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  • il y a 2 mois
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, était l'invité de BFMTV ce samedi 8 novembre. Il est notamment revenu sur le budget de la Sécurité sociale, la suppression de la prime de Noël pour les personnes sans enfant dans le budget 2026 ou encore la plateforme Shein. 

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Transcription
00:00Jean-Pierre Faroundou, dans quel état d'esprit vous êtes ce matin, alors que, on a bien compris, il débute une journée importante à l'Assemblée Nationale pour le budget de la Sécurité Sociale.
00:09Que dites-vous ce matin ? Vous dites c'est ce week-end ou quoi ?
00:13Moi ce que je dis surtout c'est que le débat parlementaire a bien fonctionné. Nous travaillons depuis plus d'une semaine sur un texte important.
00:20De quoi parle-t-on ? On parle des comptes de la Sécurité Sociale qui est un bien commun pour tous les Français.
00:25Moi je trouve qu'on a bien travaillé. Il y a eu 500 amendements qui ont été déposés, 80 ont été retenus.
00:29La copie initiale que nous avons portée a été améliorée par le travail parlementaire.
00:33Je souhaite bien évidemment que ce travail se poursuive.
00:36Et en fait, voter pour la partie recette, c'est peut-être pour certains approuver le contenu et tant mieux.
00:41Mais c'est aussi voter pour la poursuite du débat.
00:43Et on sait que dans la troisième partie, c'est la partie des dépenses, il y a des débats importants, notamment sur les retraites.
00:48Mais ce matin vous dites, vous adressez un message acquis aux socialistes par exemple, vous leur dites
00:53attention, la suspension de la réforme des retraites est menacée.
00:59Non, ce que je dis, c'est en fait, on va voir ceux qui sont partisans du dialogue et du débat.
01:03Moi, c'est mon cas.
01:04Je pense que depuis que je suis d'ailleurs ministre, j'ai essayé de développer cette capacité de dialogue
01:08aussi bien avec les partenaires sociaux d'ailleurs qu'avec les parlementaires.
01:12Moi, j'ai confiance dans la capacité du Parlement à voter des bonnes choses pour notre pays.
01:16Il faut poursuivre.
01:17Voilà, je pense qu'il y a une démarche et un pari qui a été fait par le Premier ministre,
01:20qui est le pari de la discussion dans le Parlement.
01:23et la capacité des parlementaires à converger pour un budget qui soit bon pour les Français,
01:28en prenant en compte aussi quand même les contraintes.
01:30On sait que ce budget de la Sécurité sociale, il faut le maîtriser.
01:33Les dépenses dérapent, donc il faut une forme aussi de sérieux dans ce budget.
01:36Je pense que cette première semaine a démontré que les choses avançaient bien,
01:40que le Parlement était capable d'améliorer la copie initiale.
01:43Je suis convaincu qu'en le poursuivant, nous continuerons à fabriquer ce budget
01:47qui sera important pour la Sécurité sociale et important pour les Français.
01:50On voit que le gouvernement met la pression depuis hier sur ce vote de cette deuxième partie du PLFSS.
01:55Si jamais ce n'est pas voté ce soir, les conséquences politiques directes,
01:58c'est l'abandon finalement de ce débat promis sur la suspension des retraites
02:01qui devrait avoir lieu mercredi prochain.
02:03Mais au-delà de ça, est-ce que vous pensez que ça enraye totalement le processus
02:06et qu'il y a un risque réel que ce budget n'arrive pas à son terme
02:09à cause de ce vote potentiellement aujourd'hui ?
02:12Je le redis, on n'en est pas là.
02:13On a vraiment la capacité de poursuivre le débat.
02:15Voter pour cette partie recette, c'est en partie valider le formidable travail
02:22qui a été fait au Parlement, qui est quand même une nouveauté dans ce pays.
02:24On arrive à se mettre d'accord, à avancer.
02:26Il y a des larges majorités qui se dessinent.
02:28Dès lors qu'elles se sont exprimées dans cette première semaine,
02:32il serait étonnant qu'elles ne se retrouvent pas dans le vote de ce budget aussi.
02:35Il y a une espèce de cohérence.
02:36Donc moi, à ce stade aujourd'hui, au moment où on se parle,
02:38je suis toujours optimiste et je pense que la capacité de débat,
02:41l'envie de débat, l'envie de fabriquer un budget pour les Français,
02:44pour la sécurité sociale, qui est un bien commun des Français, l'emportera.
