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  • il y a 2 mois
Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et président du parti de droite Les Républicains, était l’invité d’“En Campagne” face à Apolline de Malherbe. Il est notamment revenu sur la justice des mineurs. 

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Transcription
00:00L'un de vos prédécesseurs, Gérard Collomb, avait parlé au moment où il quittait Beauvau d'une France coupée en deux
00:06qui, jusqu'alors, disait-il, vivait côte à côte, mais il disait « un jour, ils seront face à face ».
00:14Est-ce que vous redoutez que ce temps ne soit déjà là ou n'arrive ?
00:19On arrive au temps de l'ensauvagement. Il faut qu'on réagisse. Il faut qu'on réagisse en reversant la table.
00:25Avec une révolution pénale, par exemple, pour la justice des mineurs. Il faut que le Conseil constitutionnel considère que l'éducation, c'est aussi la sanction.
00:37C'est assez fondamental, parce qu'on n'y arrivera pas sinon. Et puis je pense aussi, et c'est ce qui me préoccupe, c'est qu'il y a un phénomène à la fois des étrangers,
00:47des nouveaux venus, qui ne veulent même pas s'intégrer. Je ne parle même pas d'assimilation. J'ai parlé, j'ai revendiqué l'assimilation.
00:53On pourrait y revenir pour les naturalisations, quand on veut devenir pleinement français, avec le droit de vote.
00:59Alors là, oui, je parle d'assimilation. Mais on a des nouveaux venus qui peinent de plus en plus à s'intégrer, parce qu'ils rejettent des valeurs,
01:06parce qu'il y a un écart culturel trop important.
01:08Mais est-ce que la France est prête à les accueillir ?
01:10Ce que je pense aussi, c'est qu'on a des générations, la 2e, la 3e génération, où il y a quelque chose qui ne colle pas,
01:17parce qu'il y a aussi un processus de désaffiliation. Et c'est ce qui me préoccupe.
01:23Je pense, moi, que ce phénomène, il est à double face. Quand on est français, quand on veut devenir français,
01:31ce n'est pas seulement par le sol, par la naissance, par le sang, mais c'est aussi par le cœur, en aimant la France.
01:37Mais je pense, et ça rejaillit sur nous-mêmes, qui sommes déjà français, est-ce que nous croyons suffisamment en nous, en la France,
01:46pour qu'on se pose en modèle ? Non. Parce qu'on a cultivé la repentance.
01:50On a dit à ces jeunes, la France, elle est détestable.
01:53Elle est coupable, la France.
01:54Merci, mais donc.
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