout ce qui se passe dans le domaine privé.
41:53Tout ce qu'on peut faire dans le domaine privé.
41:54Au plus loin, imaginez, par exemple, je ne sais pas, faire pipi.
41:57C'est vraiment quelque chose qu'on fait vraiment privé.
41:59En principe, on ne fait pas ça de son personne, oui.
42:01De l'autre côté...
42:02Non, moi, je ne trouve pas. L'épiciatire m'a toujours gêné à cause de ça.
42:05Parce que je trouve que c'est dans le droit public qu'on fait devant tout le monde.
42:07C'est un droit public.
42:08Vous ne fâchez pas, Pierre.
42:10Non, mais c'est vrai. J'ai une réaction brutale qui illustre le propos de Muriel.
42:13De l'autre côté, les gestes publics, ce sont quand le plus simple, c'est celui de marcher, qui est effectivement à gestes publics.
42:19Un tableau, c'est un tableau, ça, oui.
42:21Vite, vite, Muriel.
42:22Très pressé par le temps.
42:23En fait, je vais vous donner des exemples de façons de briser la barrière des convenances.
42:28Par exemple, faire pipi ou caca sur un trottoir.
42:30Non, non, popo, c'est...
42:32Mettre une main aux fesses à quelqu'un.
42:36S'embrasser.
42:37Ça dépend qui ?
42:38Ça dépend qui ?
42:39Ça dépend quand et comment ?
42:40En public, vous voulez dire.
42:40En public, à tout ça.
42:41Mais ça, ce n'est pas briser les convenances.
42:43Si briser les convenances, c'est faire des gestes.
42:45C'est être mal élevé, faire popo.
42:46Faire popo, ce n'est pas gentil pour les autres.
42:48Non, c'est faire des gestes intimes dans un contexte public.
42:51C'est pas mal élevé de faire...
42:54Bah, popo devant tout le monde, c'est pas...
42:56Voilà, c'est ça.
42:56Mais bienvenue pour l'offre.
42:59Comme accueil à la maison, il y a plus sympa, quoi.
43:01Oui, non, c'est sûr.
43:02Je préfère qu'on fasse péter un bouchon de champagne, moi, plutôt, par exemple.
43:05Enfin, je ne sais pas, non ?
43:06Oui.
43:06Chacun fait comme il veut.
43:08Oui.
43:08Dépêchons-nous.
43:10Bon, en fait, il y a trois façons...
43:11Il y a trois façons de briser la barrière des convenances.
43:14Faire popo.
43:15Première façon, c'est de façon innocente et naïve.
43:18Oh, pardon !
43:18Alors, je vais vous donner...
43:20Ça m'a échappé.
43:21En fait, ça arrive quand on se retrouve dans un milieu, un contexte social dont on n'est pas habitué.
43:26Je vais vous donner un exemple.
43:27Tout à l'heure, quand je suis arrivée, j'aurais pu être en fait quelqu'un de très timide,
43:31qui s'est fait un préjugé sur le monde du showbiz, etc., le spectacle,
43:35et qui se dit, ouais, dans ce milieu-là, ils sont tous hyper cools,
43:38ils s'embrassent, ils se touchent, ils se tutoient...
43:41Mais vous avez raison !
43:43Et en plus de ça, c'est comme ça !
43:45C'est vrai, c'est vrai !
43:46C'est totalement comme ça !
43:47Oui, mais pourtant, ça ne vous choquerait pas si quelqu'un arrivait comme ça,
43:50qui ne vous connaît absolument pas ?
43:51Si vous vous m'embrassez immédiatement, je ne suis pas choqué du tout.
43:53Non, d'accord.
43:54Sur la bouche ?
43:55Je mets en...
43:56Je mets en...
43:56Je mets en...
43:56Je mets en...
43:56Je mets en...
43:57Je mets en...
43:57Je mets en...
43:58Je mets en...
43:58Par exemple, un homme qui rote après le repas, dans son...
44:02Ça, ça dépend de la culture.
44:03Voilà, exactement !
44:04Et ça peut choquer...
44:05Quelqu'un qui rote de façon privée, en privée, peut trouver ça inconvenant de voir quelqu'un
44:10roter après le repas.
44:11Vous allez en Afrique du Nord ?
44:12Alors, quand...
44:12Oui, exactement !
44:13On mange avec les bois, c'est culturel !
44:15Exactement !
44:16Un homme à qui on a dit...
44:16Ça ne veut pas dire que c'est forcément agréable, quand c'est 35 fois...
44:18Non !
44:19C'est qu'une seule fois, pour dire que tu es content.
