- il y a 8 mois
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00:0011h41 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, on est toujours avec André Valigny, Rachel Kahn, avec Geoffroy Lejeune.
00:06On a été rejoint par Sébastien Chenub, bonsoir à vous, député du Rassemblement National.
00:10Avant d'évoquer ce qui s'est passé sur l'île de Léron, on va partir sur place si vous le permettez.
00:14On va rejoindre le correspondant d'Europe 1, Guillaume Dreschler. Bonsoir à vous.
00:18La population, les habitants que vous avez rencontrés sont sous le choc et par le nombre de blessés, Guillaume,
00:23mais aussi par le profil du suspect qui a été interpellé par les gendarmes.
00:28Oui, l'homme âgé de 35 ans est décrit comme plutôt marginal.
00:31Il vit dans un mobilhome situé au lieu dit La Cotinière.
00:35Un homo situé à quelques kilomètres à peine de Saint-Pierre-d'Oléron, d'où il s'est élancé pour un périple.
00:41C'est le terme choisi par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui s'est rendu sur place en début d'après-midi
00:46afin de rencontrer les forces de l'ordre et les équipes qui se sont occupées des blessés.
00:51Dix au total, dont deux en urgence absolue et deux autres en urgence relative.
00:55Et sur l'île d'Oléron, c'est la sidération qui gagne les habitants en cette fin de journée.
01:00Selon les personnes que j'ai pu rencontrer, personne, personne n'imaginait un jour qu'il se passerait un tel acte,
01:06celui d'un homme inconnu des services de renseignement qui ne s'était fait remarquer jusqu'alors
01:11que pour des délits de stupéfiants, de vols ou encore de violences.
01:16Merci beaucoup Guillaume Dreschler pour ces précisions depuis l'île d'Oléron.
01:20Sébastien Chenu, vous êtes avec nous, vous avez réagi cet après-midi à l'Assemblée nationale.
01:24Est-ce que vous n'êtes pas allé un peu vite en qualifiant cet acte d'acte islamiste ?
01:30D'abord, je n'ai pas parlé d'attentat.
01:34Je laisse la justice pouvoir qualifier cela.
01:38Mais on est sur une toile de fond d'islamisme, de pratiques islamistes,
01:43de ressorts liés aux pratiques islamistes.
01:47Mais surtout, moi j'ai attiré l'attention du ministre, du Premier ministre,
01:52qui ne m'a pas répondu d'ailleurs, qui n'a pas répondu,
01:54sur le fait que la menace de l'islamisme dans notre pays n'a jamais été aussi haute.
02:01Je reprends cela.
02:02Sans doute, mais ce n'est pas encore si c'est le cas pour l'île d'Oléron, on est d'accord.
02:05Mais je veux dire, ça participe d'une espèce de djihadisme d'atmosphère.
02:09C'est-à-dire qu'il y a peu de bouddhistes, peu de juifs, de catholiques
02:14qui ont un cri religieux et qui passent à l'acte.
02:18Donc on est quand même dans une espèce d'atmosphère.
02:20Je vous rappelle qu'on est dix ans après les attentats du Bataclan ce mois-ci,
02:24que les pouvoirs publics viennent de déclarer que la menace islamiste
02:27n'avait jamais été aussi forte dans notre pays.
02:29Donc on est là-dedans.
02:31On est là-dedans et on a l'impression qu'en face, rien.
02:35L'impression d'un vide sidéral, qu'on ne s'attaque pas.
02:38Vous pensez que les services de français ne s'intéressent pas à la menace djihadiste,
02:42ne démantèlent pas des réseaux tous les jours, ne déjouent pas des attentats chaque jour ?
02:46Non, je pense qu'il y a beaucoup de professionnels et de la police
02:47qui se donnent beaucoup de mal pour ça.
02:51Je pense que ceux qui nous gouvernent depuis si longtemps
02:53ne veulent pas, ne se sentent pas capables intellectuellement, idéologiquement,
02:59de dire les choses comme elles sont
03:02et de partir en guerre contre l'islamisme,
03:05qui est une idéologie, rien à voir avec la religion pour moi,
03:09ou en tous les cas très éloignée de la religion,
03:13mais qui est une idéologie mortifère.
