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00:00Et bienvenue à tous dans Une semaine dans le monde, retour sur les trois grandes actualités qui ont marqué cette semaine avec à mes côtés ce soir.
00:10Ziad Limam, directeur du mensuel Afrique Magazine, bonsoir.
00:13Marie-Roger Biloha, directrice générale d'Africa International Media Group et réalisatrice du documentaire Où va le Cameroun ?
00:20Disponible désormais sur Youtube, on y reviendra.
00:23Marie-Roger, Fabrice Rousselot également avec nous ce soir, bonsoir Fabrice.
00:26journaliste spécialiste des questions aux internationales et puis CAQ, dessinateur et président de Cartooning for Peace.
00:32Bonsoir à vous également.
00:33Au sommaire ce soir, toujours aucune nouvelle concernant le ou la successeur de Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron,
00:39a réuni en tout cas cet après-midi les chefs de partis hors Rassemblement National et hors LFI.
00:45Mais ce que l'on sait déjà, c'est que le futur Premier ministre ne sera pas issu de la gauche.
00:49La dissolution est par ailleurs écartée.
00:52Il y a en tout cas urgence de sortir de cette crise politique avec ce rendez-vous de lundi prochain,
00:57la présentation du budget en Conseil des ministres.
01:01Au Proche-Orient, le cessez-le-feu bel et bien en vigueur entre Israël et le Hamas.
01:04L'armée israélienne s'est retirée de certains secteurs de la bande de Gaza,
01:07mais conserve toujours le contrôle sur un peu plus de 50% du territoire.
01:11Ce retrait a permis à des dizaines de milliers de Gazaouis de retourner vers le nord,
01:14même si l'enclave est largement anéantie.
01:16Et puis le lancement de la campagne pour la présidentielle en Côte d'Ivoire.
01:20Alassane Ouattara candidat à un quatrième mandat.
01:23Le scrutin du 25 octobre semble jouer d'avance.
01:25Les candidatures des deux principaux opposants,
01:27l'ancien président Laurent Gbagbo et l'ancien directeur général du Crédit Suisse,
01:31Tijan Thiam, ayant été rejetés.
01:33On évoquera également ce soir la présidentielle de dimanche au Cameroun,
01:37où Paul Biya brigue un huitième mandat à l'âge de 92 ans.
01:41Et on commence donc cette semaine dans le monde,
01:45évidemment par la politique ici en France,
01:48à l'issue d'une semaine politique complètement folle.
01:51Démission tout d'abord de Sébastien Lecornu en début de semaine,
01:53quelques heures après avoir annoncé son nouveau gouvernement.
01:56Mission flash ensuite du Premier ministre démissionnaire,
02:00mandaté par Emmanuel Macron pour des négociations de la dernière chance.
02:03Et puis aujourd'hui, réunion des chefs de parti à l'Elysée autour d'Emmanuel Macron.
02:07Et depuis, je vous le disais, on est toujours dans l'attente de la décision du président de la République
02:12concernant le nouveau Premier ministre ou la nouvelle Première ministre.
02:16Il ou elle ne sera pas, en tout cas, issu de la gauche.
02:19Écoutez tour à tour Marine Tondelier des écologistes et Olivier Faure,
02:23premier secrétaire du PS à l'issue de cette réunion.
02:26Nous estimons que nous ressortons avec aucune réponse, sur rien,
02:31si ce n'est que le prochain Premier ministre qui devrait être nommé dans les heures qui viennent,
02:36nous dit Emmanuel Macron, ne sera pas dans notre camp politique, pour le dire clairement.
02:40Comment interprétez-vous le fait que, quand vous en êtes là,
02:43vous ne soyez même pas capables de faire demi-tour,
02:45de vous remettre en question et de voir comment vous pourriez faire différemment ?
02:48Ils sont incapables, en fait, de se remettre en question,
02:52incapables de faire quelque bougie que ce soit.
02:54Alors que ça bouge, ces jeux.
02:55Gabriel Attal, il a bougé.
02:56Agnès Pannier-Runacher a bougé.
02:58Éric Dupond-Moretti a bougé.
02:59Mais Elisabeth Borne a bougé.
03:01On a l'impression que plus il est seul, plus il se rigidifie sur sa position initiale.
03:07Il n'y a aucune réponse claire du chef de l'État.
03:10Aucune.
03:11Il a simplement évoqué le fait qu'on pourrait reculer la mise en œuvre de la réforme des retraites,
03:17ce qui n'est pas notre demande.
03:18Nous avons demandé la suspension de la réforme des retraites,
03:22à la fois l'âge légal et le nombre de trimestres cotisés.
03:26Pour l'instant, nous n'avons reçu aucune réponse, je le répète.
03:28– Ziad, on vient de l'entendre, la gauche est extrêmement déçue.
03:32C'est quoi les scénarios, les options qui restent sur la table à présent ?
03:37– Je ne sais pas, on va demander.
03:39Non, en fait, la quadrature du cercle depuis la démission du Premier ministre,
03:48c'est toujours la même.
03:49C'est-à-dire que les lignes n'ont pas bougé.
03:51Il y a eu un suspense qui était de savoir
03:52est-ce qu'on allait dissoudre l'Assemblée pour la deuxième fois.
03:55Je pense que ça a été un scénario qui, à un moment, a été envisagé,
04:00même par le président qui a dû avoir envie aussi peut-être de régler des comptes
04:03avec certains de ses amis.
04:05– Là, a priori, c'est écarté.
04:06– A priori, c'est écarté.
04:07A priori, parce que si on n'a pas de solution…
04:09– Oui, on n'est pas à l'abri d'un coup de théâtre.
04:10– On n'est pas à l'abri d'un coup de théâtre.
04:11Ou d'y revenir dans un mois ou dans deux mois.
04:14Ce qui est quand même…
04:16Je pense, vu en essayant de se mettre un tout petit peu de l'extérieur,
04:19ce qui est quand même absolument incroyable,
04:20c'est le…
04:21Moi, je trouve, c'est le ton.
04:23C'est la violence des mots.
04:26Ils sont nuls.
04:27Il est nul.
04:28Ils sont nuls.
04:30Les Allemands, j'ai vu un papier passer aujourd'hui.
04:32Les Allemands sont…
04:33Ce n'est pas une démocratie molle, l'Allemagne.
04:35Ils sont surpris par la tonalité qu'on utilise dans le langage politique.
04:39C'est-à-dire qu'il y a quand même des enjeux qui sont des vrais enjeux,
04:43qui devraient être partagés.
04:44Qu'on ne soit pas d'accord sur tel ou tel point, c'est possible.
04:46Mais qu'on ait à ce point de fractionnement de la société française
04:50exprimée par les partis, c'est quand même impressionnant.
04:53– Fabrice, parmi les options, un gouvernement technique,
04:57voire une reconduction tout simplement de Sébastien Lecornu,
05:00qui est évoqué au grand dame des macronistes,
05:04enfin d'une grande partie des macronistes eux-mêmes.
05:07Ce serait quoi le signal envoyé ?
05:09Moi, j'aurais beaucoup de mal à parier sur quoi que ce soit,
05:12parce que c'est vrai que tous les jours, ça change.
05:14Il y a des choses intéressantes qui se sont passées quand même cette semaine,
05:17et on a l'impression qu'on recule un peu.
05:19C'est-à-dire qu'il y a eu des choses cette semaine,
05:20où on a vu que tout d'un coup, il y avait potentiellement une discussion,
05:24un débat potentiel possible sur la réforme des retraites.
05:28Il y avait le retour…
05:28– Elisabeth Borne avait…
05:29– Voilà, Elisabeth Borne qui dit « on peut »,
05:31alors que c'était un totem, qu'elle ne voulait pas toucher.
05:34Donc c'était quand même aussi…
05:35C'est à la fois intéressant, mais c'est aussi pour…
05:37– Et puis Gabriel Attal qui parle d'un nécessaire partage du pouvoir,
05:40donc les lignes ont effectivement un peu bougé.
05:42– Il y a des choses qui ont bougé.
05:43Il y a Gabriel Attal qui dit qu'il ne comprend plus le président.
05:46Il y a Édouard Philippe qui lâche le président.
05:48On avait l'impression qu'on se rapprochait de la gauche.
