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  • il y a 3 mois

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00:00Merci de nous rejoindre dans Europe un soir week-end, j'accueille mes débatteurs de la première heure, le duo Salmane-Torres.
00:07Bonsoir, le duo iconique Salmane-Torres.
00:10Bonsoir, Gilles Torres.
00:12Vous allez bien, vous étiez au Louvre ce matin ?
00:14Oui, mais il ne faut pas trop le dire parce que j'essaye de fuir la police en ce moment.
00:17Oui, c'est ça.
00:18Sarah Samlone, bonsoir à vous, avocate au barreau de Paris.
00:21L'actualité en Henri, mais c'est assez tragique quand même, l'actualité dominée par ce cambriolage spectaculaire qui a eu lieu.
00:28Ce matin, peu après l'ouverture du Louvre, le musée le plus visité au monde où plusieurs malfaiteurs se sont emparés de bijoux d'une valeur inestimable avant de prendre la fuite.
00:38Bonsoir, Margot Serrano.
00:40Bonsoir, merci de me recevoir.
00:41Avec plaisir, c'est nous qui vous remercions.
00:44Vous êtes commissaire priseur spécialisé dans l'expertise et la vente aux enchères d'objets d'art, d'antiquité et justement de bijoux et de mobilier de prestige.
00:52J'imagine que c'est un jour funeste pour vous, commissaire priseur amoureux des objets d'antiquité et puis pour notre patrimoine français dans son ensemble.
01:03Oui, tout à fait.
01:03J'ai été sidérée quand j'ai appris la nouvelle ce matin.
01:08On pourrait presque penser à un scénario de film, tant l'histoire est rocambolesque, mais malheureusement, c'est bien réel.
01:14Alors, la liste des objets d'une valeur patrimoniale inestimable vient d'être publiée par le ministère de la Culture.
01:23Si vous la spécialise, je vous laisse commenter ces objets, mais c'est vrai que la liste donne le tournis.
01:29Ça va du diadème de la parure de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense, un collier en émeraude, de la parure de Marie-Louise.
01:37Évidemment, ça n'a pas de prix.
01:38Non, c'est très difficile de donner une valeur à ces objets parce qu'on touche à deux niveaux de valeurs différents.
01:47Donc, d'un côté, oui, c'est vrai, il y a une valeur intrinsèque qui est évidente.
01:51C'est celle des matières précieuses qui ont été utilisées pour faire ces objets, donc de l'or, des diamants, des pierres précieuses.
01:57Mais de l'autre, on a une valeur historique et patrimoniale qui est inestimable.
02:01Et le patrimoine français est d'ailleurs par essence inaliénable.
02:05Et ça signifie qu'on ne peut pas lui attribuer le prix, en fait.
02:09Et ces pièces, elles valent bien plus que par leur matière, mais par leur histoire.
02:13Et pourtant, ce n'est pas tout de même la matière qui manque.
02:17Il y a des émeraudes, des diamants, des saphirs.
02:21Enfin, c'est vraiment la liste donne le vertige, je le disais, Margot Serrano.
02:26C'est vrai que quand on a vu que c'était...
02:29On a entendu tout de suite parler du fait que c'était des bijoux impériaux qui étaient concernés.
02:36On a toujours espoir que ce soit pour une commande et que les bijoux ne soient pas détruits.
02:42Malheureusement, au vu des pièces qui ont été communiquées il y a peu de temps,
02:46il y a vraiment de fortes chances pour que les émeraudes, les saphirs, etc. soient dessertis,
02:53que le métal soit fondu.
02:56Et c'est vraiment très, très grave et très triste.
02:59Margot Serrano, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
03:01Parce que c'est vrai que pour qu'on comprenne bien,
03:04souvent, malheureusement, dans ce genre de vol,
03:06il y a peut-être deux profils.
03:09Celui des commanditaires, peut-être collectionneurs amoureux de ces objets
03:14qui veulent peut-être tout simplement les garder chez eux.
03:17Ou alors des recelleurs qui donc les détruisent, c'est ça, pour les revendre ?
