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00:00La grande interview Europe 1 CNews, Romain Desartes.
00:078h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Philippe Tabarro.
00:11Bonjour Philippe Tabarro.
00:12Bonjour.
00:13Ministre des Transports, merci beaucoup d'être avec nous sur CNews et Europe 1 ce matin.
00:17On va balayer tous les sujets d'actualité.
00:20Déjà, première question, ce matin je m'adresse à un ministre LR ou pas ?
00:25Un ministre qui a été suspendu de son parti politique, par contre qui n'a pas été suspendu de ses convictions.
00:33LR a toujours été ma famille politique depuis l'âge de 18 ans.
00:37Avant c'était l'UMP, avant d'autres formations.
00:40Et je reste avant tout un homme de droite.
00:43Vous comprenez la décision des Républicains de vous suspendre ou pas ?
00:47J'ai fait ce choix personnel avec un certain nombre de collègues de continuer ma mission au sein de ce gouvernement.
00:55Dans un domaine très particulier qui est le domaine des transports.
00:59Et puis j'ai eu dimanche 5 au soir, le premier ministre, 5 octobre au soir,
01:03le premier ministre qui m'a fait confiance en me nommant dans son premier gouvernement, le Lecornu 1.
01:09Je ne me voyais pas, par respect de la parole donnée, 4 jours plus tard, lui dire
01:13« J'ai changé d'avis, je ne souhaite plus servir mon pays et je ne souhaite plus être dans le Lecornu 2. »
01:19Donc c'est une continuité.
01:21Et puis surtout, j'ai envie de continuer à servir mon pays pour lui donner une stabilité politique.
01:27On en reparlera probablement.
01:28Et puis surtout, pour agir pour le secteur des transports.
01:31Parce que je me suis retourné un petit peu vers mes administrés, notamment dans le sud,
01:36en leur demandant « Qu'est-ce que je fais ? Quelle décision je prends ? »
01:39Et puis beaucoup m'ont dit « Continuez votre mission. »
01:42Vous savez, on a l'impression que depuis quelques mois, dans le secteur des transports, ça bouge.
01:46Qu'on a un ministre qui est ferme dans les conflits sociaux, peut-être pour la première fois.
01:51Tellement d'ancre avec l'idée que quand on lance un chantier, quand on prend une décision,
01:56puisqu'il a convaincu les députés et les sénateurs de notre famille politique d'aller au gouvernement,
02:04il a changé d'avis, notamment plus pour des questions de personnes, le lendemain et à travers ce tweet
02:10qui a quand même créé une crise institutionnelle dans notre pays.
02:14Si on pense en termes de calcul politique, j'ai peut-être pas fait...
02:17Vous pensez que c'était une erreur ?
02:18Moi, je pense que j'ai peut-être pas fait le bon choix politique,
02:22parce que le gouvernement aurait pu tomber quatre jours après.
02:25J'aurais pu retourner, là ça tient, on ne sait pas jusqu'à quand.
02:28J'aurais pu retourner, je dirais, au chaud au Sénat.
02:31Je ne l'ai pas fait par calcul politique.
02:33Je l'ai fait parce que je veux servir mon pays et je veux servir le secteur des transports.
02:37Un gouvernement macroniste qui n'est pas sur votre ligne politique,
02:40un bateau Emmanuel Macron qui prend l'eau de toutes parts,
02:43et en plus votre exclusion des Républicains, votre suspension des Républicains.
02:47Vous n'avez pas tout à perdre à rester au gouvernement ?
02:49Alors peut-être, mais en tout cas j'en assume les responsabilités pour les raisons que je viens d'évoquer.
02:55Et puis ça me fait doucement rire quand on parle de gouvernement macroniste
03:00ou de gouvernement dit de gauche, on avait précédemment siégé avec Bruno et avec d'autres ministres,
03:08avec trois anciens ministres de François Hollande, avec des personnalités emblématiques de l'aile gauche de la Macronie.
03:14Aujourd'hui dans le gouvernement, je me retrouve avec qui ?
03:17Je me retrouve avec six à huit personnes de droite engagées, on ne peut plus dire LR maintenant suspendues de LR,
03:24que ce soit Annie Gennevard, que ce soit Rachida Dati et autres.
