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  • il y a 2 mois

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00:00Je profite de votre présence, Georges Fenech, puisque c'est votre famille politique,
00:03pour parler du mode de désignation d'un candidat, les Républicains, à la présidentielle.
00:07Vous savez qu'hier, il y avait un comité stratégique, sans Laurent Wauquiez et sans Xavier Bertrand,
00:12mais autour de Bruno Retailleau.
00:14Alors, les Républicains qui étaient présents sont sortis avec beaucoup de questions,
00:18beaucoup de divergences, un peu d'accord.
00:21On ne sait pas encore, c'est peut-être encore un peu tôt,
00:24mais s'il y aura une primaire, si elle sera ouverte ou fermée, avec qui ?
00:28Est-ce que ce sera de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, sans Edouard Philippe ou sans Gabriel Attal ?
00:33Ça paraît encore assez confus, et je voudrais vous faire écouter Jean-François Copé,
00:39le maire des Républicains de Meaux, qui a appelé une droite de gouvernement sans l'ERN.
00:42C'était ce matin sur France 2.
00:44Je sais qu'il y a des millions d'électeurs de droite, des millions,
00:49qui ont voté Macron, qui sont extrêmement déçus par Macron,
00:52et donc en réalité, ces millions de Français de droite, ils sont orphelins,
00:56et ils attendent que la droite de gouvernement,
00:58un, ne les oblige pas à aller voter pour le Rassemblement National, faute de mieux,
01:02et deux, s'organise et assume qu'il faudra un candidat unique.
01:06Parce que s'il y a deux candidats, la droite, elle regardera le match
01:09entre Mélenchon et Le Pen au deuxième tour de la présidentielle
01:13avec une boîte de pop-corn, parce qu'elle n'aura rien d'autre à faire.
01:16Alors, où vous situez-vous, Georges Fenwick ?
01:18Comment voyez-vous la situation de cette famille politique ?
01:21Non, elle n'est pas rassurante.
01:23Elle n'est pas rassurante.
01:24Ils ont donc renvoyé leurs décisions après les municipales.
01:28Se donner du temps, du temps au temps, comme on dit à Lyon.
01:31Voilà.
01:32Donc, ce qui est certain,
01:34c'est qu'il n'y a pas de personnalité qui se dégage.
01:38La famille politique à laquelle j'ai appartenu, les LR,
01:42n'ont pas aujourd'hui d'incarnation
01:44de celui qui peut effectivement prétendre à la magistrature suprême.
01:48Certes, il y a Bruno Retailleau, certes, il y a Laurent Wauquiez,
01:52mais pour l'instant, il n'y a pas de chef naturel,
01:54comme on en a connu avec Jacques Chirac, avec Nicolas Sarkozy,
01:58où il n'y avait pas besoin de primaire pour savoir
01:59qui devait représenter la famille politique.
02:02Ce qui est certain aussi, ça c'est ma deuxième certitude,
02:05que s'il n'y a pas effectivement un accord intelligent
02:08autour d'une personnalité de droite,
02:10c'est ce que vient de dire Jean-François Copé,
02:11on aura un deuxième tour, je dirais,
02:15hallucinant entre l'extrême-gauche,
02:19c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon,
02:22et le Rassemblement National.
02:23Pour moi, je dis hallucinant parce que ça va priver
02:26un électorat important de pouvoir choisir,
02:29effectivement, une droite de gouvernement
02:32à laquelle ils ont été habitués,
02:33qui a échoué sans doute, sur beaucoup de points,
02:36mais qui représentait des valeurs absolument essentielles
02:38pour notre pays.
02:39Donc moi, je ne me féliciterai pas
02:41d'avoir un tel second tour.
02:43Jean-Claude Dacier.
02:44C'est vrai que le candidat républicain
02:48qui devra être désigné,
02:52a l'évidence pas facile.
02:54Est-ce que c'est au terme d'une espèce de primaire ?
02:57Est-ce que c'est au terme d'une lecture attentive des sondages ?
03:01Les deux.
03:01Les deux peut-être, mon capitaine.
03:03Donc honnêtement, il est incontestable.
03:07Il faudrait même que ça soit fait rapidement,
03:09c'est-à-dire après les municipales.
03:11Il faut qu'on sache qu'est-ce qui va se passer
03:14du côté de la droite républicaine.
03:16Ça ne suffira pas, d'ailleurs, à complètement nous rassurer.
03:19Je pense que Xavier Bertrand, je ne vais pas lui faire de peine,
03:21c'est un ami.
03:22Enfin, Xavier Bertrand, il va avoir du mal à être dans le coup,
03:25et comme Lysnard, qui est encore un peu jeune,
03:27et qui est un libéral.
03:28Alors en plus, avant que la France n'élise un vrai président libéral,
03:31il va s'écouler du temps.
03:32En revanche, entre Retailleau,
03:34qui a quand même goûté au pouvoir,
03:35et qui n'en était pas loin, et qui n'en est peut-être pas loin,
03:38qui a gagné de manière très spectaculaire
03:40son titre de président des Républicains.
03:43Et, Wauquiez, je pense que la messe n'est pas dite.
03:47Je ne sais pas quel est le meilleur des deux, nous verrons.
03:49mais il faudrait que les deux se décident à désigner
03:54quel sera le détenteur du titre et celui qui va mener la bataille,
03:58qui ne sera pas gagné d'avance.
03:59Parce que, de toute façon, moi je ne suis pas sûr que,
04:02à coup sûr, le Rassemblement National soit aussi haut
04:06qu'il l'est aujourd'hui dans le sondage.
04:08On verra.
04:09Je ne suis pas sûr non plus que Mélenchon,
04:11qui a quand même inquiété beaucoup de monde,
04:12soit aussi haut qu'on le pense.
04:14Le débat est ouvert.
04:15Et, honnêtement, c'est un peu prématuré
04:17que de décider aujourd'hui de ce qui va se passer.
04:20Néanmoins, ce qui est certain, c'est que la droite est en morceaux
04:22et qu'il serait temps que, si elle veut gagner la présidentielle,
04:25qu'elle recolle les morceaux.
04:26Il serait temps qu'elle les recolle.
04:27Je suis bien d'accord.
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