03:23Alors oui, la mondialisation et Internet ont fait que
03:27beaucoup d'œuvres d'art sont aujourd'hui, entre guillemets,
03:29involables, dans le sens où c'est très compliqué par la suite de les écouler,
03:33sauf dans le cadre d'une commande,
03:36par une personne qui veut effectivement posséder l'objet dans sa collection.
03:40Mais l'objet ressort forcément un jour ou un autre
03:42quand la personne va décéder.
03:45Mais pour les bijoux, c'est différent,
03:47puisque comme on l'a évoqué, il y a une valeur intrinsèque par les matériaux.
03:51Et malheureusement, souvent, c'est le cas.
03:53Les objets sont dessertis, les bijoux sont dessertis
03:57et on récupère les émeraudes.
04:00Alors, on peut espérer que ces objets aient fait l'objet d'études approfondies,
04:06puisque chaque pierre précieuse,
04:08surtout quand elles sont d'une taille importante,
04:10et c'est le cas notamment sur le collier en émeraudes de la parure de Marie-Louise,
04:14présente ce qu'on appelle des inclusions.
04:16Donc, c'est des « défauts » quand la pierre se forme,
04:20qui sont identifiables.
04:21Et même si la pierre est retaillée,
04:23si cette inclusion, elle est au milieu, elle est bien placée,
04:26on a espoir de les identifier un jour.
04:28Mais malheureusement, même si on les identifie,
04:31ça voudrait dire que le bijou a été desserti
04:33et que la parure n'existe plus en tant que telle.
04:36Margot Serrano, oui, c'est absolument dramatique ce que vous nous dites,
04:40parce que c'est vraiment notre patrimoine qui se retrouve dépecée.
04:44Et quoi ? Qu'est-ce qui se passe après ?
04:46Ces bijoux, ils se sont revendus ?
04:49Où est-ce qu'ils se sont revendus ?
04:50Parce qu'on imagine, du coup, qu'ils sont recherchés, listés.
04:54Donc, comment ça se passe, en fait ?
04:56Il y a énormément de réseaux qui existent.
05:01Et comment ça se passe ?
05:02Bien souvent, en fait, comme je vous l'expliquais,
05:03les pierres sont desserties, elles sont retaillées
05:06pour qu'on ne les reconnaisse pas.
05:08Mais comme je vous l'ai dit, aujourd'hui, on avance de plus en plus
05:10et ces objets ont forcément été étudiés, je l'espère en tout cas.
05:15Donc, on a espoir de peut-être un jour identifier.
05:17Et puis, ils sont remontés sur d'autres bijoux
05:19et revendus par énormément de biais.
05:24Et c'est plus facile puisque l'objet, entre guillemets, est retransformé.
05:27Et ce n'est pas comme une toile, comme un tableau
05:29où là, vous ne pouvez pas, si vous changez le cadre,
05:31on reconnaîtra quand même le tableau.
05:34Donc, ça reste plus facile entre guillemets.
05:35Mais ils ne seront pas revendus en France.
05:38On imagine peut-être...
05:39Alors, on ne sait rien sur l'enquête.
05:42Mais François Hollande parlait tout à l'heure,
05:44avec la procureure d'ailleurs de la République,
05:46parler d'ingérence étrangère.
05:48Ça veut dire quoi ?
05:49Ça veut dire que ces bijoux, dans ce cas précis,
05:51si c'était le cas,
05:53partiraient à l'étranger, seraient revendus à l'étranger ?
05:56Alors, c'est impossible de le savoir.
05:59Mais oui, effectivement, plus on s'éloigne du lieu du crime,
06:02plus il est facile, entre guillemets, je pense, de les écouler.
06:06Après, à l'heure d'aujourd'hui,
06:08enfin aujourd'hui, avec Internet, etc.,
06:10l'information circule beaucoup.
06:12Et dans tous les réseaux comme ça,
06:15tout le monde va être au courant dans le milieu.
06:18Il va falloir être très vigilant.
06:20S'il y a énormément de diamants,
06:22notamment de taille ancienne,
06:23de grosses pièces qui arrivent sur le marché.
06:27Ça va tout de suite interroger, normalement,
06:29les professionnels.
