00:00Non mais c'est pas qu'on voulait le censurer comme ça parce que ça nous amuse.
00:03Mais sans même que le Premier ministre ait encore parlé.
00:05Mais parce qu'on savait très bien que ça allait finir comme ça, excusez-moi.
00:08Tout le monde nous dit qu'on a un transigeant mais on a un peu des vigies
00:10et on les connaît très très très bien.
00:12Du côté des macronistes, on savait qu'il n'y aurait pas de compromis suffisant.
00:16Là on dit gel, suspension, quand c'est flou c'est qu'il y a un loup.
00:19Il n'y aura pas de suspension, que tout le monde soit bien au clair avec ça.
00:22Sur le budget, on se dirige vers un budget encore plus austéritaire que la copie de M. Barnier.
00:27Donc vraiment, on ne comprend plus cette espèce de thérapie de groupe
00:30qu'on nous impose depuis un mois entre macronistes et socialistes.
00:34On aimerait bien vraiment qu'ils reviennent à la maison.
00:36Ce matin, Olivier Faure croit toujours à un accord possible.
00:39C'est ce qu'il a dit il y a trois heures sur DFM TV.
00:41Les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
00:43Je veux dire, trompez-moi une fois, honte à moi.
00:46Trompez-moi mille fois, honte à toi.
00:48Trompez-moi mille fois, honte à moi.
00:49C'est-à-dire qu'à un moment donné, on ne peut pas...
00:51En fait, j'ai entendu M. Odule qui est à l'instant sur votre antenne.
00:54Moi ce qui m'agace particulièrement dans cette séquence,
00:57c'est qu'on se focalise donc sur le parti socialiste, sur les négociations.
01:00On oublie quand même quelque chose.
01:01C'est que le Rassemblement national qui dit être anti-Macron
01:04ne veut pas censurer, a priori, jeudi, notre motion de censure.
01:07Ils ne veulent pas la voter.
01:08Marine Le Pen n'en a rien à faire, en fait.
01:10Des plans sociaux qui s'accumulent,
01:12des morts dans le couloir d'attente des urgences,
01:14des petits retraités dont la pension de retraite va être désindexée
01:17si on revient à la COPI 2025.
01:19Elle dit que la stabilité est plus importante.
01:21Non, en fait, c'est son procès qui est le plus important pour elle.
01:25Il faut arrêter.
01:26En fait, le Rassemblement national, depuis juillet,
01:28il dit je ne veux d'aucun gouvernement de gauche.
01:30Et il fait comme s'il y avait une troisième voie.
01:31Mais il n'y a pas de troisième voie.
01:33Ils sont en position d'arbitrer entre les macronistes et nous.
01:35Ils ont choisi les macronistes.
01:37Ils se font passer en plus pour les sauveurs des classes populaires.
01:39C'est ça que je trouve absolument détestable.
01:41Vous n'attendez rien du tout de cet après-midi ?
01:43Mais évidemment que non.
01:44Mais si on peut dézoomer.
01:45Qu'est-ce qu'on essaye d'éviter, soi-disant ?
01:47Qu'il n'y ait pas de budget.
01:48Sauf que c'est faux.
01:49Déjà, tout le monde nous a menti depuis plus d'un mois.
01:51Il y a un budget, le budget 2024,
01:53qui continue à s'appliquer mois après mois, tranche par tranche.
01:56Le budget 2024, tout le monde oublie qu'il était quand même
01:58moins pire pour les services publics,
02:00moins pire pour les retraités,
02:01moins pire sur les taxes sur les factures d'électricité
02:03que le budget 2025.
02:05Donc là, on essaye de nous dire que ce serait une super nouvelle
02:07de retourner à ce budget 2025,
02:09qui est encore une fois catastrophique.
02:11On a quand même des gens de droite qui nous disent
02:13qu'il est hors de question d'augmenter d'un euro de plus
02:15les impôts sur les plus riches.
02:16Pendant, par exemple, que monsieur Wauquiez
02:18se paye des dîners à 100 000 euros sur le dos du contribuable,
02:20que monsieur Marchais et monsieur Larcher
02:22se payent un fauteuil à 40 000 euros.
02:24Ça fait ancien régime, je suis désolée.
02:26Je pense qu'on s'éloigne de plus en plus
02:27des préoccupations des Français.
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