00:00Bonsoir Sabrina Gresti-Rouache, ancienne secrétaire d'Etat, merci d'être avec nous dans ce signé consigné.
00:06Charles Consigny, bonsoir maire. Bonsoir Charles.
00:08C'est la grande capitulation de Macron, cette suspension de la réforme des retraites ?
00:13En tout cas oui, c'est la grande bérésina des macronistes qui sont obligés d'accepter de revenir sur le peu qu'ils ont fait.
00:21Et c'est malheureusement quand même, c'est malheureusement là qu'on est aujourd'hui.
00:25Oui, c'est Chirac qui disait que c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses.
00:31Donc voilà, on fait le bilan de deux mandats qui, somme toute, et c'est un débat intéressant, somme toute, ont été relativement décevants.
00:41Moi je reconnais à Emmanuel Macron d'avoir fait en sorte que la France redevienne un petit peu attractive économiquement, c'est vrai.
00:49Je lui reconnais aussi d'avoir sans doute durablement arrêté le chômage en France, c'est pas un petit mérite.
00:58Mais pour le reste, quand on se demande si la France est plus puissante aujourd'hui qu'elle était avant son mandat, ses mandats,
01:07est-ce qu'elle est plus forte aujourd'hui ?
01:09La réponse quand même est non.
01:11C'est-à-dire qu'on est un pays très endetté et on est un pays qui a quasiment disparu sur la scène internationale.
01:17On n'est plus du tout écouté, tout le monde se fiche complètement de la vie de la France
01:22et il y a un risque de dissolution du pays après l'Assemblée, de la dissolution de la France.
01:28Donc je pense que le bilan n'est quand même pas fantastique, c'est sans doute pas seulement le fait, bien sûr, d'une famille politique,
01:38mais alors qu'on commémore aujourd'hui le courage de quelques hommes qui se sont dévoués pour la patrie,
01:45on se demande un peu où est-ce qu'on en est aujourd'hui, est-ce qu'on est à la hauteur de leur sacrifice ?
01:50Mais cette suspension justement des réformes de la retraite, c'est le sacrifice à faire pour avoir un budget ?
01:55Pour reprendre le mot sacrifice ?
01:57Juste, je reprends depuis le début, et je pense que maître, vous le savez mieux que moi, c'est compliqué de se faire élire.
02:05C'est dur. C'est dur d'aller aux élections, de se faire battre.
02:08Non mais voilà, on est absolument d'accord.
02:10Vous avez vous-même été candidat et vous savez très bien que c'est les gens, les Français, votent pour nous ou pas.
02:17Les Français ont choisi l'hémicycle que nous avons.
02:20Enfin, je l'ai déjà dit, je le répète.
02:22Moi, vraiment, pour le coup, vous voyez, je ne suis pas dans ce gouvernement,
02:25mais je suis une macroniste de la première heure et je sais qu'on est très peu nombreux maintenant à l'assumer.
02:32Est-ce que c'est de la faute du Président tout ce qui arrive uniquement ?
02:34J'espère bien que non, parce que lui, en tout cas, ces deux élections, il les a gagnées.
02:39Nous, on les a perdues. Nous, on a perdu les législatives l'année dernière.
02:42Et l'autre chose, c'est que, est-ce que c'est le prix à payer ?
02:46Les Français ont voté pour l'hémicycle que vous voyez.
02:49Voilà, on a un hémicycle qui ressemble et qui est, pour moi,
02:53puisque les dernières élections, je les ai vécues dans ma chair,
02:57c'est exactement ce que j'ai entendu du terrain.
03:00C'est-à-dire, la France s'est coupée en trois.
03:01C'est-à-dire, la France s'est coupée en trois.
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