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  • il y a 7 semaines
Éric Zemmour, président du parti "Reconquête !", était l'invité de BFMTV ce dimanche 22 février

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00:00Et bonsoir Eric Zemmour, soyez le bienvenu sur ce plateau, on a beaucoup de questions, j'ai beaucoup de questions
00:04à vous poser sur la mort de Quentin, sur les leçons à en tirer également,
00:08puisqu'Emmanuel Macron a promis de s'attaquer aux groupuscules violents liés à l'ultra droite et à l'ultra
00:14gauche, on va en parler dans quelques instants.
00:15Un mot peut-être sur ce qu'on vient d'entendre tout d'abord aux Etats-Unis, cette intrusion d
00:19'un homme dans la résidence de Donald Trump à Mara Lago en Floride,
00:23le président américain qui n'était pas là, homme qui a été abattu par la police, il portait un fusil
00:28et un bidon d'essence.
00:30Est-ce que ça vous inquiète ?
00:32Écoutez, comme quoi certains adversaires de Donald Trump n'ont pas renoncé à le tuer, c'est un peu inquiétant,
00:41voilà, c'est tout ce que j'ai à dire.
00:43On voit que la police américaine a fait son travail et elle a bien fait, voilà, c'est tout.
00:49Est-ce que ce qui se passe aux Etats-Unis depuis plusieurs mois, plusieurs années maintenant, je parle notamment des
00:54tentatives d'assassinat contre Donald Trump,
00:56mais pas uniquement, il y a aussi des élus démocrates qui ont été pris pour cible.
01:00Est-ce que tout cela pourrait ou est déjà en train d'arriver en France ?
01:04J'ai l'habitude de dire que ce qui est aux Etats-Unis vient systématiquement en France depuis à peu
01:11près deux siècles,
01:13mais je parle surtout de grands mouvements d'idées, de grands mouvements idéologiques.
01:17Et que ça, je pense que ce n'est pas dans la tradition politique française, ça fait très longtemps, depuis
01:25le général de Gaulle d'ailleurs,
01:27qu'il n'y a pas eu de...
01:28Qui lui-même avait échappé.
01:28Voilà, lui-même a échappé à beaucoup d'attentats.
01:31Beaucoup, pas seulement le petit clamat.
01:33Il vous arrive d'être inquiet pour votre sécurité, aujourd'hui encore, d'être sincèrement inquiet.
01:37Je sais que vous avez été victime, comme d'autres personnalités politiques, d'agressions.
01:41Est-ce qu'il vous arrive aujourd'hui d'hésiter à sortir dans la rue ?
01:44Je suis...
01:45Ce n'est pas que j'hésite à sortir dans la rue, c'est que je suis, moi, sous protection.
01:48Et que je n'ai plus le droit de sortir sans mes deux policiers qui me protègent.
01:56J'ai longtemps pris le métro, je ne peux plus prendre le métro.
01:59Donc, quand je marche, je vois bien qu'il y a mes deux policiers qui sont autour de moi.
02:05Je devine les certains regards pleins d'animosité.
02:09D'ailleurs, des regards aussi pleins d'aménités et des gens pour aimables.
02:15Mais vous voyez, bon, voilà, ça fait très longtemps.
02:18Mais on va en parler parce que les antifas ne sont pas étrangers à ce climat.
02:26Mais j'imagine qu'on va en parler.
02:27On va parler dans un instant de la marche qui a eu lieu hier à Lyon en hommage à Quentin.
02:31Ce matin, chez nos confrères de la Tribune, dimanche, Jean-Luc Mélenchon dit que Quentin a été tué dans une
02:36bagarre de rue.
02:37Est-ce que pour vous, c'est une façon de minimiser ce qui s'est passé ?
02:40Pour le moins.
02:42Comment vous qualifieriez ce qui s'est passé ?
02:45Un meurtre ?
02:47Un massacre ?
02:51Un acharnement criminel ?
02:52Parce qu'ils se sont quand même acharnés sur lui à je ne sais pas combien.
02:56Voilà, on ne peut pas dire autre chose.
02:59Maintenant, il n'y a pas eu de bagarre, il n'y a pas eu de rixes, il n'y
03:03a pas eu d'échange, il n'y a pas eu...
03:06Non, il s'est fait massacrer par plusieurs personnes qui se sont acharnées sur lui.
03:13On le voit sur les images.
03:14Je n'invente rien.
03:17Vous étiez présent à une manifestation il y a quelques jours, je crois que c'était dimanche dernier, place de
03:21la Sorbonne à Paris,
03:21où on a entendu des slogans LFI assassin.
03:25Est-ce que vous avez repris ces slogans ?
03:27Et est-ce que vous considérez que LFI a une responsabilité ?
03:29Je n'ai repris aucun slogan.
03:30Je me suis recueilli parce que c'était assez émouvant et que c'était quand même un jeune homme de
03:3623 ans, je crois, qui est moi.
03:38Ce n'est pas anodin.
03:40Donc je pense qu'LFI n'est peut-être pas assassin, mais il est complice de l'assassinat.
03:45Parce que tout simplement, la jeune garde est liée à LFI, que Jean-Luc Mélenchon la protège, que Jean-Luc
03:54Mélenchon l'a adoubé,
03:56que les élus de LFI viennent sur vos plateaux et sur les autres les défendre.
04:04Ce ne sont pas les seuls d'ailleurs à être liés à la jeune garde.
04:08Et la jeune garde, avec Raphaël Arnaud, a un député, je le rappelle, qui est député LFI.
04:16Qui des plus garde, membre de la jeune garde, puisque ce mouvement a été dissous.
04:20Je rappelle, pour reposer l'effet, Eric Zemmour, qu'il y a deux collaborateurs, vous avez raison,
04:23ou anciens collaborateurs de ce député insoumis, Raphaël Arnaud, qui aujourd'hui sont mis en examen.
04:28L'un pour meurtre, l'autre pour complicité de meurtre.
04:31Vous avez peut-être entendu les propos de Mathilde Panot sur cette antenne aujourd'hui,
04:35ou de Manuel Bompard, les deux responsables de la France insoumise, disant
04:37« Un employeur n'est pas responsable des actes de ses salariés ».
04:41Ça vous fait sourire ?
04:42Oui.
04:43Je suis toujours fasciné par l'inventivité langagière de la gauche et de la France insoumise en particulier.
04:53Vous savez qu'ils ont des réunions au sujet du langage, où ils doivent trouver des mots qu'ils vont
04:59imposer dans le débat public.
05:01Vous voyez, encore une fois, ils font preuve de leur grande inventivité langagière.
05:05Écoutez, moi, ce que je sais, c'est que la jeune garde a tué, et que la jeune garde a
05:11été adoubée par Jean-Luc Mélenchon.
05:13C'est tout, je ne peux pas dire plus.
05:14Vous avez entendu également les mots de Bruno Rotaillot, le patron des Républicains, et de Jordan Bardella, celui du RN,
05:19en appeler désormais un cordon sanitaire contre la France insoumise aux élections.
05:23J'ouvre une toute petite parenthèse pour les téléspectateurs qui nous font l'amitié de nous regarder ce soir,
05:27pour signaler que les temps de parole font que nous ne pourrons pas ce soir, Éric Zemmour,
05:32parler des élections municipales en particulier, de vos candidats, et encore moins d'un candidat ou d'une candidate en
05:38particulier.