03:16Et pour ça, il faut la définir.
03:18On définit les idéologies qu'on combat.
03:20On peut interdire une idéologie ?
03:22On définit le nazisme.
03:23On ne peut pas, et tant mieux, se prévaloir du nazisme dans notre pays.
03:26On ne peut pas mettre des insignes nazis.
03:28On ne peut pas, c'est interdit.
03:30Tant mieux, bravo.
03:31Eh bien, on peut définir une autre idéologie.
03:33Ça correspond à un certain nombre de critères, d'ailleurs.
03:35D'ailleurs, que des intellectuels, je pense à Florence Bergeau-Blackler,
03:38définissent très bien,
03:39qui est une idéologie qui fait des morts sur notre territoire.
03:43Donc, on doit la définir pour la combattre,
03:45la débusquer, débusquer ses financements,
03:48débusquer ses soutiens,
03:48débusquer ce qui relaie cette idéologie,
03:52si on veut vraiment lui mener la guerre.
03:54Je ne vois rien de tout cela.
03:55Je suis désolé de dire que je ne vois rien de tout cela depuis tant d'années.
03:58Je vois des policiers qui, sur le terrain, se donnent du mal,
04:01mais je ne vois pas des dirigeants politiques
04:03déclarer la guerre à l'islamisme.
04:05Pour autant, Sébastien Chenu et Marine Le Pen et Jordan Barnella
04:08ont été très prudents dans leurs réactions.
04:09Ils ne mentionnent à aucun moment le mot d'islamisme
04:12ou le mot de terrorisme.
04:14Attendons que l'enquête aille à son terme.
04:16Vous ne croyez pas ?
04:17C'est pour ça que j'ai dit exactement dans mon propos
04:18« Pour lever toute ambiguïté, il faut définir ce qu'est l'islamisme ».
04:23Tant que vous ne définissez pas ça,
04:25vous avez des actes tels que ceux que nous connaissons
04:30pour lesquels on se pose la question.
04:32On se dit que ça ressemble,
04:34c'est teinté,
04:35c'est nourri
04:37de pratiques d'attentats islamistes.
04:40Ce n'est pas pour autant que c'en est un,
04:41mais on sent bien qu'on est autour
04:43de tout ce qu'on a connu.
04:44Eh bien, définissons les choses
04:46pour mieux les combattre.
04:47Et arrêtons de dire que, simplement,
04:49ce sont des gens déséquilibrés.
04:50Bien sûr qu'il faut être déséquilibré pour faire ça.
04:53Bien sûr.
04:54Et si on a un profil de marginal
04:56de 35 ans qui vit dans un mobilhome
04:58qui n'était pas radicalisé...
05:00Oui, mais nourri par un imaginaire
05:01lié à l'islamisme.
05:02C'est aujourd'hui
05:03cet imaginaire-là
05:06qui a nourri, peut-être, probablement,
05:08j'en sais rien en tous les cas,
05:09l'imaginaire de ce type
05:11qui, quand même,
05:12l'a fait volontairement.
05:13Moi, je mets en cause aussi
05:14le tweet du ministre de l'Intérieur
05:16qui disait,
05:17on avait le sentiment,
05:18qu'il disait qu'une voiture,
05:19pas un individu,
05:20une voiture toute seule
05:21se baladait
05:21et a renversé des gens.
05:24Non.
05:24Une personne
05:25était à la tête de cette voiture,
05:27au volant de cette voiture,
05:28et violemment,
05:29de façon volontaire,
05:30a percuté des gens
05:31en criant à l'Akbar.
05:32Ça, ce sont des faits objectifs.
05:35Est-ce que vous avez des nouvelles
05:36de l'assistante du député RN,
05:39Pascale Markowski ?
05:40Elle a été grièvement blessée ce matin.
05:41C'est la jeune femme
05:42dont on parlait,
05:43qui faisait son jogging
05:44à 8h du matin
05:45et qui a 21 ans.
