00:00Malheureusement, très choqué, mais pas surpris du tout,
00:03puisque à l'université Paris VIII, c'est une université qui est extrêmement radicale,
00:07où on a depuis maintenant des mois et des mois des mobilisations pro-Gaza,
00:14comme dans d'autres campus, et c'est une université qui a toujours eu cette dérive-là,
00:21puisque déjà au début des années 2000, on avait eu des étudiants juifs
00:25qui étaient systématiquement attaqués sur le campus,
00:28il y avait eu une exposition en 2003 proposant des caricatures antisémites,
00:33et il y avait fallu plusieurs jours pour que l'administration fasse cesser ça.
00:36Et là, effectivement, c'est la même chose, on avait des affiches dans toute l'université
00:40qui revendiquaient cette organisation, cette manifestation,
00:44avec comme invité vedette Georges Ibrahim Abdallah, le terroriste qui vient d'être libéré,
00:50et Mariam Aboudaka, qui est une des porte-parole du Front de Libération de la Palestine,
00:54un mouvement lui aussi terroriste, les deux intervenant en visio.
00:58Mais effectivement, l'idée c'était quand même de vraiment mettre en avant la lutte armée,
01:02et d'ailleurs, vous avez passé cet extrait-là, mais il y a d'autres extraits
01:04où on entend les étudiants applaudir justement au passage à la lutte armée.
01:09Et une autre intervenante dit, c'est bien ce qui a été fait,
01:13mais il faut aussi enflammer les campus en France.
01:18Donc on a quand même cette volonté, y compris d'importer sur notre territoire,
01:21d'aller plus loin, cette lutte armée.
01:22Je précise que le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
01:25parle d'un rassemblement au Roland antisémite.
01:28Il a saisi la justice et convoqué le président de l'université pour s'expliquer.
01:32Une enquête est en cours, on va suivre bien sûr tout ça avec beaucoup d'attention.
01:35Est-ce qu'on est, Olivier Vial, assez sévère face à ces dérapages, face à ces étudiants ?
01:42Qu'est-ce qu'il faut faire en fait pour que ça s'arrête, tout simplement ?
01:45Il faudrait avoir la lucidité de regarder ça effectivement en face
01:48et de vraiment prendre des mesures, mais on n'est pas du tout assez sévère,
01:51puisque Mariam Abou Daka, cette porte-parole du FPLP,
01:55le 5 octobre 2023, elle était, elle aussi, invitée à l'université Lyon 2.
02:00Et dans cette université-là, l'administration a simplement décidé,
02:05parce qu'il trouvait choquant qu'effectivement une terroriste vienne parler aux étudiants,
02:08de lui interdire d'être à la tribune, mais de lui autoriser à parler au sein de la salle.
02:12Donc on voit bien qu'il y a une passivité, il y a une complicité qui est très importante.
02:18Dans cette même université, parce que ça ne touche pas que les étudiants,
02:20dans l'université Lyon 2, on a découvert à ce moment-là,
02:23il y a eu quelques mois plus tard, l'affaire Balanche,
02:26où un professeur a été interdit de prendre la parole,
02:29pré-aparti par des étudiants, parce qu'il avait condamné l'islamo-gauchisme.
02:35Et donc l'administration...
02:37Il avait été même intimidé.
02:38C'est ça, et l'administration ne l'avait pas soutenu immédiatement.
02:41Au contraire, on découvre que le vice-président de l'université,
02:45William Beauvalet, a été obligé de quitter ses fonctions,
02:49parce que lui-même est accusé d'apologie du terrorisme,
02:52puisqu'il était sur ses réseaux sociaux,
02:54il faisait l'apologie du leader du S-Bone.
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