44:21C'est bon, oui !
44:22Ah !
44:22Que vous êtes content, pardon !
44:23Ah oui, non, non, il n'y a pas de problème, vous pouvez me tutoyer, Michel !
44:25Très bien, merci de ça !
44:27Un homme à qui on a dit, tu peux y aller, cette nana, elle est super chaude, tu peux
44:30vraiment y aller, direct ! Donc, il arrive vers la nana, il la drague, très sexe, etc.
44:36Et en fait, on lui avait donné des faux renseignements, c'est une nana qui est plutôt prude et très
44:42bon chic, bon genre.
44:43Et alors ?
44:43Ben alors, elle va trouver le comportement de l'autre fortement inconvenant.
44:46Ah !
44:47Il avait trouvé que ses gestes sont déplacés, ses mots sont déplacés.
44:50Donc, vous voyez, c'est un problème de...
44:52Bon.
44:53Deuxième...
44:54En corrélation.
44:55Deuxième façon de romper les convenances, c'est de façon délibérée et provocatrice.
45:03Ça, on ne va pas en parler, on ne va pas s'étendre là-dessus, si on les connaît, ce sont
45:06tous les professionnels, finalement, la provocation.
45:08Excusez-moi, juste pour revenir à ce que vous avez dit tout à l'heure qui était un peu
45:11virulent, le faire on fait ses besoins, machin, tout ça, ça, c'est pas un conseil
45:14qu'on donne, ça, c'est de la provocation.
45:15Mais ce n'est pas du tout un conseil.
45:16Ce n'est pas des conseils, donc.
45:17Ce n'est pas des conseils.
45:18C'est quoi ?
45:19Elle dit qu'on rompt la barrière des convenances quand on fait ce qu'on devrait
45:21faire en privé, en public.
45:22Voilà.
45:23C'est ça.
45:24Oui, mais enfin, ça, on ne découvre rien.
45:25Oui, mais c'est un constat qu'il faut...
45:26Il faut s'en dire et...
45:27Non, parce que vous n'avez pas remarqué quand même le nombre de gens qui font pipi
45:31le long des murs dans la rue ?
45:32Oh là là ! Oh là là ! Obsession de la piscotière !
45:37Ah, pas du tout ! Non, non, je parle des murs, moi, maintenant.
45:39Oui, mais il y a la piscotière.
45:40Dans le coin de la porte, pas de la porte cochère, ça m'est arrivé de rentrer tard et pan.
45:43Et sur les bords d'autoroutes, rien, alors.
45:45Ben non, mais ça, ça ne me gêne pas, sur les bords d'autoroutes, mais dans les rues,
45:47quand même, vraiment pas.
45:48C'est parce qu'ils savent que c'est chez vous, peut-être.
45:49Pardon ?
45:50C'est parce qu'ils savent que c'est chez vous.
45:51Bonjour, merci.
45:52Pas de plaisante, Pierre.
45:53Je voulais seulement dire qu'il y a une deuxième façon de rompre la barrière des convenances,
45:56qui est là la façon...
45:57C'est vrai qu'il y a des professionnels de ça, comme Salvador Dali, Coluche,
46:00qui peuvent se permettre, effectivement, de provoquer, de briser la barrière des convenances.
46:06Et enfin, la troisième façon, c'est rompre la barrière des convenances de façon accidentelle.
46:10Alors, on va vous montrer un petit exemple.
46:12On va imaginer qu'on est dans le métro.
46:14Alors, on va aller là-bas, peut-être.
46:15C'est ça ?
46:17Là, je vais vous faire le métro, alors.
46:19Vous allez faire quoi ? Le bruit du métro ?
46:21Oui, je vais faire le...
46:22Ah, mais à messieurs Patrice, embrouiteurs...
46:24Ah, ça commence bien, Patrice.
46:26Vous prenez le métro régulièrement, Michel ?
46:28Alors, euh...
46:29Ils ont changé de banquette dans le métro.
46:31Vous allez rester debout, voilà, c'est l'heure de pointe.
46:35Oui, je suis enceinte.
46:37Oui, voilà.
46:38Je suis enceinte, je suis assis.
46:39Il y a une personne enceinte aussi, normalement, elles sont assises.
46:41Asseyez-vous, Michel.
46:42Monsieur Tabure, voilà.
46:44Ne serrez pas trop la tige, parce qu'elle est à peine.
46:46C'est l'heure de pointe, donc ça va choquer absolument personne.
46:50Si on est collé, vous voulez vous coller aussi ?
46:52Moi, ça va.