05:46Oui, Pascale Markowski,
05:47député de Charente-Maritime,
05:48est très, évidemment,
05:51troublé,
05:52ému par ce qui est arrivé
05:53à sa collaboratrice Emma,
05:55qui a 22 ans,
05:56qui a été transportée
05:58en urgence absolue.
06:02Elle a, évidemment,
06:03de multiples contusions,
06:05hémorragies et autres.
06:06Je n'ai pas rentré
06:06dans ce qui est
06:08un dossier médical
06:09qui appartient
06:10à l'intéressé,
06:12mais elle fait partie
06:12de ses blessés graves.
06:15Souhaitons-lui le meilleur,
06:16souhaitons-lui le courage
06:17de se battre,
06:18de s'en sortir,
06:19mais du mieux possible.
06:21Évidemment,
06:22tout ça nous touche beaucoup
06:23parce que c'est une collaboratrice
06:24professionnelle,
06:25donc on se dit,
06:27mais voilà,
06:27ça n'arrive pas qu'aux autres.
06:29On l'évoquait,
06:30il y a quelques instants,
06:31Sébastien Chenu,
06:31nous sommes à quelques jours
06:33des commémorations sinistres
06:34du 13 novembre 2015.
06:35Notre pays est meurtri,
06:37notre pays est traumatisé
06:38par ce qui s'est passé
06:39et en 2015 à Paris,
06:41Charlie Hebdo,
06:42le Bataclan,
06:42les terrasses
06:43du Stade de France
06:43et en 2016 à Nice.
06:45Je n'oublie pas
06:45cet abominable attentat.
06:48À chaque fois,
06:49ce type d'événement,
06:51même si,
06:51encore une fois,
06:51je le précise,
06:52nous ne sommes pas forcément
06:53dans un 4K,
06:54ça réactive le traumatisme
06:56de certains Français.
06:57Oui,
06:57notre société,
06:58de toute façon,
06:59et nos sociétés européennes
07:00sont multitraumatisées
07:01par ces attentats islamistes.
07:05Il faut les qualifier
07:05tels qu'ils sont
07:06et moi,
07:07ce qui me navre,
07:08c'est la faiblesse
07:09de la réponse.
07:10On a l'impression
07:10qu'on découvre...
07:12Je ne parle pas de ça,
07:12je m'éloigne
07:13encore une fois
07:14de ce qui s'est passé ce matin.
07:16Je ne veux pas
07:17le qualifier moi-même,
07:18je laisse la justice le faire.
07:19Mais on voit bien
07:20que la menace,
07:21elle est islamiste dans le pays.
07:23Elle ne repose pas
07:25sur autre chose.
07:26Il faut arrêter de nous...
07:27J'entends parfois
07:27l'extrême-gauche,
07:29la gauche,
07:29la Macronie dire
07:30oui,
07:30mais il y a d'autres menaces.
07:30La menace,
07:31celle qui tue des gens
07:32sur notre territoire,
07:33qui tue des juifs,
07:35qui tue parfois
07:36des musulmans d'ailleurs,
07:37qui tue des hommes
07:38et des femmes
07:38en dehors de quelle
07:39que soit leur religion,
07:40leur âge,
07:40c'était le cas au Bataclan,
07:41c'était le cas à Nice,
07:42des familles, etc.
07:43Elle est islamiste.
07:45C'est une menace
07:45à laquelle nous devons
07:47faire face.
07:47C'est la menace
07:48probablement la plus importante
07:51à laquelle nos sociétés
07:51doivent faire face.
07:52Et enfin,
07:53je suis désolé,
07:54j'entends...
07:54Moi, je m'étais...
07:56Je m'étais disputé,
07:58si tant est qu'on puisse
07:59se disputer
07:59avec le président de la République,
08:01un peu en off,
08:02lorsqu'il était venu
08:02à Arras
08:04après l'assassinat
08:08d'un enseignant,
08:09le professeur Bernard.
08:11Il m'avait dit...
