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  • il y a 21 heures
Son expérience dans "Mask Singer", son coming-out à la télé, son avis sur les télé-crochets, la naissance de son tube "Nuit magique" et la raison pour laquelle elle ne fait plus "Les enfoirés", voici le meilleur d'On refait la télé avec Catherine Lara, Eric Dussart et Jade du samedi 29 novembre 2025 !

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Transcription
00:00Est-ce que vous avez eu plaisir à chanter sous l'identité d'un lémurien dans Mass Singer, Catherine Rath ?
00:05C'est dur, lémurien, ouh là là, là j'ai souffert, parce que j'ai une tendance claustrophobe.
00:13Et alors là, le lémurien, je crois que je suis guéri pour le restant de mes jours.
00:18J'avais une espèce de tête monstrueuse de lémurien, qui était monstrueuse, qui était super bien faite,
00:23parce que c'est remarquable le travail que font ces costumiers.
00:27Mais dedans, il faisait à peu près, je ne sais pas, 102 degrés à l'ombre.
00:31On aurait pu faire cuire un petit pain.
00:32Un petit pain, et j'avais installé des ventilos sur le côté.
00:36J'ai fait acheter des ventilateurs, je mettais les ventilateurs.
00:39On ne peut pas bouger, on ne peut pas...
00:40On a de l'espace pour la tête quand même.
00:42J'ai quand même failli avoir un malaise.
00:44Oui, c'était bord cadre.
00:46Vous avez fait quoi, le lémurien ?
00:47Quand on m'a reconnu tout de suite, j'ai dit, oh, chouette, j'étais content, j'ai poussé des cris de joie.
00:53Mais c'est un souvenir, en tous les cas, avec une équipe des gens charmants.
00:56Parce qu'ils voyaient que ce n'était pas ma tasse de thé.
00:59Mais vous ne seriez pas attendu à ça, je pense.
01:01Parce que c'est ce que nous disent tous les gens qui ont fait Mastinger.
01:03Il fait une chaleur de fou dans les costumes.
01:05Mais c'est horrible.
01:06C'est un truc impossible.
01:08Je vais dire, bon, bon...
01:09Le pétard était un saule pleureur, quoi, dessous cet été.
01:13Quand vous ne vous sentez pas bien, il se passe quoi ?
01:14Vous faites quoi ?
01:15Pour signifier qu'il va falloir faire une pause ?
01:17Mais j'avais déjà dit, je vous ferai un petit signe.
01:20Je me toucherai le nez.
01:21Je me gratterai le nez.
01:22Je me suis carrément arraché le nez, là.
01:24J'étais...
01:24Donc là, il dit stop, on arrête.
01:28Non, c'était horrible.
01:30Qu'est-ce que vous regardez en premier chez un homme ?
01:32Sa femme.
01:35Sortir un truc pareil à la télévision aujourd'hui, en 2025, ça paraît presque banal.
01:40Il faut rappeler qu'on est en 1986.
01:42L'homosexualité à l'époque, surtout féminine, ça reste un tabou.
01:45Vous n'avez pas eu froid aux yeux, hein ?
01:47Ben non.
01:48Mais vous savez, je ne me sentais pas de mentir ou de m'inventer un faux mari.
01:56J'ai un souci de vérité.
01:58Je préfère être aimé par moins de gens, mais être aimé vraiment comme je suis, tout simplement.
02:04Et puis finalement, comme je l'ai fait avec humour, personne ne m'en a voulu.
02:08Parce que c'était drôle.
02:09C'est à la fois vrai, au premier ou au deuxième degré.
02:11Regarde qui t'accompagne, tu seras aussi.
02:13C'est vrai.
02:14Bon, là, c'était vraiment le 75e degré.
02:17C'était une émission enregistrée ou en direct ?
02:19On était en direct.
02:20En direct.
02:21Donc, il n'y avait pas de possibilité de couper.
02:22Ah non.
02:23Et quand vous sortez du studio, vous attachez de presse, vous ne vous faites pas une tête bizarre ?
02:26Mais tout le monde rit.
02:27Mais les gens ont le fou rire avec ça.
02:29Parce que ça a désamorcé l'histoire, mais avec le sourire.
02:34Ce n'est pas plus grave que ça.
02:35De même que je n'ai jamais été pourchassé avec Sam, Samantha, ma compagne.
02:42On ne m'a jamais pris en photo comme ça.