05:39Je referme la parenthèse, cordon sanitaire aux élections en général contre la France insoumise, vous êtes sur cette ligne-là
05:45ou pas ?
05:45Pas du tout. Je suis contre tout cordon sanitaire.
05:50J'ai été longtemps un des seuls à contester et à combattre le cordon sanitaire quand c'était à l
05:58'égard du Front National de Jean-Marie Le Pen.
06:00J'ai contesté cela auprès de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy.
06:03Je me suis fait mal voir à l'époque par l'Elysée.
06:06Vous êtes contre le cordon sanitaire ?
06:09À partir du moment où les partis ne sont pas interdits, qu'ils se présentent aux élections, ils ont droit
06:15à des alliances.
06:16Je trouve d'ailleurs que tout ça, vous savez, il y a 20 ans, Lionel Jospin dénonçait et moquait le
06:22théâtre antifasciste.
06:24Là, on a eu une séquence de théâtre anti-antifasciste.
06:28Et je rappelle quand même, en deux mots, que tous les députés socialistes, Renaissance, et la plupart des députés LR.
06:37Et la plupart des députés LR.
06:39– Pardon, je vous interromps parce qu'on va revenir là-dessus.
06:41– Laissez-moi finir, je vous assure.
06:43– Allez-y, mais c'est quand même intéressant de vous entendre dire que vous êtes contre le cordon sanitaire
06:46pour les insoumices.
06:47Vous êtes sans doute le dernier dont j'aurais pu attendre ces propos-là.
06:50– Eh bien, vous voyez, je suis là pour vous surprendre.
06:52– Il y a des surprises.
06:52– Parce que vous savez pourquoi vous êtes surpris ?
06:54– Ah non.
06:54– Parce que je suis un homme de principe, moi.
06:57Je ne m'adapte pas, je ne suis pas une girouette en fonction des intérêts des uns et des autres.
07:02Donc je reviens à ce que je viens de vous dire.
07:04La plupart des députés socialistes, communistes, verts, Renaissance, et la plupart des députés LR, ont été élus grâce aux voix
07:13de LFI.
07:14Ça, c'est la première chose.
07:16Deuxième chose, lors des deux entre-deux tours de la présidentielle, en 2017 et en 2022,
07:22Mme Le Pen et les dirigeants du Rassemblement national ont fait les yeux doux à Jean-Luc Mélenchon et à
07:28la France insoumise.
07:29C'est là que Marine Le Pen trouvait ce qu'elle appelait la gauche patriote.
07:33Ne faites pas cette tête, je vous assure, vous pouvez retrouver les images.
07:36Je m'en souviens parce que moi, j'étais, comme vous le savez, candidat en 2022.
07:42Et François Fillon aussi s'en souvient.
07:44Donc Marine Le Pen disait que c'était là qu'il y avait la gauche patriote
07:48et qu'elle rêvait de les enrôler dans son alliance,
07:53ce qu'elle appelait à l'époque du bloc populaire, contre le bloc élitaire.
07:57Ça, moi, je n'ai pas oublié.
07:59Donc je trouve que tous ces cris d'orfraie aujourd'hui, c'est le bal des faux-culs.
08:04Ce sont des gens qui font oublier ce que je viens de vous dire.
08:09Vous ne dites pas tout sauf LFI ?
08:12Non, moi, je vais vous dire.
08:15Est-ce que vous pourriez, vous, un jour, voter pour un insoumis ?
08:17Moi, attendez.
08:18Dans un second tour, je ne parle pas de premier tour.
08:20Ne mélangez pas tout.
08:22Ne mélangez pas tout.
08:23Je vous ai donné les accointances entre LFI et tous ces gens
08:26qui, aujourd'hui, hurlent à la mort de LFI.
08:29Moi, j'étais le seul, sur votre antenne,
08:32pendant la campagne présidentielle, à affronter Jean-Luc Mélenchon.
08:35Pour moi, Jean-Luc Mélenchon est un ennemi parce qu'il représente
08:38le parti de l'étranger, le parti du grand emplacement
08:41et le parti de l'islamisation de la France.
08:42Adversaire, c'est plutôt l'ennemi, non ?
08:43Non, ennemi.
08:44Adversaire, non ? On est en politique, pas sur un terrain.
08:47Non, justement, justement, vous avez raison de préciser.
08:50Les autres sont des adversaires.
08:53LFI est un ennemi parce que LFI est un ennemi de la France.
08:56Et pourtant, vous dites pas de cordon.
08:58Et pourtant, je dis pas de cordon parce que, encore une fois,
09:01je ne veux pas être hypocrite.
09:02Et je vais vous dire mieux.
09:04que tous ceux qui disent aujourd'hui cordon, etc.,
09:07ce sont des menteurs.
09:08Les socialistes et les verts s'allieront à LFI à la prochaine élection.
09:13En l'occurrence, c'est Jordan Bardella qui dit ça.
09:14Mais Jordan Bardella, vous savez, c'est tactique.
09:17Jordan Bardella croit habile de transférer le mystique gris
09:22de la diabolisation à LFI puisqu'il était sur la tête du RN depuis 40 ans.
09:27C'est de la tactique.
09:28Moi, je ne suis pas dans la tactique.
09:29Excusez-moi.
09:30Je suis dans les principes.
09:31Donc moi, j'affronte Jean-Luc Mélenchon.
09:34C'est mon ennemi, je vous le répète.
09:35J'étais le seul à débattre quand tout le monde se planquait.
09:38J'étais le seul à dire que c'était l'ennemi des prochaines décennies
09:43parce qu'il était le parti de la France arabo-musulmane et créolisé,
09:48comme dit Mélenchon.
09:49Donc je ne peux pas être plus radicalement en opposition à Jean-Luc Mélenchon.
09:52Mais cette histoire de cordon sanitaire est une fumisterie.
09:57Vous n'étiez pas hier à Lyon dans cette manifestation qui a réuni 3000 personnes.
10:02Pourquoi ?
10:02C'était pour ne pas apparaître à côté de personnages sulfureux ou non fréquentables ?
10:08J'étais, je vous l'ai dit, dimanche dernier à Paris.
10:12À la Sorbonne.
10:12À la Sorbonne pour cette manifestation très émouvante.
10:17Et hier, samedi, j'étais samedi soir à Orléans.
10:21On n'a pas le droit de dire pour qui.
10:23Donc pour soutenir ma liste, j'ai quand même le droit de le dire.
10:26Si je vous coupe la parole immédiatement, ce qu'il fait.
10:27Voilà.
10:29Mais pardon, pourquoi ne pas y être allé ?
10:31Parce que j'étais allé dimanche.
10:33Ça suffisait.
10:33Je pense que j'avais manifesté ma solidarité.
10:36Donc c'est un choix de ne pas être mêlé à tous ceux qui ont pu défiler hier
10:41au slogan qu'on a pu entendre ?
10:42Non, encore une fois, j'ai autorisé les miens et les gens de Reconquête
10:47à assister à cette manifestation.
10:49Mais vous ne vouliez pas, vous, être vu avec eux ?
10:51Non, pas spécialement.
10:53Je n'ai pas voulu.