02:47Voilà, c'est mon état d'esprit au moment où on se parle.
02:49– Vous vous réjouissez d'un formidable travail, Jean-Pierre Farandou.
02:52L'Assemblée, jour après jour, a tout de même détricoté le plan Lecornu pour la Sécu.
02:58La partie recette largement remaniée, vous l'avez chiffrée ?
03:01– On avance, on avance sur les choses.
03:03Mais le Premier ministre l'a dit, et c'est la formule du Premier ministre
03:07dans son discours de politique générale.
03:09Le gouvernement fait des propositions, c'est la version initiale du budget
03:12que nous avons proposé, nous débattons au sein de l'Assemblée.
03:15– Et à ce stade, l'objectif de renflouement de la Sécu s'éloigne sérieusement ?
03:18– Il y a des plus et il y a des moins, il y a des deux.
03:20Non, non, il en est vraiment pour le moment sur quelque chose
03:22qui est à peu près équilibré.
03:23Il y a eu des votes en faveur de recettes nouvelles,
03:25je pense aux 1,4 points supplémentaires de la CSG.
03:28– Justement.
03:29– Ce qui est une recette considérable.
03:30De l'autre côté, effectivement, il y a des économies que nous proposions
03:33qui n'ont pas été validées par l'Assemblée.
03:35Les choses sont assez équilibrées, et on voit bien tout l'intérêt
03:37de ce travail parlementaire qui pèse les choses,
03:39qui valide certaines propositions et qui assume d'en changer d'autres.
03:42– Justement, vous évoquez vous-même la suspension, pardon,
03:48la suspension de la réforme des retraites, oui,
03:50qui pourrait être financée par une augmentation de la CSG sur le patrimoine.
03:54Un amendement socialiste a été adopté en ce sens cette semaine
03:57grâce à l'appui d'une partie des voix du bloc central.
04:00Le gain estimé n'est pas moindre, 2,8 milliards d'euros.
04:03S'il s'est voté définitivement, ce qui n'est pas encore le cas,
04:05ça toucherait tous les Français qui disposent de contrats d'assurance-vie,
04:09ça concernerait les dividendes, l'épargne salariale, les plans d'épargne logement.
04:13C'est du très concret pour les Français.
04:14À un moment où ils n'ont jamais autant épargné,
04:16est-ce que ce n'est pas un message assez hostile à leur droit ?
04:19– Là, je vais prendre ma casquette de garant des comptes de la Sécurité sociale.
04:24Quand vous avez une dépense, et on sait que la suspension des retraites
04:27conduit à une dépense par rapport au projet de loi initial,
04:30il faudra trouver le financement de cette dépense,
04:32les députés, dans leur large majorité, puisque cet amendement a été approuvé,
04:36ont fait preuve de responsabilité en apportant le financement en force de la dépense.
04:40– Mais l'impression des Français, peut-être que tout est rogné petit à petit.
04:44Vous entendez éventuellement ce sentiment-là ?
04:47– J'espère que les Français comprennent que la Sécurité sociale,
04:49ce bien commun, il faut le financer.
04:51On ne peut pas laisser déraper les comptes.
04:53En responsabilité, si on veut rembourser les jours de maladie,
04:56si on veut payer les retraites, il faut assumer la maîtrise de ces comptes,
05:00et on le fait par la discussion et le débat, je le redis,
05:02il n'y a pas de solution simple, il n'y a pas de solution facile,
05:05c'est par le débat parlementaire que nous trouvons la meilleure manière
05:07d'assurer cet équilibre et la pérennité de notre système social.
05:10– Il y a d'autres recettes qui sont convoitées par le gouvernement,
05:13notamment sur le doublement des franchises médicales,
05:15il va y avoir le débat dans l'hémicycle,
05:16quelle est la position actuellement du gouvernement ?
05:18Est-ce que vous êtes toujours sur le doublement à la fois des consultations
05:20et des médicaments ?
05:21Ou est-ce que vous pouvez éventuellement, vous aussi,
05:24faire un pas vers éventuellement les socialistes
05:26pour diminuer ce coût, ce coût qui sera directement répercuté,
05:30là aussi, sur le pouvoir d'achat des Français ?
05:32– Vous me posez une question qui relève plutôt de ma collègue,
05:34la ministre de la Santé, mais je veux bien répondre sur le fond.