05:51Sébastien Lecornu avait l'air de dire qu'il y avait potentiellement
05:53des terrains d'accord avec la gauche, notamment sur les retraites,
05:57sur les taxations des plus riches, etc.
05:59Et là aujourd'hui, de ce qu'on perçoit, parce qu'encore une fois,
06:03ce sont des perceptions qui changent tous les jours,
06:05de ce qui s'est passé à l'Élysée, c'est un peu retour en arrière.
06:08Il n'y a plus d'engagement vraiment sur la réforme des retraites.
06:11Il y a zéro discussion autour de la justice fiscale.
06:15Et donc on se retrouve vers un scénario qui pourrait être en effet
06:18un Sébastien Lecornubis, dont la seule mission,
06:22ou en tout cas la mission immédiate, serait de déposer le budget,
06:25parce que ça c'est l'urgence.
06:26Alors qu'il avait dit qu'il avait fini sa mission.
06:28Oui, mais il avait dit aussi qu'il était un moine soldat,
06:31donc il pouvait parfaitement, il peut retourner.
06:34Mais encore une fois, moi je partage l'avis de Ziad
06:38sur le fait qu'à l'international, plus personne ne comprend,
06:41et surtout les gens s'inquiètent.
06:42L'Allemagne s'inquiète, l'Italie s'inquiète, tout le monde regarde.
06:45On est quand même à un moment où, il y a encore une semaine,
06:47il y avait des drones qui venaient envahir l'espace.
06:50Oui c'est ça, il y a des urgences.
06:52Tant sur le plan intérieur qu'à l'international.
06:54Aussi à l'intérieur.
06:55Et on a l'impression qu'il n'y a plus vraiment personne dans l'avion,
06:58ou en tout cas que la personne qui est dans l'avion
06:59n'entend pas vraiment ce qui se passe,
07:01et décide selon une formule magique que j'avoue que je ne connais pas.
07:06Et on a bien du mal à comprendre ce qui se passe vraiment.
07:09Alors là, on vient d'avoir cette information
07:12de l'entourage d'Emmanuel Macron,
07:15le président de la République qui estime,
07:17je cite, donc,
07:18« Cette personne de son entourage,
07:19un chemin est possible pour tisser des compromis
07:22et éviter la dissolution ».
07:23Bon, on n'en sait pas beaucoup plus.
07:26On en saura peut-être un peu plus.
07:27Oui, allez-y.
07:28Non, pardon, excusez-moi.
07:28Mais ce qui est étonnant,
07:29c'est qu'on revient sur ce socle commun
07:31qui est quand même explosé cette semaine.
07:34LR ne veut plus être au gouvernement,
07:36Gabriel Attal ne comprend plus Macron,
07:38Édouard Philippe veut qu'il s'en aille.
07:40Donc, le socle commun sur lequel semble se référer Emmanuel Macron,
07:43je ne sais pas trop où il est.
07:44Et ça, c'est ce qui confond un peu,
07:48quand on regarde un peu,
07:49quand on suit un peu la politique,
07:50les experts sont complètement perdus.
07:52C'est-à-dire qu'ils disent quelque chose un jour,
07:55le contraire le lendemain,
07:56parce qu'en fait, le scénario est tellement fou
07:58qu'on a du mal à suivre, on ne sait plus.
08:00Marie-Roger, plus personne ne semble comprendre.
08:02Emmanuel Macron, il est plus isolé que jamais ?
08:05C'est sûr qu'on a beaucoup d'incertitudes,
08:08évidemment, depuis une semaine au moins.
08:11Mais une des choses au moins
08:13sur laquelle on a une certitude maintenant,
08:16c'est que tous les pronostics
08:18qui disaient que la dissolution
08:21allait être une catastrophe,
08:23ont eu raison.
08:24Tout ça a été juste.
08:25Parce qu'on n'imaginait même pas à quel point.
08:27Vous voyez, on est là encore maintenant,
08:30à trois fois, par trois fois,
08:32Macron a choisi comme Premier ministre
08:35des représentants de partis
08:37qui ont été sanctionnés par les urnes.
08:39Et même maintenant,
08:41on a cru à un moment qu'il s'est dit,
08:43bon, au point où on en est,
08:45essayons de respecter un peu
08:47l'opinion des Français
08:50qui est sortie des urnes,
08:52voyons un peu à gauche, etc.
08:53Et là, on a l'impression qu'on s'en recule.
08:56Mais même ça, même si,
08:59quel que soit le cas,
08:59ce qu'on a aujourd'hui,
09:01on ne voit pas comment il peut faire une majorité.
09:04Jusqu'à maintenant, ça, ça n'a pas progressé.
09:07On est toujours dans des scénarios
09:09de fractures, de fractionnements, etc.
09:11Et quel que soit le cas,
09:13le cinéma va continuer,
09:15le théâtre,
09:16le carousel va continuer encore pour un tour.
09:19Elle quitte du budget
09:20avec cette date butoir
09:23de lundi prochain,
09:24présentation du budget en Conseil des ministres.
09:25L'année dernière, déjà,
09:26on a fait passer une loi pour dire
09:27c'est pas grave,
09:29on reste sur le budget d'avant.
09:31Ça, je pense que c'est...
09:33Il y a deux choses sur le budget.
09:34Il y a la discussion technique,
09:35constitutionnelle, du vote, etc.
09:38Mais comme je vous dis,
09:38on peut prendre une loi,
09:39article 1,
09:40le budget est reconduit
09:41dans les termes précédents
09:42et c'est fini.
09:44Ce qui est intéressant
09:44dans la bataille budgétaire,
09:45c'est les choix politiques.
09:47C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on fait ?
09:48Moi, je suis quand même assez sidéré.
09:50Bon, je sais que je suis un peu minoritaire
09:53sur ce sujet,
09:54mais la réforme des retraites,
09:56en trois minutes de dire
09:57elle n'existe plus,
09:59je trouve ça dingue.
10:01On parle de plusieurs centaines de millions
10:03demain et plusieurs milliards
10:05après-demain
10:05et le prochain gouvernement
10:07qui sera là
10:07sera confronté
10:08à la question des retraites
10:10de nouveau.
10:10Donc, de dire aujourd'hui,
10:12on la passe comme une balle de rugby
10:14derrière et on voit ce qui se passe.
10:15Donc, la taxation,
10:16on a quand même droit
10:19à des débats,
10:19on a l'impression
10:20d'être à Sciences Po
10:21entre des étudiants
10:22qui sont sur des bancs
10:23et qui s'invectivent
10:24avec un qui dit
10:25mais ouais,
10:25il faut taxer les riches
10:26et l'autre qui dit
10:27mais non,
10:27si on taxe les riches,
10:28ils vont tous partir.
10:29Enfin, on est quand même descendus,
10:30je trouve,
10:31à des niveaux de débat
10:32qui sont un petit peu inquiétants.
10:35La fiscalité,
10:36c'est quelque chose
10:37qui se travaille
10:37et je comprends le cornu
10:38et c'est pour ça d'ailleurs
10:39qu'il a été écouté
10:40quand il dit
10:41le Parlement doit faire son travail.
10:42C'est-à-dire que ce n'est pas
10:43des sujets qu'on arbitre
10:45avant l'Assemblée.
10:48Ce sont des sujets
10:48qui doivent être arbitrés
10:49par les parlementaires
10:50avec un débat national,
10:52avec une discussion,
10:53avec les médias,
10:53avec la société civile,
10:54etc.
10:54Et il y aura une loi
10:55ou une correction
10:56ou un correctif budgétaire.
10:58Mais que tout ça,
10:58ça soit posé
10:59avant
11:00une quelconque nomination,
11:02c'est quand même compliqué.
11:03Marie-Roger.
11:04Je crois que
11:06le débat type Sciences Po
11:09est quand même
11:10encore nécessaire
11:11parce que ce qu'on peut dire
11:13maintenant,
11:14après 5-6 ans de Macron,
11:167 ans,
11:17combien,
11:18c'est que ce parti,
11:20le parti pris
11:21de dissoudre,
11:23carrément,
11:23de détruire
11:24le système
11:25des partis politiques
11:26n'est pas un succès.
11:29Et qu'on ne peut pas
11:30continuer à croire
11:31qu'il n'y a pas de gauche,
11:32il n'y a pas de droite.
11:33Et ça,
11:33ça ressort
11:35très fortement.
