00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, c'est en temps réel.
00:06Il est tellement pressé qu'il n'a même pas fermé la porte du studio derrière lui.
00:10Messieurs, bonjour.
00:11On parle, Olivier Delagarde, de transparence dans les journaux ce matin.
00:13Oui, Dimitri, je sais que vous allez me dire non, mais honnêtement, est-ce que vous n'aimeriez pas connaître
00:18le salaire de Pascal Praud, de Vincent Hervouet, celui de notre directeur, ou bien le mien ?
00:24Eh bien, vous ne me répondez pas, mais ça va pratiquement être bon.
00:27Moi, je vous réponds oui.
00:27Oh, c'est si peu !
00:29Ça va être pratiquement possible, et cela promet d'être une belle bombe dans les entreprises.
00:34C'est la croix ce matin qui révèle l'affaire.
00:36Une directive européenne que la France va devoir transposer avant le 7 juin 2026, c'est précis,
00:41va obliger les entreprises de plus de 50 salariés à être transparents sur les politiques salariales.
00:47Alors, non, un salarié ne pourra pas demander au RH le salaire d'un collègue en particulier,
00:53mais il pourra connaître le niveau moyen de rémunération des collaborateurs
00:57qui accomplissent le même travail, explique Alban de Montigny.
01:00Alors, évidemment, dans les petites équipes, les moyennes vont être vite faites,
01:03et on va avoir rapidement une idée de ce que gagne notre voisin de bureau.
01:07Alors, cette directive européenne assure le principe les meilleures intentions du monde.
01:10Il s'agit de lutter contre les discriminations salariales liées au genre, notamment.
01:16Mais dans certaines entreprises, comme celle du secteur de la finance,
01:18cette quête d'égalité pourrait faire trembler les murs, écrit le journal.
01:22Au-delà de la culture du secret, se cache un problème politique et de gouvernance.
01:27Fixer un salaire dans certaines entreprises, c'est une prérogative de la direction générale.
01:31C'est une expression de pouvoir, analyse une consultante indépendante.
01:34Et le risque, c'est de voir émerger des tensions.
01:37Comment justifier tel ou tel écart ?
01:39Quelle place laissait à la performance ?
01:41Comment l'évaluer objectivement ?
01:43Autant de questions qui restent pour le moment sans réponse.
01:45Mais à mon avis, on n'a pas fini d'en entendre parler.
01:48Décidément, le socialisme n'a pas de limite.
01:50L'actualité, c'est aussi les discussions à l'Assemblée sur le budget.
01:53Oui, alors le rejet de la première partie du projet de loi de finances,
01:55cette nuit par la Commission, est intervenu trop tard pour vos journaux.
01:58Mais dans la série « Rien n'est gratuit dans ce bas monde »,
02:01les échos se sont procurés la fameuse lettre rectificative
02:05qui prévoit la suspension des réformes des retraites.
02:07Un document qui acte la promesse faite au PS,
02:11mais qui prévoit aussi de financer le manque à gagner
02:13qui implique cette suspension.
02:15Un trou de 100 millions cette année et 1,4 milliard en 2026.
02:19Les mutuelles santé vont devoir mettre la main au portefeuille,
02:23mais aussi les actuels retraités.
02:25Un effort supplémentaire de 0,5% de leur pension
02:29qui risque de faire réagir, prédit Solène Poulnec,
02:32sans grand risque de se tromper.
02:34Alors, si les retraités ne sont pas contents,
02:35on les invite à écrire à M. Fort-Olivier,
02:38Parti Socialiste, Assemblée Nationale,
02:40Place du Palais Bourbon, Paris 7ème, patati patata.
02:42Toujours dans le même ordre d'idées.
02:44L'opinion s'est amusée, si on peut dire,
02:46à calculer ce que coûterait un budget favorable
02:49et votable par le PS, surtout,
02:51si le texte était intégralement réécrit par le Parlement.
02:54Eh bien, l'impact budgétaire serait de l'ordre de 15 milliards,
02:58ce qui ramenait au nombre de députés de PS à l'Assemblée
03:00représente un coût pour la nation de 227 272 727 euros par député.
03:07C'est marrant ce chiffre avec des 2 et des 7, là ?
03:09Eh bien, c'est comme ça.
03:10C'est moi qui l'ai fait le calcul.
03:11Ce qui fait, c'est assez facile,
03:13vous calculez 15 milliards divisé par 66,
03:15ce qui fait quand même assez cher le prix de la non-censure.
03:18Allez, loin de ces questions triviales de gros sous,
03:20on va terminer, à l'heure où certains de nos auditeurs sont en train de s'habiller,
03:24avec le détail qui tue Dimitri.
03:27Le détail qui veut dire beaucoup, nous prévient le Figaro,
03:29ce matin dans un papier étonnant.
03:32Et je vous regarde, messieurs,
03:33lorsque vous portez une veste,
03:35veillez-vous bien à systématiquement laisser ouvert
03:38l'ultime bouton, nous demande Quentin Perrinelle.
03:42Quelle que soit la veste,
03:44quelle que soit la situation,
03:45c'est le détail qui vous fera passer d'individu lambda
03:49à personne chic.
03:52Le truc à faire lorsque vous allez demander une augmentation à un patron,
03:55à qui ça va probablement donner des boutons.
03:58L'ultime bouton du haut ou du bas ?
03:59Du bas.
04:01Vous demandez Alexis Brasel.
04:03Moi, si vous voulez, j'ai une aversion particulière
04:05pour les gens qui mettent des cravates,
04:06mais ne boutonnent pas en haut du col.
04:08Ça, je trouve que c'est une faute de goût.
04:10Mais enfin, chacun, c'est...
04:11Moi, je fais ce que dit le Figaro.
04:14Merci beaucoup.
04:15Il faut toujours faire ce que dit le Figaro.
Commentaires