03:27Et puis je me retrouve avec des chefs d'entreprise, des gens pour qui j'ai un profond respect,
03:31avec qui j'ai beaucoup travaillé, comme Serge Papin, Jean-Pierre Farandou,
03:36et puis avec des personnalités de la société civile qui eux-mêmes ont remplacé les ministres socialistes
03:42qui étaient dans le gouvernement, fort sympathiques et fort compétents par ailleurs.
03:45Philippe Tabarro, on va changer de sujet, Gérald Darmanin qui est un ancien de la droite.
03:51Il n'est pas toujours de droite, vous l'avez entendu, j'étais sur votre antenne je crois avant hier soir,
03:59où il est resté avec vos collègues de 100% politique,
04:03qu'on ne vienne pas me dire que je ne suis pas dans un gouvernement de droite
04:05quand le garde des Sceaux tient les propos qu'il a tenus.
04:08Il est allé annoncer effectivement des mesures contre la justice laxiste.
04:13Justement, il va se rendre aujourd'hui à l'ENM, l'école nationale de la magistrature à Bordeaux.
04:20Il veut réformer l'ENM, cette école qui forme les magistrats en France.
04:25Et derrière, il y a un sujet politique.
04:27Est-ce que les magistrats sont trop politisés selon vous ?
04:30Et pour poser clairement les choses et dire le fond de ma pensée, est-ce qu'ils sont de gauche ?
04:35Pas tous, mais quelques-uns, j'ai l'impression.
04:38Et dans quelles proportions ?
04:39Je ne sais pas, moi je suis resté assez marqué, comme beaucoup de Français,
04:43je pense, il y a quelques années, sur ce qu'on avait appelé le mur des cons,
04:48et sur certains syndicats de la magistrature,
04:53et en l'occurrence un syndicat qui clairement affiche avant presque sa vision de la justice et son positionnement politique.
05:06Je rappelle qu'ils ne sont pas majoritaires,
05:08mais pour autant ça a mis une suspicion, un trouble pendant des années sur l'indépendance de la justice.
05:16Philippe Tabarro, Gérald Darmanin va visiter Nicolas Sarkozy,
05:22incarcéré à la prison de la Santé depuis maintenant quatre jours.
05:25Un ancien président de la République en prison, c'est une première en France, et est-ce que ça vous choque ?
05:31Écoutez, les conditions...
05:33Ce qui me choque, c'est ce que j'ai vu à travers les réseaux sociaux,
05:36de savoir que des personnes pouvaient se filmer en prison et pouvaient l'insulter de cette manière.
05:42Je lui ai trouvé une grande dignité pendant toute cette période,
05:47la manière dont il a appréhendé les choses,
05:49où il a accepté son jugement qui peut être, je dirais, pas tant sur le fond,
05:54puisqu'il aura l'occasion de faire appel,
05:56mais sur l'exécution, et notamment l'exécution provisoire,
06:00puisque je rappelle qu'il est présumé innocent.
06:03Vous avez dit un jugement qui peut être excessif ?
06:07Comment ?
06:07Vous avez dit un jugement ?
06:08Chacun peut avoir son avis sur la question.
06:11Et le vôtre ?
06:12Sur le fond, je ne me prononcerai pas, je ne connais pas suffisamment le dossier.
06:16J'ai simplement vu quand même qu'il avait été relaxé
06:18de trois chefs d'inculpation les plus importants sur quatre.
06:22Par contre, sur la question de l'exécution provisoire,
06:25vous pensez que c'était indispensable de le faire rentrer en prison
06:28dans ces conditions, avec ce qu'il subit,
06:31ce qu'on peut voir à travers un certain nombre de vidéos ?
06:34Vous savez, j'échange assez régulièrement avec son fils Louis,
06:36qui a un engagement politique dans le département des Alpes-Maritimes,
06:40puisqu'il va être candidat à la mairie de Menton.
06:43Et voilà, je peux vous dire, sans trahir les secrets de nos conversations,
06:46que les conditions dans lesquelles se trouve Nicolas Sarkozy
06:50ne sont bien sûr pas simples.
06:52Alors, c'est simple pour aucun détenu,
06:54mais si on n'a pas l'objectivité de reconnaître qu'il est une cible dans cette prison,
06:59c'est de ne pas aborder les choses avec l'objectivité nécessaire.
