00:00La question ce n'est pas qui est prêt à mourir pour Kiev, c'est est-ce que ce qui se passe aujourd'hui sur la ligne de franc en Ukraine
00:05emporte les intérêts vitaux de notre nation, de la France et de l'Europe à forte raison ?
00:09Et cette question-là, elle est quand même prégnante, enfin je veux dire...
00:12Il ne faut pas la poser comme ça, il ne faut pas la poser comme ça, d'abord...
00:14Comment et comment ?
00:15Non, non, il faut d'abord la poser, est-ce que nous sommes prêts à faire la guerre à la Russie ?
00:19Voilà, 5000 têtes nucléaires si vous êtes prêts à faire la guerre à la... Voilà, d'abord.
00:23Deuxièmement, si on arrive à un plan de paix, on me dit mais après les Russes peuvent revenir...
00:28Oui, bien sûr, il n'y a jamais de garantie qui soit éternelle.
00:33Toutes les garanties qu'on a mises en place en 1925 en Europe, elles ont duré 13 ans exactement,
00:40et au bout de 13 ans, tout a volé en éclats.
00:41Prenons déjà les garanties qu'on s'était données à Minsk, c'est pas mal.
00:45Oui, mais là, personne n'a rien fait pour qu'elles soient mises en œuvre,
00:49ni la France et l'Allemagne, ni les Ukrainiens, ni les Russes, personne.
00:53Donc ça, ça a été quand même une grande escroquerie en réalité.
00:57Mais ce qui est important aujourd'hui pour nos intérêts vitaux, c'est de réarmer suffisamment
01:05et de garder les mains libres pour le jour où nous considérons,
01:10si jamais la Russie se met à attaquer l'Ukraine, les Pays-Baltes, la Pologne,
01:18alors que garder notre possibilité de décider, c'est exactement comme pour le nucléaire,
01:25c'est-à-dire que l'ambiguïté stratégique, elle est absolument nécessaire.
01:29Je ne sais pas où sera, à quel moment nous pourrons considérer que nos intérêts vitaux sont en jeu.
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