02:43Parce que je ne me planque pas.
02:45Vous savez, on va chercher les gens qui se cachent.
02:48Si on ne se cache pas, on s'en fiche, quoi, presque.
02:51Vous évoquiez Samantha.
02:52Ça fait 30 ans cette année que vous partagez votre vie avec elle.
02:55Vous dites que le coup de foudre a été alchimique.
02:58Vous savez, quand on rencontre quelque part la personne de sa vie.
03:03Parce que j'avais 50 ans quand j'ai rencontré Sam.
03:07Et c'était un coup de cœur très fort.
03:10Je savais que c'était elle, que c'était moi, que c'était nous deux, que c'était parti pour très longtemps.
03:16Votre maman adorait Samantha, mais vous n'avez jamais osé lui faire du bisou devant elle, je crois.
03:21Non, mais je ne veux pas choquer.
03:22Maman disait, elle est ma belle-fille préférée.
03:27À 98 ans, je me souviens à l'époque.
03:31C'est déjà merveilleux pour une femme de cet âge-là, qui est née en 1914, de dire ça.
03:37Et elle adorait Samantha, mais pour rien au monde, j'aurais embrassé.
03:40J'aurais pas voulu ni la choquer, ni lui donner un certain recul, ou qu'elle ferme les yeux.
03:49C'est très important pour moi, ça.
03:51Même dans la russe, pareil, on fait très très attention.
03:54Nuit magique, nuit de hasard, on se sépare, c'est trop qu'il croit.
04:02Vous l'avez dit sur vos réseaux sociaux, Catherine Lara, vous avez été très touchée par cette interprétation d'Andre Benjamin de l'Astarac cette année.
04:10Parce que, bon, elle avait quelque chose d'un peu rocailleux, un peu comme ça, un peu authentique.
04:17Et j'ai trouvé que c'était chouette, c'était sympathique qu'elle la chante comme ça, qu'elle essaie pas de m'imiter.
04:23C'est ça que j'ai trouvé bien.
04:25Est-ce que ça vous a fait changer d'avis sur les télécrochets ou pas ?
04:28Non.
04:29Bon, j'ai trouvé la gamine formidable, mais moi, les télécrochets, vraiment, j'aime pas ça.
04:35Je vous lis dans une précédente interview ce que je hais le plus au monde, c'est pas rien.
04:38Oui, c'est pas rien.
04:39Qu'est-ce qui vous dérange à ce point ?
04:41Mais j'aime pas, parce que, voilà, la musique, il n'y a pas un plus fort, un moins fort, c'est une affaire de goût.
04:46Il y a des gens qui ont adoré Brassens, d'autres qui l'aimaient pas, d'autres qui adoraient Gainsbourg, d'autres...
04:52C'est tellement subjectif, le goût musical, qu'on décide pas, toi t'es le meilleur, ou toi t'es merveilleux,
04:59ou toi tu chantes comme un pied, ça me dérange.
05:03Et puis, le concours rend, ceux qui ne gagnent pas sont tellement tristes.
05:08C'est des instants de tristesse profonds aussi.
05:11Il y a des gens qui sont, des jeunes qui sont fracassés de pas être restés, on les a virés, on sait même pas pourquoi,
05:17parce qu'un tel, c'est toujours un peu des micmacs, plus ou moins...
05:21J'ai pas trop confiance dans toutes ces décisions qui sont prises, d'un tel qui est bien, l'autre qui est moins bien.
05:28Je déteste ça.
05:30Ça n'est pas un concours, la musique, elle est pour tout le monde, tout le monde a le droit de chanter.
05:34On vous a déjà approché pour être dans le jury d'un télécrochet ou pas ?
05:36Une fois.
05:38Mais moi, s'il fallait dire à quelqu'un, tu chantes comme un pied, il n'y a pas de cas, je ne peux pas.
05:42Même s'il ne chante pas bien, je dirais que t'es formidable et je t'adore.
05:46Je ne suis pas capable de dire à un enfant, à un môme, que t'es mauvais.
05:50On m'avait dit, non, non, il faut être sévère.
05:52Il faut dire, j'ai dit, alors sans moi.
05:55C'était une nouvelle star ?
05:56Je ne sais pas, on ne se souvient plus du nom.
05:57Et Nuit Magique, est-ce qu'on peut dire que cette chanson a la nationalité suisse ?
06:02Parce que vous étiez à Lausanne, en fait, lorsque cette chanson est née.
