Le président de la République se montre optimiste quant à la signature de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur. La France, ayant exigé des clauses de sauvegarde pour protéger ses agriculteurs, a obtenu de Bruxelles un suivi renforcé des produits sensibles comme la viande bovine et le riz. En cas de préjudice, l'UE pourrait ajuster les taxes douanières. La Commission européenne promet des enquêtes rapides pour rassurer les États membres.
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00:00Maintenant, les semaines qui viennent, c'est le travail que la Commission européenne va mener avec le Mercosur pour que ces clauses soient acceptables et acceptées.
00:11Les échanges que j'ai pu avoir et avec le président Lula, et avec le président Milley par téléphone, et avec la présidente von der Leyen, je suis plutôt positif.
00:21Mais je reste vigilant parce que je défends aussi les intérêts de la France.
00:25– Avant d'entendre les agriculteurs, Valentin Demey, on a entendu le président de la République, donc il se dit très optimiste pour la signature de cet accord entre l'Union européenne et le Mercosur.
00:33Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le projet a changé ?
00:35– Alors la France avait demandé à Bruxelles des clauses de sauvegarde.
00:39Sans elles, Paris refusait catégoriquement de signer l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le pays et les pays du Mercosur.
00:45Les clauses de sauvegarde sont censées protéger les agriculteurs européens et donc les agriculteurs français.
00:51Bruxelles a donc promis un suivi renforcé des produits sensibles par produits sensibles, on l'entend, la viande bovine, la viande de la volaille, le riz, le miel, les œufs ou encore le miel.
01:02Concrètement, imaginons qu'un steak de bœuf brésilien soit vendu en France 10% moins cher qu'un steak français.
01:08Là, évidemment, ce ne serait pas équitable.
01:10Alors dans ce cas, Bruxelles s'engage à lancer une enquête immédiatement et en cas de préjudice grave, l'Union européenne pourrait temporairement remonter les taxes douanières sur ces produits concernés.
01:23La Commission européenne assure également que les délais des enquêtes seront courtes, 4 mois maximum.
01:28Elle veut également rassurer les États européens en leur garantissant de mener des enquêtes dès qu'un État le demandera.
01:34– Valentin, la France réclamait des mesures miroirs. Elles sont actées ?
01:37– On n'en sait rien. Emmanuel Macron n'en a pas parlé hier.
01:40Mais en effet, c'est un point sensible qui a forcément été discuté.
01:43Les clauses miroirs ont pour but d'éviter les distorsions de concurrence entre agriculteurs européens d'un côté et agriculteurs sud-américains de l'autre.
01:51Par exemple, les normes sanitaires européennes sont parfois bien plus strictes en Europe.
01:56Avec une clause miroir, il serait impossible que les pays sud-américains importent des produits qui ne respecteraient pas ces normes.
02:03Néanmoins, il est très compliqué de mettre en application ces clauses miroirs.
02:06C'est ce qu'avait révélé un audit européen il y a quelques semaines.
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