07:03Et il est normal que le garde des Sceaux aille le visiter,
07:06et il est normal qu'il ait toutes les protections nécessaires,
07:10parce que c'est aussi l'image de notre pays aujourd'hui,
07:13de protéger un certain nombre des détenus qui sont des cibles pour les autres.
07:18Philippe Tabarro, ministre des Transports,
07:20invité de la grande interview CNews Europe 1.
07:23L'agence de notation Moody's pourrait abaisser la note de la France ce soir à 22h,
07:27comme l'a fait Standard & Poor's la semaine dernière.
07:30La situation est grave, et pourtant, ce matin,
07:32à quelques heures du début des débats à l'Assemblée sur le budget,
07:36le patron des députés PS demande des milliards d'euros d'impôts supplémentaires,
07:41en plus de la suspension de la réforme des retraites,
07:43qui va déjà coûter des milliards.
07:44Sinon, ils censurent. C'est sérieux ?
07:46Écoutez, je pense que les parlementaires,
07:48quels que soient leurs bords, et notamment les députés,
07:51puisque la discussion va commencer cet après-midi,
07:54comme vous l'avez rappelé, après l'étude en commission des finances ces derniers jours,
08:02je pense qu'on part sur une base où chacun va pouvoir exprimer ses positions.
08:06Les parlementaires souhaitaient, depuis des années,
08:09retrouver toute leur place à travers notamment la non-utilisation du 49-3.
08:14Ils ont obtenu gain de cause sur ce sujet.
08:16À eux d'être responsables, de montrer que ce sont des élus responsables,
08:19et qu'ils peuvent, avec le soutien du gouvernement, sortir une copie propre de ce budget.
08:26Un budget qui, je le rappelle, est indispensable pour notre pays,
08:30avec des conséquences très importantes s'ils n'étaient pas votés avant le 31 décembre,
08:35mais en faisant preuve tout simplement de responsabilité au niveau des mesures,
08:40et puis de leur chiffrage avant tout.
08:42Mais Philippe Tabarro, est-ce que c'est responsable de demander des augmentations d'impôts
08:47de la part des socialistes, alors qu'ils ont déjà obtenu la suspension de la réforme des retraites,
08:52qui va déjà coûter des milliards aux Français, financés par les Français ?
08:55Ils sont à un moment clé de leur histoire politique également.
08:59Est-ce qu'ils seront définitivement en capacité de se séparer d'LFI,
09:06voire d'autres partis de l'extrême-gauche ?
09:09Et puis, est-ce que le Parti Socialiste redevient ou non un parti responsable et un parti de gouvernement ?
09:16Ils vont être, pendant cette semaine, confrontés quotidiennement à cette responsabilité.
09:21Pour que les Français comprennent bien, la suspension de la réforme des retraites
09:24va être financée par les retraités eux-mêmes,
09:27parce que leurs pensions vont augmenter moins que prévu,
09:30et par les Français avec la taxe sur les complémentaires santé.
09:33Ça, c'est assumé.
09:34Ça, c'est une base de travail.
09:36Vous savez qu'à chaque fois qu'il y a une dépense supplémentaire,
09:38il doit avoir une recette de l'autre côté.
09:40C'est une proposition faite par le gouvernement.
09:43S'il y a d'autres pistes pour compenser le milliard et demi de manque à gagner
09:50avec la suspension des retraites,
09:52il faut que les parlementaires puissent le mettre sur la table pendant ce discours.
09:56Mais on voit tout ça uniquement sur le prisme du Parti Socialiste,
10:01parce qu'ils avaient cette demande, bien sûr, sur les retraites,
10:05et parce qu'ils n'ont pas voté la censure.
10:08Mais je dirais que le gouvernement doit faire des concessions,
10:13des compromis avec toutes les formations politiques.
10:16Et je pense notamment également aux Républicains,
10:18qui ont leur mot à dire,
10:20qui ont demandé à certains nombres d'avancer sur les questions de travail et d'assistanat,
10:24puisqu'ils considèrent à juste titre que le travail n'est pas suffisamment payé dans notre pays
10:29par rapport à l'assistanat.
10:32Ils ont demandé une désocialisation des heures supplémentaires.