10:54Vous savez, on va aller, on va relancer.
10:57On va aller droit au but et on va expliquer pour ceux qui n'ont pas tout soumis.
10:59Il y a eu des saluts nazis.
11:01Il y a eu des propos.
11:02Pourquoi ça vous fait sourire ?
11:03Mais je vais vous dire pourquoi.
11:04Je vous laisse parler.
11:06Des saluts nazis, des propos racistes qui ont été vus, entendus, enregistrés à
11:09les bougnoles, sales bougnoles, sales race.
11:12Ça a donné lieu d'ailleurs à un signalement fait à la justice.
11:14Est-ce que vous souhaitez que tous ces faits, que tous ces propos soient poursuivis ?
11:19Écoutez, je tiens à dire d'abord que moi, je n'ai pas vu le même défilé que vous.
11:25Bon, mais alors on les voit devant vous, si vous voulez, les saluts nazis.
11:27Je sais, j'ai vu ça.
11:28Si je n'ai pas vu ces images, c'est que je suis aveugle.
11:31Avec tout ce que vous les avez passé, vous et les autres, c'est que je serai aveugle.
11:34J'ai vu moi, 3000 personnes à peu près, défiler dans la dignité, dans le calme, dans l'émotion.
11:42Je n'ai pas vu de voitures brûlées.
11:45Je n'ai pas vu de vitrines cassées.
11:47Je n'ai pas vu de policiers agressés.
11:50Vous voyez, on était loin, très loin.
11:51Vous avez vu aussi ça ?
11:52Attendez, laissez-moi répondre, je vous assure.
11:54J'étais très loin de la soirée de la victoire du Paris Saint-Germain après le Parc des Princes.
12:02On était très loin des émeutes de trois semaines à la suite de la mort de Naël.
12:06Vous voyez, très très loin.
12:07Il faut comparer ce qui est comparable.
12:08Vous dites quoi ? L'ultra droite est bien éduquée ?
12:12Laissez-moi finir.
12:13Je ne crois pas à cette ultra droite et cette ultra gauche.
12:16C'est des termes ridicules.
12:17J'ai déjà eu l'occasion de dire que c'était de l'ultra foutage de gueule.
12:20Je le répète.
12:22Donc, on va parler de choses sérieuses, si vous me permettez.
12:26Vous me parlez de trois...
12:32Salut nazis.
12:33Vous me parlez de...
12:34Apparemment, je ne les ai pas entendus, mais je vous crois volontiers, de propos racistes.
12:40Entendus notamment par la préfète Duron, parce qu'elle a décidé de saisir la justice.
12:43Je n'ai entendu par tous les gens qui étaient sur place pour couvrir ce cortège.
12:46Je ne vous conteste pas.
12:48Je vous dis que simplement, vous mettez le projecteur là-dessus, alors que l'essentiel est ailleurs.
12:54Mais c'est des méthodes habituelles dans les médias, et en particulier à BFM.
12:58Ça tombe bien, parce que sur ce plateau, les insoumis nous reprochent de faire l'inverse depuis des jours.
13:01Mais allons-y, on a le cuir épais.
13:03Je me souviens que lorsque j'ai réuni 100 000 personnes au Trocadéro à la fin de la campagne présidentielle,
13:10vous avez trouvé le moyen d'entendre trois gamins impubères qui criaient Macron assassin,
13:14et d'en faire le cœur de mon meeting de ce jour-là.
13:17Vous ne m'avez pas répondu, Eric Zemm.
13:18Est-ce que vous souhaitez que les gens, même minoritaires, qui ont fait ça hier, soient poursuivis par la justice
13:25?
13:25Je suis contre, aussi, ça tombe bien, toute criminalisation des prétendus discours de haine.
13:35On ne parle pas de discours de haine, on parle de salut nazi.
13:38Vous ne souhaitez pas qu'ils soient poursuivis ?
13:40Les salut nazis, si, ils sont des salut nazis, ils seront poursuivis, le salut nazi est interdit, c'est une
13:44évidence tout ça, j'ai pas besoin.
13:46Mais je répète, je ne répète, moi, je n'ai pas vu le même défilé.
13:52Cette inversion accusatoire, alors que ces gens-là venaient pleurer, un gamin tué par la gauche et par la jeune
13:59garde,
14:00il faudrait quand même revenir à l'origine de cette histoire.
14:04Si vraiment, j'ai vu Mme Panot hurler au complot nazi...
14:10Un défilé de ligues fascistes, c'est ce qu'elle a dit.
14:12Mme Panot, si elle connaissait son histoire, saurait que s'il y avait vraiment des ligues fascistes et des mouvements
14:19nazis qui menaçaient la France,
14:20il y aurait des dizaines de morts qui seraient dans la rue.
14:24On en est loin. Vous voyez ce que je veux dire ?
14:26Je note que vous avez dit très clairement que vous souhaitez, sur les images qu'on a vues et que
14:30vous avez pu revoir il y a quelques instants,
14:31que les gens qui ont levé le bras, les gens qui ont tenu ces propos, Salbounioul, soient poursuivis par la
14:36justice.
14:37Évidemment, ils le sauront. Le salut nazi est interdit en France.
14:39Est-ce que vous aviez, Éric Zemmour ?
14:41Pour une fois, ce n'est pas l'essentiel de cette manifestation. Je veux le dire.
14:45Et cette inversion accusatoire est absolument scandaleuse.
14:48Est-ce que vous aviez, Éric Zemmour, des amis ou des connaissances dans le cortège hier à Lyon ?
14:54Je ne crois pas. J'en sais rien. J'ai peut-être des gens de reconquête.
14:58Des militants ?
14:59Des sympathisants ?
14:59Mais peut-être. Parce que moi, je n'ai pas interdit aux gens d'aller à cette manifestation.
15:02Je vous pose la question parce qu'un homme a été vu hier dans le cortège,
15:05qui s'appelle Marc de Cacré-Valmenier. Vous le connaissez ? Non ?
15:09Non, il est parfois à mes meetings. Je le lis dans les papiers à chaque fois.
15:12Attendez, vous dites qu'il est parfois dans mes meetings.
15:14Oui, oui, oui. Il a été dans mes meetings à Pimpin.
15:16Alors, attendez, je reprécise les choses.
15:18Et de lui, on me fascine avec ça.
15:19Bon, il était hier. Il a assuré hier le service d'ordre de la manifestation.
15:22Il a été condamné pas plus tard que jeudi dernier.
15:24C'est pas ma manifestation.
15:25Attendez.
15:26C'est pas ma manifestation.
15:26Non, je parlais de la manifestation. Vous avez raison.
15:28Il a été condamné pas plus tard que jeudi dernier à un an de prison
15:30dans six mois fermes pour des violences commises
15:32contre des militants d'SOS Racisme.
15:35Pendant votre campagne, pendant un de vos meetings
15:37de la campagne présidentielle...
15:39Vous savez ce qui s'est passé ce jour-là.
15:40Ma question est très simple.
15:41Ma question est très simple.
15:42Est-ce qu'il assure aujourd'hui encore le service d'ordre de reconquête ?
15:46Puisque la justice, au moment du procès,
15:47disait que c'était votre service d'ordre officiel.
15:49Mais la justice, c'est n'importe quoi.
