00:00Chine, ça dépend comment on le dit, Chine, Chine, cette plateforme de e-commerce chinoise très contestée dont on avait annoncé l'arrivée au BHV Paris,
00:08une nouvelle plateforme fait son apparition pour concurrencer Amazon.
00:12Ah oui, on peut parler de deuxième là, vous savez il y avait un adjoint communiste à la mairie de Paris qui dénonçait le passage de l'institution
00:19comme le bazar d'hôtel de ville à Chine qui va déverser ses produits chinois.
00:23Eh bien écoutez, on n'était pas au bout de nos peines puisque nous avons maintenant Joy Buy, Joy comme un jouet, buy comme acheter,
00:31nouvelle plateforme chinoise qui débarque sur le marché européen et français.
00:35Alors là c'est extraordinaire, quand vous allez sur la page, vous allez pas le même, au moins chez In, c'est plutôt du vestimentaire,
00:40et là sur Joy Buy, vous allez sur la page et vous avez côte à côte de la hi-fi, un paquet de cacahuètes, des outils de cuisine,
00:48de la technique, du tourisme, des vêtements et puis des chips, de l'alimentaire, tout est mélangé à des prix défiants, toute concurrence.
00:57Alors là, c'est absolument calamiteux pour notre économie, pour l'économie européenne et pour notamment les produits de bien consommation français.
01:05Jean-Philippe Delsol disait tout à l'heure, on a de quoi se protéger contre l'intrusion de produits étrangers qui ne respectent pas nos normes et nos fiscalités.
01:12Eh bien, pas forcément, et là en tout cas c'est absolument calamiteux.
01:16Alors, je ne sais pas quelle est l'arme qu'on va pouvoir brandir au niveau de l'Union Européenne, qui est une passoire absolue.
01:23L'acte unique de 1986 permet la libre concurrence des personnes et des marchandises en se disant, bon, on ne fait pas d'amener de s'en casser les oeufs.
01:30Aujourd'hui la situation est dramatique, on en va compter 70 000 dépôts de bilans, 70 000 faillites dans l'économie française de petites sociétés qui justement fournissent ces produits.
01:39Et là on ouvre une porte supplémentaire, on avait fait rentrer le renard dans la bergerie, et maintenant, ou le renard dans le poulailler, maintenant on fait rentrer le loup dans la bergerie.
01:47Voilà, on est estomaqués.
01:50Espérons que, alors qu'on décide du budget de la taxe Zuckmann, on fera en sorte que ces produits qui viennent inonder, qui sont souvent produits ou fabriqués dans des conditions ignobles,
01:59avec des conditions sociales insupportables, et qui viennent ici séduire, j'allais dire, un appétit de consommation qui n'est pas forcément utile,
02:08mais en tout cas qui est nocif, profondément toxique pour notre économie.
02:11Je pense qu'il est très temps que la classe politique et que les instances européennes s'arment des moyens nécessaires pour juguler cette invasion.
02:19Là vraiment, on est dans un grand emplacement économique, mais les conséquences sont immédiates.
02:23C'est d'ores et déjà des centaines ou des dizaines de milliers d'emplois qui vont disparaître.
02:26Et face au e-commerce chinois ou américain, Périco Légas, est-ce qu'il ne faudrait pas justement donner plus de pouvoir, peut-être plus de moyens aux plateformes françaises ?
02:36Non mais, quand le traité de Rome fut signé en 1957, il y avait un élément fondamental qui s'appelle la préférence communautaire.
02:44On se servait d'abord dans le marché européen, et si on ne trouvait pas, j'allais dire, le même rapport qualité-prix à ces tarifs-là,
02:51on pouvait éventuellement aller à l'extérieur des frontières de l'Europe pour se fournir en biens de consommation.
02:56Aujourd'hui, c'est une passeur, ça va dans tous les sens, on signe des traités comme le Mercosur,
03:01on fait introduire, on introduit en France, en Europe, des produits dont les ingrédients sont interdits,
03:06dont la méthode de fabrication est interdite en Europe et en France.
03:09On laisse cette invasion de produits qui sont non-respect de la concurrence, non-respect du libéralisme.
03:16Le libéralisme, c'est une concurrence libre et non faussée.
03:18Eh bien là, elle est violée, elle est trahie, et effectivement, aujourd'hui, il n'y a pas d'arsenal,
03:23contrairement à ce qu'on dit, peut-être sur le papier, mais en tout cas, aucun gouvernement, aucune instance européenne
03:28n'a eu le courage de mettre en place des dispositions fiscales, légales, économiques,
03:32qui protègent nos entreprises européennes et françaises contre l'invasion de produits
03:37qui n'ont rien à faire sur le marché, qui ne font pas du bien à ceux qui les produisent,
03:41et qui font beaucoup de mal à ceux qui les achètent.
03:43Et la transition est toute trouvée pour annoncer à nos auditeurs que le 7 novembre,
03:46novembre, pardon, nous serons en direct du salon du Made in France.
03:49Le salon du Made in France, voilà.
03:51Pour défendre le Made in France.
03:51Ces héros de la France, ces entrepreneurs à toute échelle,
03:55qui font dans des conditions tout à fait normales,
03:57il n'y a pas plus de cocardier que de chauvinisme,
04:00qui produisent des produits français de qualité,
04:02et qui sortissent parfaitement les consommateurs à des tarifs tout à fait acceptables.
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