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Conférence "Notre santé, quel avenir?" 19/10/25 organisée par Nec Mergitur 17 à Saintes: https://www.necmergitur17.fr/
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00:00:00Et c'est un grand honneur pour nous, le professeur Didier Raoult.
00:00:04Merci professeur, c'est à vous.
00:00:06Si vous voulez, je pense que pour remettre les choses en perspective,
00:00:13par rapport à votre introduction, dans ces quatre dernières années,
00:00:17et globalement, pour ce que vous m'avez entendu dire,
00:00:25il y a une erreur dans ce que vous dites.
00:00:30Des choses que j'ai dites, ce n'est pas des opinions,
00:00:33c'est des choses que j'ai pu observer.
00:00:35Tout le point du débat, à mon avis,
00:00:39et bien là, c'est quelles sont vos données.
00:00:43Et la pire des censures à laquelle nous soyons confrontés,
00:00:49c'est que ceux qui ont les données,
00:00:54sont ceux qui donnent l'expression, qui font la propagande,
00:00:59et que donc, si vous ne pouvez pas opposer de données
00:01:03que vous avez collectées par vous-même,
00:01:06en réalité, vous êtes entièrement désarmé.
00:01:08Donc, le point le plus important de la connaissance,
00:01:11c'est l'accès aux données et l'accès aux connaissances,
00:01:15de manière individuelle.
00:01:18Et vous verrez, je vous donnerai quelques exemples,
00:01:20en réalité, ces données, vous ne les avez jamais.
00:01:22Et donc, vous êtes dans une situation dans laquelle vous êtes obligé
00:01:27de mettre opinion contre opinion,
00:01:30et dans ces conditions-là, compte tenu de la puissance des forces en place
00:01:37et des outils d'entraînement, vous êtes toujours perdant,
00:01:40parce que votre accès à l'expression de l'opinion,
00:01:47au moins dans les forces traditionnelles, est beaucoup plus faible.
00:01:50Mais je voudrais insister sur le fait que le plus important,
00:01:54ce n'est pas le fait de pouvoir débattre,
00:01:56le plus important, c'est de pouvoir avoir les données.
00:01:59Parce que si on n'a pas les données,
00:02:01ce que l'on fait, c'est des querelles d'opinion,
00:02:03et moi, je vous le dis, dans ce domaine,
00:02:06comme dans la plupart des domaines,
00:02:07je n'ai strictement aucune opinion.
00:02:10Moi, je suis un, et j'ai été toute ma vie,
00:02:12un praticien empirique.
00:02:15La plupart des choses, pour les gens qui connaissent mon travail,
00:02:17sont des découvertes que j'ai faites et que je n'avais pas prévues,
00:02:21et qui, donc, n'étaient pas basées sur une opinion,
00:02:23mais sur une pratique et sur la capacité d'observation et d'analyse.
00:02:27D'accord ?
00:02:27Donc, je pense que ça doit être, à mon sens, le fond du débat.
00:02:32Je vous donnerai quelques exemples, vous voyez,
00:02:34mais le fond du débat est celui-là.
00:02:37Le premier exemple que je vais vous donner,
00:02:39pour vous montrer jusqu'à quel point,
00:02:43bien que je suis sûr qu'il y a beaucoup de gens
00:02:46qui sont incrédules ici.
00:02:49Est-ce que, parmi les gens qui sont là,
00:02:51vous regardez, moi, je ne les vois pas,
00:02:53mais je vais leur poser la question
00:02:54et vous leur demanderez de lever la main
00:02:56ou de vous répondre à cette question très simple.
00:02:59Quelle était l'espérance de vie des Français au 19e siècle ?
00:03:04Est-ce que quelqu'un peut vous répondre à ça ?
00:03:07Alors, j'entends 40, 50, j'entends 40 ans, 50 ans, 70 ?
00:03:16Bien, je suis désolé, c'est un piège que je tends souvent,
00:03:22tous ceux qui ont répondu sont idiots.
00:03:26Si vous voulez parler de l'espérance de vie
00:03:28de gens qui sont morts depuis 100 ans,
00:03:30ce n'est pas possible.
00:03:32Ils n'ont plus d'espoir du tout.
00:03:33C'est très important, ce n'est pas risible.
00:03:41C'est très important.
00:03:42Ça veut dire que, dans ce domaine comme dans l'autre,
00:03:45vous n'avez pas les données,
00:03:46vous avez du tripotage de données.
00:03:48L'espérance de vie, vous savez comment c'est calculé.
00:03:50L'espérance de vie, ça n'a rien à voir
00:03:52avec la longévité.
00:03:54Ça a un rapport distant.
00:03:56La longévité, c'est quel est l'âge moyen
00:03:59des gens qui meurent.
00:04:01Je vous donnerai des données dans le cadre,
00:04:05dans des vraies données,
00:04:06pas des données gouvernementales,
00:04:08sur ce qui s'est passé pendant...
00:04:10C'est un bidouillage mathématique
00:04:16qui coupe en tranches les gens par âge
00:04:20et qui spécule que si les choses se passent
00:04:24comme elles se passent maintenant,
00:04:26les gens de cette tranche d'âge
00:04:28vont mourir à tel âge
00:04:33en spéculant à la fois sur le fait
00:04:36que ça sera la même chose
00:04:37et sur le fait que la natalité ne changera pas.
00:04:40Et ça, c'est pour corriger la natalité.
00:04:42Par exemple, nous, on n'est pas les pires.
00:04:45Les pires de tous, c'est, je ne sais pas quoi,
00:04:46les Japonais ou les Allemands.
00:04:48Les Allemands ont une moyenne d'âge
00:04:50qui est supérieure,
00:04:52une médiane d'âge qui est supérieure à 65 ans.
00:04:54Il est clair que si vous regardez juste
00:04:56la longévité,
00:04:59ils ont une longévité beaucoup plus importante
00:05:01que les Algériens
00:05:02qui ont une population de moins de 20 ans
00:05:04qui fait 50% de la population
00:05:06et pour laquelle il y a donc des jeunes qui meurent
00:05:08parce qu'il y a beaucoup de jeunes.
00:05:10Mais en Allemagne, il n'y a pas de meurs qui meurent.
00:05:12Il n'y a pas de jeunes qui meurent, ça n'existe pas.
00:05:14Mais si vous rapportez ça maintenant,
00:05:17ce n'est pas une fantaisie, ce que je vous raconte.
00:05:19Suivez bien.
00:05:20Si vous regardez maintenant,
00:05:22ça m'a coûté un peu de temps.
00:05:23Mais une des choses qui nous aidera
00:05:25à l'accès des données, finalement,
00:05:27c'est l'intelligence artificielle
00:05:28à condition qu'on creuse, qu'on ne comprenne pas.
00:05:30Si vous prenez la première réponse,
00:05:33c'est celle du monde de Wikipédia,
00:05:35c'est-à-dire c'est les bêtises.
00:05:36Il faut les forcer.
00:05:38Et donc, si vous regardez réellement,
00:05:40quel est l'âge moyen de la mortalité ?
00:05:41Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:05:43D'abord, moi, j'ai regardé
00:05:44quelle est l'évolution de la population française
00:05:46depuis 20 ans.
00:05:48D'accord ?
00:05:48Est-ce qu'on voit quelque chose ?
00:05:50Parce qu'on a un président qui a dit
00:05:51quand même que c'est la guerre.
00:05:52Moi, je sais bien ce que c'est la guerre.
00:05:53Vous voyez, il y a un gros coup dans la population
00:05:56parce qu'il y a plus de gens qui meurent
00:05:58que de gens qui naissent.
00:05:59Eh bien, si vous regardez,
00:06:00sur 20 ans, il n'y a aucun accrochage
00:06:03pendant la période du Covid.
00:06:05C'est-à-dire que c'est invisible.
00:06:07Donc, ce n'est pas la guerre, c'est invisible.
00:06:08Il n'y a rien qui s'est passé de visible.
00:06:10Et si vous regardez, bien entendu,
00:06:13par tranche d'âge,
00:06:14ce que vous voyez,
00:06:14c'est qu'il n'y a qu'une tranche d'âge
00:06:16pour laquelle il y a eu une évolution,
00:06:18mais qui est une évolution, là aussi,
00:06:19linéaire depuis 20 ans,
00:06:20qui n'arrête pas d'augmenter,
00:06:22qui est le témoin de notre population.
00:06:24C'est les gens de plus de 85 ans
00:06:25meurent de plus en plus.
00:06:27D'accord ?
00:06:28Et maintenant,
00:06:28si vous revenez à l'espérance de vie,
00:06:31si je vous dis maintenant
00:06:32quelle a été la longévité des Français
00:06:35pendant ces dix dernières années,
00:06:37qu'est-ce qui s'est passé ?
00:06:39Eh bien,
00:06:40du fait que la population qui est morte
00:06:42avait plus de 85 ans,
00:06:44les Français sont morts
00:06:45de plus en plus tard.
00:06:48D'accord ?
00:06:49Et si vous écoutiez
00:06:51les bêtises qu'on vous a racontées,
00:06:53dans tout,
00:06:54et peut-être même que vous l'avez dit,
00:06:56je ne sais rien,
00:06:57c'est...
00:06:58Je me suis dit qu'une bêtise dans ma vie.
00:06:59L'espérance de vie a baissé en France
00:07:02de six mois en 2020.
00:07:04C'est là que j'ai commencé à dépiauter
00:07:05toute l'histoire de l'espérance de vie
00:07:07dont ce n'est pas le fond de mon métier.
00:07:09Aux États-Unis,
00:07:09ils ont dit que ça a baissé de deux ans.
00:07:11Et moi, j'ai dit,
00:07:12mais comment ils peuvent nous faire croire
00:07:14qu'un événement sporadique
00:07:16peut changer l'espérance de vie
00:07:19qui ne touche que les gens
00:07:20de plus de 85 ans,
00:07:22peut changer l'espérance de vie
00:07:23de toute une population ?
00:07:25Ce n'est pas possible.
00:07:27Et donc, on peut vous dire ça
00:07:30et vous le répéter.
00:07:31Je crois que je suis le seul à dire ça.
00:07:33Vous voyez ?
00:07:34À dépiauter quelque chose
00:07:35qui est juste insensé.
00:07:37Parce que me répondre
00:07:39en me disant
00:07:41quelle est l'espérance de vie,
00:07:42qui est partout,
00:07:43vous regardez,
00:07:43World in Data,
00:07:44tous les tricheurs.
00:07:45Quelle est l'espérance de vie
00:07:46des gens au 19e siècle,
00:07:47au 16e siècle,
00:07:48auxquels...
00:07:49C'est idiot.
00:07:50Ils n'ont pas d'espérance du tout,
00:07:52en réalité.
00:07:52On peut dire
00:07:53l'âge moyen de la mort,
00:07:54mais pas l'espérance de vie.
00:07:55Et donc,
00:07:56vous êtes déjà enfermé
00:07:58dans les mots,
00:07:59d'accord ?
00:08:00Qui fait que,
00:08:01en réalité,
00:08:02vous ne pouvez plus penser.
00:08:03Donc,
00:08:03le premier point,
00:08:05c'est effectivement
00:08:05on est complètement enfermé
00:08:07dans des données,
00:08:08dans des mots
00:08:09qui cachent les données,
00:08:10parce que ces données
00:08:11que je vous donne,
00:08:12eh bien,
00:08:13il y a eu un an et demi
00:08:14d'augmentation
00:08:14de la longévité en France
00:08:17pendant cette crise,
00:08:19d'accord ?
00:08:19Ça veut dire qu'en réalité,
00:08:21les gens,
00:08:21l'âge de la mortalité
00:08:22était plus élevé
00:08:23parce qu'il n'y a que des gens
00:08:24très âgés qui sont dans.
00:08:26Et donc,
00:08:26pour arriver à faire croire
00:08:27que ça,
00:08:28c'est une guerre,
00:08:28vous savez,
00:08:29c'est la preuve
00:08:30qu'on manipule des données.
00:08:31Et c'est l'ensemble
00:08:32des problèmes
00:08:33que nous avons actuellement,
00:08:35c'est que nous n'avons pas
00:08:36d'accès aux données directes.
00:08:38Par exemple,
00:08:39moi,
00:08:40j'ai essayé,
00:08:40pour l'instant,
00:08:41je n'ai pas réussi,
00:08:43mais je ne désespère pas,
00:08:44j'ai essayé de regarder,
00:08:45vous savez,
00:08:46ce travail qui est sorti en Corée
00:08:47qui montre que les gens
00:08:49qui ont eu un booster vaccinal
00:08:51ont plus que doublé
00:08:54le risque de faire
00:08:55un cancer du pancréas
00:08:56qui est un des cancers
00:08:57qui a l'évolution
00:08:57la plus spectaculaire
00:08:59en ce moment-là.
00:09:00En ce moment,
00:09:01eh bien,
00:09:02si vous essayez
00:09:03de trouver ça en France,
00:09:05en réalité,
00:09:05ces données ne sont pas disponibles.
00:09:07Vous ne les avez pas,
00:09:08donc vous ne pouvez pas,
00:09:10la question,
00:09:10ce n'est même pas
00:09:11d'en discuter,
00:09:12c'est même pas de,
00:09:14c'est qu'on n'a pas les données.
00:09:16Et donc,
00:09:16ça, c'est extraordinaire,
00:09:17c'est-à-dire que les données
00:09:18appartiennent à l'État,
00:09:20ils ne les divulguent pas,
00:09:21même les quelques données
00:09:22qui sont analysées
00:09:24sur Euromomo,
00:09:26par exemple,
00:09:26qui est un site européen
00:09:28qui montre
00:09:28la mortalité par semaine,
00:09:33vous ne savez pas
00:09:34comment c'est construit
00:09:35et vous n'avez pas accès
00:09:36aux données
00:09:36parce que si vous voulez
00:09:37avoir accès aux données,
00:09:39il faut donner,
00:09:40demander son avis
00:09:41au gouvernement
00:09:41qui vous demandera
00:09:42pourquoi vous voulez donner
00:09:43et pourquoi vous ne regardez
00:09:44pas les analyses.
00:09:45Si vous voulez les donner,
00:09:46c'est pas fait pour vous.
00:09:48Donc,
00:09:48il y a un vrai problème
00:09:50de fond
00:09:50qui est plus celui
00:09:52de est-ce qu'on peut
00:09:53parler des choses,
00:09:54est-ce qu'on peut
00:09:55savoir les choses.
00:09:57Et bien sûr,
00:09:57on ne peut pas les savoir.
00:09:59Et vous le voyez bien,
00:10:00un de tous ces problèmes
00:10:02que nous avons eu
00:10:02avec le vaccin,
00:10:04c'est l'accès aux données.
00:10:05C'est-à-dire qu'il y a
00:10:06des données qui sont cachées
00:10:07et elles sont cachées
00:10:08officiellement.
00:10:09Vous savez qu'aux États-Unis,
00:10:10tous les essais thérapeutiques
00:10:12sont la propriété
00:10:13des gens
00:10:15qui les ont faites.
00:10:16Et donc,
00:10:16pendant 15 ans,
00:10:17ils peuvent engorder
00:10:18le secret
00:10:19parce que c'est leur propriété.
00:10:21Et donc,
00:10:22ça,
00:10:23c'est un véritable problème.
00:10:24Ça,
00:10:24c'est un problème de fond.
00:10:27Maintenant,
00:10:27je vais en revenir
00:10:28à votre question
00:10:28parce que je ne veux pas dire
00:10:29que votre question
00:10:29était inintéressante.
00:10:30le débat n'est pas inintéressant,
00:10:33mais si vous n'avez pas de données,
00:10:34c'est juste une opinion
00:10:35contre une opinion.
00:10:37Et donc,
00:10:37ça,
00:10:38finalement,
00:10:38c'est propagande
00:10:39contre propagande.
00:10:41Je vois ça,
00:10:42par exemple,
00:10:43là,
00:10:43je suis au Royaume-Uni,
00:10:44alors ils n'ont pas interdit.
00:10:47Globalement,
00:10:48les Anglais
00:10:51ont un fond
00:10:52moins dictatorial
00:10:53que les Français.
00:10:53Les Français
00:10:53ont des rapports
00:10:56avec la dictature
00:10:57qui sont aussi vieux
00:10:58que la France.
00:10:58et donc,
00:11:01les Anglais
00:11:02autorisent
00:11:05sur leur chaîne
00:11:06la Russie à TV.
00:11:08Alors,
00:11:08c'est bien,
00:11:08moi,
00:11:08je suis content
00:11:09parce que,
00:11:09du coup,
00:11:10je peux regarder,
00:11:11vous demandez
00:11:11dans votre question,
00:11:12moi,
00:11:13je regarde la propagande
00:11:14d'un côté,
00:11:14la propagande d'autre.
00:11:15Je sais bien
00:11:16que c'est de la propagande,
00:11:17mais moi,
00:11:17l'information que j'ai
00:11:18sur la télévision française,
00:11:20c'est de la propagande aussi.
00:11:21Donc,
00:11:21après,
00:11:22je veux faire mon petit mois
00:11:23entre les propagandes,
00:11:24je veux faire ma propre opinion
00:11:26et donc,
00:11:26je rentre dans la question
00:11:27que vous avez là,
00:11:28c'est,
00:11:29est-ce que c'est nécessaire
00:11:30de pouvoir avoir accès
00:11:31à des informations
00:11:33qui soient des informations
00:11:34qui viennent de l'autre camp ?