05:36Là encore, c'est une proposition, elle fait sens,
05:39puisqu'on voit bien l'idée, l'idée c'est d'établir un forfait
05:41de responsabilisation qui permet, effectivement,
05:44de faire prendre une petite partie du coût des médicaments,
05:47on est quand même à quelques dizaines d'euros en moyenne par an,
05:50pour là encore assurer les comptes.
05:51C'est une proposition, le débat va intervenir.
05:54Là encore, j'ai confiance dans la capacité du Parlement
05:56à déterminer la meilleure manière de trouver les réponses
06:00face à ces sujets de financement.
06:01La branche maladie est une branche qui est peut-être celle qui dérape le plus,
06:05il faut faire face à ces sujets.
06:06Nous faisons une proposition, le Parlement débattra, le Parlement votera.
06:09– Vous n'êtes pas arc-bouté sur le doublement des franchises médicales ?
06:11– Moi, en ce qui me concerne, à titre personnel,
06:13ceux qui me connaissent, ce n'est pas mon mot, arc-bouté.
06:15Moi, je suis un homme de dialogue et de discussion,
06:17dont je ne rentre jamais dans un débat
06:19avec des positions archi-fermées, sinon ce n'est pas la peine de discuter.
06:22Je ne suis pas dans le rapport de force,
06:24je suis dans la discussion et l'échange
06:25et la capacité à dégager des consensus.
06:27– Vous dites ce matin qu'il y a des plus, il y a des moins.
06:29Je voulais revenir avec vous aussi sur la prime de Noël.
06:31Donc vous estimez qu'elle devrait être réservée
06:33aux bénéficiaires ayant des enfants.
06:35C'est honteux, c'est mesquin, a réagi Sophie Binet,
06:38la secrétaire générale de la CGT.
06:39Est-ce qu'à Minima, avec quelques jours de recul,
06:42vous ne vous dites pas qu'il s'agit
06:43un tout petit peu d'une forme de maladresse ?
06:46– Non, mais il faut remettre les choses en perspective.
06:48Moi, ça fait trois semaines que je suis là,
06:51on a trouvé un budget, dans ce budget,
06:52il y avait des propositions dont la finalité est toujours la même.
06:55C'est rétablir les comptes de la sécurité sociale.
06:57Il faut que les Français se rendent bien compte
06:58qu'il y a vraiment un sujet financier
07:00sur la sécurité sociale.
07:02– Mais distinguer les bénéficiaires qui ont des enfants
07:03de ceux qui n'en ont pas, parfois ce n'est pas un choix
07:05de ne pas avoir d'enfants, et quand bien même s'en est un,
07:08est-ce que ça doit valoir exclusion d'un tel dispositif ?
07:11– Écoutez, pour rien vous cacher, je suis en train de réfléchir
07:13à comment cette proposition pourrait évoluer.
07:15Voilà, et honnêtement, d'ailleurs j'ai tendu la perche.
07:17– C'est-à-dire, vous êtes prêt à revenir dessus ?
07:19– Je suis en train de regarder, là encore,
07:21quelles recettes nouvelles on pourrait trouver.
07:22Voilà, si on est capable de trouver un bout de financement
07:24qui permettrait d'éviter cette proposition,
07:27je n'aurai pas de difficultés majeures,
07:29peut-être même pas à la retirer,
07:30je pense que le Parlement lui-même votera là-dessus.
07:33Ce qui me paraît important à chaque fois…
07:34– C'est quelques millions d'euros seulement, cette proposition,
07:36dit que le ministre de l'économie.
07:37– C'est en centaines de millions quand même,
07:39vous savez, les choses vont vite.
07:40Donc il faudra trouver, moi je serai aussi l'homme du dialogue
07:42et l'homme du sérieux budgétaire, je le redis,
07:45il faut que les Français comprennent que la sécurité sociale
07:47mérite qu'on s'occupe d'elle sur ses comptes.
07:49Pour répondre à votre question, s'il y a une recette
07:51qui vient compenser les effets de cette proposition,
07:54je n'aurai pas de grande difficulté à envisager sa suspension.
07:58– Et où en êtes-vous du dialogue avec les socialistes
08:01et peut-être le Rassemblement national,
08:02justement sur le vote qui doit avoir lieu aujourd'hui ?
08:05Est-ce que vous avez des discussions en cours ?