11:36Il y a une gauche,
11:36on connaît les revendications
11:38de gauche
11:38et les revendications
11:39de droite.
11:40Mais ce que ce gouvernement
11:42a fait,
11:42c'est de diaboliser la gauche.
11:44C'est devenu,
11:45c'est une des raisons
11:46pour lesquelles
11:47il y a une impasse.
11:48On ne peut plus en sortir.
11:49On a décidé d'emblée
11:50qu'on va exclure
11:51une partie de l'Assemblée
11:53et qu'elle ne peut pas
11:55arriver aux affaires
11:56et que, voilà,
11:57c'est en même temps.
11:58Il n'y a plus à gauche,
11:59il n'y a plus à droite.
11:59Mais on est rattrapé
12:01par la réalité.
12:02Fabrice,
12:04Marine Le Pen
12:05n'a pas été conviée.
12:06J'allais en parler.
12:08Les grands esprits
12:08se rencontrent.
12:09Elle a fustigé,
12:10je la cite,
12:10à une réunion
12:10de marchands de tapis
12:11et pendant ce temps,
12:13elle,
12:13elle était sur le terrain
12:13au Mans.
12:15Elle fait déjà campagne ?
12:16Si on dézoome
12:17à qui profite le crime,
12:20ça profite évidemment
12:21aux extrêmes
12:22et principalement
12:23à l'extrême droite.
12:24On a vu quelque chose
12:25d'assez nouveau aussi
12:26du côté
12:26du Rassemblement national.
12:28C'est cet appel
12:29du pied
12:29du côté de la droite
12:30pour arriver à former
12:31potentiellement une majorité.
12:33On voit déjà
12:34qu'on est sur des enjeux
12:35qui sont bien au-delà
12:36de ce qui se passe aujourd'hui
12:37mais qui correspondent
12:38évidemment à la prise
12:39d'anniversité de 2027,
12:40potentiellement
12:41à une extrême droite
12:42aussi au pouvoir
12:43et au gouvernement,
12:44ce qui est en cas
12:44de dissolution.
12:46Encore une fois,
12:47on nous dit
12:47a priori,
12:48pas de dissolution.
12:49Je n'y mettrai pas ma main.
12:50En tout cas,
12:50la dissolution
12:51ferait le jeu
12:52du RN.
12:53Bien sûr.
12:54Et Marine Le Pen,
12:55elle joue exactement
12:56la carte qu'elle doit jouer.
12:57C'est-à-dire qu'elle reste
12:58à l'écart.
12:59Elle dit,
12:59regardez ce marchandage,
13:00c'est des marchands de tapis.
13:02Je refuse tout ça,
13:03je censure tout.
13:04Et nous sommes
13:05le seul parti responsable.
13:06Et donc là,
13:07c'est un peu ça.
13:07Moi, ce qui m'inquiète,
13:08c'est que quand on regarde
13:09la façon dont l'Europe
13:10est en train
13:11de se composer politiquement,
13:12on voit une montée
13:13des extrêmes
13:13et notamment des extrêmes
13:14droites
13:15dans plusieurs périodes européens.
13:16la France,
13:18d'une certaine manière,
13:19est confrontée
13:20au même péril
13:20et ça va arriver assez vite.
13:22Ziyad,
13:22en tout cas,
13:23tout cela risque
13:24d'aggraver encore
13:25la désaffection
13:26des Français
13:27envers la classe politique ?
13:29Je ne sais pas.
13:30Je trouve qu'on est quand même
13:30un pays très politique.
13:32Même si le Cornu
13:33a fait bonne impression
13:34visiblement
13:34après son intervention
13:35de l'Athraudie.
13:35Oui,
13:35on a vu qu'une intervention
13:37bien préparée,
13:37ça parle aux gens.
13:39On voit bien
13:39que les partis
13:40qu'on pensait contourner
13:42ont une existence idéologique.
13:44Il y a une base,
13:44qu'il y a des gens.
13:45Je ne pense pas
13:46que le désintérêt
13:48des Français
13:49pour une classe politique
13:50actuelle,
13:51c'est possible.
13:52Le désintérêt
13:53des Français
13:54pour peut-être même
13:56la manière
13:56dont les médias fonctionnent,
13:58etc.
13:58Ça,
13:58c'est tout à fait normal.
13:59Mais la France,
14:00c'est un pays
14:00très,
14:00très,
14:00très,
14:01très politique.
14:02Et peut-être
14:03que mon raccourci
14:04de tout à l'heure
14:04sur les débats
14:05Sciences Po,
14:05c'est aussi l'expression
14:06de positions
14:08très ancrées
14:09dans l'opinion
14:09sur tel et tel sujet.
14:11Donc je pense
14:12que ce qui manque,
14:13c'est...
14:14Ce qui manque
14:15aujourd'hui,
14:16c'est...
14:16Et c'est mal...
14:17Enfin,
14:18c'est tant mieux
14:18dans la démocratie,
14:19c'est qu'on a un problème
14:19de représentation
14:20qui ne pourra se régler
14:22finalement
14:22que dans l'architecture
14:24de la Ve République
14:25par l'élection
14:25d'un nouveau président
14:26ou d'une nouvelle présidente.
14:27Et à ce moment-là,
14:28la machine va pouvoir
14:30se remettre en marche
14:31avec un cycle
14:31qui s'ouvrira,
14:32avec quelqu'un
14:33qui aura,
14:34comme le voulait
14:34notre général,
14:36l'onction
14:36du peuple.
14:39Et voilà.
14:40Donc c'est pour ça aussi
14:40que tout est coincé.
14:42Quand le Cornu dit
14:43qu'il faudrait faire
14:43un gouvernement
14:44sans les candidats
14:45de 2017,
14:45c'est à la fois
14:46une évidence,
14:47mais une...
14:48Enfin, je veux dire,
14:48ça ne peut pas fonctionner.
14:49Ils sont tous candidats
14:50pour 2017.
14:51S'ils ont l'ombre
14:53d'une chance,
14:53ils vont y aller.
14:55Donc il faut qu'on tienne
14:56jusqu'en 2017,
14:57qu'il y ait un président
14:58ou une présidente.
14:59Suivez mon regard.
15:01Fabrice,
15:02je vais...
15:02On va juste tout de suite
15:03prendre la direction
15:04de l'Élysée
15:04et rejoindre
15:04notre envoyé spécial.
15:06Clovis Casali,
15:07rebonsoir.
15:08Clovis,
15:09est-ce qu'on en sait plus
15:10à cette heure ?
15:10Bonsoir.
15:13Absolument.
15:13On n'a pas le nom
15:14du Premier ministre
15:15et on n'a pas confirmation
15:17de la part de l'Élysée
15:18que l'annonce
15:19interviendra avant 20 heures.
15:20Mais on a eu
15:21des propos,
15:22une conversation
15:23avec l'entourage
15:24du président de la République
15:25pour faire le point
15:25côté Élysée
15:27sur cette rencontre.
15:28Et c'est intéressant.
15:29On constate ce soir
15:31la fin du socle commun.
15:33Bruno Retailleau l'a dit,
15:34il quitte le socle commun.
15:36Mais préfère le terme
15:37de plateforme d'action.
15:39Comprenez,
15:40les Républicains sont prêts
15:41à travailler
15:42avec le camp centriste
15:44mais sur un programme
15:46très clair
15:46sans faire partie
15:47de ce socle commun.
15:49Et puis,
15:49le président de la République,
15:50Emmanuel Macron,
15:51a posé trois questions
15:53aux partis présents
15:54autour de la table.
15:56Voulez-vous éviter
15:56une dissolution ?
15:58Deuxième question,
15:59êtes-vous prêts
15:59à travailler
16:00avec d'autres partis ?
16:01Et pour finir,
16:02êtes-vous prêts
16:03aux compromis ?
16:04Et ces trois questions
16:05ont véritablement
16:06guidé les discussions
16:07ici au palais
16:08de l'Elysée.
16:09Et ce qui est intéressant,
16:11c'est que selon
16:11l'entourage du président
16:12de la République,
16:14le Parti Socialiste
16:15a donné des gages.
16:16Ils sont prêts
16:17à travailler
16:17vers davantage de compromis.
16:19Si on interroge
16:20le Parti Socialiste,
16:21on peut imaginer
16:21qu'ils diront oui,
16:23mais sur certaines propositions
16:24très claires
16:25de la gauche.
