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  • 3 months ago

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00:00Bonjour à toutes et à tous, merci d'avoir répondu présent pour ce petit point presse de méthode
00:10au terme des premières 24 heures de consultation que j'ai pu avoir avec un certain nombre de forces
00:16politiques représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat, quelques jours après la démission
00:22du gouvernement suite à un certain nombre de problèmes partisans, sur lesquels je ne reviendrai
00:27pas et pour lesquels j'ai accepté la mission que m'a confiée le Président de la République
00:31au regard des trois semaines derniers mois de discussions, de négociations, de paramètres
00:38aussi de fonds budgétaires et sur d'autres sujets, d'essayer de trouver un chemin et ce soir je me
00:43rendrai à l'Elysée pour présenter au Président de la République les solutions qui sont sur la table
00:47si nous arrivons à trouver des solutions. Et de fait, si on voit beaucoup de choses dans la presse
00:53et beaucoup de commentaires dans la presse, notamment hier, j'ai de bonnes raisons de vous dire
00:59que parmi les bonnes nouvelles, l'ensemble des consultations que j'ai pu avoir avec la Présidente
01:03de l'Assemblée nationale, Madame Brune Pivet, avec le Président du Sénat, Gérard Larcher,
01:08avec l'ensemble des formations politiques de l'UDI, de l'IOT, des Républicains, de Place Publique,
01:12du Modem, d'Horizon de Renaissance et d'autres, qu'il y a une volonté d'avoir pour la France
01:18un budget avant le 31 décembre de cette année. Et cette volonté crée un mouvement
01:25et une convergence évidemment qui éloignent les perspectives de dissolution.
01:29Enfin, ça ne suffit pas, il faut évidemment que ce budget comporte un certain nombre
01:33de paramètres qui permettent à la France d'avancer. Je pense pouvoir dire aussi
01:36qu'il y a une énorme vigilance des formations politiques à dire attention,
01:41la situation politique dans laquelle nous nous trouvons peut emporter des conséquences
01:45économiques, sociales, y compris en matière d'emploi. Et ça évidemment, c'est un paramètre
01:49qui est absolument clé, protecteur, sur lequel nous devons aussi nous accorder.
01:53Puis troisième chose, évidemment, la réduction de notre déficit, qui est clé,
01:57y compris pour la crédibilité de la signature de la France à l'étranger,
02:01notre capacité tout simplement à emprunter, donc l'impact aussi sur les taux d'intérêt,
02:05ce qui est vrai pour l'État, ce qui est particulièrement vrai aussi évidemment
02:08pour les ménages et les entreprises. Et tout le monde s'accorde à dire,
02:11en tout cas dans les rendez-vous que j'ai eus hier, que la cible de déficit public
02:15doit être tenue en dessous de 5% de déficit, c'est-à-dire en clair entre 4,7 et 5%
02:24de manière définitive. En tout cas, je vous rends compte de ce qui m'a été dit
02:27par les différentes formations politiques, qui témoignent d'ailleurs d'un chemin
02:31de responsabilité. La Nouvelle-Calédonie, qui peut paraître loin de l'hexagone,
02:37mais sur lesquelles, vous le savez, des textes à prendre sont importants
02:41dans les jours qui viendront. Et malheureusement, la situation politique
02:44nous empêche de débuter les débats et l'adoption éventuelle de ces textes
02:48par l'Assemblée nationale et le Sénat. C'est un sujet de préoccupation majeure.
02:51Puis le troisième point, c'est évidemment la situation internationale,
02:54aux proches et au Moyen-Orient. En Ukraine, la question sécuritaire,
02:57l'image de la France à l'étranger, où depuis plusieurs jours, évidemment,
03:01des interrogations dans différentes capitales se posent.
03:04Heureusement que la Ve République repose sur la solidité de la fonction présidentielle
03:07et de sa représentation à l'étranger et en Europe. En tout cas, il est clair
03:11qu'il nous faut sortir de cette situation. Ça veut donc dire aussi que
03:16cette volonté d'avoir un budget avant le 31 décembre de cette année
03:20oblige chacun à avoir capacité à avancer et aussi d'ailleurs pour permettre
03:26aux Françaises et aux Français d'avoir des élections municipales
03:30qui se tiennent dans les meilleures conditions. Sur cette base, je recevrai
03:34l'ensemble des forces de la gauche républicaine ce matin et ce midi
03:39pour voir quelles sont les concessions qu'elles demandent aux autres formations
03:43politiques pour garantir cette stabilité et quelles sont les concessions
03:46qu'elles sont prêtes à faire aussi, le cas échéant, pour le permettre.
03:49Car j'ai cru comprendre qu'elles aussi souhaitaient que la France puisse se doter
03:51d'un budget avant la fin de cette année. Et donc, on le voit bien,
03:54de ce moment de difficulté, de crise, crée aussi un moment de responsabilité
03:59sur lequel je puisse trouver, sur lequel j'espère pouvoir trouver un certain
04:03nombre de solutions pour les présenter ce soir aux chefs de l'État.
04:08Qui me soit permis de terminer par un point qui n'est pas que technique
04:11puisque j'ai pu voir qu'un certain nombre de Françaises et de Français
04:13se sont émus. Il se trouve que les membres du gouvernement,
04:16lorsqu'ils quittent leur fonction, ont le droit à trois mois d'indemnité
04:21lorsqu'ils n'ont pas de revenus par ailleurs. Il est évident que les ministres
04:26qui auront été ministres seulement quelques heures n'auront pas le droit
04:28à ces indemnités. J'ai décidé de les suspendre. On ne peut pas vouloir
04:32faire des économies si on ne maintient pas par ailleurs une règle
04:36d'exemplarité et de rigueur dans la suite des autres décisions
04:39que j'ai pu prendre. J'ai l'occasion de me réexprimer ce soir,
04:42après ou avant m'être rendu le cas échéant à l'Élysée,
04:45à la rencontre du chef de l'État. Merci beaucoup.
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