00:00Non, je pense qu'il a raison. Pour le coup, je pense qu'Emmanuel Macron a tout à fait raison de dire ça. Il a un bilan qui n'est quand même pas fantastique par rapport à l'espoir qu'il a suscité.
00:10En 2015, 2016, 2017, on imaginait qu'Emmanuel Macron ferait rentrer la France dans une modernité incroyable, qu'il ratiboiserait tout ce qui dépasse dans notre état obèse, qu'il nous brancherait sur la start-up nation et qu'on aurait de l'intelligence artificielle française, des transports en commun qui fonctionnent, un hôpital qui fonctionne.
00:35On voyait quand même tout ça derrière ce jeune président moderne. Finalement, il a fait un peu de renouveau démocratique qu'on peut mettre à son crédit aussi quand la première assemblée a été assez fortement renouvelée et il a modernisé comme il a pu les règles sur le droit du travail.
00:54Et moi, le mérite que je reconnais, c'est d'avoir de nouveau rendu la France à peu près attractive pour les entreprises, pour les investisseurs étrangers, même si je regrette beaucoup qu'on soit quand même, après sept ans de macronisme, encore le pays le plus taxé du monde.
01:08Il n'a quand même pas été au bout.
01:10D'accord, mais là, il fait du commentaire. Il ne peut pas empêcher ce qui se passe à l'Assemblée.
01:12Alors, il peut appuyer sur le bouton dissolution, puis là, il empêchera quand même purement et simplement tout ce qui s'y passe.
01:19Moi, je pense qu'il a raison parce que ce que je vois, et je suis désolé pour eux, c'est que sous les yeux ébahis et impuissants du dernier carré macroniste qui se trouve à l'Assemblée,
01:30ce qui restait, ce qu'il y avait du bilan de Macron, c'est-à-dire les retraites, l'attractivité, l'assemblant de stabilité fiscale, au moins si ce n'est pas une augmentation des impôts,
01:41tout ça est en train de s'écrouler sous leurs yeux ébahis et impuissants. Donc non, je dois dire, je comprends son coup de gueule.
01:47Il est impuissant, Emmanuel Macron, impuissant à sauver son propre bilan ?
01:52On ne peut pas reprocher à Emmanuel Macron à la fois de vouloir continuer à gouverner presque par procuration avec un de ses proches, Sébastien Lecornu.
01:59On lui a beaucoup reproché cela quand il a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre et d'un autre côté, il lui a reproché d'être impuissant.
02:06Moi, je pense qu'il est plutôt dans son rôle de président qui n'a plus de majorité pour le soutenir à l'Assemblée nationale.
02:12Ça, c'est clair, c'est net depuis la dissolution. En fait, c'était déjà le cas depuis 2022. Il n'avait qu'une majorité relative.
02:18Donc il faut qu'il prenne un peu de hauteur et prendre de la hauteur, ça ne veut pas dire se désintéresser de l'avenir du pays.
02:23Bien au contraire, ça ne veut pas dire ne s'intéresser qu'aux affaires étrangères ou à la défense.
02:27C'est aussi s'intéresser à l'économie. Et en effet, sur l'économie, et je salue le fait que Charles Consigny le reconnaisse,
02:34il s'est beaucoup engagé depuis 2017, mais aussi quand il était ministre de l'économie entre 2015 et 2017,
02:402014 et 2016, pardon, pour que la France ait une dynamique économique et qu'elle ne la perde pas.
02:46L'attractivité, c'est quelque chose qui peut se perdre très rapidement.
02:48Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de terrible ?
02:51Moi, je veux dire, enfin bon, ma conviction personnelle, c'est qu'il n'aurait même pas dû se représenter en réalité.
02:56Je pense que pour un président si jeune, etc., faire deux mandats en ce moment...
03:00Mais bon...
03:01C'est un peu contre-intuitif, parce qu'il y a des présidents très âgés qui se sont représentés quand on était 14 ans.
03:06Il ne fallait pas non plus, d'ailleurs.
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