08:08Est-ce que vous encouragez les socialistes
08:10à voter finalement cette partie 2 du PLFSS
08:13qu'ils ont largement amendée,
08:15ils ont obtenu un certain nombre de victoires ?
08:17Où en sont précisément vos discussions avec ces deux parties ?
08:20– Je le redis, je pense que cette première semaine
08:23a été riche, les choses se sont passées.
08:26Je pense que pour plusieurs parlementaires
08:28ou plusieurs groupes, on peut considérer même
08:30que la copie s'est améliorée,
08:31puisque certaines de leurs propositions ont été adoptées.
08:34Donc la copie au bout de la semaine
08:36n'est plus la même que celle qui a démarré.
08:37Mais je pense que sur ces bases-là,
08:39les groupes qui se reconnaîtront
08:40dans les avancées de cette première semaine
08:42devraient logiquement adopter cette partie recette,
08:46ce qui permettra, je le redis,
08:47de passer dans la partie dépense
08:49ou des débats importants, notamment sur les retraites,
08:51avec des avancées sur la retraite des femmes par exemple.
08:53Il faut savoir les saisir.
08:54Il faut savoir saisir les occasions de débat.
08:56Il faut savoir saisir les bonnes propositions
08:59qui se retrouvent dans cette partie dépense.
09:00C'est vraiment ce que les Français attendent.
09:02– Cette semaine, le Premier ministre Sébastien Lecornu
09:05a averti, c'était au Sénat,
09:07une censure de son budget serait suivie d'une démission.
09:09Il a même rendu la menace de la dissolution.
09:11L'avenir du budget, c'est bien sûr la priorité.
09:13Mais derrière, il y a votre avenir.
09:15À vous notamment, vous êtes ministre du Travail.
09:17Vous n'en aurez peut-être plus dans quelques jours.
09:19Vous avez ça en tête ou pas ?
09:20– Quand j'ai accepté ce poste de ministre du Travail,
09:24vous savez, c'est une mission que j'ai acceptée pour les Français.
09:26Moi, je ne suis pas partisan.
09:28Mon seul parti, c'est les Françaises et les Français.
09:30J'essaie modestement, à ma place, de traiter des sujets compliqués.
09:33Le sujet du travail, le sujet des retraites,
09:34le sujet du financement de la sécurité sociale,
09:37le sujet de l'emploi des jeunes, le sujet de l'emploi des seniors,
09:39le sujet de l'insertion.
09:41Voilà, si plus longtemps je resterai,
09:43plus longtemps je pourrai m'impliquer pour apporter des réponses
09:45aux Françaises et aux Français,
09:46ce n'est pas moi qui décide, c'est la démocratie.
09:49– Les tractations sont plus dures que lorsque vous étiez
09:51à la tête de la SNCF il y a encore quelques semaines ?
09:54– C'est une nature différente,
09:55mais je pense que mon expérience de chef d'entreprise est utile
09:58quand on parle de travail, quand on parle d'emploi,
10:00quand on parle de dialogue social.
10:01Je pense avoir démontré une certaine capacité
10:03à travailler avec les partenaires sociaux.
10:04Je le vois d'ailleurs, puisque j'ai pu leur proposer
10:07d'engager une conférence travail-retraite
10:10qui va s'attaquer à ces problèmes centraux
10:12de la vie au travail et des conséquences sur les retraites.
10:15Voilà, je pense que c'est une autre manière
10:17de servir son pays.
10:18Pendant 45 ans, j'ai essayé de développer
10:20le meilleur système ferroviaire possible pour mon pays.
10:23Maintenant, j'essaye d'amener des réponses
10:24à ces sujets compliqués,
10:26avec toujours une volonté de consensus et de débat.
10:28– Mais vous avez l'impression que c'est plus dur
10:29quand on est ministre que quand on dirige la SNCF ?
10:31– Ce n'est pas la même chose.
10:33– Mais vous vous attendiez ?
10:35– Non.
10:36– À ce que ce soit rude ?
10:38– Je suis un citoyen, je reconnais d'être encore
10:41en situation d'apprentissage.
10:42Pourtant, je m'occupe de l'apprentissage dans mon ministère.
10:44Je suis moi-même un apprenti.
10:45J'essaie d'apprendre vite parce que les Français n'attendent pas.
10:48Les Français attendent de nous des solutions rapides.
10:50Par exemple, je suis venu au soutien de mon collègue
10:52ministre du Commerce sur l'affaire Chine.
10:55Je trouve ça, un, scandaleux.