00:11:38Donc,
00:11:38bien sûr,
00:11:39c'est très important.
00:11:40Alors,
00:11:40chez nous,
00:11:41en France,
00:11:42on a un passé
00:11:44d'interdiction
00:11:47de la diversité d'opinion
00:11:49qui est très,
00:11:50très spectaculaire
00:11:51qui est assez
00:11:52remisciblement français.
00:11:57La seule source,
00:11:59souvenez-vous,
00:11:59quand même,
00:12:00on a inventé
00:12:01la monarchie absolue,
00:12:02on a détruit
00:12:04tous les sites
00:12:05possibles de résistance,
00:12:06ce qui était
00:12:06les châteaux,
00:12:07en pratique.
00:12:07il y a eu deux moments
00:12:08où ça a été détruit,
00:12:09sous Richelieu,
00:12:10début de la,
00:12:11vraiment de la,
00:12:13l'absolutisme
00:12:14et sous la révolution française,
00:12:17la suite de l'absolutisme,
00:12:18centralisateur.
00:12:20Mais ce qu'a fait,
00:12:21la révolution d'extraordinaire,
00:12:22il y avait un seul lieu de parole.
00:12:24Quand vous parlez de dialogue,
00:12:25où est-ce qu'est né le dialogue
00:12:27dans le monde contemporain ?
00:12:31Il est né dans les universités
00:12:32et il est né dans les universités
00:12:34parce que les universités
00:12:36avaient deux tutelles.
00:12:38Et elles avaient deux tutelles,
00:12:40une tutelle qui était l'État,
00:12:41royal,
00:12:42et une tutelle qui était l'Église.
00:12:44Et parce qu'elles avaient
00:12:45ces deux tutelles,
00:12:46en réalité,
00:12:48les enseignants
00:12:48arrivaient à se faufiler
00:12:50en se cachant
00:12:51une fois derrière l'un,
00:12:52une fois derrière l'autre
00:12:53pour continuer
00:12:54à avoir
00:12:55un dialogue,
00:12:59la possibilité
00:12:59d'avoir une opinion différente.
00:13:01Et d'une manière
00:13:02très intéressante,
00:13:03si vous voulez,
00:13:04un des éléments majeurs
00:13:05de la Révolution française
00:13:07a été de détruire
00:13:07les universités
00:13:08et de les fermer
00:13:09parce que c'était
00:13:10des foyers
00:13:10de pensée hétérodoxes.
00:13:13Donc c'est,
00:13:14on les a complètement fermés.
00:13:17Ce qui a été reconstruit
00:13:19après sous Napoléon
00:13:20n'était plus des universités
00:13:22mais des écoles.
00:13:23C'est-à-dire qu'on n'est pas là
00:13:25pour discuter,
00:13:25on n'est pas là
00:13:26pour créer de la connaissance,
00:13:28on est là
00:13:29pour apprendre
00:13:31des métiers.
00:13:33Et il y a la même,
00:13:34si vous posez la question
00:13:35à 90%
00:13:36des politiques français,
00:13:38ils continuent à penser
00:13:39que le rôle essentiel
00:13:40de l'université
00:13:41c'est de former
00:13:41des métiers
00:13:42et le rôle essentiel
00:13:44de l'université
00:13:44c'est de former
00:13:45les esprits,
00:13:46c'est d'amener les gens
00:13:47à avoir une vision
00:13:48personnelle et critique
00:13:49qui a été détruite
00:13:51à la Révolution
00:13:51et Napoléon
00:13:53a fait une école
00:13:54de médecine,
00:13:55les écoles de droit
00:13:56et l'université
00:13:58n'était dirigée
00:14:00par un préfet
00:14:00et pas du tout
00:14:01une peintre
00:14:03mais dans le but essentiel
00:14:06de faire des professeurs
00:14:06pour les écoles.
00:14:07Donc ça veut dire
00:14:08que là-dedans
00:14:09il n'était pas question
00:14:10et ensuite
00:14:11France a couru
00:14:11après le fait
00:14:13qu'il n'y avait
00:14:13aucune place
00:14:14pour la recherche
00:14:14à la différence
00:14:16de ce qui a continué
00:14:17en Italie
00:14:17ou en Allemagne
00:14:18ou en Angleterre
00:14:19ou bien entendu
00:14:20aux États-Unis
00:14:20ou l'université
00:14:21de quelque chose
00:14:21et en France
00:14:23d'une manière
00:14:24très intéressante
00:14:25France a pris
00:14:27un retard technologique
00:14:29absolument considérable
00:14:30au XIXe siècle
00:14:31il faut imaginer
00:14:32que la France
00:14:33représentait
00:14:3340% de la recherche médicale
00:14:35il y a un très beau livre
00:14:36qui a été fait là-dessus
00:14:37au tout début
00:14:38du XIXe siècle
00:14:39au moment de la Révolution
00:14:41avant que la Révolution
00:14:42casse tout
00:14:43on faisait 40%
00:14:44actuellement
00:14:44on fait 2,5%
00:14:46en 70%
00:14:46les Français
00:14:47se sont rendus compte
00:14:47qu'ils avaient
00:14:48un retard technique
00:14:48sur les Allemands
00:14:49qui était considérable
00:14:50les Allemands
00:14:51étaient passés
00:14:52très très largement
00:14:53à cause de leur système
00:14:54universitaire
00:14:55et donc
00:14:56tous les grands intellectuels
00:14:57de l'époque
00:14:57Renan
00:14:59Ten
00:15:00Pasteur
00:15:01avaient fait
00:15:01courir
00:15:02ensemble
00:15:02pour dire
00:15:03il faut refaire
00:15:03l'université
00:15:04parce qu'il n'y a plus
00:15:05d'endroit
00:15:06où faire de la
00:15:06travailler
00:15:07de connaissances
00:15:08dans ce pays
00:15:09et ça n'a pas été fait
00:15:10et après
00:15:11la France a continué
00:15:12à courir après ça
00:15:13en créant
00:15:13des grands instituts
00:15:14qui ont été
00:15:15le CNRS
00:15:16l'INSERM
00:15:17etc.
00:15:17pour compenser
00:15:19le fait
00:15:19que depuis le départ
00:15:21et encore maintenant
00:15:22l'université
00:15:23ne fait pas de recherche
00:15:24et n'est pas capable
00:15:26de faire de recherche
00:15:26donc c'est une vraie
00:15:28question
00:15:29qui était
00:15:29l'État s'est approprié
00:15:31la connaissance
00:15:32déjà à ce moment-là
00:15:33c'est l'État
00:15:34qui gère la connaissance
00:15:35et ne la partage pas
00:15:36et donc
00:15:39le seul monde
00:15:40avec qui le partage
00:15:41c'est le
00:15:41tutel
00:15:44pour permettre
00:15:45qu'il y ait
00:15:47un dialogue
00:15:49qui est à la base
00:15:49même du dialogue
00:15:50si on veut
00:15:53remonter plus loin
00:15:54dans l'histoire
00:15:56du dialogue
00:15:58si vous voulez
00:15:58il faut remonter
00:15:59à nos racines
00:16:00intellectuelles
00:16:02qui sont les philosophes grecs
00:16:04avec d'une part
00:16:05les philosophes de l'Est
00:16:06et d'autre part
00:16:06ceux de l'Athique
00:16:07et les philosophes
00:16:10les plus intelligents
00:16:11posteriori
00:16:12on le voit bien
00:16:13ceux qui avaient bien compris
00:16:14comment les choses passaient
00:16:15c'est ceux de l'Est
00:16:15c'est-à-dire
00:16:17de la trace
00:16:18et puis de Léonie
00:16:19qui avait
00:16:20si vous lisez
00:16:21les données cosmologiques
00:16:23de Démocrite
00:16:23honnêtement
00:16:24on reste sidéré
00:16:25sa vision du tome
00:16:26la vision
00:16:28d'Héraclite
00:16:29sur l'évolution
00:16:30ça n'a strictement
00:16:32rien à voir
00:16:33avec Aristote
00:16:34qui avait une vision
00:16:37complètement fixe
00:16:39et qui était celle
00:16:40qui nous a influencés
00:16:41c'est-à-dire
00:16:42c'est ce qui était
00:16:42le plus simple
00:16:43et qui était une vision
00:16:45du monde
00:16:46qui était transcendante
00:16:47Aristote pensait
00:16:49que tout avait été créé
00:16:50pour servir à quelque chose
00:16:51et avait un but
00:16:52et donc ça a été
00:16:53quand même
00:16:54la lumière
00:16:55de notre pensée
00:16:57pendant des décennies
00:16:58tout ça sert à quelque chose
00:17:01ce qui n'était pas du tout
00:17:03le cas
00:17:04ni d'Héraclite
00:17:07ni de Protagoras
00:17:08ni de Démocrite
00:17:09donc
00:17:09ça a été notre monde
00:17:12et d'ailleurs
00:17:12dans ce monde
00:17:13on a détruit
00:17:1399,9%
00:17:15des écrits
00:17:16de la pensée
00:17:16diverse
00:17:17qui était basée
00:17:18Protagoras
00:17:20c'est lui qui disait
00:17:21on ne pouvait rien faire
00:17:22sans le dialogue
00:17:23et on voit bien
00:17:25que
00:17:25le texte de Platon
00:17:28sur Protagoras
00:17:29c'est de dire
00:17:30que c'est un imbécile
00:17:30en pratique
00:17:31il ne dit pas comme ça
00:17:32parce qu'il reste poli
00:17:34mais en réalité
00:17:35non
00:17:35en réalité
00:17:35les choses ont un sens
00:17:36elles ne méritent pas
00:17:37d'être discutées
00:17:38et donc
00:17:39c'est extrêmement profond
00:17:41dans notre culture
00:17:42c'est une chose
00:17:43qui est très difficile
00:17:44et donc
00:17:46il y a une vraie
00:17:47il y a une vraie
00:17:48question
00:17:49c'est
00:17:50est-ce que
00:17:50le monde
00:17:52connaissance
00:17:53et les activités humaines
00:17:55sont basées sur le conflit
00:17:56et donc
00:17:58le dialogue
00:17:59amène nécessairement
00:18:00au conflit
00:18:00il faut être raisonnable
00:18:01ou bien alors
00:18:03est-ce qu'il y a quelque chose
00:18:04de transcendant
00:18:04qui est beaucoup plus important
00:18:06que l'opinion des hommes
00:18:07et on voit bien
00:18:08dans l'histoire humaine
00:18:09que quand même
00:18:10ce qui domine
00:18:11c'est le conflit
00:18:11ce n'est pas le reste
00:18:12donc on est en plein dedans
00:18:14et l'idée
00:18:15que d'ailleurs
00:18:15cette idée
00:18:16qui est la même idée
00:18:17qui a été celle
00:18:18de ces dernières années
00:18:19des mondialistes
00:18:20et en réalité
00:18:21on s'entend tous
00:18:22tout le monde va s'aimer
00:18:23on va tous penser
00:18:23pareil
00:18:24on voit bien
00:18:24que ça dure
00:18:26le temps
00:18:27que les plus puissants
00:18:28l'imposent
00:18:28leur manière de voir
00:18:30dont ils considèrent
00:18:30quelle est la manière
00:18:32de voir
00:18:32transcendante
00:18:33Dieu est de notre côté
00:18:35et puis
00:18:36au moment où les autres
00:18:37deviennent suffisamment forts
00:18:38et ne le croient plus du tout
00:18:39ils disent non
00:18:39il est du nôtre
00:18:40et puis ils commencent
00:18:41à se mettre
00:18:41ce qui est la nature
00:18:44des civilisations humaines
00:18:45Foucault disait ça
00:18:47la nature de la société
00:18:49c'est la guerre civile
00:18:50on voit bien
00:18:52on est en plein
00:18:52dans la guerre civile
00:18:53intellectuellement
00:18:54les Etats-Unis
00:18:55sont en pleine guerre civile
00:18:56on voit bien
00:18:56qu'au bout d'un moment
00:18:58là on a passé
00:18:59une période
00:18:59dans laquelle
00:19:00l'illusion
00:19:02du progrès pour tout
00:19:05a amené
00:19:05à penser
00:19:06qu'il n'y aurait plus
00:19:07de conflits
00:19:08cette idée
00:19:09est une idée
00:19:10très très naïve
00:19:11donc
00:19:11tous les primates
00:19:13dont nous formons
00:19:14partis
00:19:14sont corréleurs
00:19:15ils se battent
00:19:16tout le temps
00:19:17c'est comme ça
00:19:17c'est la nature
00:19:18des primates
00:19:18alors le vrai
00:19:21problème
00:19:22maintenant
00:19:23qui s'est posé
00:19:24pour imposer
00:19:27le pouvoir
00:19:30parce que le pouvoir
00:19:31ne sert qu'à ça
00:19:32c'est d'utiliser
00:19:34la science
00:19:34comme étant
00:19:35l'outil du pouvoir
00:19:37ce qui
00:19:39quand on est
00:19:40un scientifique
00:19:40est totalement ridicule
00:19:42puisque
00:19:42bien entendu
00:19:44la science
00:19:45n'est pas
00:19:45la science
00:19:46n'a rien
00:19:46de définitif
00:19:47tout
00:19:48tout
00:19:49tout
00:19:49tout
00:19:49change
00:19:50tout le temps
00:19:50la science
00:19:52c'est
00:19:52la synthèse
00:19:55de ce que
00:19:56l'empirisme
00:19:57a permis
00:19:58d'observer
00:19:58à un moment
00:19:59d'autre
00:19:59et puis
00:20:00si vous avez
00:20:02des outils
00:20:03nouveaux
00:20:03ou si vous avez
00:20:04des approches
00:20:04nouvelles
00:20:05et paradoxales
00:20:06et bien
00:20:07vous voyez
00:20:08des parties
00:20:08du monde
00:20:09qui étaient
00:20:09inconnues
00:20:10et maintenant
00:20:12plus que jamais
00:20:13grâce à la physique
00:20:15sur laquelle
00:20:16nous biologistes
00:20:17on a un retard
00:20:18phénoménal
00:20:19on a encore
00:20:20rien intégré
00:20:21de ce que veut dire
00:20:22la physique quantique
00:20:23il n'y a que les gens
00:20:24qui font des livres
00:20:26de science-fiction
00:20:26qui l'ont intégré
00:20:27donc on sait
00:20:29que la part d'inconnue
00:20:30est absolument
00:20:32considérable
00:20:32et donc
00:20:33moins que jamais
00:20:34on peut dire
00:20:35voilà c'est comme ça
00:20:36et maintenant
00:20:36on sait
00:20:37la science
00:20:37c'est ça
00:20:38c'est pas vrai
00:20:38d'autant que
00:20:40encore une fois
00:20:41toutes ces sciences
00:20:42une grande partie
00:20:43des sciences
00:20:44là je voudrais vous
00:20:45donner une grande
00:20:47base de réflexion
00:20:48que j'ai
00:20:49toute cette partie
00:20:50des sciences
00:20:50elle est totalement
00:20:52fictive
00:20:52en réalité
00:20:54en particulier
00:20:56dans le domaine
00:20:57de la santé
00:20:58ou dans le domaine
00:20:58du climat
00:20:59ou dans le domaine
00:21:00les sciences
00:21:01qui sont basées
00:21:02sur des modèles
00:21:03mathématiques
00:21:04prédictifs
00:21:04c'est de
00:21:06sorcellerie
00:21:08c'est Nostradamus
00:21:10c'est pas vrai
00:21:10ça ne marche jamais
00:21:13c'est pas vrai
00:21:14mais vous ne pouvez pas
00:21:15dire aux gens
00:21:17que c'est pas vrai
00:21:18et en plus
00:21:18quand les chemins
00:21:20ont été pris
00:21:20on n'arrive plus
00:21:21à revenir dessus
00:21:22c'est extrêmement compliqué
00:21:23moi je vois
00:21:26est-ce que c'est pas rassurant
00:21:29pour les gens
00:21:29de se dire
00:21:30que les choses
00:21:30sont plutôt
00:21:31noires ou blanches
00:21:32et pas se remettre
00:21:33en question
00:21:34comme la science
00:21:35le nécessiterait
00:21:35je ne sais pas
00:21:38encore une fois
00:21:39moi je ne veux pas
00:21:40pas trop donner
00:21:41d'opinion
00:21:42ce qu'on peut dire
00:21:44c'est qu'on constate
00:21:45que
00:21:46la prédication
00:21:49si vous voulez
00:21:50c'est ce qui est intéressant
00:21:51c'est pour moi
00:21:52moi je suis un
00:21:53comme je vous le dis