16:27En tout cas,
16:27on a donc
16:28la disparition
16:29du socle commun
16:30ce soir.
16:31Emmanuel Macron
16:32a lancé
16:33lors de ces discussions
16:35des idées
16:35pour débloquer
16:36la situation
16:37car l'Elysée
16:38se rend très bien
16:39compte
16:39que le pays
16:41est empêtré
16:42dans une crise
16:43politique grave,
16:44sérieuse.
16:45Et donc,
16:46le président Macron
16:47a lancé des idées
16:47notamment sur le 49-3,
16:49sur la fiscalité
16:50et sur les retraites.
16:53Voilà ce que l'Elysée,
16:54l'entourage du président
16:55de la République,
16:56nous dit
16:56de ces rencontres
16:57qui ont eu lieu.
16:58et donc,
16:59bien évidemment,
17:00on attend
17:00le nom
17:01du Premier ministre
17:03de la France,
17:05l'annonce
17:05qui devrait quand même
17:06intervenir ce soir.
17:08Et pour finir,
17:09il y a eu une question
17:10sur une allocution
17:11prochaine
17:12possible
17:13du président
17:13de la République.
17:15Peut-être
17:15ce week-end,
17:17eh bien,
17:17sur ce point,
17:18pas de confirmation
17:19de la part de l'Elysée.
17:20Merci beaucoup,
17:21Clovis,
17:22pour toutes ces dernières précisions
17:24depuis l'Elysée.
17:25Fabrice,
17:25je vous redonne
17:25la parole
17:26avant de passer
17:27au dessin
17:28avec CAC,
17:29une réaction
17:30sur ce qu'on vient
17:30d'entendre.
17:31Je trouve que ce qui est
17:32intéressant aussi,
17:32c'est les nouveaux termes
17:33qui apparaissent
17:33et qui changent
17:34au fur et à mesure
17:35et qui,
17:35à mon avis,
17:36traduisent l'impuissance
17:37des politiques.
17:37On avait le socle commun
17:38qui était un terme
17:39un peu bizarre
17:40et maintenant,
17:40on est une plateforme
17:41d'action,
17:41on n'est plus dans
17:42le socle commun,
17:42on est dans une plateforme
17:43d'action.
17:44Je crains que ça ne contribue
17:45pas à lui claircir
17:47la situation
17:48pour les Français
17:48et je crains
17:49que ça ne fasse
17:50que renforcer
17:51le sentiment
17:51de panade général.
17:53CAC,
17:53les dessins
17:54des dessinateurs
17:55de presse
17:56de cartooning
17:56sur cette folle semaine
17:58qui n'est pas encore finie.
17:59Oui,
17:59alors,
18:00j'avais l'embarras du choix,
18:01vous l'imaginez bien,
18:02ça tombait comme un grave lot,
18:03donc je me suis dit
18:04que j'allais faire
18:05un exercice rigolo,
18:06j'allais plutôt vous donner
18:07comment on a été vu
18:08depuis l'étranger,
18:08donc prendre uniquement
18:09des dessins de consoeurs
18:10et de confrères étrangers,
18:11on va commencer
18:12avec la Belgique.
18:13Je n'ai pas eu besoin
18:13d'aller très loin,
18:14donc là,
18:15vous êtes en Belgique
18:15avec ce dessin
18:17de Vado pour l'écho,
18:18le nouveau Bourville,
18:19Sébastien Le Corneau,
18:21on avait déjà entendu
18:22ce surnom,
18:23j'ai jamais trouvé
18:24le You Kun Kun,
18:25bon,
18:25il aurait aussi pu dire
18:26forcément,
18:27elle va marcher
18:27beaucoup moins bien maintenant,
18:29vous vous souvenez tous
18:29du film avec
18:30cette deux chevaux
18:31d'Emmanuel Macron
18:32qui est carbonisé.
18:34Allons maintenant
18:35en Algérie,
18:36vraiment,
18:36vous allez voir,
18:36ça vient de partout,
18:37alors en Algérie
18:38avec ce dessin
18:38de dilemme,
18:39vous vous souvenez,
18:40qu'est-ce qu'on a tous vu,
18:41y compris nos amis étrangers,
18:42on a ensuite vu le président
18:43après cette démission
18:44totalement inattendue,
18:46le président marchait seul
18:47le long de la scène
18:48et donc là,
18:48le dilemme de Macron,
18:49eh bien à ma droite
18:50j'ai un mur
18:51et à ma gauche,
18:52la scène.
18:54Vous voyez la métaphore,
18:55il peut aller
18:56dans aucune des deux directions,
18:57joli dilemme.
18:58Allons maintenant en Suisse,
19:00ce dessin paru
19:01dans la tribune
19:01de Genève de Hermann,
19:03parce qu'ensuite,
19:03qu'est-ce qu'ont ressenti
19:04les Français ?
19:05C'est comme ça
19:05que Hermann le voit,
19:07ça devient insupportable,
19:08on ne sait même plus
19:09à qui s'opposer,
19:10ben oui,
19:10on savait que les Français
19:11aiment bien s'opposer,
19:12mais là,
19:13vers qui on se tourne ?
19:14Ça devient compliqué
19:15cette affaire,
19:15c'est très démotivant.
19:16Alors,
19:18qu'en pense Martin Voltering,
19:19dessinateur des Pays-Bas ?
19:20Lui, il nous rappelle
19:21ce qui a aussi plané
19:22toute la semaine
19:22pendant les discussions,
19:23on a par ailleurs
19:24un petit problème financier,
19:25parce que ce budget,
19:26ce n'est pas juste
19:26le problème du budget,
19:27c'est aussi le problème
19:28de la dette,
19:29et donc du déficit
19:30que ce budget engendrera,
19:31qui viendra gonfler
19:32notre dette,
19:33bientôt insupportable,
19:34selon plusieurs experts.
19:35Donc c'est comme ça
19:36que le voit Martin Voltering,
19:37vite,
19:37un nouveau Premier ministre,
19:38celui-là est brûlé,
19:39et vous voyez l'obstacle
19:40qui tombe derrière.
19:41Allons maintenant en Espagne
19:42avec ce dessin d'Aden,
19:43j'ai presque fini,
19:44qui est paru dans Le Monde.
19:46Aden est une dessinatrice,
19:47certes française,
19:47mais qui vient en Espagne.
19:48Le nouveau drapeau français.
19:50J'imagine que je n'ai pas besoin
19:50de vous commenter,
19:51tous ceux qui ont passé
19:52leur code de la route
19:53sont capables de comprendre
19:54ce dessin,
19:54c'est un peu la sensation
19:55qu'on a eue.
19:56Et on termine la semaine
19:57avec la vision
19:58qui nous vient d'Ukraine,
19:59Dubovski,
20:00qui est la vision
20:00de notre nouveau,
20:01nouvelle Premier ministre,
20:02lorsqu'il arrivera
20:03sur le perron de l'Elysée
20:04et qui croisera
20:05son prédécesseur.
20:07Une simple allumette brûlée,
20:08ça bouge très vite les allumettes.
20:09Merci Kac,
20:10vous nous avez régalé.
20:12Et en attendant
20:12donc une éventuelle fumée blanche
20:14du côté de l'Elysée,
20:16on va évoquer à présent
20:18la situation au Proche-Orient
20:20après deux ans
20:20de traumatisme et d'angoisse
20:22côté israélien,
20:23après deux ans de guerre,
20:24de mort et de destruction
20:25côté palestinien.
20:26Un accord a donc été trouvé
20:27cette semaine
20:28entre Israël et le Hamas
20:29sous l'égide de Donald Trump.
20:31Il prévoit la libération
20:32en une seule fois
20:32des 48 derniers otages,
20:33qu'ils soient vivants ou morts.
20:34La libération en échange
20:36de près de 2000 prisonniers
20:37palestiniens.
20:38Le cessez-le-feu, lui,
20:39est entré en vigueur
20:40aujourd'hui.
20:42Soulagement indicible
20:43du côté des familles d'otages
20:44même si la prudence
20:45reste de mise
20:46tant qu'ils ne sont pas
20:47libérés
20:48et côté palestinien
20:48malgré les 66 000 morts
20:50et l'anéantissement
20:51de la bande de Gaza.