08:12Je lui avais dit
08:12il faut arrêter les paroles,
08:13il faut des actes,
08:14monsieur le président,
08:15les larmes,
08:16les constats,
08:17les chiffres,
08:17tout le monde est d'accord,
08:18tout le monde pleure,
08:19tout le monde...
08:20Ok, très bien.
08:20Mais il ne faut pas
08:21faire de politique.
08:22Ben si,
08:23parce qu'il faut
08:23des solutions politiques
08:24à des actes politiques.
08:26L'islamisme,
08:27c'est politique.
08:28L'islamisme,
08:28c'est un combat politique.
08:30Il m'avait dit
08:30de me mêler
08:31de ce qu'il me regardait.
08:32Eh ben,
08:32ça me regarde.
08:33Moi,
08:33je suis député,
08:34j'ai été élu par des gens,
08:35je porte des idées,
08:36je me fais une haute idée
08:37de mon pays
08:37et je ne veux pas
08:39voir des jeunes
08:40dans une salle de concert
08:41où je suis allé,
08:42moi-même,
08:42toute ma jeunesse,
08:43un jour,
08:44périr sous les balles
08:45de gens qui veulent
08:46imposer ici
08:47un califat,
08:49une idéologie,
08:50que sais-je.
08:51Je suis désolé,
08:52les Français sont des gens
08:53tolérants.
08:54Nous sommes laïcs,
08:55respectueux des pratiques
08:57de chacun.
08:58C'est pour ça que je dis
08:58que l'islamisme
08:59est une idéologie,
09:01ça va au-delà d'une religion,
09:02c'est une idéologie.
09:03Et moi,
09:03je ne compte pas,
09:04je ne suis pas le seul,
09:05il y a une majorité
09:05de Français,
09:06je crois,
09:06derrière nous tous.
09:08Je ne compte pas
09:09baisser les bras
09:10et regarder des gamins,
09:13des journalistes,
09:13des flics
09:14se faire trouer la peau
09:15matin,
09:16midi et soir
09:17sur des terrasses,
09:17dans des journaux,
09:18etc.
09:18Ils sont où tous ceux
09:20qui pleurent ni ché
09:20en disant je suis Charlie ?
09:22On ne les entend jamais,
09:22ils n'osent pas.
09:23Il faut du courage,
09:25c'est une menace,
09:25il faut du courage.
09:27André Valigny,
09:28est-ce qu'il faut
09:29une nouvelle loi
09:30pour lutter contre
09:30l'islamisme,
09:31comme l'a dit Sébastien Chenu ?
09:33Est-ce que les textes
09:34que nous avons sont suffisants ?
09:35Que faut-il rajouter
09:36pour être efficace
09:37dans cette lutte ?
09:38Je ne pense pas
09:39qu'il faille forcément
09:39une nouvelle loi
09:40après chaque attentat.
09:41Je suis d'accord
09:42avec M. Chenu,
09:43ça va surprendre
09:44tout le monde,
09:45lorsqu'il dit
09:45que la vraie menace,
09:47la seule vraie menace
09:48persistante,
09:49c'est celle du djihadisme,
09:50de l'islamisme radical,
09:52que je traduirais moi
09:53par religion dévoyée
09:55vers le terrorisme.
09:56C'est comme ça
09:56qu'on peut qualifier
09:57l'islamisme radical
09:58et le djihadisme.
09:59En revanche,
09:59là où je ne suis pas d'accord
10:00avec M. Chenu,
10:01c'est quand il dit
10:02que les pouvoirs politiques
10:03ne font pas tout ce qu'il faut.
10:04Les services de police
10:05font un travail extraordinaire,
10:07les services de renseignement,
10:08vous l'avez dit,
10:09c'est vrai,
10:10mais parce qu'ils sont soutenus
10:11par le pouvoir politique,
10:12parce qu'on leur donne
10:13les moyens,
10:13au niveau du budget de l'État,
10:14de la police,
10:15de faire ce qu'ils font.
10:16Donc ne dites pas
10:17qu'il n'y a pas
10:17de réponse politique,
10:18la réponse,
10:19elle est tous les jours
10:19dans l'action des services
10:20de police et de renseignement.
10:21M. Chenu ?