15:50Il n'a jamais assuré le service d'ordre de mes meetings.
15:53Il a simplement répondu ce jour-là
15:55à une provocation de SOS Racisme
15:57qui est venu provoquer encore une fois
15:59dans le meeting de Villepinte.
16:01Oui, c'est lui qui a provoqué.
16:03C'est eux qui ont provoqué.
16:04Ils ont fait exprès pour être frappés,
16:06pour pouvoir dire
16:07« Ah, vous avez vu, comme ils sont violents. »
16:09Mais oui, on les connaît, leur méthode.
16:10Moi, je vais vous dire, M. Fauvel,
16:13SOS Racisme et tous les autres soutiennent.
16:16Je sais ce que je dis.
16:18En termes d'inversion accusatoire,
16:19on n'est pas très loin de la jupe qui est trop courte.
16:21Je connais les méthodes.
16:22Non, ne mélangez pas tout.
16:24Ils ont fait exprès d'être frappés.
16:26Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
16:27Ils font exprès.
16:28Ils viennent exprès au sein de mon meeting
16:30et ils disent SOS Racisme
16:31et ils font exprès.
16:32Oui, ils font exprès.
16:33Ils ne pouvaient pas les sortir sans les frapper.
16:34Ils ne pouvaient pas les sortir sans les frapper.
16:36Ils n'étaient pas de mon service d'ordre.
16:38Arrêtez.
16:38Service d'ordre officiel à conclure la justice.
16:40Non, c'est faux.
16:41C'est dans le jugement.
16:42C'est faux.
16:44Dans les jugements, il y a beaucoup de choses.
16:46Deuxièmement, moi, je vais vous dire,
16:48j'ai affaire à la Jeune Garde.
16:49Parce qu'il faut arrêter un peu ce cirque.
16:51Moi, j'ai affaire à la Jeune Garde depuis des années.
16:54Ils pourrissent tous mes meetings.
16:56Toutes mes réunions même de dédicaces.
16:58Ils viennent pour nous invectiver,
17:00nous insulter, nous menacer.
17:02Et quand, à chaque fois, il y a des CRS, M. Fauvel,
17:04pour protéger les gens qui viennent me voir.
17:07Et quand les CRS ne sont pas là
17:08ou quand ils sont mal commandés,
17:10comme ça m'est arrivé à Brest,
17:11on voit ces nervis de la Jeune Garde
17:16se jeter sur les gens.
17:17J'ai vu des vieilles mémées ensanglantées, Marc Fauvel.
17:21J'ai vu des enfants massacrés.
17:23J'ai vu ailleurs,
17:25ils nous jetaient de la pousse de vache.
17:27Ailleurs, ils nous jetaient des œufs.
17:28Ailleurs, ils nous jetaient des tomates.
17:30Ça, c'est les méthodes de la Jeune Garde.
17:32Ce M. Arnaud a déclaré un jour
17:34qu'il fallait me dézinguer.
17:35Moi, Éric Zemmour, me dézinguer.
17:37Vous savez ce que ça veut dire en français ?
17:39Ça veut dire me tuer.
17:40Alors, arrêter avec la Jeune Garde,
17:43arrêter avec cette fausse équidistance
17:46et ce faux équilibre.
17:48Parce que je vais vous dire,
17:49là aussi, je vous ai décrit tout à l'heure
17:51les méthodes politiciennes des uns et des autres.
17:55Mais je vais continuer.
17:57Ce faux équilibre entre extrême droite,
18:02extrême gauche, ultra gauche, ultra droite, etc.
18:05Vous avez bien compris ce que ça voulait dire.
18:07Ça veut dire qu'il faut un cordon sanitaire
18:10avec l'extrême droite,
18:11il faut un cordon sanitaire avec l'extrême gauche.
18:13Qu'est-ce qu'il reste ?
18:13Il reste au milieu la Macronie.
18:15Au sens large.
18:16C'est-à-dire, les socialistes,
18:18les Renaissance et les LR.
18:20On n'aura le droit que de voter pour eux.
18:22La ficelle, c'est un câble, Marc Faudel.
18:25Est-ce que vous considérez, Éric Zemmour,
18:26qu'aujourd'hui, pardon, ça va vous faire bondir,
18:28mais l'ultra gauche est plus dangereuse
18:31que l'ultra droite ?
18:32Oui.
18:33Vous venez nous dire, il nous casse la gueule, etc.
18:35Je ne crois pas à l'ultra gauche et à l'ultra droite.
18:36Alors, est-ce que vous considérez que
18:38ces groupuscules violents liés,
18:40appelons-les à l'extrême gauche,
18:41sont plus dangereux que ceux liés à l'extrême droite ?
18:43Je vais vous répondre. La gauche
18:46a un rapport consubstantiel
18:51avec la violence.
18:52C'est-à-dire ?
18:53Parce que la gauche veut renverser les pouvoirs établis.
18:56On le sait historiquement.
18:57La gauche est née avec la violence.
18:59La révolution française, la révolution communiste.
19:02Vous mettez qui dans la gauche ?
19:03La gauche.
19:04Toute la gauche.
19:05Toute la gauche.
19:06Raphaël Glucksmann veut prendre le pouvoir par les armes.
19:08Bernard Cazeneuve veut prendre le pouvoir par les armes.
19:10Bernard Cazeneuve aussi.
19:11Mais ne faites pas...
19:14Dites toute la gauche.
19:15Ne faites pas, comment dire, l'âne pour avoir du foin.
19:18Merci.
19:18Vous savez très bien, vous savez très bien
19:20que M. Cazeneuve et M. Glucksmann
19:24ne sont pas violents.
19:27Mais je vous parle de historiquement et philosophiquement.
19:29Ce n'est pas la même chose.
19:31Il y a un rapport consubstantiel, historique,
19:34entre la gauche et la violence.
19:35D'ailleurs, au XIXe siècle,
19:37la gauche marxiste, communiste,
19:40avant même l'invention du Parti communiste,
19:42faisait l'éloge de la violence accoucheuse de l'histoire,
19:45disait Karl Marx.
19:45Donc quand Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui,
19:47dit « je vais prendre le pouvoir par les urnes »,
19:49vous ne le croyez pas ?
19:49Non, si, si, je le crois.
19:51Je le crois.
19:52Simplement, je répète qu'ils ont un rapport
19:55consubstantiel avec la violence.
19:56Et que les réactions à cette violence de gauche,
20:01évidemment, sont violentes.
20:03C'est ce qui s'est passé après la révolution française.
20:06C'est ce qui s'est passé après la révolution communiste.
20:08Vous devriez voir...
20:09Je ne sais pas si vous avez vu ce film magnifique.
20:12La violence de droite est une réaction à la violence de gauche.
20:15Absolument.
20:15Je voudrais vous donner un chiffre.
20:16J'ai fini.
20:17Je sens qu'il y a un conseil, c'est pas, qui arrive.
20:18Je vais vous donner un conseil cinématographique.
20:21Dans ma jeunesse, j'avais vu un film absolument magnifique
20:23qui s'appelait « 1900 » de Bertolucci
20:25sur la naissance du fascisme, cinéaste de gauche.
20:28Et vous comprendrez, si vous voyez ce film,
20:30d'ailleurs très beau film, ce que je veux vous dire.