10:35Ils ont demandé une allocation sociale unique plafonnée à 70%.
10:4170% du SMIC ?
10:43Du SMIC.
10:44C'est-à-dire qu'on ne peut pas toucher des aides,
10:46un montant d'aide globale supérieur à 70% du SMIC ?
10:48C'est exactement ça.
10:49Donc, moi, je pense qu'il faut trouver un juste équilibre
10:52par rapport aux demandes des partis dits responsables
10:56qui puissent permettre de sortir un budget.
10:59On a parlé de la réforme des retraites et de sa suspension.
11:02Allez, 100 millions la première année, 1,4 milliard la deuxième année.
11:06Le coût demain, soit d'un non-vote du budget,
11:11soit d'une dissolution, 10 fois plus, 15 milliards.
11:15Je voulais vous entendre également, Philippe Tabarro.
11:18Sur l'union des droites, Bruno Retailleau insiste sur les différences
11:22entre LR et le RN sur l'économie.
11:27Et vous ? Qu'est-ce que vous en dites ?
11:29L'union des droites, je pense qu'elle a été tranchée
11:31dans notre famille politique l'année dernière.
11:33Ceux qui souhaitaient l'union des droites
11:35n'avaient qu'à suivre Éric Ciotti dans sa démerge,
11:38certes individuelle, puisqu'il est parti tout seul, pratiquement.
11:43Et il a eu le courage, quelque part, peut-être, d'ouvrir le débat.
11:46Mais tout le monde a tranché.
11:48Tous ceux qui sont restés chez les Républicains
11:50n'ont pas souhaité l'accompagner dans cette démarche
11:53et être sur le porte-bagages, comme lui, de Marine Le Pen.
11:56Et puis, on parle d'union des droites.
11:57Est-ce que vous avez, une fois, entendu Marine Le Pen
12:00dire qu'elle était pour l'union des droites ?
12:02Est-ce que vous l'avez entendu, une fois, dire qu'elle était de droite ?
12:06Elle est pour l'union des électeurs de droite.
12:07Comment faire une union avec des gens qui souhaitent votre mort ?
12:13Le Rassemblement National souhaite la mort des Républicains.
12:16Tout le monde le sait depuis très longtemps.
12:18Donc, je pense que c'est un faux débat.
12:20Par contre, que les Républicains, ou en tout cas la droite,
12:24aient un discours clair des personnalités qui le portent au plus haut niveau.
12:30Et puis, qu'on rappelle aussi qu'on a un certain nombre de divergences,
12:33peut-être pas sur les sujets régaliens, les sujets de sécurité.
12:37Mais moi, je suis dans la famille, ou j'étais dans la famille,
12:40avant d'être suspendu, plutôt de tendance libérale,
12:43en économie, et je le défends, fort sur le régalien.
12:47L'Europe, pour moi, n'est pas un gros mot.
12:49L'Europe a permis de faire de grandes choses sur notre continent
12:52ces dernières années, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
12:57Donc, voilà, je ne partage pas totalement,
13:01et loin s'en faut sur d'autres sujets que le régalien,
13:05les positions du Rassemblement national.
13:07Philippe Tabarro, ministre des Transports,
13:09invité de la grande interview CNews Europe 1.
13:10Je voulais vous entendre également sur l'accord franco-algérien de 1978.
13:13Vous ne voulez pas me parler de transport, de tout le reste ?
13:15Non, non.
13:16On en parlera des transports.
13:17Pour l'instant, il y a le budget,
13:18et puis il y a la situation politique, bien sûr,
13:20qui est celle que vous connaissez.
13:22Sur l'accord franco-algérien, il y a Xavier Driancourt,
13:25l'ancien ambassadeur de France en Algérie,
13:28qui connaît parfaitement la situation,
13:29qui conseille à tout le monde, aux Français,
13:31et donc à tous les politiques également,
13:34de bien lire le rapport de Charles Rodouel et de Mathieu Lefebvre
13:36sur cet accord franco-algérien de 1968,
13:39qui nous coûte 2 milliards d'euros par an.
13:41Est-ce qu'on a encore les moyens de financer cet accord ?
13:44Donc, 2 milliards d'euros par an,
13:46et est-ce qu'il faut le revoir ?