00:21:54je suis un observateur
00:21:54donc ce qui m'intéresse
00:21:56c'est d'observer
00:21:56mais tous les médias
00:21:59qui tapent sur la table
00:22:00en disant
00:22:01c'est la science
00:22:01c'est la science
00:22:02c'est la science
00:22:02ils ont tous
00:22:07quand même
00:22:07une petite zone
00:22:08qui est
00:22:08réservée aux horoscopes
00:22:10vous voyez
00:22:10c'est extraordinaire
00:22:14parce que quand même
00:22:15il faut vendre le journaux
00:22:16et quand même
00:22:17comme les gens
00:22:18lisent les horoscopes
00:22:19si vous voulez
00:22:20c'est extraordinaire
00:22:21de dire
00:22:22mais ça c'est la science
00:22:23ça c'est la science
00:22:24pour le réchauffement climatique
00:22:26ça c'est la science
00:22:27pour le Covid
00:22:27ça c'est la science
00:22:28mais ça c'est pas la science
00:22:30mais on le met quand même
00:22:31parce que c'est intéressant
00:22:32les horoscopes
00:22:33oui
00:22:33donc c'est intéressant
00:22:34ça serait intéressant
00:22:35de demander à quelqu'un
00:22:36mais vous publiez un journal
00:22:38qui passe son temps
00:22:39à dire que c'est la science
00:22:40et vous publiez les horoscopes
00:22:41et la nature
00:22:43en réalité
00:22:43des autres prédictions
00:22:44est la même
00:22:45parce que c'est pas faux
00:22:48si vous voulez
00:22:49qu'il y a des phénomènes
00:22:50troublants
00:22:50avec les dates de naissance
00:22:52c'est que l'espérance de vie
00:22:54n'est pas exactement la même
00:22:55en fonction de votre date
00:22:56de votre mois de naissance
00:22:57c'est factuel
00:22:59j'ai pas d'interprétation
00:23:01après l'interprétation est libre
00:23:03il y a des gens qui disent
00:23:04c'est parce que
00:23:04les femmes enceintes
00:23:06ont été plus exposées
00:23:07aux infections hivernales
00:23:08que les enfants
00:23:09ont plus de problèmes
00:23:09on sait pas
00:23:10mais en tout cas
00:23:11c'est vrai que
00:23:11le mois de naissance
00:23:13a un lien
00:23:14avec l'espérance de vie
00:23:16c'est curieux
00:23:17mais c'est comme ça
00:23:18donc là-dessus
00:23:19de là en déduire
00:23:20d'autres choses
00:23:21que ce phénomène là
00:23:22c'est un autre
00:23:25c'est un autre point
00:23:26vous voyez que donc
00:23:27la science
00:23:28c'est pas une chose
00:23:28brech
00:23:30je disais ça
00:23:30dans Galilée et Galiléo
00:23:31bien sûr
00:23:32qui est un titre merveilleux
00:23:33la science est fille du temps
00:23:35donc c'est
00:23:35et il faut pas oublier
00:23:36d'ailleurs
00:23:37parce que
00:23:37les gens oublient
00:23:39vous savez
00:23:40Galilée a été sauvée
00:23:43par le pape
00:23:43bien sûr
00:23:44le pape a sauvé Galilée
00:23:45c'est le pape qui lui a dit
00:23:46maintenant
00:23:47ne dites plus rien
00:23:48vous restez dans votre coin
00:23:49on vous est pris à manger
00:23:51et à boire
00:23:51et puis vous dites plus rien
00:23:52parce qu'à la fin
00:23:53ils vont vous brûler
00:23:53quand même
00:23:54le pape était raisonnable
00:23:56en l'occurrence
00:23:57donc
00:23:58c'est assez intéressant
00:24:00donc le point
00:24:02de
00:24:02de
00:24:03de
00:24:03de
00:24:04de ça
00:24:05une fois qu'on dit
00:24:06voilà
00:24:06les datas
00:24:07les données
00:24:08appartiennent
00:24:09à ceux qui ont le pouvoir
00:24:11et
00:24:12ceux qui ont le pouvoir
00:24:14bien entendu
00:24:14sont
00:24:14la plupart du temps
00:24:16quand ils sont pas entièrement
00:24:17cyniques
00:24:18soit quand ils sont cyniques
00:24:19tout ce qu'ils veulent
00:24:20c'est
00:24:20c'est se servir
00:24:21soit s'ils sont pas entièrement
00:24:22cyniques
00:24:23très rapidement
00:24:24le pouvoir
00:24:25fait quelque chose
00:24:26qui est aussi
00:24:26la base
00:24:28de notre connaissance
00:24:29la base
00:24:30de notre connaissance
00:24:31le premier livre
00:24:31que nous
00:24:32en Europe
00:24:33nous ayons
00:24:33c'est l'Iliade
00:24:34quand même
00:24:34et l'Iliade
00:24:35ça décrit
00:24:36exactement
00:24:36ce que nous vivons là
00:24:38qui est l'hybris
00:24:38ne dites pas
00:24:40l'hybris
00:24:40surtout
00:24:41parce que l'hybris
00:24:42c'est un anglicisme
00:24:43les grecs
00:24:44qui écrivent
00:24:44hybris avec un y
00:24:46parce qu'il n'y a pas
00:24:47de u en grec
00:24:48d'accord
00:24:48et on ne dit pas
00:24:50hybris
00:24:51hubride
00:24:51ni
00:24:52donc le y
00:24:53grec
00:24:53grec
00:24:53on prononce
00:24:54i en français
00:24:55ça s'appelle
00:24:56l'hybris
00:24:57maintenant
00:24:57parce que les américains
00:24:58l'appellent
00:24:58hubris
00:24:59et que donc
00:25:00les meneux
00:25:01qui font
00:25:01de l'anglicisme
00:25:03à partir
00:25:04du grec
00:25:05appellent ça
00:25:06de l'hybris
00:25:07enfin c'est de l'hybris
00:25:07en pratique
00:25:08et l'hybris
00:25:09c'est quoi
00:25:09c'est
00:25:09la déraison
00:25:11du pouvoir
00:25:12et alors
00:25:13chez les grecs
00:25:14la déraison
00:25:15du pouvoir
00:25:16qu'on voit
00:25:16c'est Agamemnon
00:25:17qui vole
00:25:17la femme d'Achille
00:25:18parce qu'il a dû
00:25:20rendre la scène
00:25:21et qui fait donc
00:25:23perdre un an
00:25:24je ne sais combien
00:25:25de guerriers
00:25:25à cause
00:25:25de cette hybris
00:25:27et bien
00:25:28les grecs
00:25:30avaient inventé
00:25:31que
00:25:31la pire
00:25:33de toutes les déresses
00:25:34c'est Némésis
00:25:35et Némésis
00:25:37elle a été dénaturée
00:25:39chez les romains
00:25:39elle est venue
00:25:40la déesse de la vengeance
00:25:41mais chez les grecs
00:25:42c'est une déesse
00:25:45qui est impitoyable
00:25:46on ne peut jamais
00:25:46racheter l'hybris
00:25:48et elle punit l'hybris
00:25:49et personne
00:25:52pas même Zeus
00:25:52ne peut l'arrêter
00:25:53donc c'est une
00:25:54la première leçon
00:25:56du premier livre
00:25:58que nous ayons
00:25:59c'est il faut lutter
00:26:01contre
00:26:02l'excès de pouvoir
00:26:04des gens qui ont besoin
00:26:05parce que
00:26:06cet excès
00:26:07leur est naturel
00:26:08dès que vous avez
00:26:10cette possibilité
00:26:12et bien
00:26:12vous avez le danger
00:26:15de vous prendre
00:26:17pour un dieu
00:26:18et vous savez
00:26:19qu'au moment
00:26:20de leur triomphe
00:26:21les consuls romains
00:26:23quand ils avaient
00:26:24un triomphe
00:26:24avaient un esclave
00:26:25derrière eux
00:26:25qui leur disait
00:26:26même un toulon
00:26:27souviens-toi
00:26:28que tu es mortel
00:26:29tu n'es pas un dieu
00:26:30parce qu'aujourd'hui
00:26:30tu es un triomphe
00:26:31souviens-toi
00:26:32que tu es mortel
00:26:32et puis ils l'ont oublié
00:26:33au moment où l'empire
00:26:34est là
00:26:35ils se sont transformés
00:26:36en dieu
00:26:36et la décadence
00:26:38a commencé
00:26:38il y a cet élément
00:26:41essentiel
00:26:42de ne pas se prendre
00:26:44pour un dieu
00:26:45et le problème
00:26:46de ces épidémies
00:26:47ou le problème
00:26:48de ces guerres
00:26:49c'est que les gens
00:26:49qui sont au pouvoir
00:26:50et qui en réalité
00:26:51leur travail
00:26:52ça devrait être
00:26:53de gérer le pays
00:26:54de ne pas l'emmener
00:26:54à la faillite
00:26:55comme on était en train
00:26:56de faire
00:26:56c'est ça leur boulot
00:26:57en réalité
00:26:57c'est pourquoi
00:26:58ils sont là
00:26:59et bien en réalité
00:27:00quand ils ont une situation
00:27:01comme celle-là
00:27:02ils se prennent pour dieu
00:27:03ils croient
00:27:05ils se prennent
00:27:07pour des tomatures
00:27:07dieu
00:27:08ils vont gérer ça
00:27:10comme des dieux
00:27:10et ça c'est un problème
00:27:12majeur
00:27:12qui n'existe pas
00:27:14dans les vraies démocraties
00:27:15comme la Suisse
00:27:16par exemple
00:27:17dont on ne sait pas
00:27:18qui dirige la Suisse
00:27:19personne le sait
00:27:20mais ils ne se prennent pas
00:27:21pour dieu
00:27:22ils ont un système
00:27:24qui n'est pas en faillite
00:27:25qui fonctionne
00:27:26d'une manière telle
00:27:28que quand il y a
00:27:29un problème
00:27:30on va faire une votation
00:27:31et le peuple décide
00:27:32ça c'est une démocratie
00:27:34quand on élit quelqu'un
00:27:36c'est pas parce qu'on l'a élu
00:27:37que c'est une démocratie
00:27:38parce que
00:27:39des manières
00:27:39de tourner
00:27:41les élections
00:27:41il y en a 36 000
00:27:42qui a accès
00:27:45qui a accès
00:27:46à l'argent
00:27:46qui peut faire
00:27:47qui triche
00:27:49sans se faire prendre
00:27:50qui triche
00:27:50sans se faire prendre
00:27:51ça c'est
00:27:52nos démocraties
00:27:53à nous
00:27:54donc c'est pas
00:27:55c'est très très intéressant
00:27:57la manière
00:27:58d'éviter
00:27:58le bris
00:27:59c'est d'éviter
00:28:00la concentration
00:28:01des pouvoirs
00:28:02et bien entendu
00:28:02plus un pays
00:28:03est centralisé
00:28:04comme le nôtre
00:28:04comme la France
00:28:05bien plus le pouvoir
00:28:06de celui
00:28:07qui est en haut
00:28:08est absolument considérable
00:28:09et il est de moins
00:28:10de moins vigile
00:28:11et quand vous sautez
00:28:12encore une étape
00:28:13pour rentrer à l'Europe
00:28:14alors vous n'avez même
00:28:15plus les données
00:28:16vous voyez que même
00:28:16quand vous demandez
00:28:17les données de base
00:28:18vous allez acheter
00:28:20pour des milliards
00:28:21dites nous
00:28:21comment ça s'est passé
00:28:22et ça vous n'y avez pas droit
00:28:24on n'a pas droit
00:28:26aux données
00:28:27donc c'est une des vraies bases
00:28:29qui doit être
00:28:29une des bases
00:28:30de la démocratie
00:28:30c'est l'État devrait
00:28:32chercher de collecter
00:28:33les données
00:28:34les diffuser
00:28:34et en France
00:28:35ça a toujours été
00:28:36un problème
00:28:37moi j'étais à un moment
00:28:38conseiller d'un ministre
00:28:39de la santé
00:28:39et à cette époque-là
00:28:42les Américains
00:28:43avaient un peu d'avance
00:28:44sur la santé publique
00:28:47c'est-à-dire
00:28:48sur le suivi
00:28:49vous savez
00:28:49la maladie des légionnaires
00:28:50est une maladie
00:28:52qui a été découverte
00:28:53par l'informatique
00:28:54c'est-à-dire que
00:28:55les Américains
00:28:56suivaient la mortalité
00:28:57par sexe
00:28:58par âge
00:28:59et par vie
00:29:00toutes les semaines
00:29:00et il s'est passé
00:29:02que
00:29:03en 76
00:29:04et bien
00:29:05ou en 75
00:29:07il y a eu
00:29:07une surmortalité
00:29:08d'une trentaine
00:29:09d'hommes
00:29:09âgés
00:29:11de plus de 60 ans
00:29:12à Philadelphie
00:29:13qu'est-ce qui s'est passé
00:29:14donc ils envoyaient
00:29:15quelqu'un
00:29:16de ses décès
00:29:16pour aller faire
00:29:17des prévuments
00:29:17et ils étaient
00:29:18tous morts de pneumonie
00:29:19et ils avaient tous
00:29:21quelque chose en commun
00:29:22tous sauf un
00:29:22ils avaient tous
00:29:23quelque chose en commun
00:29:24c'est que c'était
00:29:25des anciens militaires
00:29:26c'est pour ça que
00:29:26on a appelé ça
00:29:27la maladie légionnaire
00:29:28qui étaient tous
00:29:29dans le même hôtel
00:29:30d'accord
00:29:31et que le seul
00:29:32qui était mort de ça
00:29:33de la même maladie
00:29:34en même temps
00:29:35et qui n'était pas
00:29:37légionnaire
00:29:38était quelqu'un
00:29:38qui avait stationné
00:29:40devant le même hôtel
00:29:41et donc on a compris
00:29:42que c'était l'hôtel
00:29:43l'hôtel a été détruit
00:29:44et puis l'hôtel
00:29:46qu'est-ce qu'on a trouvé
00:29:47on a trouvé
00:29:47que c'était la climatisation
00:29:48mais vous voyez
00:29:49ça a pu être vu
00:29:50parce qu'il y avait
00:29:51une détection du signal
00:29:53et donc moi
00:29:53quand j'ai été
00:29:54mandaté par Jean-François
00:29:56de la TI
00:29:56pour faire une réflexion
00:29:57sur les maladies infectieuses
00:29:58en général
00:29:59j'étais allé au CDC
00:30:00j'étais allé au NIH
00:30:01vous avez regardé
00:30:02ce qu'ils faisaient
00:30:02ils en étaient
00:30:03effectivement à comment
00:30:04identifier les signaux
00:30:07qui commencent
00:30:08parce que le plus important
00:30:10dans l'épidémie
00:30:11c'est de commencer
00:30:11le plus tôt possible
00:30:12et pour ça
00:30:13il faut avoir des signaux
00:30:14il faut avoir
00:30:15des capacités
00:30:16d'observation
00:30:17si par exemple
00:30:18vous avez trois méningites
00:30:19chez des enfants
00:30:21de moins de 10 ans
00:30:22dans un endroit
00:30:23dans lequel normalement
00:30:23il y en a une par an
00:30:24vous en avez trois
00:30:25dans la semaine
00:30:25c'est un signal
00:30:26il faut aller en faire
00:30:27l'investigation
00:30:28donc cette surveillance
00:30:29cette veille
00:30:30m'avait beaucoup impressionné
00:30:32quand j'étais rentré
00:30:33à Marseille
00:30:34à Paris
00:30:35j'avais dit
00:30:36à Jean-François
00:30:37Mathéi
00:30:38tu sais
00:30:38tu risques d'avoir
00:30:38d'énormes problèmes
00:30:39parce qu'en France
00:30:41on ne connaît
00:30:42la mortalité
00:30:43que deux ans
00:30:45après qu'elle se soit produite
00:30:46c'est-à-dire que tu ne sais pas
00:30:47ce qui se passe
00:30:48tu n'as pas la moindre
00:30:49et ça fait partie
00:30:50de ce que je dis
00:30:50bien sûr
00:30:51c'est vrai
00:30:51ça fait des recommandations
00:30:54que j'ai fait à Mathéi
00:30:55qui est online
00:30:57tout le monde peut le voir
00:30:58mais de dire ça
00:30:59à des gens
00:31:00qui faisaient les ADS
00:31:01dont les discussions
00:31:02étaient discussions oiseuses
00:31:03et politiques
00:31:04si vous voulez
00:31:04de saisir les données
00:31:06d'observer les données
00:31:07c'est quelque chose
00:31:07qui leur apparaissait
00:31:08absolument invésirable
00:31:09ce qui s'est passé
00:31:12le malheureux
