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00:00Bienvenue au Cœur du Crime, un podcast issu des archives d'Europe 1.
00:11Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis en France sont traités par la Gendarmerie Nationale ?
00:19Je m'appelle Yann Kermadek, je suis commandant de gendarmerie.
00:25Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police judiciaire.
00:41L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie.
00:46Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France.
00:50Seuls les noms des personnes et des lieux ont été changés.
00:55Derrière son guichet de caissier, Charles Anderson est en train de compter des billets de 100 dollars dont il fait une pile,
01:09tout en pestant intérieurement contre la chaleur déjà insupportable en ce début de juin.
01:15Quand il lève la tête pour s'éponger le front, il aperçoit un homme, grand, fort, au visage totalement inexpressif,
01:26un visage qu'il lui semble vaguement reconnaître.
01:30Vous désirez, monsieur ?
01:33L'homme glisse un sac en toile sous les barreaux du guichet
01:37et en soulève un coin juste suffisamment pour que Anderson puisse voir le revolver braquer sur lui.
01:44« Remplis-le ! » dit l'homme à mi-voix.
01:47« Mets-y tout ce que tu as ! »
01:50Anderson sent sa gorge se serrer.
01:52Tout à coup, il a presque froid.
01:55« Écoutez, monsieur, dépêche-toi ! » fait l'homme.
01:59« Inutile de parler ! »
02:01Anderson est tenté un instant d'appuyer sur la sonnette d'alarme.
02:05« Mais à quoi bon jouer les héros ? » se dit-il.
02:09« Pour avoir mon nom dans les journaux, je serai bien avancé quand je serai à six pieds sous terre. »
02:14Alors il obéit.
02:17Quand il a mis tout l'argent dans le sac et qu'il le tend à l'homme,
02:21il se demande une fois encore
02:22où il a déjà vu ses yeux étroits, ce visage blafard et grêlé,
02:28cette cicatrice le long de la mâchoire.
02:31Anderson est encore en train de fouiller dans sa mémoire
02:34quand l'homme se met à courir dans la rue.
02:38Alors il hausse les épaules et appuie sur le bouton de la sonnette d'alarme.
02:45Le directeur, monsieur Powers,
02:48tend à Anderson un verre d'eau d'un air ému.
02:52La banque vient d'être fermée
02:53et une demi-douzaine de policiers ont envahi les lieux.
02:58« Vous vous sentez mieux, Anderson ? »
03:01demande monsieur Powers.
03:03« Oui, oui, un peu mieux, » répond faiblement Anderson.
03:08Powers s'alerte si inquiet que Anderson se dit que le moment n'est pas plus mal choisi qu'un autre
03:14pour lui demander une augmentation.
03:16Mais à ce moment-là, un policier s'approche de lui.
03:20« Monsieur Anderson, je suis le lieutenant Pisano.
03:24Ça va ? »
03:26À tout hasard, Anderson décide de jouer au caissier épouvanté.
03:30« Ah, c'est que j'ai été très secoué, lieutenant.
03:32Quel choc ! »
03:34« Je n'en doute pas, » dit Pisano avec sympathie.
03:38« Mais pourriez-vous me décrire l'homme ? »
03:42« Eh bien, il était grand, mais sans rien de spécial.
03:47Non, vraiment, je ne me souviens de rien d'autre. »
03:52« Même en réfléchissant bien ? »
03:55insiste Pisano.
03:57Le ton un peu condescendant du policier déplaît à Anderson.
04:02Il n'aime pas qu'on prenne de grands airs avec lui.
04:05« Il avait une cicatrice à la mâchoire gauche, voilà, une cicatrice, je crois, » dit-il.
04:11C'est tout ce que le lieutenant Pisano réussit à tirer de lui.
04:17« Bien, » conclut le policier, l'air déçu.
04:22« Si vous ne vous souvenez de rien d'autre,
04:25mais laissez-moi votre adresse et votre numéro de téléphone, s'il vous plaît.
