00:00Le gouvernement national lui se dit prêt à censurer, il appelle à la fin de la farce et il se dit désormais prêt à envoyer Jordan Bardella à Matignon.
00:07Oui en effet Marine Le Pen qui est en ce moment au sommet de l'élevage en Auvergne a dit que de toute façon elle censurerait jusqu'à une dissolution
00:14et en effet le but c'est d'envoyer Jordan Bardella à Matignon, va être coûté patronne du groupe RN à l'Assemblée Nationale.
00:21Soit les français nous veulent, ils votent pour nous, on est prêts et on enverra Jordan Bardella à Matignon
00:33qui constituera un gouvernement de cohabitation. Soit les français ne veulent pas nous et nous n'avons pas la capacité d'obtenir une majorité
00:44ou de constituer ou de créer ou d'aller chercher une majorité absolue. Nous sommes républicains, nous respecterons les règles de l'Assemblée Nationale
00:54comme nous le faisons depuis des décennies et des décennies.
00:59Voilà, le Rassemblement National aujourd'hui c'est très clair, la ligne est très claire, ils veulent une dissolution, ils veulent des élections législatives.
01:05Ils sont dans les sondages donnés largement gagnants, ils gagneraient sans doute des sièges.
01:09Ils ont ce plan, ils ont d'ailleurs tendu hier à la main à la droite en disant si on gagne les législatives, rejoignez-nous, etc.
01:17Le RN a changé finalement de plan puisqu'on avance là, il y a encore quelques jours, il disait on attend les discours de politique générale,
01:24on attend de voir ce que le Premier ministre mettra dans son budget. Aujourd'hui ce n'est plus du tout la marche à suivre,
01:30le Rassemblement National a une ligne très claire, d'ailleurs contrairement à tous les autres partis
01:35où on voit que la ligne, pour le coup, c'est un peu la cacophonie ailleurs.
01:40Pas pour le Rassemblement National qui donc maintenant veut une dissolution et rien d'autre
01:44et ira au bout, fera chuter gouvernement après gouvernement pour réussir à arriver à cette dissolution.
01:49Pierre-Emmanuel Guigaud, cette grande coalition des droites, est-ce qu'elle prend forme ?
01:53On sait qu'Éric Ciotti, il y a un peu plus d'un an, avait rejoint le mouvement de Marine Le Pen,
01:58ou en tout cas c'était allié électoralement avec elle.
02:01Cette grande coalition des droites, c'est un rêve depuis longtemps de l'extrême droite.
02:05Quel est votre sentiment ?
02:08Alors c'est un rêve oui et non, parce qu'elle a tenté à plusieurs reprises de se rapprocher
02:13à l'époque de Jean-Marie Le Pen, de Jacques Chirac, de Bruno Maigret,
02:16et à chaque fois, des deux côtés, ça a tiraillé, parce qu'une partie de la force du vote RN,
02:21c'est justement un vote anti-système, donc ça lie avec le reste des droites,
02:25c'est aussi potentiellement se priver de cet électorat plus radical.
02:28Alors effectivement, il y a des tentations des deux côtés,
02:30mais ça a déjà été tenté avec Éric Ciotti il y a maintenant un an et demi,
02:35et ça a échoué, alors que tous les sondages donnaient une victoire,
02:38ou au moins une majorité relative, au final ça a échoué.
02:41Donc ça montre qu'il y a quand même un rejet encore très très très fort,
02:43que ce soit au centre, que ce soit même dans une partie de la droite,
02:46il ne faut pas oublier que LR a fait scission à l'époque sur cette question-là,
02:49qu'il y a un rejet en fait de cette tentation-là.