00:31:13Jean-François
00:31:13a été tout de suite
00:31:15convaincu
00:31:16de ce que je lui disais
00:31:17parce que
00:31:18c'est le moment
00:31:19c'était en 2003
00:31:19c'est le moment
00:31:20où il y a eu la canicule
00:31:21je l'ai appelé
00:31:22j'avais eu une canicule
00:31:23beaucoup plus jeune
00:31:24quand j'étais
00:31:25un des hôpitaux
00:31:26à gérer malheureusement
00:31:27en Marseille
00:31:27avec une mortalité considérable
00:31:29je lui ai appelé
00:31:30je lui ai dit
00:31:30fais attention
00:31:31c'est un truc
00:31:33qui ravage
00:31:33alors qu'il suffit
00:31:35de les refroidir
00:31:36c'est pas de la déshydratation
00:31:37le coup de chaleur
00:31:38il faut les refroidir
00:31:40il faut acheter des glaçons
00:31:41il faut acheter des ventilateurs
00:31:42il faut les refroidir
00:31:43et il m'a dit
00:31:44Didier
00:31:44non
00:31:45tu sais
00:31:45c'est pas vrai
00:31:46j'ai appelé
00:31:47la direction générale
00:31:48de la santé
00:31:49c'est une histoire
00:31:50des journalistes
00:31:50c'est pas vrai
00:31:51donc le niveau
00:31:53d'information
00:31:54du ministère
00:31:55de la santé
00:31:55était égal à zéro
00:31:56et pour dire la vérité
00:31:58ceux qui ont lancé
00:31:59l'alerte
00:32:01c'est les croque-morts
00:32:03parce qu'ils étaient tombés
00:32:04en rupture de stock
00:32:05de cercueil
00:32:06à Paris
00:32:07il n'y a rien
00:32:08ça c'est un signe
00:32:09c'est un signe
00:32:11exactement
00:32:12c'est un des signes
00:32:13c'est ce qu'on appelle
00:32:14les signes neutres
00:32:15c'est à dire
00:32:15il n'y a pas d'interprétation
00:32:17c'est les signes
00:32:18et donc quand vous pensez
00:32:20que les croque-morts
00:32:21on savait plus
00:32:22que le ministre
00:32:23de la santé
00:32:23qui a fini par
00:32:24prendre son poste
00:32:25d'ailleurs
00:32:25et ce qui se passait
00:32:27c'est pendant
00:32:28qu'il y avait ça
00:32:29pour une fois
00:32:29la presse
00:32:30s'était remontée
00:32:31il y avait un urgentiste
00:32:32qui disait
00:32:33mais attendez
00:32:33ça meurt
00:32:34tiens
00:32:35sans arrêt
00:32:36les croque-morts
00:32:37disaient
00:32:37on a plus d'accueil
00:32:38et il m'a dit
00:32:40j'ai téléphoné
00:32:41à la direction générale
00:32:42de la santé
00:32:43alors
00:32:43tout le cabinet
00:32:45du ministre
00:32:45était parti en vacances
00:32:46au mois d'août
00:32:47toute la direction générale
00:32:49était partie en vacances
00:32:50il n'y avait qu'une personne
00:32:51qui lui a répondu
00:32:52donc son nom
00:32:52le prédisposait à ça
00:32:54vous pouvez le vérifier
00:32:55c'est le docteur Coquin
00:32:56et donc
00:32:57c'est lui qui lui a dit
00:32:58mais non
00:32:59c'est une bêtise de presse
00:33:00c'est pas vrai
00:33:00et donc
00:33:01Jean-François Maté
00:33:02est resté chez lui
00:33:03il a été interviewé
00:33:04avec un magnifique
00:33:05t-shirt
00:33:06de coste
00:33:07et les gens
00:33:08ont dit
00:33:08ce ministre n'est pas sérieux
00:33:09parce qu'il ne se rend pas compte
00:33:10il y a des centaines
00:33:11de gens qui meurent
00:33:12et lui
00:33:12il est dans le Var
00:33:14au milieu des vignes
00:33:16et il s'en fiche
00:33:17vous voyez donc
00:33:17l'absence
00:33:19de volonté
00:33:20le fait que la base
00:33:22de santé publique
00:33:23ce soit
00:33:23des données
00:33:24des données vérifiables
00:33:25est une chose
00:33:26qui en France
00:33:27est quelque chose
00:33:28qui est quasi inconnu
00:33:29et qui est toujours
00:33:30pas disponible
00:33:31si vous vouliez
00:33:32il y a encore deux ans
00:33:33avoir des données
00:33:34sur la mortalité
00:33:35c'est l'INSEAM
00:33:36qui a le droit
00:33:37d'observer ça
00:33:38il considère ça
00:33:39comme étant leur propriété
00:33:40c'est pas leur propriété
00:33:41ça n'appartient à personne
00:33:42et il ne le relâme
00:33:45qu'au bout de deux ou trois ans
00:33:46et si vous voulez y avoir accès
00:33:47il faut que vous payez l'INSEAM
00:33:48pour pouvoir y avoir accès
00:33:50donc vous voyez
00:33:51que c'est considéré
00:33:52comme étant une propriété
00:33:53d'État
00:33:54la mortalité
00:33:55la maladie
00:33:56c'est des propriétés
00:33:58d'État
00:33:58j'espère que vous entendez
00:34:00ce que je vous dis
00:34:01parce que
00:34:02c'est un des éléments
00:34:04majeurs
00:34:05donc l'État
00:34:07c'est à lui
00:34:08il vous dit
00:34:09ce qu'il veut
00:34:10et tout
00:34:11le problème
00:34:12que moi j'ai eu
00:34:14pendant cette période
00:34:15c'est que
00:34:16pendant deux ans
00:34:17j'avais mes propres données
00:34:19qui étaient les données
00:34:20les plus abondantes du pays
00:34:21et je donnais
00:34:22toutes mes données
00:34:23une fois par semaine
00:34:25pour que les gens
00:34:26fassent ce qu'ils voulaient
00:34:27vous voyez
00:34:28tout était publié
00:34:30sans arrêt
00:34:31sans arrêt
00:34:31sans arrêt
00:34:31et la raison
00:34:32pour laquelle
00:34:34actuellement
00:34:34je suis embêté
00:34:35et certains de mes collaborateurs
00:34:37sont embêtés
00:34:38c'est parce qu'on a traité les gens
00:34:40on a traité
00:34:40on a fait 1,2 million de tests
00:34:44pour
00:34:45je ne sais pas combien
00:34:46de 250 000 personnes
00:34:47dedans
00:34:47il y a 30 000
00:34:48qui sont venus
00:34:49se faire soigner
00:34:50chez nous
00:34:50et les gens voulaient
00:34:53nous interdire
00:34:54d'utiliser
00:34:55l'hydroxychloroquine
00:34:57c'est ce qui est illégal
00:34:58parce que la loi
00:34:59est supérieure au décret
00:35:01et ça c'est un décret
00:35:02et donc on ne pouvait pas
00:35:03nous opposer à un décret
00:35:04on m'a fait passer deux fois
00:35:05devant le conseil de l'or
00:35:08on a fait passer
00:35:08mais en réalité
00:35:09tout médecin
00:35:11ça a été confirmé
00:35:12récemment par l'Europe
00:35:13tout médecin
00:35:14est directement responsable
00:35:15de sa prescription
00:35:16y compris
00:35:17quand on lui a donné
00:35:19des consignes de prescription
00:35:20s'il a un accident
00:35:20c'est ça
00:35:21donc ça
00:35:22ça vient d'être clarifié
00:35:23pour l'Europe
00:35:24clarifier ça
00:35:25donc le ministre
00:35:26ne pouvait pas
00:35:27nous obliger
00:35:28personne ne peut nous obliger
00:35:29à donner un traitement
00:35:30ou à ne pas donner un traitement
00:35:31si on pense que c'est le meilleur
00:35:33il n'y a que le malade
00:35:34qui a le droit de se plaindre
00:35:35après de dire
00:35:35écoutez
00:35:36de nous attaquer
00:35:36ce qui est un équilibre normal
00:35:38donc ça on ne pouvait pas
00:35:39nous en empêcher
00:35:40mais en revanche
00:35:41ce qui les a rendus
00:35:42ou ce n'est même pas
00:35:43qu'on les fait
00:35:43ce qu'ils savaient
00:35:44qu'on les fait
00:35:45parce que
00:35:45moi j'ai passé ma vie
00:35:46à avoir des inspections
00:35:47de l'État
00:35:48parce que
00:35:49je n'obéis pas facilement
00:35:51mais je reste dans
00:35:52les règles de la loi
00:35:53et donc on a eu
00:35:54une mission
00:35:55qui est venue
00:35:55de huit personnes
00:35:56pendant sept mois
00:35:57nous inspecter
00:35:58qui ont vu exactement
00:35:59leur a tout donné
00:35:5975 000 documents
00:36:01tout ce qu'on faisait
00:36:02ils ne nous ont jamais reproché
00:36:04d'avoir traité les malades
00:36:05mais
00:36:06ils nous ont harcelé
00:36:08pour ne pas qu'on publie
00:36:09les malades
00:36:09c'est-à-dire
00:36:12on n'a pas le droit
00:36:12de le dire
00:36:13et ça
00:36:15c'est la dictature
00:36:16c'est la dictature
00:36:19et donc on est dedans
00:36:20dans
00:36:21au nom de la science
00:36:22au nom de la santé
00:36:23on est dans une dictature
00:36:25ça s'appelle comme ça
00:36:26c'est-à-dire
00:36:26on empêche les gens
00:36:27de parler
00:36:28on se demande
00:36:29s'il faut faire
00:36:29il faut parler entre nous
00:36:30comme faisaient les russes
00:36:31en voie des papiers
00:36:32où il faut se parler
00:36:33dans la cuisine
00:36:34ce qu'on a pas le droit
00:36:37de faire
00:36:38c'est dire
00:36:38et vous voyez bien
00:36:39une réaction récente
00:36:40de notre président
00:36:41qui est furieux
00:36:42qu'il existe
00:36:43des modes de communication
00:36:45qu'il ne contrôle pas
00:36:47voudrait interdire
00:36:48ces modes de communication
00:36:49qu'il ne contrôle pas
00:36:51parce que bien entendu
00:36:53cette hybrise
00:36:54si vous lui enlevez
00:36:55son pouvoir
00:36:56c'est-à-dire
00:36:57qui tombe de lui-même
00:37:01parce qu'en réalité
00:37:01la presse à force
00:37:02de ne pas
00:37:04du faire d'informations
00:37:05mais des commentaires
00:37:06parce que si vous n'avez pas
00:37:07de données à transmettre
00:37:08parce qu'on ne vous les transmette pas
00:37:09tout ce que vous faites
00:37:10c'est des commentaires
00:37:11c'est des tables rondes
00:37:12et ça vaut ni plus
00:37:13ni moins
00:37:13qu'une conversation de barre
00:37:15il n'y a plus de conversation
00:37:16de barre maintenant
00:37:16enfin quand j'étais jeune
00:37:17il y avait une conversation de barre
00:37:18qui était extraordinairement intéressante
00:37:20mais maintenant
00:37:24et bien
00:37:24en pratique
00:37:26puisqu'on n'a plus
00:37:28accès aux données
00:37:28tout ce qu'on peut faire
00:37:29c'est éventuellement
00:37:30avoir des données extérieures
00:37:31mais comme
00:37:32le pouvoir
00:37:35s'est étendu
00:37:36sur les communications
00:37:39traditionnelles
00:37:40parce que vous savez bien
00:37:41qu'il n'y a pas
00:37:42de médias traditionnels
00:37:44qui ne soient pas subventionnés
00:37:45par l'État
00:37:45tous
00:37:46100%
00:37:46donc
00:37:47et moi je crois
00:37:49à une chose
00:37:49c'est que c'est celui
00:37:50qui paye
00:37:51qui décide
00:37:51donc
00:37:51c'est comme ça
00:37:54la deuxième chose
00:37:55c'est que
00:37:55le deuxième point
00:37:57qui s'est développé
00:37:57ces dernières années
00:37:58et qui va nous ramener
00:37:59un peu ce qui vous
00:38:01préoccupe
00:38:03c'est que
00:38:03il est vraisemblable
00:38:06que la plus grande puissance
00:38:08financière actuelle
00:38:10en dehors
00:38:11enfin
00:38:11la plus grande puissance
00:38:12financière actuelle
00:38:13bien sûr
00:38:14c'est les fonds de pension
00:38:15BlackRock
00:38:16c'est le troisième
00:38:17budget au monde
00:38:18d'après les États-Unis
00:38:20et la Chine
00:38:20et en réalité
00:38:21plus puisqu'ils ont
00:38:22la capacité de déplacer
00:38:24les financements
00:38:24que n'ont pas
00:38:25ni la Chine
00:38:25ni l'Amérique
00:38:27qui ont
00:38:27des contraintes
00:38:29sur le budgétaire
00:38:30que n'a pas
00:38:31ni BlackRock
00:38:32ni Vanguard
00:38:33le troisième
00:38:34Vanguard
00:38:35et le septième
00:38:35et BlackRock
00:38:36et Vanguard
00:38:37ont
00:38:38je ne sais pas
00:38:395%
00:38:39des actions
00:38:40d'à peu près
00:38:41tous les journaux
00:38:42d'à peu près
00:38:43toutes les industries
00:38:44pharmaceutiques
00:38:45et tout ça
00:38:47constitue
00:38:48un capital
00:38:49absolument hallucinant
00:38:51dont j'espère
00:38:51ça ne viendra pas
00:38:53à l'Europe
00:38:53mais peut-être
00:38:54qu'en France
00:38:54effectivement
00:38:55ils redécouvriront
00:38:56les lois
00:38:58qui ont été faites
00:38:58contre Rockefeller
00:38:59si vous voulez
00:39:00pour diminuer
00:39:01la puissance
00:39:01il ne peut pas
00:39:02y avoir de puissance
00:39:02supérieure à celle
00:39:03de l'État
00:39:04il ne faut pas
00:39:05c'est pas possible
00:39:06donc l'État
00:39:08nous représente
00:39:09eux on ne sait plus
00:39:09trop qui représente
00:39:10il ne faut pas
00:39:13mais en dehors
00:39:14de ces puissances
00:39:15financières monstrueuses
00:39:16ce qui est actuellement
00:39:17le plus rentable
00:39:18parmi les choses
00:39:19les plus rentables
00:39:19vous avez d'une part
00:39:20l'industrie pharmaceutique
00:39:22bien entendu
00:39:23les bénéfices
00:39:30sont de l'ordre
00:39:31de 35%
00:39:31ce qui est considérable
00:39:33si vous connaissez
00:39:34d'autres domaines
00:39:35dans lesquels
00:39:35vous pouvez gagner
00:39:3635%
00:39:36c'est phénoménal
00:39:38et puis
00:39:38les publications
00:39:40scientifiques
00:39:40pareil
00:39:42et se vire
00:39:43Springer
00:39:44c'est 35%
00:39:45de bénéfices
00:39:45c'est absolument
00:39:47cool ça
00:39:47et bien entendu
00:39:48c'est la même chose
00:39:49que l'industrie pharmaceutique
00:39:50sont liées
00:39:51alors
00:39:52ce qui est très intéressant
00:39:54parce que là
00:39:55on a les données
00:39:56c'est un domaine
00:39:58où on a les données
00:39:59donc là peut-être
00:39:59que le dialogue
00:40:00vous pourrez servir
00:40:01quelque chose
00:40:01ce qui est intéressant
00:40:02c'est que
00:40:03l'industrie pharmaceutique
00:40:05réussit
00:40:06de moins en moins
00:40:08elle a réussi
00:40:09pendant longtemps
00:40:09à faire croire
00:40:10et en tout cas
00:40:11nos gouvernants
00:40:12nous disent
00:40:12l'industrie pharmaceutique
00:40:15c'est fait pour soigner
00:40:15les gens
00:40:16et en réalité
00:40:17moi je connais
00:40:20d'institutions
00:40:21faites de voyous
00:40:23aussi considérables
00:40:25que l'industrie pharmaceutique
00:40:26regardez
00:40:26Pfizer
00:40:27107 condamnations
00:40:29ces dernières années
00:40:32et c'est des voyous
00:40:33moi je vous sais
00:40:33on m'a proposé
00:40:35à plusieurs reprises
00:40:35de manger avec
00:40:36des voyous
00:40:38parce qu'il y en a
00:40:39à Marseille
00:40:39j'ai jamais accepté
00:40:40parce que je
00:40:41je crois Shakespeare
00:40:41qui dit
00:40:42il faut manger
00:40:44avec le diable
00:40:44qu'avec une très longue cuillère
