00:00Et pendant ce temps-là, six Français étaient à bord du navire humanitaire Madeleine,
00:03interceptée par l'armée israélienne au large de Gaza.
00:06Deux d'entre eux ont accepté leur expulsion vers la France.
00:10Quatre autres, dont l'eurodéputée insoumise Rima Hassan refuse,
00:13car opposée à la signature d'un document les accusant d'entrée illégale en Israël.
00:18Alors sur ce dossier, Arthur Delaborde, Emmanuel Macron se veut actif mais discret,
00:23dénonçant le blocus de Gaza tout en évitant l'escalade diplomatique,
00:27une ligne de crête qui risque d'alimenter le malaise.
00:29Effectivement, le président tente de maintenir un équilibre précaire.
00:33Comment concilier la défense des ressortissants,
00:35la condamnation du blocus de Gaza et le maintien d'un lien stratégique avec Israël ?
00:40Emmanuel Macron a donc choisi la voie de la prudence.
00:42Il parle d'un blocus scandaleux, demande le retour rapide des Français,
00:47mais s'abstient de toute critique frontale contre le gouvernement Netanyahou.
00:51Résultat, à gauche, on crie à la lâcheté.
00:53À droite, on dénonce une ambiguïté dangereuse, voire un glissement idéologique,
00:57en considérant que la France doit rester un allié clair d'Israël.
01:00Dans ce contexte, Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères,
01:03tente de reprendre la main.
01:05Il vient de dénoncer des manœuvres de désinformation,
01:09mais sans convaincre pleinement.
01:11Le fond du malaise est là,
01:12la crainte de voir le conflit israélo-palestinien s'inviter dans les rues françaises,
01:16entre manifestations, tensions communautaires et crispations politiques.
01:19Le président marche sur un fil,
01:22et avec sa posture de l'entre-deux,
01:24c'est l'image d'une France effacée qui s'installe.
01:26À trop vouloir rester neutre, il prend le risque d'être inaudible.
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