Ancienne idole des années 1990, Steven Gunnell a raconté avec émotion, jeudi 23 octobre sur le plateau de Tout beau tout N9uf, la chute vertigineuse qu’il a connue après la fin du boys band Alliage.
00:00La scène, la musique, la composition, l'écriture un petit peu à notre niveau et puis aussi de travailler avec des super musiciens et d'apprendre la scène, d'apprendre plein de choses, même la réalisation.
00:13J'étais souvent derrière les caméras, j'aimais ça moi derrière déjà. Quand on faisait les clips vidéo, les tournages, tout ça, j'aimais ça.
00:19Et alors après, qu'est-ce qui se passe après Alliage ?
00:21Après Alliage, ça a été un peu... On part dessus vraiment là parce que je n'étais pas prêt en fait.
00:25Non, mais non, mais non. Comment t'es arrivé ce que tu fais aujourd'hui ? Parce que c'est ça qui m'intéresse.
00:30Pour faire très simple, il y a eu une traversée du désert inévitable qui est arrivée parce que voilà, marqué au fer rouge, Boys Band sur le front.
00:41Donc la carrière artistique, tu oublies, le cinéma, tu oublies, le théâtre, tu oublies, la musique, tu oublies, plus rien.
00:47Retour à la case départ avec les dettes, avec la dépression, la solitude, plus personne qui t'aime, plus personne qui t'accueille, plus personne qui t'écoute,
00:53t'as plus de talent, t'es une merde, t'es un raté, t'as un has-been, un ringard.
00:56Donc c'est compliqué.
00:58Là-dessus, je quitte la France, je m'enfuis en Angleterre, étant d'origine anglaise du côté de papa.
01:04Et naïvement...
01:05I'm fine, thank you. Run again. Run and rock and roll.
01:09Rock and roll.
01:10I'm happy to see you.
01:11I'm fine.
01:12It's a pleasure to me.
01:13Tu n'as pas où t'as mis les pieds.
01:14Et puis voilà, c'est vrai qu'à un moment donné, à force de descendre dans cette ambiance un peu dure,
01:24on essaye de trouver un terme à la souffrance.
01:27Et c'est vrai que l'idée du suicide me traverse l'esprit à un moment donné.
01:30Parce que les nuits blanches, l'alcool, les insomnies, la tristesse, la France me manquait, maman me manquait énormément, etc.
01:38Et puis avant de commettre l'irréparable, un coup de téléphone d'une cabine.
01:40Allô maman, pardon, je vais faire une bêtise.
01:43Et maman, au téléphone, qui me dit, pardon mon fils, je t'aime, j'ai fait ce que j'ai pu.
01:47Et là, t'as deux pardons qui se rencontrent.
01:50Tout se pose d'un coup.
01:51Voilà, ça s'apaise.
01:53Et là, juste avant de raccrocher, maman me dit, avant de faire une bêtise, mon fils, rentre dans une chapelle, te reposer.
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