02:51Donc il n'est pas dit que demain, s'il y avait de nouvelles législatives,
02:54il n'y aurait pas à nouveau une sorte de front républicain qui se mettrait en œuvre,
02:57peut-être moins fort que la dernière fois, et encore il faudrait voir,
03:01mais en tout cas le fait est que pour le moment le Rennes seul n'est pas majoritaire dans le pays,
03:06et même avec une partie de la droite, il n'est pas dit qu'il serait majoritaire
03:10en termes de siège à l'Assemblée nationale.
03:13Et vous soulevez là un point très important,
03:15ce front républicain qui finalement a été le grand vainqueur des élections législatives,
03:19il n'est pas affaibli selon vous par la décision d'Emmanuel Macron
03:22de ne pas nommer une personnalité issue du nouveau front populaire à Matignon,
03:26vous vous en doutiez en tout cas ?
03:28Alors ça a été affaibli effectivement, en même temps il avait d'autres arguments à avancer à ce moment-là,
03:35il pouvait tenter d'autres manœuvres, il les a tentées,
03:38elles ont toutes échoué, que ce soit avec Michel Barnier ou que ce soit avec François Bayrou,
03:43et donc là il n'a plus que deux possibilités,
03:45soit essayer la dernière carte possible gouvernementale qui est celle de la gauche et du centre-gauche,
03:51ou alors c'est la dissolution, et éventuellement deuxième solution bis,
03:55la démission mais qui paraît quand même plus improbable.
03:57Flore, Sébastien Lecornu, il disait ce matin que la dissolution, le spectre de la dissolution s'éloignait,
04:03vraiment il doit prendre la parole ce soir, le premier ministre démissionnaire en tout cas.
04:06Oui en effet, il a donc mené des consultations exprès, ça il a été missionné par Emmanuel Macron,
04:11donc avec comme priorité, et ça ça a été acté visiblement par les partis qu'il a rencontrés,
04:16c'est-à-dire ceux du socle commun, les LR hier, puisque pour l'instant on ne sait pas trop s'ils font encore partie du socle commun,
04:23et puis aujourd'hui la gauche, qu'il fallait, l'urgence c'était de trouver un budget à la France.
04:27Donc visiblement il y a eu des points d'accord là-dessus, tout le monde est d'accord là-dessus,
04:30donc en effet ce soir le premier ministre démissionnaire va prendre la parole pour rendre compte aux Français de ce qui s'est dit,
04:37dans ses diverses réunions et discussions avec les partis politiques, il aura vu avant ça le chef de l'État,
04:44il va faire un point au chef de l'État avec ce qui s'est dit entre hier et aujourd'hui,
04:48en revanche ce qu'on sait c'est qu'il mène des discussions, alors si elles arrivent à aboutir,
04:51et on va le savoir dans les prochaines heures, ça voudra, mais il ne veut pas redevenir premier ministre Sébastien Lecornu,
04:57ça veut dire qu'il aura mené des consultations qui possiblement pourraient aboutir,
05:01mais pour ensuite passer la main à sans doute un autre premier ministre,
05:05là encore on peut avoir des surprises Florent, puisqu'il y en a régulièrement depuis quelques jours,
05:10voire quelques semaines, voire quelques mois même, mais en tout cas Sébastien Lecornu a priori ne veut pas rester à Matignon,
05:15donc il aura mené des consultations, on va voir si elles aboutissent,
05:19mais ce ne serait pas lui qui ensuite continuerait les discussions pour arriver au bout.
05:23Oui, je tenais juste à ajouter quelque chose justement pour essayer de trouver un accord pour le budget 2026,
05:28Sébastien Lecornu semble lâcher du lest côté déficit, déficit public,
05:32parce que vous savez on doit réduire notre déficit public dans les années à venir,
05:35on était sur un objectif, une cible de 4,7% pour 2026,
05:41là il serait plutôt autour de 5% pour justement essayer de convaincre un maximum de partis de trouver un accord sur le budget.
05:47Merci Johanna, merci Flore, merci également à vous Pierre-Emmanuel Guigaud d'avoir répondu favorablement aujourd'hui à l'invitation de France 24.
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