04:28Nous aurons peut-être des photos à vous montrer. »
04:34Une fois chez lui, Anderson branche son ventilateur et se verse une bière bien fraîche.
04:41Powers l'a augmenté de 80 dollars sans la moindre protestation.
04:46« Quel dommage ! » se dit Anderson.
04:49« Je suis sûr que si je lui en avais demandé cent, il aurait dit oui sans ticket. »
04:53« Mon Dieu, quel dommage ! »
04:56Il est allongé sur son lit, complètement détendu,
04:59quand il se souvient soudain des circonstances où il a déjà vu le gangster.
05:05L'année dernière, alors qu'il était employé dans une banque au nord de la ville,
05:09il prenait souvent ses repas dans un petit restaurant chinois éloigné de deux parties de maison.
05:13C'est du côté des cuisines qu'il avait remarqué un homme, grand,
05:17au visage blafard et grêlé, avec une cicatrice à la mâchoire gauche.
05:23« Oui, c'était bien le même homme ! »
05:27Anderson se lève et va se servir une autre bière.
05:31« Je me demande s'il travaille encore là-bas ! » se dit-il.
05:36Il se le demande même tellement que, quelques minutes plus tard,
05:40il est dans le bus qui l'emmène vers le nord de la ville.
05:44Le restaurant Edgewood est quasiment désert à cette heure de l'après-midi
05:51et il ne faut pas plus de cinq minutes à Anderson pour obtenir de l'unique serveuse
05:56le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de l'homme employé aux cuisines.
06:03Anderson n'est pas surpris non plus d'apprendre que le dénommé Wallace
06:07n'est pas venu travailler aujourd'hui.
06:10« Il a une indigestion ! » a dit la serveuse.
06:14« Mais il sera là demain ! »
06:17La chance est décidément du côté de Anderson.
06:21Juste en face de l'immeuble plutôt minable où habite Wallace,
06:25il y a un petit café.
06:27Il entre, se dirige droit vers la cabine de téléphone
06:30et compose le numéro que lui a donné la serveuse.
06:34« Allô ? »
06:37Wallace ?
06:39Il y a un silence.
06:42Et puis, qui est à l'appareil ?
06:45« Un ami ! »
06:47« Ah oui ! »
06:48« Vous devez vous tromper de numéro. »
06:50« Je ne crois pas ! »
06:52« Parlons sérieusement, Wallace.
06:54Vous ne me connaissez pas, mais moi je vous connais.
06:57Je peux même vous dire où vous étiez ce matin. »
07:02« Qu'est-ce que vous voulez dire exactement ? »
07:04« Si nous nous donnions rendez-vous, disons, disons à quatre heures, hein, c'est dans dix minutes. »
07:10« À quatre heures, à l'angle de Walnut Street et de la troisième. »
07:15« Si vous n'acceptez pas, je mets un autre jeton dans cet appareil et j'appelle la police. »
07:22« Cette fois, il y a un très long silence, puis un marmonnement sourd. »
07:28« C'est bon. Quatre heures, à l'angle de Walnut Street et de la troisième. »
07:35Anderson raccroche à son tour et quitte la cabine.
07:39Maintenant, il va falloir faire vite.
07:42Il sait qu'il dispose de dix minutes maximum avant le retour de Wallace.
07:48« Dix minutes. »
07:51« Dix minutes, pourquoi faire ? »
07:54« Peut-être vous en doutez-vous déjà, mais les histoires de voleurs volés sont généralement pleines de surprises et pas forcément toujours agréables. »
08:04Comme vous vous en rendrez compte dans quelques instants.
08:07Employé dans une banque, Charles Anderson a dû remettre ce matin même tout le contenu de sa caisse à un gangster qui le menaçait de son arme.
08:24Aux policiers qui arrivent sur les lieux, il fait des réponses singulièrement évasives et pour cause.
08:32Le visage de l'homme lui est familier.
08:34Alors, Anderson échafoue d'un plan dont la première phase est de retrouver le voleur, ce qu'il réussit à faire sans difficulté.