20:32Vous verrez comment même le fascisme,
20:35qui d'ailleurs vient de la gauche,
20:36Mussolini était socialiste, je vous le rappelle,
20:38et les nazis sont des nationaux socialistes,
20:40encore une fois, mais peu importe.
20:43Comment le fascisme est une réaction à la violence communiste ?
20:46Donc s'il y a de la violence aujourd'hui à droite pour vous,
20:48elle est en réaction à une violence de gauche.
20:50Je voudrais vous donner quelques chiffres.
20:52Et on va s'arrêter dessus si vous voulez un.
20:54Vous me direz ce que vous en pensez.
20:55Depuis 2022, depuis la dernière élection présidentielle,
20:59sept personnes en France ont été se revendiquant militants
21:02ou sympathisants d'extrême droite.
21:04Pardon, je reprends.
21:05Sept personnes ont été tuées par des personnes se revendiquant
21:08comme des militants ou des sympathisants d'extrême droite
21:11contre aucune pour l'extrême gauche.
21:13J'ajoute que Quentin n'est pas dans ce décompte-là.
21:16En attendant, qu'elle ait 7-0.
21:19Je ne connais pas ces chiffres.
21:20Je ne sais pas d'où ça sort.
21:21Ce sont les chiffres des personnes qui sont judiciarisées.
21:25Je ne les connais pas et donc je ne les accrédite pas.
21:29Je ne les nie pas.
21:30Je n'en sais rien.
21:31Je ne veux pas discuter de ces chiffres.
21:33Je vous donne un autre chiffre, si vous le permettez.
21:35Vous savez, les chiffres ont fait dire ce qu'on veut aux chiffres.
21:38Oui, mais quand ce sont des gens qui travaillent depuis des années dessus,
21:40on peut peut-être leur faire confiance.
21:42Je vous cite et après vous me direz ce que vous en pensez.
21:45La sociologue Isabelle Saumier, que vous avez peut-être lu cette semaine dans le Montier,
21:49enseignante à Paris-Panthéon-Sorbonne et chercheuse au CNRS,
21:52spécialiste de la violence, qui a recensé tous les actes de violence politique depuis 1986.
21:57Elle note d'une part une augmentation de la violence politique depuis 2017.
22:01Ça, j'aime bien que vous la suivez sans doute.
22:03Elle dit que les agressions politiques sont à 60% aujourd'hui le fait de la droite radicale,
22:07à 25% de la gauche radicale.
22:10Ces chiffres-là, vous n'en voulez pas non plus ?
22:12Cette dame est une universitaire,
22:15mais c'est d'abord avant tout une militante d'extrême-gauche.
22:18Cette dame n'est absolument pas crédible pour moi.
22:20J'ai lu son interview.
22:22Vous savez, l'université est noyautée par la gauche.
22:25Donc chiffre pas crédible.
22:26Attendez, laissez-moi, vous allez voir, c'est pas long.
22:29Si vous me laissez parler, ça va plus vite.
22:31L'université est noyautée par la gauche et l'extrême-gauche.
22:36Donc, si vous voulez, ils passent leur temps à prendre leurs idées et leurs convictions
22:44et leur idéologie militante.
22:46Et comme ils tiennent tous les rouages de l'université,
22:50ils la transforment en pseudo-science.
22:53C'est du blanchiment d'idéologie.
22:56Dernier chiffre, Éric Zemmour, et là sont les chiffres officiels
22:59des gens qui sont en prison aujourd'hui pour terrorisme.
23:02Ceux-là, je suppose que vous n'allez pas me dire
23:03que les ministres sont sous l'influence de je ne sais pas qui.
23:06Quand on regarde les personnes aujourd'hui emprisonnées en France pour terrorisme,
23:10il y a d'abord 780 djihadistes.
23:12Peut-être me dire qu'ils sont tous de gauche.
23:14Il y a 65 militants d'ultra-droite et aucun d'ultra-gauche.
23:18Ça prouve que la justice est plus dure avec les uns qu'avec les autres.
23:22Et pour les djihadistes, c'est très intéressant ce que vous dites,
23:26je ne dis pas du tout que les djihadistes soient de gauche ou de droite.
23:30En revanche, je sais par qui ils sont soutenus.
23:33Ce n'est pas la même chose.
23:34Ah non, ce n'est pas la même chose.
23:35Mais pour moi, c'est la même chose.
23:3766 militants d'ultra-droite condamnés pour terrorisme, aucun d'ultra-gauche.
23:41Mais parce que la justice est massivement de gauche, mon cher...
23:44Donc la gauche libère des terroristes.
23:46Vous savez quand il y a une université de gauche, une magistrature de gauche, des médias de gauche...
23:52Et vous pensez que la justice laisse en liberté des terroristes quand ils sont gauches ?
23:56Des terroristes ?
23:57Ils ne sont pas terroristes.
23:59Ou alors on les appelle terroristes si vous voulez.
24:01Ils sont violents, je vous répète.
24:04Encore une fois, je ne vais pas me radoter.
24:07Je vous répète, il y a un lien consubstantiel entre la gauche, l'extrême-gauche et la violence.
24:13Je n'en sortirai pas.
24:14Tout ce que vous allez me sortir, là, je n'y crois pas parce que je vous ai démonté les
24:18biais.
24:19Il y a des biais idéologiques dans toutes ces institutions.
24:22Excusez-moi, il y a des biais idéologiques dans toutes ces institutions.
24:25Emmanuel Macron, la semaine dernière, a demandé à l'extrême-droite et à l'extrême-gauche Éric Zemmour de faire
24:29le ménage.
24:30Il annonce qu'il va réunir le gouvernement dans les jours qui viennent pour étudier le cas des groupuscules violents
24:36qui sont liés à des partis politiques.
24:37Est-ce que là-dessus, vous saluez sa démarche quand il dit, par exemple, qu'il n'y a pas
24:41de place pour les milices aujourd'hui en France ?
24:43D'où qu'elles viennent ?
24:44Quel que soit le nombre d'un côté ou de l'autre, est-ce que vous êtes d'accord pour
24:47dire maintenant que ça suffit ?
24:48Un gamin de 23 ans est mort dans la rue, il faut que ça cesse.
24:52Moi, j'ai toujours dit cela.
24:53Je n'ai pas attendu la mort de Quentin pour dire cela.
24:55Évidemment qu'il ne faut pas de milices en France.
24:58Mais je le répète, les milices, c'est la jeune garde avant tout et les autres alliés de l'extrême
25:05-gauche.
25:06Maintenant, vous parlez d'Emmanuel Macron.
25:08Moi, j'ai entendu autre chose de la part d'Emmanuel Macron et de son ministre de la Justice.
25:13C'est qu'il veut tirer profit de cette tragique histoire pour rendre inéligibles, dit-il, tous les gens qui
25:21sont condamnés pour incitation à la...
25:24Antisémite ou antisémite, il veut que la peine soit assortie d'une peine d'inéligibilité.
25:29J'allais vous interroger justement là-dessus. Est-ce que vous vous êtes senti visé ?
25:32Ah, même plus que senti visé.
25:34Je pense d'ailleurs qu'il devrait rédiger cette loi de façon suivante.
25:38Tous les Français qui s'appellent Éric Zemmour ne peuvent pas se présenter à l'élection présidentielle.