20:52L'heure est également
20:53aux Seines de l'Ieste.
20:54Des milliers de personnes
20:55se sont dirigées
20:57aujourd'hui vers le nord
20:58de l'enclave
20:59à mesure que l'armée
21:00israélienne
21:01s'est redéployée
21:02et retirée
21:04de certains secteurs.
21:05On va écouter
21:06à ce sujet
21:06le président Trump.
21:08C'était hier soir.
21:14Hier soir,
21:16nous avons tenu
21:17un accord historique
21:17au Moyen-Orient
21:18que certains pensaient
21:20impossible.
21:21Nous avons stoppé
21:22la guerre à Gaza
21:23et c'est la paix
21:24au Moyen-Orient.
21:26Une paix durable
21:26et j'espère
21:27une paix éternelle.
21:28la paix au Moyen-Orient,
21:31la libération
21:31de tous les otages
21:32qui seront libérés,
21:33je l'espère,
21:34lundi ou mardi.
21:36C'est un processus
21:36compliqué.
21:37Je ne vais pas vous donner
21:38les détails
21:39ni l'endroit où ils sont,
21:41mais cela avance
21:42et d'ici lundi
21:43ou mardi,
21:43ils seront libres.
21:45Je pense que ce sera
21:46un jour rempli de joie.
21:52Marie-Roger,
21:53je vous entendais réagir
21:54à cette déclaration
21:55de Donald Trump.
21:56Mais oui,
21:56je suis toujours surprise
21:58par le fait
21:59qu'on prenne tout ça
22:00au sérieux.
22:00Ce qu'il dit
22:00la paix sera éternelle,
22:02on a fait la paix.
22:03C'est vrai qu'il y a
22:04quelque chose
22:05qui va se passer
22:05et on voit concrètement
22:06des Palestiniens
22:08retourner à Gaza.
22:10Mais à partir du moment
22:11où on sait
22:12que le gouvernement israélien
22:15continue à dire
22:16qu'il faut vaincre le Hamas,
22:18qu'actuellement
22:19ils considèrent
22:20que ce n'est pas fait,
22:20on a tué tous les leaders.
22:22Le Hamas n'a plus
22:22aucun leader vivant.
22:24Et ils sont
22:25abébés complètement,
22:26ratatinés
22:27et continuent à dire
22:29que c'est une cible,
22:31il faut veiller
22:32à ce qu'il soit des armées
22:33et que ceci
22:33n'est plus.
22:34Et donc ça,
22:34c'est quelque chose
22:35qui peut rebondir
22:36n'importe quand.
22:37S'il a envie
22:39de recommencer
22:39les bombardements,
22:41il va dire
22:41que le Hamas
22:42est toujours là,
22:43on n'a pas fini
22:44et on a bien vu
22:45qu'il a mené
22:46cette guerre
22:47contre tout bon sens
22:49puisqu'on voyait bien,
22:50on avait beau lui dire
22:51bon,
22:52le Hamas,
22:53on ne peut pas,
22:54le Hamas,
22:55on a commencé à dire
22:55c'est une idée,
22:56c'est des gens
22:57qui s'opposent
22:58à la colonisation
22:59et ils sont peut-être
23:01des extrémistes,
23:02ils sont ce qu'ils veulent,
23:02ils sont,
23:03mais à partir du moment,
23:05tant que cette situation,
23:06Gaza est une présidence
23:07assez ouverte,
23:09tant qu'on n'a pas
23:09un État palestinien,
23:10on a toujours
23:10des mouvements
23:12de résistance,
23:12on nous a sériné
23:16avec le Hamas
23:16depuis pendant deux ans
23:18et donc le Hamas,
23:19on l'a vu disparaître
23:20et moi,
23:22quel est le danger
23:23que représente le Hamas
23:24mais il reste sur la table
23:25il reste,
23:26il reste,
23:27les chantiers sont
23:28un prétexte
23:29d'intervenir
23:30à n'importe quel moment
23:31les chantiers sont
23:32colossaux désormais
23:33néanmoins,
23:33dans un premier temps
23:34c'était des scènes de liesse
23:35de part et d'autre
23:36qu'on n'avait pas vu
23:36depuis longtemps
23:36je crois qu'on va
23:37essayer d'être un peu
23:39rester sur les faits
23:40il y a encore
23:41quelques semaines
23:42il y a une dizaine
23:43de jours,
23:44quinze jours
23:44personne ne pensait
23:45qu'on aboutirait
23:46à un accord
23:47cet accord
23:48il est venu comment ?
23:49Il est venu parce que
23:50pas forcément Trump
23:51d'ailleurs
23:51le plan Trump
23:52est un plan
23:53qui est venu
23:54de Grande-Bretagne
23:55et de Tony Blair
23:56en partie
23:57mais aussi
23:57de plusieurs
23:58et néanmoins
23:59ce qui a réussi
24:00Avec le concours aussi
24:01d'autres États
24:02le Qatar,
24:02la Turquie également
24:03Exactement,
24:04tout le monde s'y est mis
24:04ce qui a changé
24:06la donne
24:07d'une certaine manière
24:07c'est ce qui s'est passé
24:08en parallèle
24:09de l'ONU
24:10où en fait
24:11c'est les pays
24:12de la région
24:13qui se sont impliqués
24:14où à la fois
24:15Trump a pris la mesure
24:16peut-être à la suite
24:17et c'est ce que dit
24:18la presse américaine
24:19en tout cas
24:19des attaques
24:20contre Israël
24:21contre le Qatar
24:22qu'à un moment
24:23il fallait arrêter
24:24ça, ça a énervé
24:25passablement
24:25Donald Trump
24:26donc ça a pu accélérer
24:27les choses
24:27Exactement,
24:27il aurait accéléré
24:28les choses
24:29Netanyahou a accepté
24:30de présenter
24:30ses excuses
24:31au Qatar
24:31et il y a une dynamique
24:33qui s'est enclenchée
24:34avec d'un côté
24:35les pays arabes
24:36une partie des pays arabes
24:37qui était prêt à forcer
24:38à tordre le bras
24:39aussi au Hamas
24:40Trump qui d'une certaine manière
24:41a tordu le bras
24:42à Netanyahou
24:44donc on en est
24:45aujourd'hui
24:46à
24:46qu'est-ce qu'on a
24:47aujourd'hui ?