08:43À présent, il a dix minutes pour exécuter le reste de son plan.
08:52La chambre qu'occupe Wallace est au dernier étage de l'immeuble, au bout d'un couloir sordide.
08:58C'est à la troisième tentative qu'Anderson parvient à faire céder la porte,
09:01d'une poussée si brusque qu'il manque de s'étaler au milieu de la pièce qui, heureusement, est minuscule.
09:08Il faut environ quatre minutes à Anderson pour fouiller les lieux et trouver l'argent dans le plafonnier,
09:14une chose de forme végout en forme de coupe et soutenue par trois chaînes.
09:20Après quelques secondes d'euphorie, Anderson a un moment de panique.
09:24Il ne peut tout de même pas se promener dans la rue avec des liasses de billets à la main.
09:29Il se maudit pour son étourderie, puis se souvient d'une valise vide qu'il a vue dans la penderie.
09:37Un peu encombrant, c'est vrai, mais que faire ?
09:39Cet imbécile de Wallace n'a même pas un sac en plastique chez lui.
09:43Quant au sac de toile qui lui a servi pour son braquage, il a dû bien évidemment s'en débarrasser.
09:48Quelques secondes plus tard, Anderson se retrouve sur le trottoir, balançant sa valise au bout de son bras.
09:57Il s'y flotte, l'air béat.
10:00Dans le bus qu'il ramène chez lui, il pense avec délice à la belle vie qu'il attend.
10:08Les grands voyages, les belles voitures, les jolies femmes aussi.
10:13Évidemment, il va falloir attendre un petit peu, un an peut-être.
10:20Inutile de prendre des risques inutiles, mais c'est surtout l'ironie de la situation qu'il ravit.
10:28Wallace ne peut rien contre lui, en tout cas, il n'ira sûrement pas se plaindre à la police d'avoir été cambriolé.
10:34Anderson vient de descendre de l'autobus et de s'engager dans la rue où se trouve son immeuble,
10:42quand une voiture noire ralentit au bord du trottoir.
10:47« Anderson ! » Il s'arrête brusquement, la main crispée sur la poignée de la valise.
10:52Le visage du chauffeur de la voiture lui est inconnu.
10:55En revanche, il reconnaît tout de suite l'homme assis côté passager.
10:59C'est le lieutenant Pisano qui regarde Anderson par la vitre baissée.
11:06« Nous venons justement de chez vous. »
11:10Il désigne la valise d'un geste du menton et demande « Vous partez en voyage ? »
11:15« Non, non, je suis allé faire des courses. »
11:18Et il lève la valise bien haut pour montrer combien elle est légère.
11:22« Ça vous ennuierait de venir avec nous au poste de police, monsieur ? »
11:26demande Pisano. « Ça ne vous prendra pas plus d'une heure. »
11:29Anderson se dandine d'un pied sur l'autre.
11:34Il a bien envie de demander à passer chez lui d'abord pour déposer sa valise,
11:37mais les policiers ont l'air pressés
11:40et il ne tient surtout pas à attirer inutilement l'attention sur lui.
11:46Au commissariat,
11:48Anderson se retrouve dans une sorte d'auditorium
11:51avec une plateforme violemment éclairée.
11:55Pisano manque trébuché en venant s'asseoir près de lui.
11:57« Vous voulez bien enlever votre valise, s'il vous plaît ? »
12:00Elle gêne le passage.
12:03Anderson ramasse l'encombrant objet
12:05et le place sur le siège vide à sa droite.
12:10Quelques minutes plus tard,
12:12six hommes s'avancent d'un pas incertain sur la plateforme
12:16et s'alignent contre le mur.
12:19Anderson trouve la scène presque amusante.
12:21« Je me demande où la police trouve des cloches pareilles, »
12:26se dit-il.
12:28Et soudain,
12:30il n'a plus du tout envie de rire.
12:35Le sixième homme est Wallace.
12:39Comme dans un cauchemar,
12:41Anderson voit Wallace regarder la valise,
12:44la reconnaître.