06:05Elle est lausanoise, je ne sais pas si on dit ça.
06:08Lausanoise, c'est vrai ?
06:09Oui, j'étais à Lausanne pendant 2-3 mois.
06:13Cette chanson, en plus, elle est arrivée comme une cerise sur le gâteau.
06:17On avait fini l'album, on était crevé, on avait travaillé 3 mois, c'était terminé.
06:22On se met au piano avec Sébastien, Santa Maria, Péa Soname, il n'est malheureusement plus là.
06:28Et tous les deux, on...
06:30J'appelle Luc, j'ai dit, écoute, on a fait un petit truc, un genre de slow.
06:38Ça t'amuse, il me dit, ok.
06:41Il avait trouvé le truc.
06:43Et puis Nuit Magique, c'était une boîte de nuit dans laquelle nous allions à l'époque à Montréal.
06:48À Montréal, il y avait une boîte qui s'appelait Nuit Magique.
06:51On sortait évidemment à pas d'heure le matin.
06:53Et on y a passé des nuits de délire et de joyeuseté, quoi.
06:59Ça n'a pas été une nuit de délire, en revanche, lorsque vous avez écrit les paroles,
07:01parce que je crois que la nuit n'était pas magique, au contraire, elle était presque un peu horrifique.
07:05Vous étiez dans un hôtel de session de ski à la décoration très douteuse, c'est ça ?
07:10Non, c'était à Haute-Ninda, vraiment l'hôtel paumé, moins trois étoiles.
07:16Et il y avait un énorme cerf avec des bois en milieu de la pièce.
07:23On avait peur, c'était atroce.
07:25On était assis sur ce rebord de lit qui devait faire 1,02 m.
07:29Oh non, mais c'est des souvenirs de fou rire, en plus.
07:32On a vraiment beaucoup rire.
07:33Donc cette nuit magique a été écrite dans la joie et la bonne humeur.
07:36Une fois la chanson terminée, vous sentez tout de suite que vous tenez un tube ?
07:39Oui, je l'ai écrite, sur la boîte, je peux vous le jurer.
07:43J'ai écrit tube.
07:44J'ai dit, attends, on ne va pas mettre ça, c'est un truc, à faire un tube.
07:48Ce n'est pas possible, on ne va pas la mettre cette chanson.
07:50Le truc est fou, c'est que vous ne voulez pas l'intégrer à l'album.
07:52Je ne vous le jure, je ne voulais pas la mettre.
07:53Vous êtes quand même la seule artiste qui dit, je tiens un tube, je ne veux pas le sortir.
07:56Je ne le mets pas sur l'album.
07:57Oui, c'est un peu spécial.
07:58Vous aviez tenté un retour dans la troupe des Enfairies en 2022.
08:03Définitivement, ça ne vous convient plus.
08:04Non, ce n'est pas ça.
08:05C'était une petite piqûre de rappel.
08:07J'y suis allé pour jouer un peu de violon.
08:08J'ai fait une petite piqûre de rappel.
08:10Et puis voilà, 30 ans, j'y suis allé.
08:11C'est bien.
08:13C'est finalement.
08:13J'ai aimé ça quand on pouvait davantage chanter, quand on pouvait faire des duos.
08:18Moi, je me souviens de le premier pas.
08:21On avait fait avec Jean-Jacques Goldman, Bruel et moi, tous les trois.
08:26Mais c'est des souvenirs que je n'oublierai jamais.
08:27Mais on faisait la chanson en entier.
08:29Il y avait des gosses qui rentraient.
08:31Je jouais du violon.
08:32On avait le temps de déposer une émotion en quelque sorte.
08:37Et là, maintenant, on fait deux phrases.
08:39Bang, tu sors.
08:40Bing, deux phrases.
08:41Baf, t'es en sucette.
08:42Top, tu sors.
08:42T'es encore bonne sœur.
08:45Non, non, c'est pas possible.
08:46Vous n'avez pas parlé à la production parce que vous avez votre franc-parler.
08:49Catherine Lara, vous ne l'aurez pas dit.
08:50Oui, mais si, ils savent très bien ce que je pense.
08:52C'est juste que, voilà, ça a changé parce que c'est comme ça.
08:56Et malgré tout, ça nourrit des gens.
08:57Donc, c'est ça le but de l'affaire.
08:59Il ne faut jamais l'oublier.
