00:00C'est un peu l'un des problèmes qu'on étudie de près, surtout sous la plume de Jean-François Ricard dans ce livre, c'est le problème de l'exécution des peines.
00:08C'est-à-dire, une fois que des condamnés djihadistes ont été incarcérés, comment faire en sorte que, dans la détention, on arrive à s'assurer qu'ils ne peuvent pas rester en contact et préparer autre chose.
00:23Et là, bien évidemment, il faut aussi, dans la détention, faire en sorte que les prisonniers qui sont très surveillés ne viennent pas fous, on ne peut pas interdire les parloirs, etc.
00:33Et effectivement, il semble, parce que je ne connais pas les détails de l'enquête, qu'il y ait eu une porosité préoccupante.
00:40C'est quand même hallucinant, rappelons que c'est quand même le seul membre vivant du commando des attentes du 13 novembre.
00:45Oui, tout à fait, et c'est particulièrement choquant qu'on apprenne ça aujourd'hui, bien sûr.
00:50Alors, d'un autre côté, ça donne le sentiment, bien sûr, aux Français que la justice est présente, que l'État est présent, qu'il surveille, même si ça se produit à un mauvais moment.
01:00Il faut bien voir que cette semaine, qui est pour nous une semaine de commémoration, une semaine de deuil, où la France devrait être réconciliée face à ce drame qui nous a touchés tous au plus profond,
01:13se produit malheureusement dans une société qui est aujourd'hui de plus en plus déchirée, avec une classe politique qui part à volo, et des extrêmes qui montent de chaque côté.
01:23Et si vous voulez, c'est ça ce qui crée cette espèce de malaise, je crois, alors que nous devrions tous être unis dans la commémoration.
01:31On a eu l'autre jour, vous avez vu à la Philharmonie, les fumigènes, on a toutes sortes de choses comme ça, qui créent un sentiment douloureux.
01:40Merci.
Commentaires