12:46Il voit aussi le visage du gangster
12:48déformé par une colère froide.
12:52« Vous reconnaissez un de ces hommes ? »
12:55demande Pisano.
12:57« Hein ?
12:58Euh...
12:58Non, non, lieutenant. »
13:02« Vraiment ? »
13:04« Bon, essayons autre chose. »
13:07Pisano pose quelques questions
13:09à chacun des six hommes.
13:10« Et le revoir.
13:13Vous ne reconnaissez aucune de ces voix ? »
13:16« Euh... Non, non, vraiment, lieutenant.
13:18Je ne reconnais pas, non. »
13:21Pisano se lève avec un haussement d'épaule résigné.
13:25Il se tourne vers Anderson.
13:27« Eh bien, tant pis, monsieur.
13:29Nous aurons peut-être davantage de chance la prochaine fois.
13:32Je pensais pourtant bien trouver notre homme
13:34parmi ces six suspects.
13:36Ils ont tous plus ou moins participé
13:38à des braquages de banques ces dernières années.
13:40On les a ramassés cet après-midi,
13:42juste pour voir. »
13:45Anderson toussotte pour s'éclaircir la gorge,
13:47mais le son de sa voix lui paraît tout de même bizarre.
13:51« Je suis désolé de n'avoir pu vous aider, lieutenant.
13:54Mais dites-moi, ces six hommes-là,
13:57vous allez les renvoyer en prison, n'est-ce pas ? »
14:00« Ah, non, non, monsieur.
14:01Ils seront relâchés dans quelques minutes.
14:03Après tout, il n'y a rien à retenir contre eux, n'est-ce pas ?
14:06C'est moi qui suis désolé, monsieur Anderson,
14:08de vous avoir dérangé pour rien.
14:09Mais vous comprenez,
14:11il fallait que nous tentions quelque chose.
14:12Vous pouvez rentrer chez vous, vous n'avez pas encore très bonne mine.
14:16Nous passerons probablement vous voir demain à la banque. »
14:20Anderson prend sa valise et se dirige vers la porte.
14:23Il a déjà la main sur la poignée quand il se retourne.
14:26« Dites, lieutenant, vous ne pourriez pas me faire ramener chez moi
14:29en voiture par un de vos hommes ? »
14:31« Ah, impossible, monsieur.
14:33Toutes nos voitures sont prises.
14:35Et moi-même, je ne pourrais pas partir avant deux heures, au moins.
14:38Mais prenez un taxi.
14:39Nous vous rembourserons vos frais demain.
14:42Surtout, ne vous aventurez pas à pied dans ce quartier.
14:45Il n'est pas sûr du tout. »
14:48Une fois dans la rue,
14:50Anderson frissonne malgré la chaleur.
14:53« Et puis, Jeanneau, qui appelle ça un quartier pas sûr ? »
14:56marmone-t-il.
14:57« C'est un vrai coupe-gorge, oui ! »
15:00Il se hâte vers une rue transversale
15:01où circulent quelques voitures.
15:03« Il faut que je m'en aille d'ici, »
15:05se répète-t-il en regardant constamment par-dessus son épaule.
15:08« Wallace m'a repéré.
15:10Il a reconnu sa satanée valise.
15:12Tout s'est retourné en sa faveur.
15:13Je n'ai pas voulu dire que je le reconnaissais,
15:15et maintenant, il peut me tuer et reprendre son argent.
15:19La police ne le soupçonnera jamais. »
15:23Aucun taxi en vue, ni aucun bus.
15:27Anderson ne sait même pas vers où se diriger.
15:29Il n'est jamais venu dans ce quartier éloigné du centre,
15:32ce quartier sinistre et désert
15:33où le guette probablement Wallace,
15:35tapis sous une porte cochée
15:37ou dans le renfoncement d'un mur.
15:39Il s'engage au hasard dans une ruelle
15:41bordée de maisons sordides.
15:42Et soudain, au bout de la ruelle,
15:46il voit quelque chose bouger.
15:50Une silhouette.