25:42Vous ne pensez pas que les personnalités politiques Éric Zemmour ont une responsabilité et doivent donner l'exemple ?
25:47Les responsables politiques ont une responsabilité, oui, de montrer le cap.
25:54L'antisémitisme, c'est un cap ?
25:55Non, il n'y a pas de... Excusez-moi.
25:58Vous savez, vous allez comprendre quelque chose.
26:02La justice, le droit, qu'est-ce que c'est ?
26:04C'est des faits objectifs.
26:07Vous avez volé, vous avez tué, vous avez pillé, je ne sais pas que sais-je, et vous avez des
26:13peines encourues en face.
26:14Ça, c'est le droit.
26:16Avec ces discours de haine, parce que c'est comme ça qu'on les appelle, on sort du droit.
26:21Parce que le discours de haine, c'est subjectif.
26:23Le racisme, c'est un délit.
26:25Attendez, attendez.
26:26Attendez.
26:27Le discours de haine, le prétendu racisme, on appelle discours de haine au prétendu racisme,
26:33en fait, ce qui est le plus souvent une critique, une critique de l'invasion migratoire que nous subissons.
26:41Donc quoi ?
26:41Attendez, attendez.
26:42J'essaie de vous suivre.
26:43Moi, je suis condamné plusieurs fois.
26:45Le délit, aujourd'hui, que constitue des propres racistes ne devrait pas exister ?
26:49Je pense qu'il y a la diffamation pour ça.
26:52C'est une règle qui a toujours été très bien respectée.
26:56Vous estimez que vous avez été diffamée.
26:57Mais vous savez que la loi en matière de diffamation est extrêmement...
26:58Non, non, non, elle est très bien.
26:59Elle est très bien, la loi en matière de diffamation.
27:01Je finis ma démonstration.
27:03Les discours de haine, c'est subjectif.
27:06Donc, évidemment, on estime, par exemple, que quand je dis que la plupart des Noirs et des Arabes sont...
27:12La plupart des délinquants sont arabes et noirs, on estime que j'ai fait un discours de haine et on
27:15me condamne.
27:16Dix ans plus tard, le ministre de l'Intérieur lui-même le dit.
27:19Et il y a d'autres affaires comme ça.
27:20Je pourrais les citer.
27:21Attendez, attendez.
27:22Ça veut dire pour vous que le racisme est une opinion comme les autres ?
27:25Je n'ai pas fini ma démonstration.
27:27Mais je pose quand même des questions.
27:28Mais oui, mais moi, je n'ai pas fini ma démonstration.
27:31Je la reposerai quand même.
27:32Tant pis.
27:32Moi, je vous réponds.
27:34Je vous réponds.
27:34Je continue.
27:35Maintenant, à partir du moment où ces discours de soi-disant de haine sont condamnés en justice,
27:43on vous dit qu'il est multirécidiviste.
27:45Moi, j'estime, ça va vous choquer peut-être, que tout le discours antiraciste depuis 40 ans,
27:52multiculturaliste, de SOS Racisme et de toute la gauche depuis 40 ans,
27:55est un discours de haine du peuple français.
27:58Est-ce qu'ils sont condamnés ?
27:59Non.
28:00Parce que les juges ont estimé que ce n'est pas ça.
28:03Vous voyez qu'il y a un parti pris.
28:05Ce que je veux vous démontrer, c'est que tout cela relève de la subjectivité et de l'idéologie.
28:10Et donc, il faut supprimer ces lois liberticides.
28:15Ça a commencé avec la loi Pleven de 1972.
28:17Il y a eu la loi Guesso aussi.
28:19Absolument, je suis pour le free speech, comme disait les Américains.
28:22Vous considérez, si vous êtes au nom du free speech, que le racisme aujourd'hui est une opinion comme une
28:26autre.
28:26Mais ce n'est pas une opinion.
28:27Arrêtez de me rendre compte.
28:28Ce que vous dites, elle ne devrait plus amener à une condamnation.
28:30Je pense, je vous répète, qu'il faut savoir ce qu'on appelle racisme.
28:35Il faut savoir ce qu'on met dedans de discours de haine.
28:38Je considère aujourd'hui qu'on met, pour la plupart des propos de discours de haine, de racisme, etc.
28:44Ce qui est, en fait, une critique légitime de l'invasion migratoire que le peuple français subit et que le
28:51grand remplacement subit.
28:52Voilà ce que je pense.
28:53Et c'est une manière de censurer et de faire taire les gens qui veulent contester et qui veulent conjurer
29:03cette menace existentielle sur le peuple français qui est le grand remplacement.
29:07Ce qui veut dire que si un jour vous arrivez au pouvoir, vous rayerez tout cela ?
29:11Absolument.
29:12Je supprimerai toutes ces lois liberticides.
29:14Dans la rue, dans les médias, tenir tous les propos racistes qu'on veut.
29:17Absolument.
29:18Mais on ne pourra pas tenir des propos racistes.
29:20Je vous répète qu'il y a des lois, ça n'existait avant.
29:23Pour qu'il y ait une diffamation, par exemple, si je dis telle catégorie de la population, je reprends vos
29:28propos, ce sont des voleurs, des violeurs et des assassins, je ne suis pas attaquable en diffamation ?
29:32Vous ne me ferez pas changer d'avis.
29:34Je suis pour la liberté.
29:35La démocratie, c'est la liberté d'expression.
29:38Si cette loi qu'Emmanuel Macron souhaite...
29:39Vous m'entendez ?
29:40Oui, je vous entends parfaitement.
29:41Si cette loi passe, est-ce que vous ferez un peu plus attention à vos propos qui vous ont valu
29:45déjà une bonne série de condamnations ?
29:48Vous voyez, c'est ça l'objectif.
29:49C'est que je me taise.
29:51L'objectif de toutes ces condamnations...
29:53Vous pouvez très bien vous faire élire en disant, si je passe, la loi ne change pas.
29:56Non, c'est une loi inique.
29:59Jadis, François Mitterrand parlait de la force injuste de la loi.
30:02C'est des lois qu'il faut supprimer.
30:04Voilà.
30:04Parce que ce sont des lois iniques.
30:06C'est tout.
30:07Ce sont des lois qui, je le répète, ont un objectif de censure.
30:11C'est l'Union soviétique sans le goulag.
30:14Voilà ce que nous prépare M. Macron.
30:16D'ailleurs, il y a tout un ensemble de signes.
30:18Il a commencé à dire, il faut interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans.
30:24Moi, le premier, je disais, bah oui, je comprends.
30:26Les gamins sont en voie d'abêtissement à cause de ça.
30:29Mais on voit bien l'objectif.
30:30Après, il dit, on va interdire Twitter.
30:32Après, il dit, on va mettre un code de déontologie aux médias.
30:34Et maintenant, il dit, inéligibilité pour les gens qui ont été condamnés pour discours de haine.
30:39Donc Emmanuel Macron, c'est la dictature.
30:41Ça s'appelle la dictature.
30:42Ça s'appelle l'URSS sans le goulag.
30:44L'Australie, qui fait la même chose sur les réseaux sociaux, est en train de devenir une dictature aussi.
30:48Vous comprenez bien ce que je vous dis.