00:40:45je ne le fais pas
00:40:46je ne mange pas
00:40:47avec vous
00:40:47je crois qu'il ne faut pas le faire
00:40:51il ne faut pas commencer
00:40:52par la familiarité
00:40:54avec des gens
00:40:55qui ne sont pas
00:40:56d'abord des gens honnêtes
00:40:57et d'un sud
00:40:57qui éventuellement
00:40:58sont des partenaires
00:40:59mais pas des amis
00:41:00ces relations-là
00:41:01sont des relations malsaines
00:41:02mais quand même
00:41:05et ce qui est très intéressant
00:41:08si vous voulez
00:41:09c'est
00:41:09c'est une des raisons
00:41:11pour lesquelles
00:41:11moi j'ai appelé
00:41:12peut-être que vous avez
00:41:13entendu ça
00:41:13moi j'attends
00:41:14sans beaucoup d'espoir
00:41:16un Nuremberg
00:41:17de l'industrie pharmaceutique
00:41:18parce que
00:41:19je ne connais
00:41:20pas d'institution
00:41:21qui ait tué
00:41:23autant d'humains
00:41:24à la surface
00:41:25de la terre
00:41:25depuis
00:41:2610 ans
00:41:27c'est-à-dire que
00:41:31si vous regardez
00:41:32pour nous
00:41:33avec l'oxycontin
00:41:34qui continue
00:41:35à être distribué
00:41:36assez facilement
00:41:36en France
00:41:37vous regardez
00:41:40entre
00:41:41les chevourchettes
00:41:41sont entre
00:41:42600 et 800 000 morts
00:41:43mais il n'y a pas de guerre
00:41:44qui est fait
00:41:44600 et 800 000 morts
00:41:45récentes
00:41:45enfin c'est
00:41:46c'est cool ça
00:41:47vous regardez
00:41:48ils ont été
00:41:48dans un premier temps
00:41:50condamnés
00:41:50maintenant ils ont accumulé
00:41:52les condamnations
00:41:53jusqu'à 12 milliards
00:41:54mais il n'y a toujours
00:41:55pas de peine de prison
00:41:56à la fin
00:41:57il a fallu que ce soit
00:41:58la Cour suprême
00:41:58c'est tellement énorme
00:41:59qu'il a fallu que ce soit
00:42:00la Cour suprême
00:42:01qui dise non
00:42:02on n'accepte pas
00:42:03le règlement
00:42:04à ce point-là
00:42:05parce qu'il ne tient pas
00:42:07en compte
00:42:07de la responsabilité
00:42:08il faut bien qu'il y ait
00:42:09quelqu'un qui aille en prison
00:42:10dans sa perpétuité
00:42:11vous vous rendez compte
00:42:12bien sûr
00:42:12le Vioxx avec Merck
00:42:18entre 50 et 60 000 personnes
00:42:20donc ils s'en sont sortis
00:42:22avec 6 milliards de dollars
00:42:23je ne sais pas
00:42:24comment ça s'est passé ailleurs
00:42:25mais en France
00:42:26à les gens
00:42:27qui ont porté plainte
00:42:27contre le Vioxx
00:42:28ça a été classé sans suite
00:42:29en France
00:42:30on ne les condamne pas
00:42:30les laboratoires
00:42:31il n'y a que quand
00:42:34c'était vraiment
00:42:35un laboratoire français
00:42:36que c'était devenu
00:42:36le Mediator
00:42:38c'est devenu tellement énorme
00:42:39qu'il a bien fallu
00:42:39il s'en occuper
00:42:40mais on ne parle pas de milliards
00:42:41on parle de quelques millions
00:42:42donc il y a une tolérance
00:42:45cette malhonnêteté intrinsèque
00:42:49si vous voulez
00:42:50de l'industrie pharmaceutique
00:42:51qui est considérable
00:42:52qui va depuis
00:42:54création de rapports sociaux
00:42:57très anormaux
00:42:58en invitant les gens
00:42:59dans des congrès factices
00:43:02vous savez
00:43:04la première fois
00:43:06où la France a réagi
00:43:07la France a réagi
00:43:08deux fois
00:43:09sans qu'il y ait
00:43:09beaucoup de conséquences
00:43:10la première
00:43:11c'est
00:43:11quand Merck
00:43:13a sorti
00:43:14ses premières statines
00:43:14en France
00:43:15ils ont fait
00:43:16une chose extraordinaire
00:43:17ils ont invité
00:43:19tous les médecins
00:43:20de France
00:43:21à des congrès
00:43:22en Chine
00:43:22et en fonction
00:43:24de leur niveau
00:43:24si c'était un médecin général
00:43:25ils y allaient
00:43:26en deuxième classe
00:43:27si c'était un prof
00:43:28ils y allaient
00:43:28en business classe
00:43:29ou en première classe
00:43:30c'était que les congrès
00:43:31la Chine s'ouvrait
00:43:32ouvrait ses portes
00:43:33tout le monde avait envie
00:43:34d'aller en Chine
00:43:34et donc c'était
00:43:35congrès factice en Chine
00:43:36comme maintenant
00:43:37c'est plein de congrès factices
00:43:38parce que les gens
00:43:39ont bien compris
00:43:39que pour faire du tourisme
00:43:41transformer du tourisme
00:43:46en congrès
00:43:48c'est la but bien sociale
00:43:49pure et simple
00:43:50c'est de transformer
00:43:51le fait qu'on a envie
00:43:52de se balader
00:43:53en disant
00:43:53j'y vais
00:43:54pour avoir quelque chose
00:43:56c'est une fantaisie
00:43:57c'est pas vrai
00:43:57c'est le nerf de la guerre
00:44:00une grande partie
00:44:01de l'industrie pharmaceutique
00:44:02c'est l'invitation
00:44:03à ces congrès
00:44:04et ensuite
00:44:04on mange tous les soirs
00:44:05on est dans un hôtel
00:44:07que les gens
00:44:08n'auraient pas
00:44:08les moyens de se payer
00:44:09on mange tous les soirs
00:44:10dans un super restaurant
00:44:11donc c'est
00:44:12en réalité
00:44:13c'est de la but bien sociale
00:44:14déguisée
00:44:15l'autre point
00:44:16que fait l'industrie pharmaceutique
00:44:17en dehors des congrès
00:44:18c'est le financement
00:44:19des associations
00:44:20à but dit non lucratif
00:44:21qui en réalité
00:44:22sont du blanchiment
00:44:23d'un but bien social
00:44:25et donc comme ça
00:44:26ça n'apparaît pas
00:44:27puisque l'industrie
00:44:27est obligée de déclarer
00:44:29les financements
00:44:30en France
00:44:30est obligée de déclarer
00:44:32maintenant
00:44:32la manière dont c'est
00:44:33présent en France
00:44:34est tellement complexe
00:44:35que vous n'arrivez plus
00:44:36à voir les données
00:44:36directes
00:44:37telles que moi
00:44:37je les ai eues
00:44:38au début de la crise
00:44:39avec Eurofondox
00:44:40et ça passe
00:44:43par les associations
00:44:43les associations
00:44:44sont financées par
00:44:45si vous regardez
00:44:46toutes les associations
00:44:47pour le SIDA
00:44:48c'est financé par Gilead
00:44:49parce que c'est Gilead
00:44:50le truc
00:44:51100%
00:44:52donc tout ça
00:44:53est transparent
00:44:54ça c'est du savoir
00:44:56on a les données
00:44:58donc si on veut
00:44:59les regarder
00:45:00on peut les regarder
00:45:00on a les données
00:45:01du financement
00:45:02de l'industrie pharmaceutique
00:45:03de la presse
00:45:04de toute la presse
00:45:05dont la presse française
00:45:05je crois qu'en France
00:45:07ils distribuent 600 millions
00:45:08par an
00:45:08comme on a celle
00:45:09de Bill Gates
00:45:10qui est dans l'autre bout
00:45:11de l'industrie pharmaceutique
00:45:13c'est un gros investisseur
00:45:14dans BioNTech
00:45:15il a gagné un milliard
00:45:16pour cette affaire-là
00:45:17qui conseille à la fois
00:45:19l'OMS
00:45:20qui conseille
00:45:21qui achète
00:45:24les actions
00:45:24à BioNTech
00:45:25et après
00:45:25qui passe
00:45:26pour le bienfaiteur
00:45:27de l'humanité
00:45:28c'est assez extravagant
00:45:29c'est intéressant
00:45:30si vous voulez
00:45:31le cynisme
00:45:32du pouvoir
00:45:33est quelque chose
00:45:34qui est absolument
00:45:35spectaculaire
00:45:36et lui
00:45:37il paye
00:45:37nous on sait
00:45:38qu'il paye
00:45:38un million au monde
00:45:39il paye un million
00:45:40aux Guardian
00:45:40il paye un million
00:45:41à Al Jazeera
00:45:43voilà
00:45:43comme il a
00:45:46le portefeu
00:45:47de sa fondation
00:45:48et bien c'est sa fondation
00:45:50qui donne
00:45:50lui il ne donne pas
00:45:51directement au monde
00:45:52il donne
00:45:53sa fondation
00:45:54donne à des projets
00:45:55déposés
00:45:56par des gens du monde
00:45:57c'est du blanchiment
00:45:58ça en pratique
00:45:59donc à un moment
00:46:01tout ça
00:46:03ne peut pas passer
00:46:04sans une opération
00:46:05monstrueuse
00:46:07qui sera
00:46:07je ne sais pas
00:46:08si ça sera
00:46:08manipulité
00:46:09comme en Italie
00:46:10qui à un moment
00:46:11quand même
00:46:11a permis
00:46:12de changer
00:46:13une classe politique
00:46:14qui ne savait plus
00:46:16faire autrement
00:46:16qu'être corrompu
00:46:17parce qu'une fois
00:46:19que tout le monde
00:46:19a commencé
00:46:20là je vois bien
00:46:22les choses
00:46:22qu'on reproche
00:46:23aux gens
00:46:23en France
00:46:24quand Fillon
00:46:26a été accusé
00:46:28de financer
00:46:28cette frappe
00:46:29il est arrivé
00:46:29en disant
00:46:29il y a 30%
00:46:30des députés
00:46:31qui font ça
00:46:32pourquoi pas
00:46:35je ne veux pas dire
00:46:36que c'est légal
00:46:37mais
00:46:38vous devez
00:46:39dans une ambiance
00:46:40où tout le monde
00:46:41fait ça
00:46:41vous voyez
00:46:42là vous avez
00:46:43effectivement
00:46:44la maire de Paris
00:46:46qui s'achète du Chanel
00:46:47avec les frais
00:46:47de représentation
00:46:48tout le monde
00:46:49fait ça
00:46:50ça veut dire
00:46:51qu'il y a un moment
00:46:52il faut arrêter
00:46:52tout le monde
00:46:53parce que
00:46:54ces mœurs
00:46:54sont devenues
00:46:56insupportables
00:46:57les mœurs
00:46:57sont devenues
00:46:58insupportables
00:46:59il faut faire attention
00:46:59à cette dérive
00:47:01des mœurs
00:47:01parce que les gens
00:47:02qui sont autour
00:47:03tout le monde
00:47:04leur dit
00:47:04enfin profites-en
00:47:05pendant que tu es là
00:47:06écoute
00:47:06c'est pas pour ce que
00:47:07tu es payé
00:47:08on a une spécialité
00:47:09on ne les paye pas
00:47:09très cher en France
00:47:10mais ils ont des avantages
00:47:11en nature
00:47:12ils peuvent très cher
00:47:12ce qui permet
00:47:14de rattraper les choses
00:47:16la deuxième chose
00:47:17c'est que
00:47:18un autre élément
00:47:19dont je vais vous montrer
00:47:20parce que celui-là
00:47:20j'en connais le mécanisme
00:47:21et c'est un sujet
00:47:23de conflit
00:47:26les gens me mettent
00:47:30facilement
00:47:30dans le groupe
00:47:30des complotistes
00:47:31je vous assure
00:47:32que je n'ai aucune opinion
00:47:33et que je ne suis pas sûr
00:47:34que les complotistes
00:47:35soient d'accord
00:47:36avec toutes mes opinions
00:47:37en tout cas
00:47:37il y en a une
00:47:38à laquelle je ne crois pas
00:47:39du tout
00:47:39parce que c'est mon métier
00:47:40il se trouve que
00:47:42quand le ministre
00:47:44avait fait appel
00:47:44aux services
00:47:45en 2002-2003
00:47:46c'était au moment
00:47:47de la crise du charbon
00:47:48et qu'il venait d'arriver
00:47:50Kouchner
00:47:51il avait dit
00:47:51Kouchner
00:47:51surfe beaucoup
00:47:53sur un garçon intelligent
00:47:53mais il surfe beaucoup
00:47:54sur l'actualité
00:47:55il n'est pas du tout
00:47:56il ne plonge pas
00:47:58en apnée
00:47:59il ne doit pas dépasser
00:47:59un mètre cinquante
00:48:00et il frotte sur l'écume
00:48:05vous voyez
00:48:05d'ailleurs il y a une femme
00:48:06journaliste
00:48:06si vous avez une femme
00:48:09si vous avez une femme
00:48:10journaliste
00:48:11vous savez
00:48:11ce qui vous intéresse
00:48:13c'est l'écume
00:48:13c'est pas
00:48:14c'est pas la profondeur
00:48:15si vous avez une femme
00:48:16philosophe
00:48:16c'est un autre point
00:48:17c'est un autre
00:48:18vous avez une autre nature
00:48:19toujours est-il
00:48:21qu'il avait dit
00:48:22tu sais
00:48:23le plus important
00:48:24tout dans la santé
00:48:24c'est l'anthrax
00:48:25il faut que tu te méfies
00:48:26c'est terrible
00:48:26il va y avoir
00:48:27une bombe
00:48:28et donc il y avait
00:48:29tout l'intox
00:48:30qui était
00:48:30un grand film
00:48:31qui était un film
00:48:32d'intoxication
00:48:33qui s'appelait
00:48:33Dark Winter
00:48:34qui avait été fait
00:48:35par des prévisionnistes
00:48:37de John Hawkins
00:48:39qui disait
00:48:40voilà
00:48:40imaginez que
00:48:42Sanamusem
00:48:45est maintenant
00:48:46le virus de l'anthraïol
00:48:47il infecte
00:48:4810 volontaires
00:48:4910 terroristes
00:48:49il les envoie
00:48:50dans 10
00:48:51dans le monde
00:48:52et vous regardez
00:48:53au bout de 4 mois
00:48:54il y a
00:48:54un million de morts
00:48:56et puis
00:48:57on n'arrive plus
00:48:58à arrêter
00:48:58le chinois
00:48:59et ça
00:49:00ça a été montré
00:49:00à tous les gouvernements
00:49:01pour les convaincre
00:49:02que le bioterrorisme
00:49:03était une priorité
00:49:04absolue
00:49:05tout ça
00:49:06était basé
00:49:06sur
00:49:07l'histoire de l'anthrax
00:49:08mais moi je vais vous rajouter
00:49:09un peu de sens
00:49:10si vous ne la connaissez pas
00:49:11l'anthrax
00:49:13donc c'est novembre 2001
00:49:14il se trouve
00:49:16qu'aux Etats-Unis
00:49:16il y avait
00:49:17Craig Venter
00:49:18avec le plus grand centre
00:49:19de séquençage au monde
00:49:20qui s'appelait Tiger
00:49:21et bien entendu
00:49:22ils ont donné
00:49:23les
00:49:24les
00:49:25les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:26les
00:49:27les
00:49:27les
00:49:27les
00:49:27les
00:49:27les
00:49:28les
00:49:28les
00:49:29les
00:49:29les
00:49:29les
00:49:30les
00:49:30les
00:49:30les
00:49:30les
00:49:31les
00:49:31les
00:49:32les
00:49:32les
00:49:33et donc
00:49:35peut-être
00:49:36un mois après
00:49:37qu'il y ait eu
00:49:38ces épisodes
00:49:38on savait
00:49:39que les bactéries
00:49:40qui avaient été envoyées là
00:49:41étaient les bactéries
00:49:42de Fort Detrick
00:49:43qui avaient été
00:49:44militarisés
00:49:45et dont la militarisation
00:49:47avait été abandonnée
00:49:48en 72
00:49:48parmi ça
00:49:49d'accord
00:49:50et donc
00:49:51a été tout de suite
00:49:52ils ont soupçonné
00:49:53que c'était le type
00:49:54qui avait
00:49:55militarisé ces trucs
00:49:56qui était parti
00:49:57de Fort Detrick
00:49:58qui avait emporté ça
00:49:59et
00:49:59cet homme
00:50:00au cours d'investigation