15:53Aussitôt, Anderson fait volte-face.
15:56Il veut maintenant retourner au poste de police.
15:58D'ailleurs, pourquoi en est-il parti ?
16:00De là, il téléphonerait pour avoir un taxi.
16:04Il entend des pas qui se rapprochent
16:06et se jettent dans une autre rue à gauche,
16:09trébuchent sur une poubelle,
16:10courent droit devant lui à toutes jambes.
16:12Les pas se rapprochent encore,
16:13mais Anderson est trop épuisé pour faire un pas de plus.
16:17Il s'immobilise,
16:19le dos appuyé contre un mur de briques sales.
16:21Une ombre se dessine sur le mur.
16:27Les pas de l'homme se font entendre quelques instants encore,
16:31puis s'arrêtent.
16:34Anderson, épuisé, lâche sa valise.
16:38« Écoutez, Wallace ! » dit-il en se retournant.
16:41Assis derrière son bureau,
16:46le lieutenant Pisano contemple d'un air accablé
16:49le gros garçon blond affalé sur une chaise en face de lui.
16:52« Allons, allons !
16:55Avoue ! Avoue qu'on en finisse !
16:58Tu l'as suivi,
17:00tu as voulu lui prendre sa valise
17:01et comme il s'est défendu,
17:02tu l'as frappé avec un couteau ! »
17:06Le garçon relève la tête.
17:08Ses yeux bleus, délavés, ont une expression à garde.
17:12« Il s'est pas défendu !
17:14Il a seulement éclaté de rire en me voyant !
17:17Et il riait ! Il riait !
17:19À moi, je lui ai dit de se taire ! »
17:22« Et comme il n'obéissait pas, tu l'as poignardé ! »
17:26Le garçon se prend la tête entre les mains.
17:29Pisano se lève et marche vers une table
17:31où se trouve une valise,
17:33un portefeuille,
17:35de la monnaie,
17:35un paquet de cigarettes.
17:37Il ouvre le portefeuille.
17:41« Douze dollars.
17:43Tu l'as tué pour douze dollars. »
17:46« Mais je voulais pas !
17:47Je voulais pas !
17:48Je vous jure que je voulais pas ! »
17:49« Tais-toi ! »
17:52Pisano est écoeuré.
17:55« C'est lui le responsable de la mort d'Anderson.
17:59S'il ne l'avait pas fait venir au poste ce soir-là,
18:01s'il lui avait donné une voiture
18:02pour le raccompagner chez lui...
18:04« Emmenez-moi cette petite crapule ! »
18:09dit-il au policier debout près de la porte.
18:12« Je ne vais plus le voir.
18:14Et rangez aussi les affaires d'Anderson
18:16en attendant que sa famille vienne les chercher. »
18:20offensivement,
18:22le lieutenant Pisano ramasse le portefeuille,
18:25le tourne entre ses doigts,
18:26puis il fait jouer les serrures de la valise.
18:29« Je voulais pas le tuer ! »
18:33dit le garçon d'une voix plaintive
18:34en se dirigeant vers la porte.
18:37« Il devait être devenu fou pour rire comme ça.
18:39Il croyait que j'étais quelqu'un d'autre.
18:42Il m'appelait Wallace ! »
18:44Le lieutenant Pisano s'immobilise.
18:48Son regard va de la valise ouverte
18:51au gros garçon blond
18:53qui s'apprête à quitter la pièce.
18:57« Wallace ?
18:58Tu dis qu'il t'appelait Wallace ? »
19:04Et brusquement,
19:07il comprend tout.
19:07Vous venez d'écouter
19:10Au cœur du crime,
19:12un podcast issu des archives d'Europe 1.
19:14Réalisation,
19:15Julien Tarot.
19:17Production,
19:18Estelle Laffont.
19:19Patrimoine sonore,
19:20Sylvaine Denis,
19:21Laetitia Casanova
19:22et Antoine Reclut.
19:26Au cœur du crime
19:27est disponible sur le site
19:29et l'appli Europe 1.
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