30:49Il y a un vrai sujet sur les réseaux sociaux et les enfants.
30:52Mais on ne le règle pas comme M. Macron veut le régler.
30:55Et surtout dans le contexte dans lequel il veut le régler.
30:58On voit bien son objectif.
31:00Son objectif, c'est d'interdire toute politique dissidente.
31:04En conclusion, je ne suis pas un délinquant.
31:07Je suis un dissident.
31:08J'ai été condamné pour délit d'opinion.
31:10Pas pour des faits de vol, détournement d'avions.
31:14Absolument.
31:15C'est des délits d'opinion, M. Fauvel.
31:16Des délits d'opinion.
31:17C'est pour le coup votre opinion.
31:19Mais le racisme n'est pas une opinion.
31:20Mais vous répétez un slogan d'SOS Racisme.
31:23On la connaît, celle-là.
31:25On la connaît.
31:26Un mot, Éric Zemmour.
31:28Le gouvernement, peut-être qu'il y a des choses qui vont vous plaire dans ce que dit le gouvernement,
31:31dit qu'il veut limiter les conférences des personnalités politiques dans les universités.
31:36Après ce qui s'est passé devant Sciences Po Lyon.
31:39Est-ce que vous, il vous est arrivé d'être invité, déjà ?
31:42Alors, j'ai été invité.
31:45Vous y allez.
31:45Il y a plusieurs années, il y a bien longtemps, dans des universités, dans des grandes écoles.
31:50J'ai aussi été refusé, par exemple, à Sciences Po, alors que j'étais invité par des associations d'étudiants,
31:58sous couvert, soi-disant, de risques pour la sécurité, pour troubles à l'ordre public.
32:09Vous avez vu, il est sorti sur les réseaux sociaux, la liste des gens invités, des politiques invités.
32:14Ce ne sont que des gens de gauche.
32:15Si demain, Sciences Po vous invite, est-ce que vous y allez ?
32:18Mais bien sûr.
32:19Des étudiants ?
32:20Mais bien sûr.
32:20Mais je vous dis, on m'a déjà invité.
32:22Mais la direction de Sciences Po de l'époque a prétexté ces troubles pour empêcher ma venue.
32:28Il nous reste une petite dizaine de minutes, Éric Zemmour, pour parler de l'élection présidentielle de 2027.
32:33Laurent Wauquiez continue de vous faire des appels du pied pour participer, pas à vous d'ailleurs, à Sarah Knafow,
32:38pour participer à une grande primaire qui irait de Gérald Darmanin sur son flanc gauche jusqu'à Sarah Knafow sur
32:44son flanc droit.
32:45Il pose une condition, il dit qu'il faut que Sarah Knafow quitte son groupe au Parlement européen,
32:51où elle siège avec l'AFD allemand qui compte dans ses rangs des néo-nazis.
32:55Alors maintenant, il y a une condition.
32:57Oui, c'est ça.
32:58Et Laurent Wauquiez l'a dit sur ce plateau il y a quelque chose.
33:00Écoutez, il a eu tort.
33:01Moi, je vais vous dire, dans ce cas-là, au Parlement européen.
33:04D'abord, je vais vous dire, quand Sarah est arrivée, quand elle s'est liée à ce groupe avec essentiellement
33:11les députés de l'AFD,
33:12elle a dit qu'il y avait un d'entre eux qui avait proféré des choses qui la choquaient sur
33:17les nazis, etc.
33:18Je vais peut-être citer les propos.
33:19Si on parle des mêmes, un SS n'est pas forcément un criminel.
33:23C'est l'homme qui siège à 3 mètres de Sarah Knafow au Parlement européen.
33:26Il a été expulsé du parti.
33:28Alors, de l'AFD ?
33:29Ah oui.
33:30Très récemment ?
33:30Oui, oui.
33:31Non, non.
33:32La personne dont je vous parle a été expulsée.
33:34Attendez.
33:35Laissez-moi finir.
33:35Je vous laisse terminer.
33:38Ensuite, vous savez, au Parlement européen, les groupes, ça ne veut pas dire qu'on est d'accord sur tout.
33:43Il y a des groupes, on est lié à des partis qui sont d'autres pays.
33:48Et on n'est pas forcément liés.
33:50Parce que si M. Wauquiez veut aller regarder, mettre son nez dans le groupe où siègent ses députés LR, je
33:59lui souhaite bon courage.
34:00Il y a là-dedans des gens de tous les pays.
34:04Il y a des gens qui ont été condamnés pour racisme.
34:06Il y a des gens qui ont été condamnés pour...
34:08Mais il n'y a pas de néo-nazis.
34:10Mais il n'y a pas de néo-nazis.
34:12L'AFD n'est pas arrêté avec le nazisme.
34:14Hitler est mort il y a 80 ans.
34:16Il se revendique comme tel.
34:18Mais non, il ne se revendique pas comme tel.
34:19L'AFD, vous savez ce que c'est l'AFD ?
34:21C'est un parti qui a été créé contre l'euro en 2010, lors de la crise grecque.
34:28Et ensuite, en 2015, il s'est opposé à la politique migratoire de Angela Merkel, qui a accueilli un million
34:36de Syriens.
34:37C'est ça l'AFD.
34:37Donc arrêtez de voir du nazisme partout !
34:41Pour rassurer ou pas Laurent Wauquiez, elle ne quittera pas le groupe.
34:44Elle restera ?
34:44C'est elle d'abord.
34:45Elle décidera.
34:46Mais moi, je pense qu'on ne pose pas de conditions.
34:51Excusez-moi.
34:52Même si ça peut permettre l'union des droites ?
34:54Mais attendez, on ne pose pas de conditions.
34:55Et une grande primaire des droites ?
34:57Parce que ça veut dire, s'il y a cette condition, il y en aura une autre.
35:00Ça veut dire qu'on est dans un mauvais état d'esprit.
35:04On ne pose pas de conditions.
35:06Nous, est-ce qu'on pose des conditions, nous, à LR, ou à M. Darmanin ?
35:11Est-ce que j'ai dit, moi, M. Darmanin, non, il a été ministre de M. Macron ?
35:15Enfin !
35:15Est-ce que j'ai dit, ah, M. Rotaillot, non, il a été ministre de M. Macron ?
35:20Voilà.
35:20Non, on fait un rassemblement, ça ne veut pas dire qu'on est d'accord.
35:23Vous savez, au temps, quand j'étais journaliste politique, il y avait le RPR et l'UDF, ils étaient alliés
35:28ensemble.
35:29Ça partait de M. Villiers, Pasqua, Séguin, jusqu'à M. Bayrou, M. Stasi.
35:38Vous n'avez pas connu, il était centriste de gauche.
35:40J'ai connu.
35:41Vous voyez, donc, c'est exactement comme aujourd'hui, entre M. Édouard Philippe, même, qui est l'enfant de Juppé,
35:48et Mme Sarah Knaffot et moi.
35:51C'est exactement la même chose.
35:52Qu'est-ce que c'est que ce cirque à chercher des nazis, des conditions, des... Non !
35:56Donc, elle ne changera pas, la réponse est entendue.
35:59Marine Le Pen sera fixée sur son sort judiciaire au début du mois de juillet.