00:50:02est mort
00:50:02on a dit qu'il s'était
00:50:03suicidé
00:50:04c'est possible
00:50:05c'est possible
00:50:05c'est possible
00:50:07les suicides
00:50:08qui sont bienvenus
00:50:09mais
00:50:09toujours est-il
00:50:11que cette histoire
00:50:11est juste
00:50:12une
00:50:13un dérapage
00:50:15de l'armée américaine
00:50:16ce qui ne m'étonne pas
00:50:18vous voyez
00:50:19c'est pas
00:50:19c'est pas une surprise
00:50:21mais à partir de ça
00:50:22donc
00:50:24ce que je vous dis
00:50:26c'est que
00:50:26au pire
00:50:27en décembre 2001
00:50:28il savait
00:50:28ce qui n'empêchait pas
00:50:30qu'Aline Powell
00:50:30un an et demi après
00:50:32de secouer de la poudre
00:50:33en disant
00:50:34regardez
00:50:34Saddam Hussein
00:50:36a des silos entiers
00:50:37remplis
00:50:39de
00:50:39de
00:50:40de
00:50:41sport de charbon
00:50:42vous voyez
00:50:42il savait bien
00:50:43que c'était pas vrai
00:50:44ça c'était
00:50:45un truc qui est
00:50:46entièrement monté
00:50:47et donc il faut faire attention
00:50:48si vous n'avez pas les données
00:50:49moi je le sais
00:50:50parce que le type
00:50:51qui l'a séquencé
00:50:51un jour je l'avais invité
00:50:53quelques années après
00:50:54il m'a dit
00:50:55tu sais c'est moi
00:50:56qui l'ai séquencé
00:50:57donc je le savais
00:50:58en décembre
00:50:58que c'était pas vrai
00:50:59ça venait pas de l'extérieur
00:51:00c'était à nous
00:51:01c'est notre
00:51:02c'est notre
00:51:02notre armes à nous
00:51:04mais à partir de ça
00:51:05les américains ont imposé
00:51:06parce que
00:51:08quand vous voulez faire
00:51:09de la propagande
00:51:09il faut aller jusqu'au bout
00:51:10donc ils ont imposé
00:51:12à tous les pays européens
00:51:13pour nous
00:51:14des techniques
00:51:16de manipulation
00:51:17en disant
00:51:18tout ça est extrêmement dangereux
00:51:19on va arriver
00:51:20à la guerre biologique
00:51:21donc la guerre biologique
00:51:22a bénéficié
00:51:23de financements
00:51:24monstrueux
00:51:25pour pouvoir
00:51:26ce qui a permis
00:51:27d'ailleurs du développement
00:51:28de boîtes
00:51:29qui n'avaient strictement
00:51:29rien à voir
00:51:30et donc ce qui fait
00:51:31qu'y compris maintenant
00:51:32en France
00:51:32comme on a
00:51:34des boutons
00:51:35on a suivi
00:51:35ce que disaient les gens
00:51:36que tout le monde
00:51:37que personne ne sait
00:51:38de quoi ils parlent
00:51:39vous imaginez
00:51:40qu'une bactérie
00:51:40comme la brucellose
00:51:41qui est une des bactéries
00:51:42les plus banales
00:51:43chez les animaux
00:51:44il y a plus d'un million par an
00:51:45et bien vous ne pouvez plus
00:51:47la garder en dehors
00:51:48d'un laboratoire P3
00:51:49si vous faites un diagnostic
00:51:50de ça
00:51:51il faut que vous jetiez tout
00:51:52vous brûliez tout
00:51:53vous jetiez ça
00:51:53dans un laboratoire P3
00:51:54et un P3 sécurisé
00:51:56avec le droit
00:51:57de manipuler
00:51:57les bactéries
00:51:59de bioterrorisme
00:52:00c'est une des bactéries
00:52:01les plus communes
00:52:02à la surface de la Terre
00:52:02comme le charbon
00:52:04que vous trouvez
00:52:04dans la Terre
00:52:05et tout ça
00:52:06personne ne peut revenir
00:52:08dessous
00:52:08maintenant c'est maudit
00:52:10vous allez créer
00:52:10en plus des emplois
00:52:11là-dessus
00:52:12ça s'appelle
00:52:13la dépendance au sentier
00:52:14quand vous avez ouvert
00:52:15un chemin
00:52:15vous ne pouvez plus
00:52:16jamais le faire
00:52:16et non seulement ça
00:52:18mais vous avez mis ça
00:52:19dans la tête des gens
00:52:20et ensuite de ça
00:52:21les films se sont emballés
00:52:23là-dessus
00:52:23on a fait des films
00:52:24il y a le virus ici
00:52:25Ebola là
00:52:26etc
00:52:26et donc
00:52:28tout le monde y croit
00:52:30et donc
00:52:31en particulier
00:52:32les gens qui n'y connaissent
00:52:33rien
00:52:33parce que
00:52:34je vais vous dire
00:52:35les virus
00:52:36moi je connais un peu
00:52:37et puis je connais encore mieux
00:52:38maintenant parce que
00:52:38j'ai analysé
00:52:3924 000 séquences de Covid
00:52:40je peux vous dire
00:52:42personne ne peut
00:52:43prédire
00:52:44qu'est-ce qui fait
00:52:45qu'un virus va devenir
00:52:46contagieux et virulent
00:52:47personne
00:52:48donc on ne peut pas
00:52:49le fabriquer
00:52:50parce qu'on ne sait pas
00:52:52comment ça marche
00:52:52et je peux même vous dire
00:52:54que nous pendant
00:52:55que par observation
00:52:56je vous ai dit
00:52:56moi je suis un observateur
00:52:57je ne suis pas un théoricien
00:52:58par observation
00:53:00on s'est rendu compte
00:53:01que très régulièrement
00:53:02le virus du Covid
00:53:05perdait
00:53:05sa dernière séquence
00:53:07qu'on appelle
00:53:08l'orphuite
00:53:08et à chaque fois
00:53:10qu'un des isolants
00:53:12perdait cette séquence
00:53:13et bien il y avait
00:53:14un rebond d'épidémie
00:53:15et donc
00:53:16c'est plutôt
00:53:16c'est ce qu'on appelle
00:53:17nous des facteurs
00:53:18de non-virulence
00:53:19moi j'ai appelé ça
00:53:19le mystigris
00:53:20c'est-à-dire
00:53:20si vous le perdez
00:53:21vous avez gagné
00:53:22d'accord
00:53:22nous on disait ça
00:53:24dans Nature Communication
00:53:25il y avait des gens
00:53:26qui publiaient
00:53:27que c'était un facteur
00:53:27de virulence
00:53:28du coronavirus
00:53:28alors que nous
00:53:30on voyait
00:53:31que c'était un facteur
00:53:31de non-virulence
00:53:32donc on ne sait pas
00:53:34que ce n'est pas possible
00:53:35maintenant en plus de ça
00:53:36on a des milliers
00:53:36de séquences analysées
00:53:37on sait exactement
00:53:38les deux grottes
00:53:39d'où vient SARS-1
00:53:40et SARS-2
00:53:41basé
00:53:41analysé sur des milliers
00:53:42de séquences
00:53:43donc on sait très bien
00:53:44en plus
00:53:44on sait très bien
00:53:45que les coronavirus
00:53:45ça vient toujours
00:53:46par les chauves-souris
00:53:47parce que c'est
00:53:49la population de mammifères
00:53:50la plus dense
00:53:50et la plus complète
00:53:51c'est là que s'échangent
00:53:52le plus les virus
00:53:53mais cette idée
00:53:55du terrorisme
00:53:56est rentrée
00:53:56de manière tellement profonde
00:53:58si vous voulez
00:53:59en réalité
00:53:59je vais vous dire
00:54:00il n'y a qu'une épidémie
00:54:03que je connaisse
00:54:03virale
00:54:05qui a été faite
00:54:06par l'homme
00:54:07une seule
00:54:08c'est la poliomyélite
00:54:10la poliomyélite
00:54:12quand on a fait
00:54:12le vaccin vivant
00:54:13maintenant
00:54:14il y a
00:54:15entre 20 et 30 fois plus
00:54:17de poliomyélite
00:54:18vaccinale
00:54:19que de poliomyélite
00:54:21naturelle
00:54:22et ça c'est grâce
00:54:23encore à qui ?
00:54:24à Bill Gates
00:54:25qui a décidé
00:54:26de la poliomyélite
00:54:28et donc il en a foutu
00:54:29100 fois plus qu'avant
00:54:30et c'est idiot
00:54:33c'est parce que
00:54:33ce n'est pas un virologue
00:54:34il faut qu'il s'occupe
00:54:35d'informatique
00:54:36je ne sais pas
00:54:37gagner de l'argent
00:54:38gagner de l'argent
00:54:38ça c'est son métier
00:54:40mais il ne faut pas
00:54:41s'occuper des choses
00:54:42de la médecine
00:54:43pourquoi ?
00:54:44parce qu'on l'a bien vu
00:54:45avec le Covid
00:54:45on était le premier
00:54:46à décrire ça aussi
00:54:47c'est les recombinaisons
00:54:48et donc quand vous mettez
00:54:49un virus
00:54:50un enterovirus
00:54:51le virus de la poliomyélite
00:54:52dans un tube digestif
00:54:53il y a plein d'autres
00:54:54enterovirus
00:54:55très proches
00:54:55et donc ils se recombinent
00:54:57ils se métissent ensemble
00:54:58et donc avec ça
00:54:59il y en a
00:55:00alors que vous avez mis
00:55:01un virus qui n'est pas
00:55:02censé être virulent
00:55:03il se recombine
00:55:04et il devient virulent
00:55:06et en plus de ça
00:55:07il est excrété
00:55:08pendant des mois
00:55:09et des mois
00:55:09on ne sait plus
00:55:10comment arrêter ça
00:55:11alors en Europe
00:55:12ça fait 50 ans
00:55:13qu'on n'utilise plus
00:55:13de virus vivant
00:55:14on n'est pas fou
00:55:15on fait ça pour les Africains
00:55:16vous voyez les Indiens
00:55:17mais nous on ne le fait plus
00:55:18mais le problème
00:55:19c'est que comme il y a les gens
00:55:20on n'est pas fou nous
00:55:21c'est le truc de Bill Gates
00:55:23c'est comme les Danois
00:55:25qui ont donné AstraZeneca
00:55:26aux Africains
00:55:27quand les Danois
00:55:28ont arrêté la vaccination
00:55:29par AstraZeneca
00:55:30parce qu'on voyait tout de suite
00:55:31ce qui était très dangereux
00:55:32ils ont envoyé
00:55:33tout leur stock
00:55:34aux Africains
00:55:34et les Africains
00:55:35le renvoyaient en disant
00:55:35c'est honteux
00:55:36on ne le fait pas
00:55:37c'est parce que
00:55:39vous savez qu'ils sont mauvais
00:55:40le degré de cynisme
00:55:42de notre cynisation
00:55:43c'est quelque chose
00:55:43qui est stupéfiant
00:55:45toujours est-il que
00:55:47et bien il faut
00:55:48nous on ne le fait plus pour nous
00:55:50donc il faut l'arrêter
00:55:51pour moi et simplement
00:55:51parce que
00:55:52et donc
00:55:53moi j'avais découvert
00:55:56l'ampleur du problème
00:55:57pas du tout
00:55:57par les journaux scientifiques
00:55:59au départ
00:55:59j'étais en Inde
00:56:00les gens m'aient demandé
00:56:01de faire une conférence
00:56:02quand je suis dans un pays
00:56:02j'aime bien regarder
00:56:03les actualités du pays
00:56:04je lisais le journal indien
00:56:06et dans ce journal indien
00:56:07il faisait une campagne
00:56:08d'éradication
00:56:09de la poliomyélite
00:56:10dans le nord de l'Inde
00:56:12et c'est là que j'ai appris
00:56:14qu'ils allaient donner
00:56:15à la sortie des écoles
00:56:16sans même demander aux parents
00:56:17du polio oral
00:56:20tous les ans
00:56:21aux gosses
00:56:22pour éradiquer
00:56:23le truc
00:56:23et donc il y a une circulation
00:56:25du polio vivant
00:56:26extraordinaire
00:56:27à tel cas
00:56:27que vous savez
00:56:28qu'il y a eu maintenant
00:56:28un cas à New York
00:56:29il n'y en avait plus
00:56:30depuis 60 ans
00:56:31il y a eu un cas à Londres
00:56:32il y a eu un cas en Israël
00:56:33parce que
00:56:34ce virus circule maintenant
00:56:36parce qu'il a les porteurs chroniques
00:56:39un peu partout
00:56:39et que donc
00:56:40voilà
00:56:41et nous on sait
00:56:42que ça recombine
00:56:42puisque moi j'ai publié
00:56:43la recombinaison
00:56:44du virus
00:56:46vaccinal
00:56:48si vous voulez
00:56:49au Congo
00:56:50au Brasaville
00:56:52avec un virus
00:56:53on a publié ça
00:56:54donc on sait très bien
00:56:55que ça se recombine
00:56:56mais ça continue
00:56:57à se recombiner
00:56:57donc il ne faut pas
00:56:58jouer avec ça
00:56:59il faut faire attention
00:57:00et il faut suivre
00:57:01je ne dis pas
00:57:03que le saint vivant
00:57:04contre la poliomyélite
00:57:04n'était pas utile
00:57:05il y a 50 ans
00:57:06au moment où il y avait
00:57:07plus de poliomyélite
00:57:08c'est possible
00:57:08je n'en sais rien
00:57:09mais en tout cas
00:57:10maintenant je sais
00:57:10qu'il faut l'arrêter entièrement
00:57:11et il ne faut pas
00:57:12l'association
00:57:14l'OMS
00:57:15et Gates
00:57:15là-dessus
00:57:16c'est une vraie folie
00:57:18je l'ai publié
00:57:19c'est un article
00:57:20que j'ai publié aussi
00:57:20au bout d'un moment
00:57:22les uns et les autres
00:57:22ont fait
00:57:23donc voilà où j'en suis
00:57:27j'en suis à une heure déjà
00:57:28non c'est ça
00:57:29oui c'est ça
00:57:30mais on vous a écouté
00:57:32patiemment
00:57:33et passionnément
00:57:34parce que c'était
00:57:34très intéressant
00:57:35et très drôle
00:57:36d'ailleurs votre façon
00:57:38d'aborder les sujets
00:57:40avec une pointe d'humour
00:57:41so british
00:57:43peut-être
00:57:44que vous êtes inspiré
00:57:47par les lieux
00:57:48mais oui
00:57:50alors c'est effectivement
00:57:51le sujet
00:57:52de cette journée
00:57:54de conférence
00:57:54c'est comment cadrer
00:57:55tout ce qui est
00:57:58découvert
00:57:59on va dire
00:58:00balancé dans la nature
00:58:01comme ça
00:58:02et puis
00:58:02vous parliez d'un urin vers deux
00:58:04mais de toute façon
00:58:05ce que je vais vous proposer
00:58:06si vous êtes d'accord
00:58:07c'est de
00:58:08de passer un micro
00:58:10dans la salle
00:58:11s'il y a des personnes
00:58:12qui souhaitent
00:58:12vous poser des questions
00:58:13vous voulez bien
00:58:16professeur Raoult
00:58:18oui
00:58:19voilà on a allumé le micro
00:58:23c'est un test
00:58:24ça marche
00:58:25vous m'entendez
00:58:25est-ce que vous m'entendez
00:58:33ça marche
00:58:34vous entendez aussi professeur
00:58:35c'est bon pour tout le monde
00:58:36oui bonjour professeur Raoult
00:58:42François-Marie Périer
00:58:44Marseillais d'origine
00:58:45vice-président de la coalition européenne
00:58:48et nouveau président
00:58:49du European Forum
00:58:50for Teen Vigilance
00:58:51vous incarnez parfaitement
00:58:53l'union des Grecs
00:58:55et des Celtes
00:58:55qui est à l'origine de Marseille
00:58:57une des plus anciennes villes du monde
00:58:58aux Etats-Unis
00:59:00actuellement
00:59:02il y a un peu une révolution
00:59:03c'est historique
00:59:04avec Robert Kennedy Jr.
00:59:06comment faire en sorte
00:59:07en France
00:59:08que
00:59:09quelqu'un
00:59:11comme Robert Kennedy
00:59:12puisse
00:59:13arriver finalement
00:59:15puisse être coopté
00:59:17comme ça
00:59:17dans l'intérêt
00:59:18d'un homme politique
00:59:20et puisse amener
00:59:20quelque chose comme ça
00:59:21est-ce que vous aurez
00:59:22des clés à nous donner ?