09:00Parce que je n'ai pas envie non plus qu'on pense que c'est l'émission qu'il faut faire
09:04pour être dans le circuit.
09:07Ce qui m'ennuyait, c'est qu'il y avait des gens.
09:08Nous, on se tapait toute la semaine.
09:09Et puis, il y avait ceux qui arrivaient le samedi et le dimanche juste pour faire la télé.
09:13Et là, nous, on l'avait un peu au travers du gossier.
09:17Parce que c'est sur une semaine, mais il y a deux jours pour tourner l'émission.
09:20Et certains arrivent à dormir.
09:21Voilà, mais ceux qui viennent à la dernière seconde, pour juste faire la télévision,
09:25faire coucou, ça me dérange un peu aussi.
09:27Voilà, ça, c'est ce que je pense.
09:29Il faut quand même que ça continue, parce que c'est formidable.
09:32Ça fait manger, nourrir des gens qui ne se nourrissent pas bien.
09:36L'élixir de Jouvent, c'est aussi de travailler avec ces jeunes artistes dans cette tournée Identité.
09:42J'ai le sentiment que vous êtes beaucoup plus à l'aise avec eux
09:44que vous ne l'étiez avec les artistes de la tournée des Seigneurs, H-Tendre.
09:48Ça, j'ai le sentiment que ça vous a mis un petit coup au moral.
09:50Arthrose et jambes de bois, la tournée, oui.
09:52Ça vient très bien.
09:53Oui, ça, c'était un peu ça.
09:54Arthrose et jambes de bois, c'était un peu triste, quoi.
09:56Bon, qu'est-ce que vous voulez ?
09:58Il y a des moments où, quand on vous propose beaucoup d'argent tous les jours,
10:01on y va aussi, parce qu'il peut arriver qu'on ait besoin de...
10:05ou qu'on ait une période où on a besoin financièrement d'arrondir l'histoire.
10:10Même quand on s'appelle Catherine Lara ?
10:11Oui, moi, je l'ai fait pour ça, c'est tout.
10:13Ah oui ?
10:13Uniquement.
10:15Vraiment, je suis très sincère avec vous, parce que c'était...
10:17J'ai rencontré des belles personnes,
10:19mais d'être dans cette espèce de circus-là, terrible,
10:22avec un non-respect des artistes en général, c'était très...
10:29Pourquoi ? Parce que ça allait...
10:30Limite.
10:32Non, pour plein de raisons.
10:33Pour plein de raisons.
10:34Mais je n'ai pas envie de reparler de ça, on s'en fiche.
10:37C'est passé, c'est fait.
10:39J'ai pris ce que j'ai voulu prendre,
10:41et puis j'ai gardé le meilleur.
10:43Il y a un thème qui revient souvent dans vos interviews,
10:46c'est votre prétendu mauvais caractère.
10:50Ça, je sais que ça vous agace, parce que...
10:51C'est vrai qu'on ne dirait pas ça d'abord.
10:52Parce que je n'ai pas de mauvais.
10:53Mauvais, ça ne veut rien dire.
10:54Je ne suis pas méchante pour deux ronds.
10:56Je n'ai pas de mauvais caractère, j'ai deux caractères.
10:59C'est tout.
10:59Je me rebive de temps en temps,
11:01et je le fais avec le plus d'honnêteté possible.
11:03Donc, évidemment, ça peut prendre un tout petit poil un peu trop haut.
11:07Ça arrive, mais je n'ai pas un sou de méchanceté.
11:11C'est vrai que vous êtes très sympa, ça vient d'où cette rumeur ?
11:13Parce que les journalistes un peu paresseux,
11:15ils vous ressortent ça à l'envie.
11:17Il paraît que vous avez un caractère incroyable.
11:19J'ai été rousse et grande.
11:21Donc, ce n'est pas le cas.
11:22Vous m'avez sous les yeux.
11:24J'ai été grande et rousse.
11:26Dans des articles ?
11:26Oui, aussi.
11:27Donc, j'ai eu plein de choses comme ça.
11:30Donc, je suis coléreuse, agressif, je ne sais pas quoi.
11:33Pas du tout.
11:34On vous voit assez peu souvent à la télévision, Catherine Lara.
11:36C'est votre choix ou c'est le leur ?
11:39Ça dépend.
11:40Il n'y a pas de grandes émissions à faire.
11:42C'est fini le temps où il y avait des vraies émissions de variété.