24:47On a 4 points
24:49d'un plan
24:50qui est en 20 points
24:50qui sont en train
24:51de se mettre en place
24:52Avec donc cette première phase
24:54et notamment ce retrait
24:55de certaines zones
24:57par l'armée israélienne
24:58qui garde pour l'heure
24:59le contrôle
25:00de 53%
25:01du territoire
25:02Le Hamas avait demandé
25:03en fait avant de libérer
25:04les otages
25:04à ce que l'armée israélienne
25:05sorte complètement de Gaza
25:07ça a été négocié
25:08donc on va être prudent
25:10il y a encore
25:11beaucoup de choses
25:11à négocier
25:12le plus compliqué
25:13ça va être
25:13ce qui va se passer après
25:15si déjà
25:16il y a un cessez-le-feu
25:17qui semble être mis en place
25:18s'il y a une libération
25:19d'otages
25:20lundi ou mardi
25:21pour les familles
25:23pour tous ces pays
25:23pour les deux côtés
25:24c'est quand même
25:24une très bonne nouvelle
25:26et après
25:27oui ça va être compliqué
25:28qu'est-ce qui reste
25:29du Hamas aujourd'hui
25:30je ne sais pas
25:30je suis incapable de le dire
25:31il y a encore quelques leaders
25:32qui discutent
25:33et qui étaient au Qatar
25:34il y a toute la question
25:37du désarmement
25:38il y a la question
25:38de la gouvernance
25:39quelle administration
25:40va mettre
25:41administration civile
25:42palestinienne
25:43supervisée par
25:43les autorités internationales
25:45il y a à côté
25:46évidemment la sécurité
25:47la Turquie
25:47qui s'est dit prête
25:48par exemple
25:49à envoyer des troupes
25:50pour assurer la sécurité
25:50oui c'est ça
25:51elle se dit prête
25:51à assumer toute mission
25:53à Gaza
25:53enfin l'armée turque
25:54précisément
25:55qu'est-ce qu'on peut
25:56penser de ça
25:57on peut penser
25:58que les pays
25:59à la fois les pays arabes
26:00mais la Turquie
26:01qui était quand même
26:01au premier lieu
26:02aussi des discussions
26:03est prête à s'engager
26:05pour voir
26:05ou essayer d'arriver
26:06quelque part
26:07à une paix
26:07qui tienne
26:08la vraie question
26:09et là je rejoins
26:10ce qu'on disait
26:12tout à l'heure
26:12c'est que
26:12la vraie question
26:13on sait bien
26:14dans cette région
26:14c'est d'avoir
26:15une paix pérenne
26:16d'avoir quelque chose
26:17qui correspond à quelque chose
26:18il y a un idéal palestinien
26:20il y a les deux états palestiniens
26:21dans quelle équation
26:23on peut arriver
26:24à remettre cette idée
26:25au centre des discussions
26:28donc il y a beaucoup
26:28beaucoup de choses
26:29il y a beaucoup d'étapes
26:30enfin je pense
26:31qu'on peut quand même
26:32pour l'instant
26:32et je n'ai pas souvent
26:34pris la défense
26:36de Donald Trump
26:37dire qu'il y a un plan
26:39qui semble en tout cas
26:40il a débloqué la situation
26:41Ziyad
26:42d'autant que ce plan de paix
26:44il faut en en parler
26:44la semaine dernière
26:45mais comporte
26:46beaucoup d'incertitudes
26:48beaucoup de flous
26:50et il semble prévoir
26:52à terme
26:52la création d'un état palestinien
26:53auquel Benyamin Netanyahou
26:54reste foncièrement opposé
26:56il l'a répété
26:57il y a quelques jours
26:58l'absence dans tout ça
27:01c'est les palestiniens
27:03c'est-à-dire tout ce plan
27:05et comme vous l'avez dit
27:07et comme tu l'as dit
27:08c'est un ouf
27:11de soulagement triste
27:12d'abord on va pouvoir
27:13sortir ces otages
27:14deux
27:15on va pouvoir arrêter
27:16le martyr de cette population
27:17trois
27:18va s'ouvrir un chantier
27:20absolument titanesque
27:21parce que je ne parle pas
27:22de politique
27:22je ne parle pas de diplomatie
27:23c'est-à-dire comment
27:24on va venir en aide
27:25vite
27:25maintenant
27:26tout de suite
27:26les quelques images
27:28qui circulent
27:28qu'on a vu
27:29qui tournent en boucle
27:30depuis des semaines
27:31mais on va en avoir plus
27:32peut-être que les Israéliens
27:34vont finir par laisser
27:35rentrer la presse
27:36on va voir
27:36on va mesurer
27:38l'ampleur du désastre humain
27:40de Gaza
27:41et comment
27:42justement là
27:42il y a des dizaines
27:43de milliers de personnes
27:43qui retournent
27:44vers des ruines
27:45vers quoi
27:45vers des ruines
27:46donc il n'y a plus de maison
27:47il n'y a plus de ville
27:47il y avait une interview
27:49absolument pas très émouvante
27:51d'une dame
27:51qui disait
27:51je ne reconnais pas
27:52je ne peux pas me retrouver
27:54dans ce centre de ruines
27:55il n'y a même plus de rue
27:55je ne peux pas
27:56donc l'aspect humanitaire
27:58va peser très très vite
27:59parce que ça va être
28:00une exigence
28:01de coordination immédiate
28:02d'argent
28:03de moyens
28:04d'avions
28:05de je ne sais pas quoi
28:05etc
28:06la deuxième chose
28:08c'est que
28:09tout ça est lié
28:11à une personne
28:12qui est Donald Trump
28:13qui met la pression
28:14sur tout le monde
28:15si demain
28:16il s'intéresse à la Chine
28:18ou si demain
28:18il s'intéresse à autre chose
28:20peut-être que ça
28:20ne l'intéressera plus
28:22et que
28:23de chaque côté
28:24après moi je pense
28:25que le Hamas
28:25est très affaibli
28:26d'abord militairement
28:27dans Gaza
28:28et surtout
28:29par le consensus
28:30des pays arabes
28:31et musulmans
28:32qui ont dit
28:33on va trouver une solution
28:34sans eux
28:34et qui ont joué le jeu
28:35en particulier les Turcs
28:37pour les faire basculer
28:38mais la question palestinienne
28:40reste entière
28:40qu'est-ce qu'on fait
28:41en Cisjordanie
28:41qu'est-ce qu'on fait
28:42avec Gaza
28:42comment l'idée
28:44de mettre Tony Blair
28:45est un fumage de joint
28:46excusez-moi
28:47de première catégorie occidentale
28:50c'est de mettre un britannique
28:51qui est jusqu'aux yeux
28:53dans la guerre en Irak
28:54c'est le retour
28:54du polon
28:55il y a l'ancienneté
28:57il y a la guerre d'Irak
28:58où il est
28:59même le symbole
29:00donc ça ne marchera pas
29:03le conseil de la paix
29:04ça ne marchera pas
29:05si on ne trouve pas
29:06le moyen
29:06de s'entendre
29:08avec des pouvoirs
29:10à l'intérieur de Gaza
29:11parce que Gaza
29:12est totalement disloqué
29:13il y a des bandes
29:14il y a des gangs
29:15il y a des trafiquants
29:16il y a tout ce bazar
29:18donc il va falloir
29:19trouver des gens
29:20sur lesquels s'appuyer
29:21pour qu'ils soient légitimes
29:22qu'ils ne se fassent pas
29:23flinguer demain matin
29:23donc tout ça
29:24on a ouvert
29:25un process
29:26qui est extrêmement compliqué
29:27et qui dépasse
29:28les effets de manche
29:31des uns et des autres
29:32même si encore une fois
29:33je suis bien obligé
29:34d'admettre comme toi
29:35que le retournement
29:37de cravate de Trump
29:38a été extrêmement utile
29:40CAC
29:41les dessins
29:42sur le Proche-Orient
29:43alors à nouveau
29:45on va reprendre la séquence
29:46telle que c'est produite
29:47on va essayer
29:47de voir pas mal
29:48de dessinateurs
29:48notamment de cette région du monde
29:50on va commencer en Jordanie
29:52avec Emma Dajaj
29:54pour Al-Arabi Al-Jadid
29:55ce dessin
29:56de la table des négociations
29:58que j'ai trouvé très fort
30:00parce qu'il pose la question
30:01alors évidemment
30:01bon graphiquement
30:02il est dramatique
30:03puisque vous y voyez
30:04non seulement les gens affamés
30:05mais aussi les corps
30:05mais aussi il pose la question
30:07peut-être de l'importance
30:08du poids des populations
30:09sur ceux qui ont dû
30:10prendre les décisions
30:11à la fois évidemment
30:12la population palestinienne
30:14qui souffre le martyr
30:15depuis deux ans
30:16et aussi évidemment
30:17la population israélienne