10:22Écoutez, je veux dire,
10:23moi, quand je vois
10:23qu'on subventionne
10:25des lycées tenus
10:26par les frères musulmans,
10:27le 11,
10:27c'est les pouvoirs politiques.
10:29Dans les Hauts-de-France,
10:30Xavier Bertrand
10:30a utilisé l'argent
10:32des habitants des Hauts-de-France
10:33pour subventionner un lycée
10:34que nous avions dénoncé
10:34comme étant tenu
10:35par les frères musulmans.
10:36Ça commence comme ça.
10:37C'est fini ?
10:38Non, non, c'est pas fini.
10:39C'est pas tout à fait fini
10:40parce qu'ils sont au tribunal,
10:41parce que le lycée
10:42ne veut pas rendre l'argent
10:43qu'il a reçu.
10:44Donc en fait,
10:45encore une fois,
10:45non, c'est pas fini.
10:46Il y a combien de mosquées
10:47radicalisées dans le pays ?
10:49Il y a combien d'invahmes ?
10:50On en ferme.
10:50On n'en ferme pas beaucoup.
10:52On en ferme.
10:52Je crois qu'il y en a,
10:53mais je ne veux pas avancer
10:54de chiffres que je ne maîtriserai
10:55peut-être pas bien,
10:55mais je crois qu'il y en a
10:56encore une centaine.
10:57C'est-à-dire que
10:58toutes les semaines
10:59dans notre pays,
11:00il y a des gens
11:00qui tiennent des discours
11:01épouvantables
11:02à des fidèles
11:03qui entendent ça
11:03et qui ensuite
11:04sont bercés
11:05par cette espèce
11:06de logorée
11:08de combat
11:10contre notre civilisation.
11:11Donc,
11:12je ne dis pas
11:13qu'il n'y a rien
11:14qui se fait.
11:14Il y a des professionnels,
11:15il y a des gens, etc.
11:17Moi, je me souviens
11:17d'un très haut fonctionnaire
11:19dans la région
11:20des Hauts-de-France
11:20qui m'avait dit
11:21lorsque j'avais été élu député
11:22en 2017,
11:23je commence déjà
11:24à être un vieux député,
11:25qui m'avait dit
11:25vous savez,
11:26la vraie menace
11:26dans notre département
11:27du Nord,
11:28c'est la multiplication
11:29des cas de conversion
11:30suivi de radicalisation
11:31de jeunes filles mineures.
11:33Elles ont 16 ans,
11:34elles sont au lycée,
11:35elles tombent amoureuses
11:36de la petite racaille
11:37à moitié dealer,
11:38à moitié islamiste
11:39qui vient les chercher
11:40en décapotable à la sortie.
11:41Six mois après,
11:42elles sont converties,
11:43six mois après,
11:43elles sont radicalisées
11:44et ensuite,
11:45elles disparaissent,
11:46elles coupent les attaches
11:47avec la famille
11:47et ça devient
11:48des bombes humaines.
11:49Eh bien,
11:50face à cela,
11:51la faiblesse
11:52et puis,
11:53toutes les politiques
11:54de déradicalisation ridicule,
11:56les sanctions
11:57aussi,
11:58on peut reprendre
11:59toute la palette,
12:00je crois que le compte
12:00n'y est pas sincèrement.
12:01Rachel,
12:02une question à Sébastien.
12:03C'est vrai que sur
12:03l'état des lieux,
12:04tout ce qu'on appelle
12:05le soft power,
12:06que ce soit dans la culture,
12:07dans le sport,
12:08les universités,
12:08notre jeunesse,
12:09il y a un vrai travail
12:11à réaliser.
12:12Mais moi,
12:13j'ai le sentiment
12:13que par rapport
12:14au djihadisme,
12:16au Hezbollah,
12:17au Hamas,
12:17toutes ces idéologies-là,
12:19nos ennemis,
12:20les ennemis de l'Occident
12:21et du monde libre
12:22s'unissent,
12:23tandis que l'Assemblée nationale
12:24n'arrive pas à s'unir
12:25pour mener ce combat.