11:48Il n'y a plus rien.
11:49Ou alors des talks.
11:51Des talks shows, oui.
11:52Et là, vous ne pouvez pas exprimer votre talent, votre métier, finalement.
11:56Je rêverais d'aller avec mon équipe de danseurs et de faire un numéro comme ça.
12:05Ça serait formidable.
12:07Mais il n'y a pas les émissions pour ça.
12:08Ah, maintenant, le plateau, il fait deux mètres sur trois.
12:11C'est fini.
12:12Il n'y a plus les grands studios.
12:15C'est un autre monde.
12:17Et il faut aller vite parce que le temps, c'est de l'argent.
12:18Et voilà, il faut aller vite et on n'a pas d'argent.
12:21D'après vous, qu'est-ce qu'il faudrait pour que la France gagne enfin de nouveau l'Eurovision ?
12:25Je rappelle que ça faisait 48 ans cette année qu'on n'a pas remporté l'Eurovision.
12:29Ou une grande interprète.
12:32Parce que moi, je crois qu'au talent, avec du talent, avec quelque chose qui nous touche le cœur.
12:37Mais attendez, on a eu quand même Louane Slimane, Barbara Pravi ces dernières années.
12:41Oui, mais peut-être que la chanson n'était pas très bonne.
12:43Ou je ne sais pas.
12:44Les artistes étaient...
12:45Louane, c'est formidable.
12:46C'est une très belle artiste.
12:47Mais la chanson, je la trouvais un peu compliquée.
12:51C'est très difficile, une belle chanson.
12:52À la fois populaire, à la fois simple, à la fois riche.
12:55Mais en même temps, avec des mots qui sonnent, avec une émotion,
12:59il n'y a rien de plus difficile que de faire une belle chanson.
13:01C'est très compliqué.
13:02Vous penseriez à qui, spontanément, comme ça ?
13:04Si c'est Catherine Arra qui choisissait d'envoyer un artiste,
13:07aujourd'hui à l'Eurovision, vous en verriez qui, vous ?
13:10Oh, j'en verrais peut-être la petite Juliette Armanet, ça serait bien.
13:14Parce que Juliette a beaucoup d'émotions.
13:17Elle chante bien.
13:18Elle a une espèce d'élégance, comme ça.
13:20Elle a beaucoup d'identité aussi.
13:22Elle ressemble à personne.
13:24Je crois à l'identité.
13:25Ou j'en verrais Stromae, ça serait bien aussi.
13:27Et pour booster nos chances de réussite, moi j'ai bien une idée.
13:30On pourrait demander à une super mélodiste nommée Catherine Larra de composer la chanson.
13:34Vous seriez d'accord ?
13:35Why not ?
13:37Pourquoi pas ?
13:37Why not de musique, bien sûr.
13:39Bien évidemment.
13:40Pourquoi pas ?
13:40Pourquoi pas ?
13:42Je ne sais pas si j'en suis capable.
13:44Vous aviez quoi quand vous étiez toute petite ?
13:46C'est difficile.
13:47C'est un syndrome.
13:49Mon père était médecin, il me le dirait.
13:51Le papa n'est plus là, mais c'est une espèce de paralysie infantile.
13:56J'avais le voile du palais paralysé.
13:58Je ne pouvais plus parler.
13:59C'est drôle, finalement je chante.
14:01C'est incroyable.
14:02Parce que comme est la vie, il a fallu que je réapprenne à marcher.
14:05J'avais vraiment une sale maladie.
14:08Et il y a eu une nuit qui a tout changé ?
14:10Et en une nuit, ça semble bizarre.
14:13Maman a dit, tu ne trouves pas ?
14:15Mon papa, on l'appelait Fred.
14:17Elle dit, Fred, tu ne t'entends pas ?
14:19Il y a des cloches en pleine nuit.
14:21Je ne sais pas où étaient les cloches en pleine nuit.
14:23Mais enfin, elle a entendu des cloches.
14:26Et puis, le matin, parce que vraiment, vraiment j'ai failli mourir.
14:30Et le matin, c'était fini.
14:32Je n'avais plus mal.
14:32Je ne sais pas ce qui s'est passé.
14:34En quelques heures, tout avait disparu, tous les symptômes.
14:36Oui, plus rien.
14:37J'étais toute gonflée, bouffie, bouffie.
14:40Un truc bizarre, comme une espèce de carence en je ne sais quelle vitamine.