36:03Si elle est inéligible, si elle ne peut pas concourir à l'élection, est-ce que pour vous, politiquement, c
36:07'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
36:10Je ne me... ni l'un ni l'autre.
36:12J'ai du mal à vous croire.
36:14Je vous assure.
36:14Je me dis que vous n'y avez pas réfléchi un tout petit peu.
36:16Si, si, j'y ai réfléchi.
36:17Évidemment, on parle de ça depuis des mois.
36:19Oui.
36:20Quand même, je ne suis pas complètement idiot.
36:22Mais j'en ai déduit que c'était ni une bonne nouvelle, ni une mauvaise nouvelle.
36:26D'abord, sur les principes.
36:27Je vous avais compris que je suis hostile.
36:29Je suis hostile à toute peine d'inéligibilité.
36:32Ce n'est pas au juge...
36:33Toute peine, dans tous les cas ?
36:34Toute peine.
36:34Ce n'est pas au juge de décider...
36:37Dans tous les cas, dans tous les délits, tous les crimes, pas de peine d'inéligibilité.
36:41Je vous répète, ce n'est pas au juge de décider à la place du peuple qui se présente et
36:47pour qui il vote.
36:47Ça, c'est la première chose.
36:49Donc, je suis contre.
36:51Deuxièmement, si Mme Le Pen, j'ai déjà affronté Mme Le Pen en 2022, je sais exactement ce qu'elle
36:58pense.
36:59Je sais qu'elle est socialiste.
37:00Je sais que nous ne sommes pas d'accord.
37:03Elle pense que l'islam est compatible avec la République.
37:05Elle pense qu'il n'y a pas de grand remplacement.
37:07Vous voyez, nous avons des désaccords de fond.
37:09Et M. Bardella, je ne sais pas vraiment ce qu'il pense.
37:12Est-ce qu'il n'est pas plus proche de vous ?
37:14Non.
37:15Sur l'économie, par exemple, est-ce que vous diriez qu'il est socialiste ?
37:18M. Bardella est socialiste, comme Mme Le Pen.
37:20Je vais vous expliquer quelque chose.
37:22Au Rassemblement National, il n'y a qu'une tête.
37:26Mme Le Pen.
37:27C'est Mme Le Pen qui dirige.
37:29C'est Mme Le Pen qui commande.
37:30Et personne ne discute la ligne de Mme Le Pen.
37:33C'est comme ça au Rassemblement National.
37:35C'est un peu comme chez Reconquête.
37:36Non, pas du tout.
37:37Moi, je suis beaucoup plus...
37:38D'ailleurs, ça m'a coûté très cher.
37:40Je discute beaucoup.
37:41Après, je décide.
37:42Bon, alors, ça tombe bien puisqu'on parle de Reconquête.
37:45Il se trouve que votre parti a une particularité.
37:48Les deux figures médiatiques de Reconquête,
37:50vous et Mme Ctenfos, sont aussi un couple dans la vie.
37:54Y aura-t-il une primaire entre vous ?
37:58Il n'y aura pas de primaire entre nous.
38:01Vous savez, Sarah...
38:01Donc, ce sera elle.
38:02Ça peut être elle.
38:03On n'a pas le droit d'en parler.
38:04Mais Sarah, elle n'a...
38:05On n'a pas le droit de parler des municipales.
38:06Mais quand même, je tiens à vous le dire,
38:07Sarah n'a qu'un seul objectif aujourd'hui.
38:10C'est de diriger une ville.
38:11C'est de diriger la ville de Paris.
38:13Sur la présidentielle.
38:14Y aura-t-il une primaire entre vous ?
38:16Non.
38:17Donc...
38:18C'est tout.
38:20Donc, c'est vous qui décidez et elle s'exécute.
38:22Mais non.
38:23Ce n'est pas comme ça que ça se passe, mon pauvre.
38:25Comment ça se passe ?
38:26Expliquez-moi comment ça se passe.
38:27Dans quel monde vivez-vous ?
38:28On discute tout le temps.
38:29On échange.
38:30On est d'accord, pas d'accord.
38:33Mais vous...
38:33Ce n'est pas comme ça, chez vous ?
38:35Je ne suis pas candidat...
38:36Non, mais...
38:37C'est tous les Français.
38:38Qui va décider ?
38:39Comment ça va se passer ?
38:40Comment vous allez décider si c'est elle ou si c'est vous ?
38:43Il n'y aura pas de désaccord.
38:47C'est ça que vous ne comprenez pas ?
38:48Ce n'est pas exactement ma question.
38:49Qui va décider ?
38:50Vous, elle ?
38:51Il n'y aura pas de désaccord.
38:52Moi, c'est ma réponse.
38:54Je ne la comprends pas.
38:55Mais c'est très simple.
38:59Vous savez, on peut jouer comme ça pendant une heure.
39:01Moi, je vous dis, l'objectif de Sarah Knafo, c'est d'être maire de Paris.
39:06C'est tout.
39:07Et si elle ne l'est pas ?
39:09Si elle ne l'est pas, elle ne le sera pas.
39:12Mais elle ne sera pas candidate à l'Élysée ?
39:15Si elle est mieux placée que vous dans les sondages...
39:18Je pense qu'elle a répondu à cela.
39:19Pas tout à fait.
39:20Si elle est mieux placée que vous, est-ce que ça peut être elle ?
39:22Elle a répondu à cela.
39:24Mais les journalistes ne veulent pas entendre la réponse.
39:27C'est pour ça que je vous posais la question.
39:28J'ai du malentendre ce jour-là.
39:29Non, non, non.
39:29Est-ce que ça peut être elle ?
39:30Vous n'avez pas de malentendu.
39:31Vous ne voulez pas répondre.
39:33Donc voilà, jouons.
39:34Mais ce n'est qu'un jeu.
39:36En 2022, Marion Maréchal s'était ralliée à vous.
39:38Elle s'est fait élire au Parlement européen sous vos couleurs
39:41avant de revenir aujourd'hui près du Rassemblement national.
39:46On l'a croisée récemment.
39:48Enfin, je dis on l'a croisée.
39:49On l'a vue récemment avec Jordan Bardella.
39:53Est-ce que vous avez encore de ces nouvelles ?
39:57Non, et je n'en cherche pas.
39:59Considérer qu'elle vous a trahi ?
40:02C'est exactement le mot que j'emploierais.
40:05Si elle revient, il se passera quoi ?
40:07Elle ne reviendra pas.
40:10Parce que vous ne supportez pas qu'elle soit retournée dans...
40:14Ah non, pas du tout.
40:16Moi, je ne parle pas aux traîtres.
40:18Donc on peut vouloir l'union des droites et se passer d'une personnalité comme elle ?
40:24Vous savez, l'union des droites, ça ne veut pas dire la soumission et ça ne veut pas dire l
40:31'absence de mémoire.
40:34Moi, j'ai été meurtri.
40:36J'ai été trahi par des gens que j'avais accueillis les bras ouverts.
40:43Ça, je ne pardonne pas.
40:44Et je ne suis pas prêt de pardonner.
40:45Donc si elle reprend contact avec vous, vous ne décrochez pas le téléphone ?
40:48Non.
40:50Merci.
40:50Merci à vous.
40:51Éric Zemmour d'être venu ce soir sur le plateau de BFM dimanche soir.
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