00:00Voilà qui ressemble à un petit rétro-pédalage.
00:03Emmanuel Macron, au déplacement au Mexique, a dû clarifier sa position sur l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.
00:09La veille depuis le Brésil, il se disait plutôt positif sur la possibilité d'accepter ce traité, rien à voir donc avec la fermeté affichée il y a quelques heures.
00:16Il y a des avancées, ce qui me rend positif, mais je reste vigilant parce que je n'ai pas la visibilité sur le tout.
00:22Et donc la France continue d'attendre des réponses claires.
00:25Et comme je le fais depuis le premier jour avec responsabilité et loin de tous les discours démagogiques,
00:30je défends les intérêts de nos producteurs, industriels comme agriculteurs, je défends aussi l'intérêt de nos consommateurs.
00:37Et ce changement de ton, il s'explique peut-être par la levée de boucliers en France de ceux qui s'opposent à ce traité commercial.
00:42En premier lieu, c'est le monde agricole. Pierre-Emmanuel Bessé, David Bouteillet avec Mathis Menuh.
00:48À l'avant de ce tracteur, écrit en lettres capitales, trahison.
00:53Un seul mot pour résumer tout le ressentiment du monde agricole envers Emmanuel Macron.
00:58Ça touche au cœur quoi, parce que la France était elle qui était en pointe sur la défense par rapport au Mercosur.
01:04Et là, il nous plante un coup de poignard dans le dos.
01:06Les principaux syndicats dénoncent un revirement complet du président français,
01:11fermement opposé il y a quelques mois encore à un accord sans garantie avec le Mercosur.
01:16Cette déclaration, prononcée qui plus est à Bélème, au cœur du territoire de nos concurrents agricoles, sonne comme un nouvel affront.
01:22En choisissant ce moment et ce lieu pour tendre la main au Mercosur, le président de la République signe sa rupture avec l'agriculture française.
01:29Dans son exploitation, Mickaël se dit écœuré.
01:32On valorise nos territoires. C'est ça que le président Macron est en train de galvauder et qu'il a vendu.
01:38Plus que jamais, il redoute une concurrence déloyale avec l'arrivée en France de nombreux produits aux normes différentes et aux droits de douane réduits.
01:46Puisqu'elles sont faites dans un concept avec l'utilisation d'hormones, avec qu'il n'y a pas de garantie sociale, une mise aux normes environnementales qui est pitoyable,
01:54et on laisse rentrer ça sur notre territoire. Comment voulez-vous qu'on lutte ? C'est un scandale.
01:58Face à l'inquiétude et la colère, la ministre de l'Agriculture fait le même constat.
02:03Annie Gennevar reconnaît que même s'il y a des avancées, le compte n'y est pas.
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