46:53Attendez, il y a le bruit du métro, messieurs.
46:56Il faut un micro, Patrice.
46:57Je le mets là.
46:58Vas-y, vas-y.
46:59Voilà.
47:00Ça va choquer personne si je suis collé comme ça.
47:03C'est l'heure de pointe, ça choque personne.
47:05On est d'accord ?
47:06Il n'est pas obligé de juste s'accrocher.
47:07Il y a un poteau pour ça.
47:08Je suis attenu au poteau et je m'accroche.
47:10Est-ce que là, ça devient incongru si j'ai ma main et que ça glisse comme ça ?
47:14Là, tout d'un coup, ça l'a fait passer pour une fille facile.
47:17Alors, ce que je voulais dire, c'est que maintenant, imaginez tout d'un coup qu'on n'est plus du tout dans le métro.
47:22Imaginez, lâchez là-bas.
47:23Lâchez là-bas.
47:24Imaginez qu'on est dans une pleine déserte.
47:26Tout d'un coup, alors qu'on ne se connaît pas, si on est comme ça, ça va paraître complètement...
47:30Si vous ne connaissez pas que vous êtes dans une pleine déserte.
47:32Ce que je voulais dire, c'est que...
47:33Moi, ça me dérange pas, mais pas du tout.
47:35Mais si, c'est la situation qui est drôle.
47:37C'est qu'on peut se trouver dans la vie courante, dans des situations qui, hors contexte,
47:42quand on enlève le décor...
47:44Accrochez-vous, accrochez-vous.
47:45Si ce n'est pas une fille, c'est vrai que par exemple, si moi je suis dans le métro et que c'est...
47:49Non, mais vous êtes pour nous.
47:50Non, vous ne tenez pas.
47:51Si je suis comme ça.
47:52Oui.
47:53Ça, c'est pas raconte, non.
47:54C'est ridicule, ça.
47:55C'est vrai que si on est dans le désert et que vous connaissez comme ça, qu'on ne se connaît pas...
47:59Qu'est-ce que je fais avec une essoreuse si on n'est pas dans le métro ?
48:03Faites le désert.
48:04Ça marche peut-être.
48:06Je crois que la réponse de l'énigme, ça sera demain, les gars.
48:09Ça sera, monsieur et madame, monsieur et madame, t'es ma meuf, ça sera pour le fils, ça sera pour demain.
48:14Parce que j'ai trouvé ça très agréable.
48:16Oui.
48:17Intéressant.
48:18Ce que je voulais dire, c'est qu'en fait, il est inconvenant dans la vie, quand on n'est pas dans les situations, de rentrer dans la bulle personnelle des gens.
48:25Vous voyez, chacun a une bulle personnelle.
48:27Et en plus, par exemple, au Japon, c'est horrible pour eux d'être comme ça.
48:31Une bulle personnelle.
48:32Au Japon, quand ils sont dans le métro, ils évitent de se regarder comme ça.
48:36Pour vraiment, comme s'ils ne pas voir, évitaient le fait de se sentir.
48:40Ah ouais.
48:41Voilà.
48:42Et alors, j'allais demander, pour finir, je voulais demander, mais c'est presque déjà fait.
48:46Je ne me déshabille pas de tout.
48:47Oui, non, oui.
48:48Et surtout dans le métro.
48:49Je voulais demander à Michel si je pouvais un peu briser la barrière des convenances.
48:53Avec Michel ?
48:54Oui.
48:55Voilà, vous avez brisé la barrière.
48:56Et bon ?
48:57Non, comme vous le sentez à mon avis.
48:58Brisez, brisez la guerrière.
48:59Très ouvert, c'est un garçon.
49:00Soyez propre.
49:01Oui.
49:02Genre, popo et tout, claque au secours.
49:04Merci.
49:05Non, pas ça.
49:06Autre chose.
49:07Donc voilà, je voulais me coller à vous pour vous embrasser.
49:10Et bien, au revoir.
49:11Ça, c'est pas...
49:14C'est pas du sagréable.
49:16C'était l'affaire qui tourne, monsieur.
49:18Michel Sardot était parmi nous.
49:20Nous le remercions.
49:21Quelques applaudissements pour lui.
49:22Merci beaucoup.
49:23Merci, Muriel.
49:24Merci, monsieur Tabillon.
49:25N'oubliez pas l'écharpe de Michel.
49:27Passez une bonne soirée.
49:28Demain, Michel Larocque.
49:29Salut, Pierre.
49:30Merci.
49:31Au revoir.
49:52Sous-titrage Société Radio-Canada
49:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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