13:48En tant que parlementaire, j'ai été un des premiers au Sénat,
13:52et je sais que ça a été le cas aussi d'un certain nombre de députés LR,
13:56qui ont été les premiers à mettre ce sujet à l'ordre du jour,
13:59de leur niche parlementaire.
14:01Donc, quand j'étais parlementaire, j'étais bien sûr de cette ma vie.
14:05Aujourd'hui, ce n'est pas dans ma responsabilité au niveau ministériel,
14:08c'est celle du ministre des Affaires étrangères,
14:10et c'est celle du ministre de l'Intérieur.
14:13Ce que je peux vous dire, alors je ne vais le dire qu'une fois,
14:15mais à titre personnel ou plus que tout, en tant que citoyen,
14:19je suis bien sûr pour qu'on ait des relations
14:21qui reprennent avec l'Algérie,
14:25dans le cadre d'une coopération qui est indispensable,
14:27mais avec une position de fermeté.
14:29On n'a pas à s'excuser du passé,
14:32et on n'a pas à s'excuser du présent,
14:34puisque je rappelle que c'est les Algériens
14:36qui ont, à l'heure où on parle,
14:38emprisonné deux de nos concitoyens.
14:40Une question évidemment sur votre domaine,
14:44on en parlait à l'instant sur les transports,
14:46les freinages fantômes.
14:48Après l'affaire des airbags défectueux,
14:50les freinages fantômes,
14:51c'est-à-dire des freinages brusques et inexpliqués,
14:54ces freinages fantômes se multiplient.
14:55Vous avez lancé un questionnaire pour recueillir des témoignages.
14:58Où est-ce qu'on en est ce matin ?
14:59Qu'est-ce qu'il y a à dire ?
15:00Écoutez, les Français ont besoin d'un ministre des Transports
15:03qui s'occupe d'eux, qui s'occupe de leur quotidien.
15:06Je le fais sur le transport en commun,
15:09mais je le fais également sur les automobiles.
15:13Vous l'avez rappelé, j'ai eu à gérer une grave crise.
15:16Peut-être d'autres avant moi avaient mis la poussière sous le tapis,
15:19n'avaient pas souhaité en parler, les airbags Takata.
15:21J'ai pris la responsabilité de rappeler plus de 2 millions de véhicules.
15:26C'est une décision lourde et on voit que ça a plutôt bien fonctionné
15:29puisque je touche du bois, il n'y a pas eu d'autres victimes depuis
15:33et qu'on a pu changer à un rythme de tous les deux mois
15:35pratiquement 700 000 airbags et ça va continuer.
15:40Tombe aujourd'hui cette question de la difficulté du freinage fantôme.
15:45J'ai tout de suite souhaité ne pas cacher la situation
15:48et reconnaître qu'il y avait des difficultés,
15:51croire les personnes qui en ont parlé
15:54et puis leur permettre de témoigner en fonction de ce qui leur est arrivé
15:59en fonction du type de véhicule
16:00pour prendre rapidement les mesures nécessaires,
16:03savoir si c'est un défaut de fabrication,
16:06si c'est un problème de réglage
16:07et surtout prendre immédiatement les mesures de sécurité nécessaires.
16:11Qu'est-ce que vous soupçonnez ?
16:13C'est un problème de...
16:14Il semblerait, c'est encore prématuré,
16:16mais que ce soit plus un problème de réglage
16:18qui pourrait se régler, c'est le cas de le dire,
16:21avec les constructeurs.
16:22En tout cas, il faut être très vigilant sur ces questions.
16:26Sur les airbags Takata,
16:28il a fallu peut-être attendre trop de décès
16:30avant de pouvoir réagir
16:32et dès que j'ai eu connaissance d'un décès,
16:34c'est la raison pour laquelle
16:35j'ai souhaité prendre ces décisions impopulaires,
16:38ces décisions qui mettent en difficulté les constructeurs,
16:41je les sais économiquement,
16:42mais c'est mon rôle, c'est ma responsabilité de le faire
16:45pour protéger les Français et les automobilistes.
16:47Philippe Tabarro, ministre des Transports,
16:49a été l'invité de la grande interview
16:50C News Europe 1 ce matin.
16:52Merci, monsieur le ministre.
16:53Bonne journée.
16:53Merci à vous.
16:54Merci, Philippe.
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