00:59:24Non, franchement
00:59:26d'abord
00:59:26la politique
00:59:28est un phénomène étrange
00:59:29on n'est pas
00:59:30en plus
00:59:30on n'est pas
00:59:31l'Amérique
00:59:32il y a aux Etats-Unis
00:59:34un culte du héros
00:59:35qui a disparu
00:59:36en France
00:59:36depuis très longtemps
00:59:37donc
00:59:37l'Amérique
00:59:38peut se permettre
00:59:39d'avoir des héros
00:59:40nous on n'en est pas là
00:59:41et d'autre part
00:59:44si vous suivez
00:59:44l'histoire de Kennedy
00:59:45qui est une chose
00:59:46qui m'a
00:59:46qui m'a intrigué
00:59:48enfin
00:59:48pas plus que ça
00:59:50parce que je ne suis pas
00:59:51terriblement naïf
00:59:52mais c'est
00:59:52ce que je vous ai décrit
00:59:55sur
00:59:55les fonds de pension
00:59:59ou sur
01:00:00l'industrie pharmaceutique
01:00:01ou sur le cartel
01:00:02des publications
01:00:03il y a 3
01:00:05des 4 derniers
01:00:06rédacteurs en chef
01:00:07du New England
01:00:07Journal of Medicine
01:00:09qui ont écrit un livre
01:00:09un prêtre petit
01:00:10en disant
01:00:11on ne fait plus de la science
01:00:12tout ce qu'on fait
01:00:12c'est qu'on est acheté
01:00:13par l'industrie
01:00:13les 3 anciens
01:00:15donc tout le monde le sait
01:00:16personne ne peut ignorer ça
01:00:18moi je me suis très frappé
01:00:19de voir
01:00:20dans cette situation
01:00:21c'est les pires requins
01:00:23les pires
01:00:24voyez où c'est
01:00:24le capitalisme
01:00:25le plus débordant
01:00:26le plus sauvage
01:00:27sans le moindre contre-pouvoir
01:00:28c'est les crimes en col blanc
01:00:30je suis très étonné
01:00:32que
01:00:32personne
01:00:34à gauche
01:00:35ne se soit élevé
01:00:36là-dessus
01:00:37contre ça
01:00:38si vous regardez
01:00:38dans la commission européenne
01:00:41il y a eu
01:00:42une personne
01:00:42qui était proche
01:00:43du Front National
01:00:44une écologiste
01:00:46malheureusement
01:00:46madame Rivaldi
01:00:47qui est morte
01:00:48et puis point final
01:00:51donc comment ça se fait
01:00:52comment ça se fait
01:00:53que la gauche
01:00:54ne se rende pas compte
01:00:55que c'est la chose
01:00:57la plus atroce
01:00:58en termes capitalistiques
01:00:59c'est des assassins
01:01:01ces gens
01:01:02c'est à dire
01:01:02c'est encore une fois
01:01:04ce sont des crimes
01:01:05contre l'humanité
01:01:05et si vous avez un truc
01:01:06où il y a 100 morts
01:01:08la presse va dire
01:01:09écoutez c'est un crime
01:01:09contre l'humanité
01:01:10mais là on parle
01:01:11de centaines de milliers
01:01:12de morts
01:01:12dans une indifférence totale
01:01:14et c'est même pas
01:01:15que les gens manquent
01:01:16parce que je crois
01:01:17qu'il y a une série
01:01:17qui a été faite
01:01:18sur l'Oxycontin
01:01:19qui explique exactement
01:01:20ce qui se passe
01:01:21qui est peut-être
01:01:21d'ailleurs
01:01:22la future information
01:01:23avec les réseaux sociaux
01:01:24les podcasts
01:01:25les séries télévisées
01:01:28peut-être
01:01:28qui remplaceront
01:01:30l'information
01:01:31parce que les gouvernements
01:01:32ont interdit
01:01:33l'information
01:01:33c'est spectaculaire
01:01:35comment
01:01:36et ce qui s'est passé
01:01:37aux Etats-Unis
01:01:37c'est qu'en réalité
01:01:38bien sûr Kennedy
01:01:39était un homme de gauche
01:01:40il a voulu lutter
01:01:43comme un homme de gauche
01:01:44comme un écologiste
01:01:45d'ailleurs
01:01:45contre ce qu'il a aperçu
01:01:47comme étant
01:01:48quelque chose
01:01:49qui était insoutenable
01:01:50et que la gauche
01:01:51ne l'a pas voulu
01:01:51donc il s'est fait virer
01:01:54des démocrates
01:01:55d'accord
01:01:55et là aussi
01:01:57parce que la vie
01:01:58nous enseigne
01:02:00des choses
01:02:00tellement merveilleuses
01:02:01que quand il a été présenté
01:02:04c'est le comble
01:02:06du cynisme
01:02:06de la honte
01:02:07sa cousine Germaine
01:02:09Caroline Kennedy
01:02:11a commencé à dire
01:02:13quand il était jeune
01:02:15il était drogué
01:02:15c'est terrible
01:02:18les gens font appel
01:02:19à la propre famille
01:02:20des gens
01:02:20pour dénoncer
01:02:21leur travail
01:02:22mais aux Etats-Unis
01:02:24la presse a dit
01:02:25vous savez
01:02:25qu'elle
01:02:26c'était l'ambassadrice
01:02:27de Merck
01:02:28elle était payée
01:02:28par Merck
01:02:29et qu'elle a 6 millions
01:02:29d'actions
01:02:30dans l'industrie pharmaceutique
01:02:32du coup
01:02:32elle s'est tue
01:02:33et ça a été fini
01:02:33parce qu'il y a
01:02:35de l'information
01:02:35d'accord
01:02:36donc c'est intéressant
01:02:38que lui
01:02:39il a été chassé
01:02:41par la gauche
01:02:42et donc il s'est
01:02:43bien entendu
01:02:44pour Trump
01:02:44c'était merveilleux
01:02:45d'avoir un type
01:02:46de gauche
01:02:46qui le rejoignait
01:02:48qui lui ramenait
01:02:48une partie
01:02:49de l'équipe
01:02:53et bien
01:02:54c'est
01:02:55mais il est sorti
01:02:59c'est de là
01:02:59enfin moi je suis
01:03:00encore une fois
01:03:02je suis sidéré
01:03:03que ça laisse
01:03:04indifférent
01:03:06le monde politique
01:03:07si vous voulez
01:03:08alors que si vous posez
01:03:09la question aux français
01:03:10leur confiance
01:03:12ce qui est très très dangereux
01:03:14la confiance
01:03:14dans les hommes politiques
01:03:15et dans la presse
01:03:16ça fait bien longtemps
01:03:17qu'elle s'est effondrée
01:03:17mais là
01:03:18actuellement
01:03:19le fait d'avoir fait
01:03:20d'avoir menti
01:03:21aussi horriblement
01:03:23sur ce vaccin
01:03:23a entraîné
01:03:25une défiance générale
01:03:26sur les vaccins
01:03:27en disant
01:03:27mais si
01:03:28ils nous ont menti
01:03:29on le sait
01:03:29tout le monde sait
01:03:30qu'ils ont menti
01:03:30mais est-ce qu'ils ne nous ont pas menti
01:03:33pour tout le reste aussi
01:03:34vous voyez
01:03:34quand vous avez perdu
01:03:35la crédibilité
01:03:36quand le discours officiel
01:03:38n'a plus aucune crédibilité
01:03:39qu'est-ce qu'on fait
01:03:40et quand on voit
01:03:43qu'effectivement
01:03:44la manière dont
01:03:45la santé est gérée
01:03:46dans ce pays
01:03:46c'est extraordinaire
01:03:47c'est-à-dire que
01:03:48tous les médicaments
01:03:48on n'arrive plus à avoir
01:03:49tous les médicaments de base
01:03:51on n'arrive plus à avoir
01:03:52l'augment de tas
01:03:53on n'arrive plus à avoir
01:03:54moi j'ai de la goutte
01:03:55je ne peux pas avoir
01:03:56de co-chicine
01:03:56je suis obligé de la commander
01:03:57en Chine
01:03:58vous vous rendez compte
01:03:58c'est incroyable
01:04:00tous les médicaments de base
01:04:01qui ne sont pas très rentables
01:04:03en réalité
01:04:04on ne peut plus les avoir
01:04:05parce qu'il faut laisser la place
01:04:07d'ailleurs
01:04:08on vient d'avoir
01:04:08un prix Nobel
01:04:09par la création destructive
01:04:12qui est
01:04:12il faut détruire
01:04:13tous les anciens médicaments
01:04:14pour laisser la place
01:04:15à l'innovation nouvelle
01:04:16qui coûtera
01:04:17dix fois plus cher
01:04:17et qui marchera moins bien
01:04:18vous savez que la présidente
01:04:24du directoire
01:04:25de Publicis
01:04:28c'est Elisabeth Badinter
01:04:29et que le groupe Publicis
01:04:31qui aujourd'hui est le premier groupe
01:04:33publicitaire au monde
01:04:34a conseillé l'Arabie Saoudite
01:04:36pour redorer son blason
01:04:37et a fait de la publicité aussi
01:04:39pour l'Oxycontin
01:04:40et a été condamné
01:04:41à 350 millions
01:04:42de dollars d'amende
01:04:44donc on vient de panthéoniser
01:04:45Robert Badinter
01:04:46mais Publicis
01:04:48c'est quand même
01:04:48la 15ème fortune de France
01:04:50alors j'aurais une autre question
01:04:51c'est par rapport
01:04:52à ce qui s'est lancé
01:04:53à Bruxelles
01:04:54Méha
01:04:54qu'est-ce que vous en pensez
01:04:56comment faire l'union aussi
01:04:58et des associations européennes
01:05:00à tous les niveaux
01:05:01pour porter à ce niveau-là
01:05:02je ne parle même pas
01:05:03porter au niveau de l'Europe
01:05:04parce que c'est un moment corrompu
01:05:04mais peut-être au niveau national
01:05:06je ne sais pas
01:05:09encore une fois
01:05:10moi je ne suis
01:05:11je ne suis pas un homme politique
01:05:13comme la plupart des gens
01:05:15ont fini par le comprendre
01:05:15je ne veux pas faire de politique
01:05:17parce que c'est une chose
01:05:18que je ne connais pas
01:05:19et qui demande des qualités
01:05:20que je n'ai pas en particulier
01:05:21je n'arrive pas à mentir autant
01:05:24c'est pas ma nature
01:05:26c'est une nature
01:05:27vous ne pouvez pas
01:05:30non non mais
01:05:31je pense que les politiques
01:05:32ne peuvent pas faire autrement
01:05:33que mentir
01:05:34c'est l'intérêt
01:05:35pour quelqu'un que j'estime
01:05:36beaucoup dans mon pays
01:05:37parce que je trouve
01:05:37qu'il a redressé la situation
01:05:39à un moment
01:05:40où c'était nécessaire
01:05:41c'est de Gaulle
01:05:42enfin de Gaulle
01:05:43il a fait un mensonge
01:05:44absolument extraordinaire
01:05:45il a été mis au pouvoir
01:05:46pour des gens
01:05:47qui voulaient garder
01:05:48l'Algérie française
01:05:49ils savaient très bien
01:05:50que c'était impossible
01:05:51on ne pouvait pas
01:05:51l'Algérie était dans un état
01:05:54on a laissé ce pays
01:05:55dans un état
01:05:5690% de la population
01:05:58était en dessous de tout
01:05:59donc dès qu'il est arrivé
01:06:00il le savait bien
01:06:01et il a bien fallu
01:06:02qu'il monte pendant
01:06:023 ou 4 ans
01:06:03avant de faire digérer
01:06:04la pilule
01:06:05moi ça je ne sais pas le faire
01:06:06je ne sais pas le faire
01:06:07si j'étais arrivé
01:06:08j'aurais dit
01:06:08écoutez vous êtes fous
01:06:09pendant 130 ans
01:06:11vous êtes occupé de rien
01:06:12c'est pas maintenant
01:06:13que vous allez commencer
01:06:13à les faire manger
01:06:14son beau-père
01:06:15a été chargé en 1963
01:06:17par l'OMS
01:06:17de faire un bilan
01:06:19et de s'occuper
01:06:20de la nutrition
01:06:20malgré
01:06:21vous savez
01:06:22la part moyenne
01:06:26de calories
01:06:27des Algériens
01:06:27en 1962
01:06:28c'était
01:06:281250 calories
01:06:30c'était un département français
01:06:32au bout d'un moment
01:06:34on peut raconter
01:06:34là aussi
01:06:35c'était des données
01:06:35des datas
01:06:36c'est pas les gens
01:06:37étaient malheureux
01:06:38pas malheureux
01:06:38c'est la faute des musulmans
01:06:39non il crevait de faim
01:06:40il y avait 7%
01:06:41qui savaient lire
01:06:42donc ça
01:06:43c'est un département français
01:06:45alors au bout d'un moment
01:06:46il faudrait regarder
01:06:47les choses en face
01:06:47ça aussi
01:06:48ces données
01:06:48manquent beaucoup
01:06:50vous voyez
01:06:50les données brutes
01:06:51brutes
01:06:51moi je vais rigoler
01:06:52parce que mon père
01:06:53a passé 10 ans
01:06:53d'Algérie
01:06:54à redresser la nutrition
01:06:55c'est des données brutes
01:06:57c'est la réalité
01:06:58et donc
01:07:00si on ne connait pas
01:07:01la réalité
01:07:02on est dans le fantasme
01:07:03non on aurait pu la garder
01:07:04on n'aurait pas pu le garder
01:07:05tout ça n'était pas raisonnable
01:07:07voilà
01:07:07merci pour votre réponse
01:07:10alors
01:07:11y a-t-il d'autres questions
01:07:13dans la
01:07:13dans la salle
01:07:15une dernière
01:07:21alors effectivement
01:07:22par rapport
01:07:22à la canicule
01:07:24de 2003
01:07:24je me rappelle très bien
01:07:26que Marseille
01:07:27a beaucoup mieux géré
01:07:29qu'il y a eu
01:07:29beaucoup moins de morts
01:07:30qu'à Paris
01:07:30et presque 20 ans après
01:07:33ça a été pareil
01:07:33par rapport au Covid
01:07:34mais je n'ai pas réussi
01:07:36à retrouver sur le net
01:07:37des articles
01:07:38qui montraient
01:07:39que Marseille
01:07:39avait beaucoup mieux géré
01:07:40la canicule
01:07:41qu'à Paris
01:07:42est-ce que vous avez
01:07:43ces données
01:07:44ou est-ce qu'elles ont été détruites
01:07:45je ne sais pas
01:07:48c'est vrai
01:07:51qu'on a constaté
01:07:52et qu'à Marseille
01:07:53la situation
01:07:54avait été bien moins
01:07:55dramatique
01:07:56qu'à Paris
01:07:57les explications
01:07:59qui ont été données
01:08:01ont été
01:08:01de plusieurs ordres
01:08:02la première
01:08:03c'est que nous avions eu
01:08:04une énorme canicule
01:08:05en 83
01:08:06ce qui était
01:08:09très très intéressant
01:08:10là aussi
01:08:10c'était voir
01:08:11l'information
01:08:12des milliers de morts
01:08:13et moi
01:08:15j'étais à l'époque
01:08:16l'interne le plus ancien
01:08:17de la Timone
01:08:17et l'interne le plus ancien
01:08:18c'est celui qui gérait
01:08:19les urgences
01:08:20en pratique
01:08:20et donc
01:08:22on a eu même
01:08:23pendant une semaine
01:08:25personne ne savait
01:08:27que c'était la canicule
01:08:28qui tuait les gens
01:08:29on voyait arriver
01:08:29des gens
01:08:30de plus de 90 ans
01:08:31qui avaient 43 de fièvre
01:08:33on n'avait jamais eu ça
01:08:34et qui mouraient
01:08:34avec un symptôme
01:08:35parkemsonien
01:08:36puis au bout d'un moment
01:08:38il y a un interdice
01:08:39qui a dit
01:08:39ça ressemble
01:08:40beaucoup de choses
01:08:41c'est la première fois
01:08:42qu'on a une épidémie
01:08:43comme ça
01:08:44liée à une canicule
01:08:45c'est vraiment épidémique
01:08:45qu'on a géré
01:08:47très très rapidement
01:08:48en foutant des glaçons
01:08:50dans des baignoires
01:08:51et les gens
01:08:52étaient rééficités
01:08:53en une demi-heure
01:08:54c'est juste
01:08:56de les refroidir
01:08:56et donc
01:08:58c'est du coup
01:08:59la leçon a été reprise
01:09:00que le problème
01:09:01c'était le froid
01:09:02c'était refroidir les gens
01:09:03donc on a su gérer
01:09:05les coups de chaleur
01:09:06ce qui n'était pas
01:09:07vraiment le cas
01:09:07moi je me rappelle
01:09:08la communication
01:09:09en 2003
01:09:10sur les télés
01:09:11parce que
01:09:12c'est un domaine
01:09:13qui m'intéressait
01:09:14j'ai été vraiment
01:09:15au coeur
01:09:15de cette première
01:09:16canicule officielle
01:09:17en France
01:09:18et bien
01:09:20ce qu'on disait aux gens
01:09:20c'est il faut les hydrater
01:09:21et c'est pas du tout
01:09:22la question
01:09:23la question
01:09:24c'est une dérégulation
01:09:25de la température
01:09:26c'est pas
01:09:27alors ils peuvent être
01:09:28en même temps
01:09:28déshydratés
01:09:29mais c'est pas une question
01:09:30la déshydration
01:09:31la question c'est le froid
01:09:32si vous les foutez
01:09:33dans une baignoire
01:09:34d'eau froide
01:09:34ça calme tout
01:09:36c'est fini
01:09:36d'accord
01:09:37mais c'est pas
01:09:39les faire boire
01:09:39qui change
01:09:40c'est pas
01:09:40c'est pas la même maladie
01:09:41et comme moi
01:09:42je voyais tous les jours
01:09:43les gens ont dit
01:09:43c'est parce que
01:09:44ils sont pas hydratés
01:09:44faites les boire
01:09:45faites boire les vieux
01:09:46c'était pas la question
01:09:47c'est les mettre au frais
01:09:48et je peux vous dire
01:09:49ça m'a beaucoup
01:09:50ça m'a beaucoup fait rire
01:09:51parce que je
01:09:52je trouve que le monde politique
01:09:54est fou
01:09:54j'en avais discuté
01:09:56après avec Matéi
01:09:57en disant
01:09:57il faudrait au moins
01:09:58dans tous ces épadres
01:09:58il n'y a pas un endroit
01:09:59où on peut les mettre au frais
01:10:00il m'a dit non
01:10:01mais moi j'ai dit ça