10:57Deux, l'emploi, c'est le travail.
10:59Et le travail, c'est la sécurité sociale.
11:00J'essaye aussi d'être solidaire avec mes collègues
11:02quand des enjeux importants menacent notre pays.
11:05– Cette semaine a été marquée par la polémique Chine.
11:08Vous venez d'en parler par ce bras de fer
11:10entre le gouvernement et la plateforme en ligne
11:11qui, ce matin, n'est pas suspendue.
11:14Elle reste, je cite, sous surveillance rapprochée du gouvernement
11:18et toujours sous le coup de procédure judiciaire.
11:20Mais quand même, tout ça pour ça ?
11:23– Non, mais je pense qu'on a affaire à un sujet
11:25effectivement très lourd.
11:26Enfin, je pense qu'il faut être très attentif
11:28aux effets négatifs que le déploiement
11:30de ces plateformes de commerce en ligne font peser
11:33sur nos filières industrielles.
11:35La filière textile, on l'a vu, on a commencé comme ça.
11:37sur nos commerces, nos commerces de centre-ville
11:39et donc sur l'emploi et dans le travail.
11:40C'est pour ça que je suis complètement souvière.
11:41– Ce matin, cette question n'est absolument pas réglée.
11:43– On y travaille, on y travaille.
11:45Déjà, on a arrêté ce qui devait l'être,
11:48tout ce qui était illégal, ce qui menaçait la sécurité
11:50ou la santé des Françaises et des Français.
11:52C'est arrêté. C'est très important.
11:53– Dans un communiqué hier soir, effectivement,
11:54le gouvernement annonce avoir obtenu la suppression par Chine
11:56de tous les produits illicites vendus sur sa plateforme.
11:59Vous en avez l'absolue garantie.
12:01Franchement, on peut en douter, vu l'étendue des produits proposés par Chine.
12:08– Moi, ma partie sur ce sujet, ça va être la partie autour du travail.
12:11D'abord, les enjeux.
12:12Là aussi, les Français doivent le comprendre.
12:14Quand on achète, j'étais hier au salon Made in France,
12:17parce que j'ai voulu témoigner de mon soutien à l'artisanat,
12:20à la production française, au génie français.
12:22Les Françaises et les Français doivent comprendre
12:24que quand on achète français, on encourage l'emploi français
12:27pour leurs enfants, pour leur famille.
12:28– Mais l'inquiétude des commerçants français, je le disais,
12:31elle est intacte ce matin.
12:33Vous leur dites quoi en tant que ministre du Travail ?
12:35– Oui, en tant que ministre du Travail, je dis que d'abord, je les soutiens.
12:38C'est très important d'avoir ce soutien-là.
12:40Et on les soutient d'ailleurs aussi dans le budget.
12:41Je peux vous dire que nous résistons parfois à des propositions
12:44qui pourraient affecter plus lourdement les entreprises,
12:47qu'elles soient petites ou grandes dans notre pays,
12:48et nous y résistons.
12:49Deuxièmement, on a toutes les forces de contrôle.
12:51On a l'Ursaf, on a certaines forces de contrôle
12:53qui peuvent vérifier déjà que le droit est respecté par ces plateformes.
12:57Et enfin, il y a bien sûr une action française et européenne.
12:59On sent bien qu'en fait, c'est une forme de protection
13:01qu'il faut établir en France et en Europe.
13:04Après, ce sont des actions qui doivent être conduites,
13:06qui doivent être fortes.
13:06Il y a déjà des idées autour de 2 euros par produit dans les colis.
13:09Est-ce qu'il faudra aller plus loin ?
13:10Peut-être, peut-être.
13:12Je pense que l'Europe doit se protéger devant une forme de stratégie.
13:15On a à faire une stratégie des Chinois
13:18de venir envahir par leurs produits les marchés français et européens.
13:24Nous devons nous défendre.
13:25C'est mon état d'esprit.
13:25Il faut défendre les commerçants, il faut défendre les filières,
13:28il faut défendre l'emploi et il faut défendre le modèle social français.
13:31Merci Jean-Pierre Farandou.
13:33Merci d'avoir été avec nous ce matin sur BFM Direct.
13:35Je vous laisse prendre la direction de l'Assemblée.
13:38Oui, c'est ça, exactement.
13:38Journée décisive.
13:40Merci à vous.
13:40Merci.
13:41Merci.
13:42Merci.
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