12:26Est-ce que vous êtes
12:27complètement négatif là-dessus
12:28ou est-ce que vous avez
12:29un espoir
12:31de pouvoir,
12:31notamment sur quelque chose,
12:33un enjeu majeur,
12:34de notre moment,
12:35pouvoir unir des voix
12:36de différents partis
12:37pour mener ce combat ?
12:38Moi, j'ai un espoir.
12:39J'entends André Valigny
12:40sur le constat,
12:42la capacité à dire les choses.
12:44On l'est dit.
12:44Peut-être sur les solutions,
12:45on pourrait débattre.
12:46Mais en réalité,
12:47déjà, on est d'accord
12:47sur le constat,
12:48ce qui n'est pas toujours
12:48le cas en politique.
12:49On n'est pas toujours d'accord
12:51sur le constat
12:52des finances publiques,
12:53etc.
12:53Mais déjà,
12:54sur ça,
12:54quand on dit les mots,
12:55quand on voit les choses,
12:57quand on les dit,
12:58on avance déjà.
12:59Mais ce n'est pas le cas,
13:00évidemment,
13:01à l'Assemblée nationale.
13:02Moi, j'ai des collègues
13:02macronistes
13:03qui sont tétanisés,
13:05vous savez,
13:05cette espèce de bien-pensance.
13:06On a peur de tout,
13:07de faire peur
13:08à une diaspora
13:09qu'on imagine liée à tout ça.
13:10Moi, je n'ai pas peur.
13:11Moi, je ne confonds pas
13:11mes compatriotes
13:13de confession musulmane
13:13et des islamistes.
13:15C'est pour ça
13:15que je parle de l'islamisme.
13:16Je n'ai pas peur,
13:17je ne les confonds pas.
13:18Je sais très bien
13:18qui fait quoi.
13:19Vous savez,
13:20dans ma circonscription de Denin,
13:21il y avait l'imam Iqusen.
13:22Il était là
13:22avant que je sois député.
13:23On a commencé
13:24à mener le combat.
13:25Au début,
13:25on nous a traités
13:26de tous les noms.
13:27Je ne l'ai jamais confondu
13:28avec mes compatriotes
13:29de confession musulmane
13:30qui habitent dans le Donésie.
13:31Et d'ailleurs,
13:31ils n'ont pas tellement envie
13:31d'être confondus
13:32avec ce genre de voyous,
13:33en plus.
13:34Donc, si vous voulez,
13:35quand on fait le constat,
13:36quand on dit les choses,
13:37on fait déjà un grand pas.
13:38Et puis après,
13:39il y a ceux qui sont
13:39des alliés
13:41pour des visées électoralistes,
13:44ceux qui soufflent
13:44sur les braises,
13:45c'est l'extrême-gauche
13:46et les proximités
13:48avec, en tout cas,
13:49la défense du Hamas
13:51ou en tout cas,
13:52la non-condamnation du Hamas.
13:53J'essaie d'être plus précis
13:55dans les termes.
13:56Et eux jouent
13:57un jeu dangereux.
13:59Je ne dis même pas,
13:59voyez-vous,
14:00que tous les députés
14:01de LFI
14:02sont des complices
14:03de l'islamisme.
14:04Je ne dis pas ça.
14:06Mais je dis simplement
14:06qu'ils jouent
14:07pour des raisons électorales
14:08un jeu dangereux
14:10qui les rend de fait
14:11soupçonnés
14:13d'être ces complices
14:15de l'islamisme.
14:16À l'intérieur,
14:16il y en a un.
14:17À l'intérieur de la LFI,
14:18il faut voir tous les bouquins
14:18qui ont été écrits.
14:19Il y a des relais
14:20de l'islam radical.
14:21Mais je ne dis pas
14:22que M. Mélenchon l'est,
14:23mais il joue un jeu
14:24très dangereux
14:25pour notre pays.
14:26Merci beaucoup,
14:27Sébastien Chenu,
14:28d'être revenu ce soir
14:28dans Punchline.
14:29Merci.
14:29Merci.
14:29Merci.
14:29Merci.
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