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00:00Europe 1 soir week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureneau.
00:04Toujours en compagnie de Jules Torres et Sébastien Ligné, ils viennent y travailler la peur aux ventes, selon leurs propres mots.
00:11A Marseille, l'opérateur Orange a pris une décision inédite, la fermeture temporaire de son site, qui accueille 1200 salariés quand même.
00:19Ça a dû faire bizarre, du jour au lendemain, ils ont à peine eu le temps d'aller récupérer leurs affaires.
00:25Le site va être fermé pendant 15 jours et en cause, messieurs, les tensions à proximité liées au trafic de drogue,
00:31on se souvient que c'était déjà arrivé vers Aubervillé, je crois, avec BNP Paribas, Saint-Ouen.
00:37Saint-Ouen, une école, avec les points de deal.
00:40C'est quand même assez incroyable ce genre de choses.
00:42On ferme donc des entreprises parce qu'il y a du trafic de drogue et que les salariés vont au travail la boule au ventre.
00:48Bienvenue en France, bienvenue en France, où il y a le narcotrafic qui touche 79% des communes,
00:54avec des points de deal dont on sait que lorsqu'on les évacue, renaissent quelques mètres plus loin,
01:02qu'on embête, j'avais vraiment, pardonnez-moi du terme, parce que c'est un mot qu'on utilise vraiment.
01:07Je suis pour emmerder les narcotrafiquants.
01:10Je n'ai aucun problème à dire qu'il faut emmerder les narcotrafiquants.
01:13Il faut aller défoncer leurs points de deal et qu'ils ne revivent jamais.
01:18Là, ce qu'on a vu, et vous parliez à juste titre de Saint-Ouen, c'était objectivement un scandale.
01:24Parce qu'on votait, pour oui ou non, la fermeture d'une école.
01:29Voilà, c'était ça la réalité.
01:31Parce qu'on est incapable en France en 2025...
01:33Non, moi je vous parlais d'une autre affaire, pardonnez-moi messieurs, c'était BNP Paris-Bas, c'était des salariés.
01:36Absolument, oui.
01:36Oui, c'est pour ça, on ne parlait pas de la même chose.
01:38C'était bien entre Aubert-Bellier et Paris.
01:40Mais donc, ça reste quand même le même sujet qui est qu'on n'arrive pas en France à fermer des points de deal.
01:45Donc moi, j'ai un petit peu du mal quand on a des ministres qui vont plastronner à Marseille, nous laisser miroiter la question de l'état d'urgence.
01:53Quand on est incapable, dans certaines communes, d'assurer la sécurité non seulement des habitants, des riverains, là où l'occurrence c'est Orange et UBNP Paris-Bas, absolument.
02:03Donc on n'est même pas capable d'assurer la sécurité de ceux qui veulent travailler et de ceux qui vivent à côté.
02:07Alors la préfète de police des Bouches-du-Rhône n'a pas du tout la même lecture, je vous propose de l'écouter, c'est assez intéressant.
02:14Il est véritablement important, encore une fois, de prendre au sérieux, et je ne minimise absolument pas, la position des salariés et la crainte qu'ils peuvent avoir.
02:23Il est important de pouvoir les écouter, mais mon rôle aussi à moi, c'est de pouvoir rassurer, c'est de pouvoir ramener de la sérénité
02:29et assurer que partout, l'état sera présent et assurera la sécurité et assurera aussi et permettra de lutter contre ce sentiment d'insécurité.
02:40On parle de sentiment d'insécurité, ça nous rappelle quelqu'un.
02:42Et puis bon, apparemment, ce n'était pas des tirs, c'était une trottinette à la base, le problème.
02:48Je l'ai entendu sur un autre son.
02:50Bon, si c'est une trottinette.
02:51Elle nous annonce qu'elle ne va pas minimiser l'effet, mais elle minimise un petit peu l'effet quand même.
02:56C'est-à-dire qu'elle minimise une situation, un constat français, qui est aujourd'hui dans ce pays,
03:00que les délinquants, en tout cas, ce n'est plus aux délinquants de s'adapter à la République,
03:05mais à la République de s'adapter aux délinquants dans ce pays.
03:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des quartiers à Marseille, mais pas simplement à Marseille,
03:12où le pouvoir a changé de visage, où le symbole de l'autorité, ce n'est plus l'écharpe tricolore du maire,
03:19mais la cagoule du narcotrafiquant, où la main qui tient le pistolet n'est plus celle du policier,
03:25mais celle du dealer.
03:26Ou, finalement, des quartiers où une autre loi s'applique, où d'autres mœurs s'appliquent,
03:32où toute la vie quotidienne tourne autour du trafic,
03:35où la seule entreprise acceptée, c'est celle du narcotrafic,
03:39qui rapporte quand même plus de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires chaque année en France.
03:43C'est le narcotrafic qui régit le quartier.
03:46C'est lui qui décide, par exemple, lors des émeutes post-Nahel,
03:49à un moment donné de mettre fin aux émeutes dans certaines cités,
03:52parce qu'elle commençait à coûter cher et à nuire au business de la drogue.
03:57Donc, c'est eux qui dirigent.
03:59Donc, évidemment, la préfète, elle ne peut rien faire,
04:01parce qu'il n'y a aucune volonté politique,
04:03parce que les policiers, notamment à Marseille, vous le disent,
04:05nous, on serait capables de rentrer dans les quartiers nord,
04:07mais on n'a pas la consigne.
04:09Personne n'ose y aller dans ces quartiers,
04:11parce qu'ils sont aujourd'hui tenus par une autre loi,
04:13une autre république.
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