En déplacement à Marseille ce jeudi 20 novembre - une semaine après l’assassinat de Mehdi Kessaci - le ministre de la Justice Gérald Darmanin a estimé que la "menace" du narcotrafic est "au moins équivalente à celle du terrorisme" en France. De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, a rappelé qu’il y a "2 000 personnes liées aux mafias marseillaises mises en examen et 900 en détention provisoire". Leurs premières déclarations étaient particulièrement attendues, une semaine après l’assassinat de Mehdi Kessaci (https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/21428037805115/info-la-provence-un-autre-frere-damine-kessaci-tue-par-balle-a-marseille). Le ministre de la Justice Gérald Darmanin (https://www.laprovence.com/article/politique/8746575842072714/assassinat-de-mehdi-kessaci-darmanin-et-nunez-deux-ministres-tres-attendus-a-marseille) a estimé, ce jeudi 20 novembre à Marseille (https://www.laprovence.com/bouches-du-rhone/marseille-13055), que la "menace" du narcotrafic est "au moins équivalente à celle du terrorisme" en France.
00:00Le dispositif que nous mettons en place est un dispositif qui est tout à fait similaire à ce qu'on a fait en matière de lutte anti-terroriste.
00:13On doit travailler autant sur l'argent, le blanchiment de l'argent, que sur les saisies.
00:18On termine par dire que la situation marseillaise est la société différente par la corruption, par le crime qui a sans doute eu lieu cette semaine,
00:25mais aussi par, malheureusement, et c'est à ça qu'on connaît le mafia, la rentrée dans l'économie classique.
00:30Il y a à Marseille, c'est pour ça qu'il y a un point de bascule possible, une possibilité de lien avec le modèle économique classique,
00:37des commerces, de l'immobilier, comme on l'a connu parfois en Corse, et c'est ça la grande différence entre Marseille et le reste du territoire national,
00:43empêcher que l'argent sale ne rentre dans le monde économique classique.
00:48Et il y a, et c'est un point qu'il faut dire à la société marseillaise aussi, des personnes qui ont pignon sur rue,
00:54des responsables, on va dire, qu'on pourrait qualifier de notabilité locale,
00:59qui peuvent avoir fermé les yeux sur l'arrivée de la mafia dans leur vie économique, dans la vie sociale.
01:05Il faut que chacun se réveille. Les consommateurs, l'Ise intérieure l'a dit, l'État,
01:09et évidemment l'État doit prendre son rôle, mais toute la société marseillaise est gagnée.
01:12On profite évidemment pour dire que cette marche blanche, ça veut être aussi un peu un sursaut aussi de la société civile pour dire non au trafic.
01:19Je crois que l'appel à cette marche blanche, c'est aussi un petit peu ça.
01:22Donc on espère évidemment qu'il y aura beaucoup de monde.
01:24Je n'ai pas d'idée de la mobilisation, mais il y aura les représentants de l'État locaux qui seront présents.
01:30Mais voilà, je n'ai pas d'idée de la mobilisation, mais en tout cas la préfecture de police travaille évidemment à bien encadrer cette marche blanche
01:39qui se passera dans des conditions de sécurité, d'autant qu'il y a un certain nombre de personnalités politiques qui participent.
01:44Donc en effet, je vais revoir les magistrats dans quelques instants pour pouvoir annoncer notamment chez vos confrères de la Provence
01:50un renforcement des magistrats dans le parquet comme du siège ici à Marseille.
01:56Il y a eu 50 magistrats de plus depuis 5 ans à Marseille, c'est très important.
02:00Il faut continuer et continuer de façon très très forte, l'augmentation de magistrats et nombre de greffiers.
02:06Il faut savoir aussi lutter contre la corruption qui touche les services enquêteurs, qui touche possiblement les tribunaux
02:12et puis surtout le 5 janvier prochain, ce qui va profondément changer la lutte contre le narcotrafic et la loi vient d'être adoptée.
02:19Nous créons ce parquet national anti-criminalité organisée qui va se saisir d'affaires marseillaises de très grande ampleur
02:26qui ne peuvent pas toujours être documentées ici, soit pour des raisons de menace, il faut dépayser les affaires à Paris,
02:33soit pour des raisons de grande complexité internationale.
02:35C'est une guerre que nous menons, nous gagnons des batailles et nous allons continuer à gagner des batailles.
02:39On en a les moyens, on a vu ce matin la détermination de nos forces de sécurité intérieures, de nos magistrats.
02:46On va poursuivre, on a un cadre juridique, on a des moyens de faire encore mieux et on fera encore mieux.
02:50Mais on a obtenu des résultats positifs ces dernières années en matière de lutte contre le trafic, le garde des Sceaux le disait.
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