14:48Et ça s'est passé en une nuit.
14:51Et maman a dit, alors on aura encore un petit garçon.
14:54Et mon petit frère Pascal est arrivé après.
14:58Les improbables d'Eva Quiver.
15:00Bonjour Eva.
15:01Bonjour tout le monde.
15:02Bonjour Catherine.
15:03Vous êtes donc là pour Régic, Catherine Lara, avec vos infos improbables.
15:07On va commencer, Eva, justement, avec une version très inattendue de Nuit Magique.
15:12Vous avez décliné ce tube en jingle pour les tout débuts de la station de radio Europe 2 au milieu des années 80.
15:18A l'époque, on l'allait appeler aussi la fréquence magique.
15:21Et l'on entendait donc régulièrement sur l'antenne cette version revisitée de Nuit Magique pour promouvoir la programmation de la station.
15:26C'est trop classe.
15:47Vous ne voulez pas nous faire des jingles aussi, Catherine Lara ?
15:49C'est vrai, j'adore faire ça.
15:51Pour nous, c'est déjà pas mal.
15:52C'est Bob Sinclar qui a signé notre habillage.
15:54C'est bien.
15:54C'est bien aussi.
15:55Si on peut avoir Catherine Lara pour des jingles chantés en plus, on va se reparler à la fin de l'émission.
15:59D'accord.
16:00Je suis bien fait de venir.
16:03Catherine Lara a aussi composé pour la télévision, Eva.
16:06On vous doit par exemple le générique d'une grande saga avec Francis Huster, Christiana, Réali et Mireille D'Arc diffusée sur TF1 à l'été 1996, Terre Indigo.
16:25Des accords plaqués là, ça fait très saga d'été effectivement.
16:28On sent que ça va chialer.
16:29On sent que ça va s'aimer fort.
16:32Ils vont être dans un état.
16:34Drame.
16:35Ça sent le drame.
16:36Dans un tout autre genre, nettement moins fleurs bleues, vous composez aussi toutes les musiques de Capitaine Marlowe.
16:43Vous procédez comment ?
16:44La réalisatrice Josée Dayan vous envoie le montage final.
16:47Et vous décidez l'endroit où il faut mettre des musiques ?
16:49Non, c'est décidé.
16:51Josée sait exactement ce qu'elle veut toujours et c'est très agréable.
16:55Elle me dit voilà, je veux de la musique là, là, là, là, là, là.
16:59Et elle me donne des indications.
17:00Parfois je vais sur les tournages pour m'inspirer, voir un peu l'ambiance.
17:05Et voilà, moi, je lui propose des musiques.
17:09Et elle me dit, voilà, ça, ça va, ça, j'aimerais bien autre chose.
17:13On a une très bonne entente.
17:15C'est très agréable de travailler avec Josée.
17:18Vous avez aussi joué dans Capitaine Marlowe.
17:20J'ai fait une grande panouille.
17:21Qui a bien duré deux minutes.
17:25Elle va vous en parler.
17:26Une grande panouille, comme vous dites.
17:28Un rôle un peu fou puisque vous avez joué une artiste qui imitait Catherine Lara
17:32lors d'une audition dans un cabaret où travaillait notamment un artiste interprété par Michel Faux.
17:37C'est d'ailleurs lui qui vous recale, estimant que vous n'imitez pas assez bien Catherine Lara sur ce tube.
17:42Je suis la rockeuse de Diamant
17:44Au fond du tir noir d'un enfant
17:47Je suis la rockeuse de Diamant
17:50Je suis la rockeuse de Diamant
17:52Je suis la rockeuse de Diamant
17:54Merci beaucoup.
17:57C'est pas mal vraiment ?
17:58En même temps je sais pas, c'est pas tout à fait ça.
18:01Il manque un petit quelque chose.
18:04Rod Stewart, vous avez essayé ?
18:06Je vais y penser.
18:07Merci.
18:08Ça vous a fait quoi ?
18:10C'est très dur pour le parker.
18:11Oui, c'est longtemps, longtemps.
18:12Gros texte.
18:13Deux semaines de réponses.
18:14Grand texte.
18:16Je m'y pensais déjà pas long.
18:18C'est la seule fois de votre vie où vous aurez l'occasion d'entendre que vous ne vous ressemblez pas assez Catherine Lara.
18:22C'est ça, c'est le comble.
18:24C'est de m'imiter en train de mal m'imiter.