30:18qui sans cesse
30:19manifeste depuis deux ans
30:20pour le retour des otages
30:21vivants ou morts
30:22et donc ce dessin
30:23pour moi
30:23c'est peut-être
30:24signifier qu'à cause
30:25de cette puissance
30:26du cri des populations
30:28finalement il faut finir
30:29par se mettre à la table
30:29et signer un protocole d'accord
30:31autre dessin de Kishka
30:33un dessinateur israélien
30:35au moment de l'annonce
30:36de l'accord
30:37au tout début
30:37vous vous souvenez
30:38on ne savait pas trop
30:38comment les réagir Netanyahou
30:39et donc vous avez
30:41ouf ouf
30:42dit le petit palestinien
30:43de Gaza
30:44ouf dit le militaire
30:45de Tsaal
30:45ouf dit Donald Trump
30:46ouf dit l'otage
30:47encore dans son tunnel
30:48ouf dit le Hamas
30:49qui quelque part
30:50va peut-être arrêter
30:51de se faire tirer dessus
30:52et shit
30:52dit Netanyahou
30:53qui lui n'avait peut-être
30:55pas vu les choses comme ça
30:56du coup on peut se poser
30:57la question effectivement
30:58non seulement
30:58si le Hamas
30:59voudra vraiment aller
31:00jusqu'au bout de cette paix
31:01mais si Netanyahou
31:01lui-même voudra aller
31:02au bout de cette paix
31:03parce qu'on sait
31:03qu'il a certains objectifs
31:04divergents
31:05avec ce qui est écrit
31:06dans le plan
31:06dit Trump
31:08donc j'aime beaucoup
31:09ce dessin
31:10de Fahad Bahad
31:12que vous allez peut-être
31:12voir à l'écran
31:13juste après
31:13où vous avez
31:15un Donald Trump
31:15et un Netanyahou
31:16je ne sais pas
31:17si vous l'avez
31:18qui se tiennent la main
31:19et regardez bien les jambes
31:20il y en a un
31:21qui écrit les phrases
31:22et l'autre
31:22qui a des gommes
31:23à la place des jambes
31:24bonne question
31:26j'ai voulu faire
31:27un petit clin d'oeil
31:27à l'actualité française
31:28en vous amenant
31:29je viens vous voir
31:29ce soir un de mes dessins
31:30et donc comme ce plan
31:32c'est quand même
31:32le plan de Donald Trump
31:33il faut bien lui rendre
31:34au moins cet hommage là
31:35vous avez la façon
31:36dont la France
31:37lui a rendu hommage
31:37cette semaine
31:38entre ici Donald Trump
31:39évidemment un clin d'oeil
31:40à l'entrée au Panthéon
31:42de Jean Moulin
31:44bien entendu
31:44mais aussi cette semaine
31:45l'entrée au Panthéon
31:46de monsieur Badinter
31:47et on termine
31:48avec un dessin
31:49rendons à César
31:50ce qui est à César
31:50qui vient des Etats-Unis
31:51de Coterba
31:52en l'échange
31:53de cette petite gloire
31:53du moment
31:54Donald Trump espérait
31:55avoir le Nobel de la paix
31:56donc il s'était préparé
31:58à accueillir
31:58l'oiseau de la paix
31:59j'aime beaucoup
31:59cette petite métaphore
32:00malheureusement
32:01le nid semble rester vide
32:02et la Maison Blanche
32:04a fait part
32:05de son désarroi
32:06aujourd'hui
32:07on en parlait
32:07tout à l'heure
32:08merci
32:08CAC
32:09et dernier thème
32:10d'une semaine dans le monde
32:11ce soir
32:12le lancement officiel
32:13de la campagne
32:13pour la présidentielle
32:14en Côte d'Ivoire
32:15le président sortant
32:15Alassane Ouattara
32:16est donc candidat
32:17à un quatrième mandat
32:18il reste le grand favori
32:19de ce scrutin
32:20qui semble jouer d'avance
32:21n'ayant face à lui
32:22que des opposants
32:23qui ne semblent pas
32:23pouvoir lui faire de l'ombre
32:25les voici
32:25Simone et Yvette
32:26ancienne épouse
32:27de Laurent Gbagbo
32:28candidat du mouvement
32:29des générations capables
32:30Jean-Louis Billon
32:31candidat du mouvement
32:32citoyen
32:32congrès démocratique
32:33Henriette Lagou
32:34ancienne ministre
32:35de Laurent Gbagbo
32:36et candidat du groupement
32:37des partenaires politiques
32:39pour la paix
32:39et enfin
32:40Awad Onmelo
32:41candidat indépendant
32:42les candidatures
32:44des deux principaux opposants
32:45Alassane Ouattara
32:46l'ancien président Gbagbo
32:47et l'ancien directeur général
32:49du Crédit Suisse
32:50Dijan Thiam
32:51ont été rejetés
32:51il y a un mois
32:52et depuis les arrestations
32:53d'ailleurs se multiplient
32:55au sein de l'opposition
32:56Ziad
32:57scrutin donc
32:58qui semble jouer d'avance
32:59quelle capacité
33:00des autres candidats
33:01à s'unir
33:02pour éviter
33:02un émiettement
33:03des voix
33:04est-ce que c'est possible ça ?
33:05Alors
33:06il y a deux discussions
33:07il y a la discussion
33:08politico-politique
33:09j'allais dire
33:10est-ce qu'ils vont s'entendre
33:11pas s'entendre
33:11à mon avis
33:11ils vont pas s'entendre
33:12ils jouent chacun une carte
33:13et puis
33:14tous ces opposants
33:16en fait
33:16ceux qui sont dans la course
33:17et ceux qui ont été invalidés
33:19par le conseil constitutionnel
33:20pour des raisons
33:22des textes de loi
33:24après on peut dire
33:25qu'on utilise des textes
33:26mais il y a des textes
33:26qui ont été appliqués
33:27dans les deux cas
33:28tous ces gens
33:29sont dans une projection
33:31d'avenir
33:31donc
33:32de dire que la campagne
33:34est jouée
33:34c'est certain
33:35que Alassane Ouattara
33:36sort avec un grand bilan
33:37qu'il a le pouvoir
33:40qu'il est président
33:40mais il y aura campagne
33:42parce que les enjeux
33:44sont aujourd'hui
33:45et demain
33:46et donc les gens
33:47se positionnent
33:47il y aura campagne
33:48parce que l'Afrique
33:50n'est pas aussi uniquement
33:51celle qu'on voit
33:51un peu figée
33:52comme ça
33:53parce qu'il y a
33:54une opinion publique
33:54parce qu'il y a des journaux
33:55parce que maintenant
33:56il y a des télés
33:56parce qu'il y a des débats
33:57parce que tout le monde
33:59s'engueule
33:59tout le monde
34:00tout le monde
34:00a une opinion
34:01par exemple
34:02dans le mélo
34:03c'est le souverainisme
34:04mode légèrement russe
34:06il y a Simone
34:08Simone Bagbo
34:10qui insiste
34:10pour garder son nom
34:11c'est pas un personnage
34:12anodin
34:12c'est quelqu'un
34:13qui a été très contesté
34:15qui a pesé lourd
34:16dans l'histoire
34:17de la Côte d'Ivoire
34:17donc il va y avoir
34:18un débat
34:18il va y avoir
34:18un débat
34:19dans la diaspora
34:19il va y avoir
34:20un débat
34:20dans les universités
34:21les gens vont
34:22s'interpeller
34:23il y a aussi
34:24un appel à la manifestation
34:25des deux
34:26alors ça c'est
34:27la partie plus politique
34:28je pense que
34:29le président
34:31et le pouvoir
34:32sont bien décidés
34:33à contrôler
34:33le processus
34:34pour qu'il n'y ait pas
34:35de dérapage
34:36et que
34:37c'est clair
34:38que les manifestants
34:39bon je crois
34:39que la manifestation
34:40de samedi
34:40n'aura pas lieu
34:41mais je ne suis pas sûr
34:42si ça va changer ou pas
34:43c'est clair
34:44qu'il y a un encadrement
34:45de la rue
34:45qui est assez précis
34:46parce qu'il y a aussi
34:47des traumatismes
34:48en Côte d'Ivoire
34:48qu'il ne faut pas
34:49sous-estimer
34:51ce qui s'est passé
34:51dans le passé
34:52je pense qu'il y a
34:53une décision
34:54de ne pas avoir
34:55de dégâts
34:57ou de victimes
34:58mais le font
34:58encore une fois
34:59de l'affaire
34:59de dire qu'il n'y a pas
35:00de débat politique
35:04il y aura un débat politique
35:05on en parlera peut-être
35:06pour le Cameroun aussi
35:07ce n'est pas des pays figés
35:09c'est des pays
35:09dans lesquels
35:10il se passe des choses
35:11peut-être que ça
35:12ne se représente pas
35:13entièrement tout en haut
35:14mais il se passe des choses
35:15Marie-Roger
35:17un petit mot
35:18peut-être sur la Côte d'Ivoire
35:18avant justement
35:19de passer au Cameroun
35:20Oui
35:20moi j'ai toujours