01:10:02qu'il fallait mettre au moins
01:10:03un endroit climatisé
01:10:04mais les gens nous ont dit
01:10:05mais c'est mauvais
01:10:06pour le réchauffement de la planète
01:10:07de mettre les climatisés
01:10:08c'est vrai
01:10:12c'est le cabinet de Matéi
01:10:15qui lui a dit ça
01:10:16je suis Federico Mel
01:10:22et en effet
01:10:23je me félicite aussi
01:10:24parce que vous êtes connu
01:10:25même aussi en Italie
01:10:26et partout dans le monde
01:10:27je voulais savoir
01:10:29vous avez parlé
01:10:29de corruption
01:10:30vous avez parlé
01:10:31en effet
01:10:31de beaucoup
01:10:32de sujets
01:10:33très intéressants
01:10:34mais par rapport
01:10:35à le fait
01:10:36qu'on constate
01:10:38je voulais savoir aussi
01:10:39qu'est-ce que vous en pensez
01:10:40qu'il y a des médecins
01:10:42qui plutôt de respecter
01:10:43le code d'ontologie
01:10:44et en effet
01:10:44de faire confiance
01:10:45à la diagnostic
01:10:47tout ça
01:10:48s'ils sont en effet
01:10:49soumis à suivre
01:10:52des protocoles
01:10:52qui n'étaient pas logiques
01:10:54comme je pense
01:10:55que vous pouvez
01:10:56éventuellement nous dire
01:10:57qu'est-ce que
01:10:59on peut faire
01:10:59pour éviter
01:11:00que ça recommence
01:11:01qu'est-ce que
01:11:01on peut faire
01:11:02pour permettre
01:11:02à les médecins
01:11:03de reprendre
01:11:04en effet
01:11:04leur rôle
01:11:05en effet
01:11:06de soins
01:11:06et pas
01:11:07en effet
01:11:08de représentants
01:11:09des big farms
01:11:10et tout ça
01:11:11et surtout
01:11:11qu'est-ce qu'on peut faire
01:11:12pour la corruption
01:11:13à votre avis
01:11:14oui c'est des questions
01:11:16peut-être complexes
01:11:17mais par rapport
01:11:18à votre position
01:11:19peut-être
01:11:20que vous avez
01:11:21des solutions
01:11:22ou éventuellement
01:11:23des propositions
01:11:24à faire
01:11:24merci
01:11:25je vais vous dire
01:11:28une chose
01:11:28première
01:11:29peut-être que
01:11:31la seule chose
01:11:32optimiste
01:11:32que je puisse
01:11:33vous dire
01:11:34c'est
01:11:34sur la désobéissance
01:11:37il faut désobéir
01:11:41à des choses
01:11:42dont on sait
01:11:46qu'elles sont mauvaises
01:11:47c'est très difficile
01:11:48de désobéir
01:11:49moi je conseille
01:11:50à tout le monde
01:11:51de lire
01:11:51ce livre
01:11:52sur la désobéissance
01:11:53de Milgram
01:11:54qui est quelqu'un
01:11:55qui a fait des expériences
01:11:56sur l'obéissance
01:11:57qui sont terrifiantes
01:11:58où il fait envoyer
01:12:00il donne
01:12:01comme conseil
01:12:03d'envoyer
01:12:03des charges électriques
01:12:05aux gens
01:12:05qui refusent d'obéir
01:12:06et c'est une expérience
01:12:08donc le cobaye
01:12:09n'est pas du tout
01:12:10on ne reçoit pas
01:12:12les décharges électriques
01:12:12mais les gens vont
01:12:13jusqu'à donner
01:12:14une dose mortelle
01:12:15pour obéir
01:12:15il y a 80%
01:12:17des gens qui obéissent
01:12:18mais si
01:12:19dans la même pièce
01:12:20il faut lire
01:12:21il a fait 15
01:12:22il a été tellement critiqué
01:12:23de dire
01:12:24c'est comme le prochain
01:12:25Hechman
01:12:25si vous dites
01:12:26en réalité
01:12:26j'ai fait qu'obéir
01:12:27vous ne pouvez rien
01:12:27me reprocher
01:12:28je n'ai pas tué
01:12:29quelqu'un moi-même
01:12:30j'ai obéi
01:12:30d'accord
01:12:31et qui revient
01:12:32c'est ce que vous
01:12:33revoyez maintenant
01:12:34c'est Hechman
01:12:34il faut relire ça
01:12:35et donc
01:12:37dedans
01:12:38il dit
01:12:39dans ses expériences
01:12:41du coup
01:12:41à un moment
01:12:42il met un témoin
01:12:43à côté
01:12:44de celui
01:12:45qui donne l'ordre
01:12:45de le faire
01:12:46celui qui donne l'ordre
01:12:47de le faire
01:12:47théoriquement
01:12:48c'est le grand scientifique
01:12:49et l'autre témoin
01:12:50il n'a pas le même niveau
01:12:51mais le simple fait
01:12:53qu'il y ait quelqu'un
01:12:53à côté
01:12:54qui dise
01:12:54non moi je crois
01:12:54qu'il ne faut pas le faire
01:12:55parce que ce n'est pas bien
01:12:56pour risquer de les tuer
01:12:57et bien on passe
01:12:58de 80 à 40%
01:13:00de gens qui obéissent
01:13:01donc
01:13:02chaque fois
01:13:03que nous parlons
01:13:04et bien
01:13:05les gens savent
01:13:06qu'on peut penser
01:13:07différemment
01:13:07que ce n'est pas nécessaire
01:13:09de faire
01:13:09des choses
01:13:10dont on pense
01:13:11qu'il ne faut pas les faire
01:13:12bien sûr
01:13:13c'est comme ça
01:13:14que nous jouons
01:13:15nous pouvons jouer un rôle
01:13:17c'est à dire
01:13:18il faut bien
01:13:19qu'il y ait quelqu'un
01:13:20qui dise
01:13:20non mais le roi est nu
01:13:21vous connaissez
01:13:22cette histoire
01:13:22il faut qu'il y ait un gosse
01:13:25c'était moi le gosse
01:13:26en l'occurrence
01:13:26qui dise
01:13:27mais vous savez
01:13:27le roi n'est pas vrai
01:13:29les dialogues
01:13:44et justement
01:13:46pour qu'il n'y ait
01:13:46qu'une seule voix
01:13:47et une obéissance
01:13:48parfaite
01:13:49oui
01:13:52surtout
01:13:52tout ça n'est possible
01:13:53encore une fois
01:13:54pour revenir au but
01:13:55tout ça n'est possible
01:13:56car la condition
01:13:56qu'on casse
01:13:57les données
01:13:58si vous cachez
01:13:59les données
01:14:00vous ne pouvez pas savoir
01:14:03moi je
01:14:03les gens
01:14:04il y a un type
01:14:05qui me poursuit beaucoup
01:14:05en France
01:14:06qui était le responsable
01:14:07de la pharmacosurveillance
01:14:08des vaccins
01:14:09donc il y avait
01:14:11une antenne à Marseille
01:14:13qui j'ai fait intervenir
01:14:14dans un commentaire
01:14:16en disant
01:14:16combien vous avez
01:14:17de gens
01:14:19qui ont fait
01:14:19des infections
01:14:21après la vaccination
01:14:22au début
01:14:22au début de la vaccination
01:14:23en 21
01:14:24et elle en avait moins
01:14:26au niveau français
01:14:27que moi j'en avais
01:14:28dans l'IH
01:14:28que j'avais déclaré
01:14:30donc ils fichent
01:14:32donc si vous n'avez pas
01:14:34les datas
01:14:35moi j'avais les données
01:14:37si vous voulez
01:14:37j'avais deux écrans
01:14:39vous savez il y a
01:14:403000 personnes
01:14:40qui venaient se faire
01:14:41tester par jour
01:14:42et donc quand on a
01:14:43commencé le vaccin
01:14:44on leur posait
01:14:45comme question
01:14:45est-ce que vous êtes
01:14:45vacciné ou pas vacciné
01:14:46et très rapidement
01:14:47on a vu qu'il y avait
01:14:48autant de positifs
01:14:49chez les vaccinés
01:14:49que chez les non-vaccinés
01:14:50donc moi je savais bien
01:14:52que ce n'était pas vrai
01:14:52mais c'est des données
01:14:54vous n'avez pas d'opinion
01:14:55avant de commencer
01:14:56j'avais une opinion
01:14:57mais je sais
01:14:59vous savez
01:14:59la grippe
01:15:00ça ne marche pas très bien
01:15:02on n'a jamais éradiqué
01:15:03la grippe
01:15:04donc les infections respiratoires
01:15:05il y a une mauvaise immunité générale
01:15:07il y a des rechutes
01:15:09en plus nous
01:15:09on avait été les premiers
01:15:10à démontrer
01:15:11une vraie rechute
01:15:12avec un deuxième virus
01:15:13du Covid
01:15:13donc
01:15:14et en plus de ça
01:15:15je savais que le virus mutait
01:15:17mais vous savez
01:15:18que là aussi
01:15:18c'était des données
01:15:19que j'avais
01:15:20vous savez que le ministre
01:15:21m'a dit que ce n'était pas vrai
01:15:22que le virus mutait
01:15:23et que Bruno Lina
01:15:25qui était le spécialiste
01:15:26scientifique virologue
01:15:27disait que ce virus
01:15:29ne mutait pas
01:15:29qu'un virus CRN
01:15:30qui ne mutait pas
01:15:31c'est une découverte scientifique
01:15:32merci pour votre réponse
01:15:37professeur Raoult
01:15:39Joseph Trito
01:15:40je sais si on entend
01:15:42vous entendez
01:15:43vous m'entendez
01:15:44oui
01:15:45vous m'entendez
01:15:46Joseph Trito
01:15:47je pose une question
01:15:49qui était
01:15:49la question
01:15:50qui avait posé
01:15:51Bill Gates
01:15:52à l'époque
01:15:52il a dit
01:15:53nous sommes prêtes
01:15:54donc
01:15:55si arrive
01:15:56une autre épidémie
01:15:58parce que Bill Gates
01:15:59a déjà
01:15:59annoncé
01:16:00que c'est
01:16:01une grande épidémie
01:16:02etc
01:16:03vous pensez
01:16:05qu'actuellement
01:16:06après 5 ans
01:16:07les systèmes
01:16:08de santé publique
01:16:09en France
01:16:10comme en Italie
01:16:11etc
01:16:11ils sont équipés
01:16:13de façon
01:16:14plus performante
01:16:16pour faire face
01:16:16à ça
01:16:17ou nous irons
01:16:17une autre fois
01:16:18dans le cauchemar
01:16:19du confinement
01:16:22etc
01:16:23écoutez
01:16:28non
01:16:30le problème
01:16:31le plus profond
01:16:31après je vais m'arrêter
01:16:32mais le problème
01:16:32le plus profond
01:16:33est celui-là
01:16:34ces gens
01:16:35nous avons une structure
01:16:40de la société
01:16:41qui est très particulière
01:16:42je connais bien
01:16:42celle de la France
01:16:43je connais pas bien
01:16:43les autres
01:16:44mais la structure
01:16:45particulière de la France
01:16:46qui est la même
01:16:46en Angleterre
01:16:47et aux Etats-Unis
01:16:48c'est que
01:16:49la proportion
01:16:51de gens
01:16:52qui travaillent
01:16:52dans le tertiaire
01:16:53c'est-à-dire
01:16:53qu'ils ne font rien
01:16:54pas des gens
01:16:56qui pratiquent rien
01:16:57qui parlent
01:16:58qui discutent
01:16:59mais qui ne pratiquent pas
01:17:00est passé
01:17:02de 30%
01:17:03à 80%
01:17:04en un siècle
01:17:05c'est-à-dire que
01:17:06l'essentiel
01:17:07de la population
01:17:08ne pratique
01:17:09rien du tout
01:17:10et ceux-là
01:17:12bien entendu
01:17:12c'est ceux
01:17:12qui ont le pouvoir
01:17:13et
01:17:14chez nous
01:17:16c'était très clair
01:17:17que cette population-là
01:17:18qui sont des gens
01:17:19qui n'ont jamais
01:17:20rien pratiqué
01:17:21pensent
01:17:22qu'ils ont dit
01:17:24je crois que même
01:17:24notre président
01:17:25l'a dit
01:17:25il faut sortir
01:17:26la médecine
01:17:27de l'artisanat
01:17:28il ne faut plus
01:17:29qu'il y ait de médecins
01:17:29ça ne sert à rien
01:17:30on va leur donner
01:17:31des protocoles
01:17:32on va leur dire
01:17:32quoi faire
01:17:33et vous voyez bien
01:17:34qu'un des points
01:17:35extraordinaires
01:17:36de cette maladie
01:17:37dans cette maladie
01:17:39c'était de dire
01:17:39aux malades
01:17:40n'allez pas voir
01:17:41les médecins
01:17:42et aux médecins
01:17:43ne recevaient pas
01:17:44les malades
01:17:44dans une maladie
01:17:45dont les gens
01:17:48c'est nous
01:17:49qui avons décrit
01:17:49essentiellement
01:17:50au départ
01:17:50en France
01:17:51les symptômes
01:17:52de cette maladie
01:17:53qui n'étaient pas
01:17:54la grippe
01:17:55il y avait l'anosmie
01:17:56il y avait l'hypoxie heureuse
01:17:58il y avait les troubles
01:17:58de la coagulation
01:17:59qui n'ont rien à voir
01:18:00avec la grippe
01:18:01mais Seigneur Faussi
01:18:02avait dit
01:18:03c'est la grippe
01:18:03donc les gens
01:18:05ont dit
01:18:05non mais c'est pas la peine
01:18:06vous faites comme pour la grippe
01:18:07vous n'allez pas voir
01:18:08votre médecin
01:18:08et vous prenez
01:18:09le doliprane
01:18:09ce qui est
01:18:10une folie
01:18:12si vous voulez
01:18:13qui revient
01:18:13sur 2000 ans
01:18:14de pratiques médicales
01:18:15moi quand j'ai dit ça
01:18:16en Afrique
01:18:17les gens en Afrique
01:18:18rigolaient
01:18:18en Afrique
01:18:18il y avait toujours
01:18:19quelqu'un
01:18:19allait voir les malades
01:18:21qui les rassurait
01:18:22parce qu'en plus
01:18:23les gens sont angoissés
01:18:24qui soignaient les gens
01:18:26avec des plantes
01:18:27quelque chose
01:18:28mais de ne plus faire
01:18:29de soins
01:18:30pour les gens malades
01:18:31c'est une première
01:18:32dans toute notre civilisation
01:18:33et je ne crois pas
01:18:34que ce soit fini
01:18:35parce que je pense vraiment
01:18:36que ces gens pensent
01:18:38qu'ils savent mieux
01:18:38aux praticiens du coin
01:18:40ce qu'il faut faire
01:18:41pour les malades
01:18:41Merci professeur Raoult
01:18:45il y a juste une petite dame
01:18:46qui avait une question
01:18:47et puis après
01:18:47on va inviter sur scène
01:18:50notre prochain orateur
01:18:51qui est le professeur
01:18:53Angus Dalglech
01:18:54oncologue à Londres
01:18:56peut-être que vous le connaissez
01:18:57il a beaucoup écrit
01:18:59sur les plastides
01:19:00les turbocancers
01:19:01mais la question
01:19:02de la petite dame
01:19:02puis après
01:19:03on vous libérera
01:19:05en vous remerciant
01:19:05beaucoup du temps
01:19:06que vous nous avez consacré
01:19:07professeur
01:19:08Oui merci
01:19:08la petite dame
01:19:10voudrait revenir
01:19:10sur la question
01:19:12de l'origine
01:19:13du SARS-CoV-1
01:19:14et du SARS-CoV-2
01:19:15parce que
01:19:16parce que plein de choses
01:19:17circulent
01:19:18alors est-ce que c'est
01:19:18la chauve-souris
01:19:19ou est-ce qu'il s'est échappé
01:19:20d'un laboratoire
01:19:21est-ce qu'il a été
01:19:22volontairement mis
01:19:23dans le monde entier
01:19:24pour créer cette fameuse pandémie
01:19:26merci
01:19:28Je pense que
01:19:31encore une fois
01:19:32la paranoïa
01:19:33sur les virus
01:19:34qui sortent du P4
01:19:35c'est une paranoïa
01:19:36c'est
01:19:37si vous saviez
01:19:39ce qui se passe
01:19:39dans une grotte
01:19:40de chauve-souris
01:19:41l'idée
01:19:42vous ne viendrez pas
01:19:42de penser
01:19:42que c'est dans un laboratoire
01:19:44qu'on fabrique les virus
01:19:45c'est pas vrai
01:19:46en plus on sait
01:19:47que c'est pas vrai maintenant
01:19:48après les gens
01:19:48pouvaient délirer
01:19:49il y a 4 ans
01:19:50moi je croyais
01:19:51déjà pas il y a 4 ans
01:19:51parce que j'ai une notion
01:19:53de ce que sont les zoonoses
01:19:54maintenant il y a des milliers
01:19:56de séquences
01:19:56qui ont été publiées
01:19:57donc on sait que
01:19:58l'ancêtre du SARS-CoV-2
01:20:00il était déjà présent
01:20:00deux ans avant l'épidémie
01:20:02dans les grottes
01:20:03de chauve-souris
01:20:04en Chine
01:20:04c'est plutôt
01:20:05la vraie question actuelle
01:20:06la question scientifique
01:20:08c'est
01:20:09qui est-ce
01:20:10qui a
01:20:10quel a été
01:20:11l'hôte intermédiaire
01:20:13entre les grottes
01:20:15de chauve-souris
01:20:15et Wuhan
01:20:17et vous savez Wuhan
01:20:18il n'y a pas qu'un P4
01:20:19c'était le plus grand marché
01:20:20d'animaux sauvages
01:20:21en Chine
01:20:23et ce qu'on pense
01:20:24c'est que
01:20:25un
01:20:25le meilleur
01:20:27le meilleur candidat
01:20:29il y a des données
01:20:30biologiques réelles
01:20:31là aussi
01:20:31c'est pas des fantasmes
01:20:32c'est les racontes d'or
01:20:33donc c'est des
01:20:35c'est pas vraiment des chiens
01:20:38c'est des mustés
01:20:39l'idée c'est proche
01:20:40des visons
01:20:41des furets
01:20:41qui sont
01:20:43très facilement
01:20:44infectés
01:20:45et on a trouvé
01:20:46sur le marché
01:20:46de Wuhan
01:20:47des colocalisations
01:20:48entre le virus
01:20:49Covid
01:20:49et les séquences
01:20:51du mitochondrie
01:20:52de Rakundog
01:20:53donc on pense
01:20:53que c'est lui
01:20:54que ce sont eux
01:20:56qui ont transféré
01:20:56les virus
01:20:57des grottes
01:20:58de chauve-souris
01:20:59à Wuhan
01:21:00Professeur Raoult
01:21:03et merci pour
01:21:04le temps
01:21:05que vous nous avez consacré
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