18:27C'est pas mal.
18:27C'est pas la seule fois parce que vous aviez aussi joué votre propre sosie dans une petite annonce d'Elysée Moon.
18:32Bonjour, vous désirez briller en société aux bras des plus grandes stars.
18:38après deux siècles.
18:39Eh bien, c'est possible grâce à notre agence, l'agence Tête de Cron.
18:45En effet, nous possédons les meilleures sosies de France.
18:49Martine, si tu veux bien venir, mon chéri.
18:52Je suis la rocheuse de diamants.
18:56Je suis Catherine Lara.
18:58C'est sympa, non ?
18:59Je vais te mordre.
19:00Je l'adore, je l'adore.
19:02C'est tellement drôle.
19:03Je peux regarder ça des heures, moi.
19:05On voudrait tant qu'il recommence.
19:06Ah oui, vraiment.
19:08C'est merveilleux.
19:09Quel talent, c'était génial, ça.
19:11Vraiment génial.
19:12Vous savez s'il existe de vraies sosies de Catherine Lara ?
19:14Ah bon ?
19:15Je ne sais pas.
19:16Vous savez s'il existe de vraies sosies ou pas ?
19:17Je ne sais pas.
19:18J'en ai vu une fois ou deux.
19:21Je suis la rocheuse de, je ne sais pas quoi, de Merlan.
19:27Vous n'avez pas été convaincu, quoi.
19:28Mais ce bien d'être imité, c'est sympa.
19:33Eh bien, vous allez maintenant nous révéler les petites manies de notre invité.
19:37Vous ne portez pas de chaussettes.
19:39Vous ne portez pas non plus de maillot quand vous allez vous baigner parce que, je vous cite, ça fait pansement humide.
19:43On aime bien l'expression.
19:44On a l'image.
19:47Mais pas de chaussettes.
19:48Alors, même l'hiver, vous n'avez pas de chaussettes ?
19:49Non.
19:49Pas de chaussettes, attendez, parce qu'il faut que je me déplace.
19:54Elle a pas de chaussettes.
19:55Elle a pas de chaussettes.
19:56Elle prend son pied en direct sur RTL.
20:00Elle nous le montre.
20:01Après, il va falloir remettre la chaussure.
20:03Pas de chaussettes et pas de maillot de bain.
20:06Mais par contre, beaucoup de chaussures.
20:08Énormément de chaussures.
20:09Vous avez combien de paires, Catherine ?
20:11Je ne vais pas les compter.
20:14Franchement, c'est devenu une névrose.
20:16Avec le temps.
20:17Vous avez aussi pas mal de lunettes de soleil, j'imagine.
20:19Femme à lunettes, femme à lunettes, c'est connu.
20:22Vous avez ce point commun avec Michel, Paul Lareff et Gims
20:25de ne jamais apparaître en public sans lunettes.
20:27Ah oui.
20:28Pourquoi ?
20:29Il y a plein de raisons.
20:31C'est des petits rideaux.
20:32Je suis tranquille avec mes petits rideaux.
20:34Je suis bien derrière.
20:35C'est un cache-valise aussi.
20:38Quand elles sont à la consigne de la gare Saint-Lazare,
20:40je préfère les laisser là-bas.
20:43C'est aussi ma gueule comme ça.
20:47Mais au début, ce n'était pas le cas ?
20:49Ben non.
20:49Mais avec le temps.
20:51Ça me permet de voir, ce qui est bien aussi.
20:53Ça peut éventuellement me permettre de bien voir.
20:56Et puis, je n'aime pas la lumière forte.
20:57Ça me fait mal aux yeux.
20:59Donc, j'ai plein de petites raisons comme ça.
21:02Ça fait combien d'années qu'on n'a plus vu vos yeux
21:04sur un plateau de télévision ?
21:06Ben, 20 ans.
21:0720 ans ?
21:09Vous vous rendez compte ?
21:11Quel silence !
21:12Est-ce que, du coup, ça vous permet de passer incognito
21:14quand vous enlevez vos lunettes ?
21:16Très joli.
21:18Très joli, très joli, cher Éric.
21:20Très joli.
21:20Mais je n'ai pas essayé.
21:22Ça me faudra.
21:24Eh bien, vous pouvez nous dire qui est Édouard par rapport à Catherine Lara ?
21:28Eh bien, c'est l'un de ces violons
21:29parce qu'il paraît que vous donnez des prénoms à tous vos violons.