35:22très envie de comparer
35:23avec le Cameroun
35:25parce que les deux élections
35:26se passent en même temps
35:27à peu près
35:27Donc là aussi
35:28les opposants
35:30les plus importants
35:31sont écartés
35:32Il y a quelques similitudes
35:34c'est-à-dire
35:35bon
35:35comme disait
35:35il y a des textes
35:36qui ont
35:37écarté
35:39ces politiques
35:40pas politiques
35:41mais il y a des gens
35:42qui ont été écartés
35:43mais il n'empêche
35:43qu'il y a eu
35:45l'émergence
35:45d'autres candidats
35:47en particulier
35:48un autre candidat
35:49et puis quand même
35:50pour la situation générale
35:52Alassane Ouattara
35:54se présente
35:55pour un quatrième mandat
35:56et le dernier
35:57ça c'est sûr
35:57parce que c'est leur constitution
35:59
35:59Paul Biya
36:01le huitième
36:01le huitième
36:02et c'est pas forcément
36:03le dernier
36:03parce que c'est
36:04d'abord sept ans
36:05il aurait
36:06il aurait
36:07cent ans
36:08à la fin
36:08de ce mandat
36:09et il pourrait
36:11il pourrait théoriquement
36:12rempiler
36:13parce qu'il n'y a pas
36:14de limitation
36:14et donc
36:16et en plus
36:16je dirais
36:17la Côte d'Ivoire
36:18est sur une pente ascendante
36:20chacun reconnaît
36:21comment ce pays
36:23a réussi
36:23à se
36:24Alassane
36:25Ouattara
36:25relancer ce pays
36:26après la fameuse
36:27crise électorale
36:28justement
36:29qui pend au nez du Cameroun
36:30si les choses se passent mal
36:31et que
36:32après
36:34après le Nigeria
36:35c'est la Côte d'Ivoire
36:36qui est le poids lourd
36:37de l'Afrique de l'Ouest
36:38et donc
36:39tous les débats
36:40qu'il y a
36:41en Côte d'Ivoire
36:42ça tourne plus
36:43autour de personnes
36:43est-ce que tel peut se présenter
36:45ou pas
36:45mais c'est pas
36:46préjudiciable
36:47à la nation
36:48c'est-à-dire que si
36:49Alassane est réélu
36:50c'est pas
36:52c'est pas
36:53une situation
36:54tragique
36:55pour la Côte d'Ivoire
36:55ce qui est le cas
36:56au Cameroun
36:57qui est un pays
36:57déjà
36:58en pleine déconfiture
37:00je veux dire
37:01c'est de ça
37:02des gringolades
37:02la paupérisation
37:03on peut m'en faire
37:04la liste
37:06de tout ce qui va
37:07par le Cameroun
37:074 Camerounais
37:08sur 10
37:09vivent sous le fait
37:10de pauvreté
37:11absolument
37:11le chômage
37:12des jeunes
37:12c'est 75%
37:13l'économie
37:15est vraiment
37:16au fond du trou
37:16c'est comme ça
37:17que parle
37:17avec tous les points de vue
37:19et donc
37:19là c'est un pays
37:20qui a besoin
37:21justement
37:22d'un nouvel élan
37:24pour stopper
37:26un peu
37:26sa dégringolade
37:27c'est pas la même chose
37:28qu'en Côte d'Ivoire
37:29ce qui est intéressant
37:29c'est aussi
37:30dans le contrat
37:31c'est-à-dire qu'au Cameroun
37:33il faut stopper
37:34la descente
37:34et rebondir
37:36en Côte d'Ivoire
37:37on a les problèmes
37:38d'un pays
37:40qui est en phase
37:40d'émergence
37:41donc il y a
37:42la question
37:43de l'inclusivité sociale
37:44qui est devenue
37:45une vraie discussion
37:45et quand on voit
37:46l'émergence
37:47des générations
37:47Z
37:48de cette jeunesse
37:49parce que c'est
37:5070% de ces pays
37:51et donc
37:52il y a des universités
37:53on en a construit
37:549
37:55ils sont là
37:56ils ont des idées
37:57ils ont des opinions
37:58il faut qu'ils soient intégrés
37:59dans les process politiques
38:01et économiques
38:02et ça c'est des vrais enjeux
38:03la transformation
38:03de l'économie
38:04pour ne pas être
38:06uniquement
38:06que de la matière première
38:08mais de l'industrie
38:08du savoir
38:09tout ça
38:09c'est des vrais enjeux
38:10qui seront malheureusement
38:12pas véritablement évoqués
38:14dans la campagne
38:14parce que ça va être
38:15très politique
38:16mais voilà de quoi on parle
38:17c'est pour ça que
38:18de pas trop
38:19je sais que c'est un peu cynique
38:20de dire bon ok
38:21on va pas se préoccuper
38:22du paysage politique
38:23tel qu'il est aujourd'hui
38:24parce que ce qui est intéressant
38:25c'est qu'est-ce qui se passe
38:26réellement
38:26dans les sociétés
38:27comment elles évoluent
38:29comment elles bougent
38:29et comment ces pays
38:31peuvent s'inscrire
38:33dans le long terme
38:34sur des schémas
38:35de développement durable
38:35ce qui est vraiment
38:36la priorité des priorités
38:38des emplois
38:38du travail
38:39de la richesse
38:40et on va déjà passer
38:41au dessin
38:42CAC
38:43sur la Côte d'Ivoire
38:44alors un petit peu moins
38:45parce qu'on en a montré
38:46beaucoup sur les autres sujets
38:46j'en ai que trois
38:47tous les trois sur
38:49uniquement sur la Côte d'Ivoire
38:51ce premier dessin
38:52de Serraquet
38:53et Zoré
38:53qui vous résume
38:54un petit peu
38:55la situation
38:55à ce stade
38:57ils ont voulu évaluer
38:58qui a le plus de chances
38:59de l'emporter
38:59je pense que c'est plus la peine
39:01de présenter les personnages
39:01même si les caricatures
39:02sont très réussies
39:04c'est un dessin paru
39:05qui vient de Côte d'Ivoire
39:06et qui est paru dans
39:06Biche
39:07un magazine extrêmement populaire
39:08là-bas
39:09qui fait travailler
39:10énormément de dessinateurs
39:11ce second dessin
39:12de Carlos
39:13qui voit un petit peu
39:13l'ambiance
39:13au moment où il faut négocier
39:14qui va s'allier avec qui
39:16alors qu'il je crois
39:16illustre une pratique
39:17assez courante
39:18c'est quoi ça
39:19demande le RHDP
39:20je joue dans les deux camps
39:21celui qui me donne
39:22le plus d'argent
39:23je marque son but
39:24c'est une allusion au fait
39:25qu'on peut aussi
39:26peut-être parfois
39:26monnayer son soutien
39:27dans le cas d'élections
39:28dessin donc de Carlos
39:29dessinateur ivoirien
39:30et je termine avec ce dessin
39:32que graphiquement
39:32je trouve très beau
39:33qui nous vient de main de Dieu
39:34un très bon dessinateur
39:35du Burkina Faso
39:36qui n'est pas très loin
39:36et qui lui aussi
39:38essaye de résumer
39:39la ligne de départ
39:39mais vous voyez
39:40cette fois-ci
39:40avec d'autres articles
39:41tout le monde n'est pas équipé
39:42de la même monture
39:42visiblement
39:43pour prendre la ligne de départ
39:44à vos marques près
39:45dit monsieur Boitara
39:46et regardez les petits détails
39:48des montures
39:48et la qualité du dessin
39:49c'est à la fois
39:50c'est très cartoon
39:51et c'est très mignon
39:52tout en passant un message
39:53Merci beaucoup Cac
39:55et merci à tous les dessinateurs
39:56de Cartooning for Peace
39:57pour ses contributions
39:58Merci Fabrice
40:00Merci Marie-Roger
40:00Merci Ziad
40:02et on attend toujours
40:03effectivement
40:04Ils ont dit que ça pouvait être
40:06finalement après 20h
40:07en tout cas
40:07on suivra ça bien évidemment
40:09sur France 24
40:10vous restez avec nous
40:11avant de se quitter
40:12petit rappel
40:14une très grosse pensée
40:15pour les français
40:16Cécile Collère
40:17et Jacques Paris
40:18toujours détenus
40:19en Iran
40:20depuis le 7 mai 2022
40:22nous ne les oublions pas
40:23et adressons nos pensées
40:24à leurs familles
40:25en espérant
40:26leur libération
40:27très prochaine
40:28Voilà pour cette semaine
40:29dans le monde
40:30cette émission est à retrouver
40:31sur notre site internet
40:32et sur les réseaux sociaux
40:33point complet
40:34sur l'actualité internationale
40:35et surtout française
40:36dans quelques minutes
40:37Merci à mes Tipeurs et sous-titrage Société Radio-Canada
40:44Merci à mes Tipeurs et sous-titrage Société Radio-Canada
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