21:32C'est vrai ?
21:33À une époque, je donnais des prénoms.
21:34Je l'ai appelé Édouard.
21:36Et puis, bon, maintenant, je trouvais ça un peu idiot.
21:39Donc, je ne l'appelle plus Édouard.
21:40Il ne s'appelle pas.
21:41C'est bon, c'est mon violon.
21:43Mais c'était un moment comme ça.
21:45J'avais envie de donner un prénom.
21:46Et je trouvais qu'Édouard était un prénom un peu désuet.
21:50J'aime beaucoup.
21:50C'est un joli prénom.
21:51Vous avez dit avoir envie de jouer du violon pour l'éternité
21:55parce que vous dites que vous aimeriez partir avec votre violon.
21:59Oui, pourquoi pas ?
22:01Je pourrais partir avec mon petit violon, comme ça, sur le cœur.
22:05Puis, c'est l'avantage de bien brûler.
22:06C'est pratique.
22:07Quand on mettra le feu, ça prend plus.
22:10Ça prend plus vite.
22:11C'est petit bois, quoi.
22:12Non, ça, c'est...
22:13Le violon, vous avez commencé à l'âge de 5 ans.
22:15Il faut désarmer un peu la peur de la mort.
22:17Elle vous fait peur, cette mort ?
22:18Bien sûr, comme tout le monde.
22:19On a tous peur de la mort.
22:21Qui n'a pas peur de la mort, franchement ?
22:23C'est très obscur parce qu'on ne sait pas.
22:29Mais plus on vieillit, plus on essaie d'aborder avec douceur
22:33cette histoire qui est effrayante, quoi.
22:37L'arrêt de la vie, c'est surtout ça pour moi.
22:40Ce n'est pas tant le mot mort qui me fait peur, c'est d'arrêter de vivre.
22:43Le néant ?
22:44Non, je n'y crois pas.
22:46Moi, je crois une espèce de force ailleurs.
22:50Je ne crois pas au néant.
22:51Je n'aime pas le mot néant.
22:54C'est encore pire.
22:56C'est un gouffre abyssal dans lequel je n'ai pas envie de tomber.
23:00On va terminer avec une maladresse collector de notre invitée.
23:04C'était lors de la deuxième édition des Victoires de la Musique en 1986.
23:08Ça y est, elle voit mon bras.
23:10Elle a baissé la tête.
23:11Ce soir-là, vous recevez la victoire de la meilleure interprète féminine de l'année
23:15après le carton de Nuit Magique.
23:17Vous montez donc en toute logique sur scène pour recevoir votre trophée.
23:20A l'époque, il s'agissait d'une espèce de sphère en métal visiblement très lourde
23:25puisque vous l'aviez laissé tomber.
23:26Je voudrais personnellement remercier tous les compositeurs qui m'ont inspiré
23:30et qui m'ont enrichi et amené jusqu'à vous.
23:33Merci.
23:35Je remercie aussi le public.
23:37Très bien, ce soir.
23:40Vous voyez, c'est pas du top.
23:45On l'entend bien enrouler.
23:47C'est pas du top.
23:47Une chance que vous ne l'ayez pas prise seul.
23:49Oh non, c'est affreux.
23:51Oui, parce que je n'aurais plus de pied.
23:53Parce que là, franchement, c'était deux tonnes.
23:55Très, très, très lourd.
23:58On ressent quoi quand ça arrive ?
23:59C'est un peu gênant quand même.
24:00Le soir des Victoires de la Musique quand même.
24:02C'est pas gênant, c'est juste le sommet du ridicule
24:05de faire tomber, d'essayer de la rattraper.
24:08C'est encore pire que de la faire tomber.
24:10Parce que t'es là, tu fais un geste très, très maladroit.
24:13T'essaies de rattraper l'irrattrapable
24:15et on est dans une situation grotesque.
24:18Voilà, donc c'est parfait.
24:19Au moins, c'était du solide, puisque c'était du métal.
24:22J'imagine que sa chute ne l'a pas brisée.
24:24Vous l'avez toujours, cette Victoire de la Musique ?
24:26Oui, je l'ai gardée.
24:27Vous la maniez avec précaution maintenant, je suis méchie.
24:29Non, elle est dans son petit coin, elle ne bouge pas.
24:32Merci beaucoup Eva Crueur.
24:34Merci, à la semaine prochaine.
24:35Merci Eva.
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