06:30Parce que j'imagine qu'avant de les acheter,
06:32les vendeurs potentiels les feront peut-être certifiés
06:35par des experts comme vous,
06:36qui seront donc avertis.
06:39Oui, ce qui serait intéressant de savoir,
06:40et l'enquête le dira,
06:41est-ce qu'il y a, oui ou non, complicité ?
06:44Parce que quand vous rentrez dans le Louvre,
06:46soit vous savez ce que vous venez chercher,
06:48ce n'est pas comme dans une boutique de luxe
06:49où vous prenez les premiers trucs
06:50qui vous tombent sous la main.
06:51Je pense qu'a priori, il y a surtout une grande préméditation
06:54parce qu'il y avait quand même une nacelle,
06:55il y avait tout un dispositif.
06:56Ils sont arrivés le matin,
06:58là où il y a du monde.
06:59Donc, c'est quand même une vraie préparation.
07:02Donc, est-ce qu'il y a, oui ou non, complicité ?
07:03C'est quand même un enjeu important.
07:05Margot Serrano, qui est commissaire priseur,
07:07on en reparlera avec notre expert en sécurité tout à l'heure.
07:09Mais bon, c'est vrai qu'on imagine mal
07:12qu'il n'y ait pas complicité.
07:13D'ailleurs, Rachida Dati, sur ce point,
07:15dit que la criminalité organisée aujourd'hui
07:16s'attaque aux objets d'art
07:18et les musées sont devenus des cibles.
07:20Ça, vous le constatez, vous,
07:21en tant que commissaire priseur ?
07:24Oui, bien sûr.
07:25Je crois que l'actualité parle d'elle-même.
07:27Il y a quelques semaines,
07:28c'est le musée d'histoire naturelle
07:30qui a été victime d'un braquage
07:31sur des pépites d'or.
07:33En tout cas, ce qui est décrit,
07:35c'est que les objets concernés
07:37qui sont en danger,
07:38ce sont ceux qui,
07:40par les matériaux utilisés,
07:42représentent une forte valeur.
07:44Vous n'êtes pas sans savoir
07:46que le cours de l'or
07:47atteint des records aujourd'hui
07:48et que, par conséquent,
07:49je pense qu'il faut vraiment
07:50faire en sorte que tous les objets
07:54qui sont dans les musées
07:54et qui sont composés
07:55de matériaux précieux,
07:57qui sont justement,
07:59qu'on peut voler facilement,
08:00parce qu'en plus,
08:00c'est de petite taille
08:01et qu'on peut derrière fondre
08:03et réécouler.
08:04Il faut vraiment être vigilant
08:07sur ces objets
08:07et mettre en place des dispositifs.
08:09Bien sûr.
08:10Merci, Margot Serrano,
08:11commissaire priseur,
08:12d'avoir été avec nous
08:13sur Europe 1.
08:14Et on le disait,
08:15c'est un vol qui a eu lieu
08:17quand même en plein jour
08:18à 9h30,
08:19juste après l'ouverture du Louvre.
08:21Trois ou quatre cambrioleurs
08:23qui se sont introduits
08:24dans le musée,
08:24qu'on n'a pas retrouvés d'ailleurs.
08:26Quatre, oui,
08:27non, on aimerait bien.
08:28Ça a duré moins de dix minutes,
08:30sept minutes.
08:31Sept minutes précisément.
08:32Évidemment,
08:33beaucoup de questions.
08:34Ils sont bons.
08:35Ils sont préparés.
08:36Entre quatre et sept minutes,
08:36non, mais ça montre
08:37que ce n'est pas...
08:37Ils sont bons ou alors
08:38ils sont très mauvais
08:39en termes de sécurité.
08:40Le voyage lambda moyen
08:41dans une habitation classique,
08:43c'est entre 10 et 12 minutes.
08:44Donc, un cambriolage par nature,
08:46c'est quand même
08:46quelque chose de très rapide.
08:47Oui, ou alors,
08:48on est très mauvais en sécurité
08:50au Louvre.
08:51Il y a quand même
08:51des failles, justement.
08:52Je pense qu'on est très mauvais
08:53en sécurité en France,
08:54globalement.
08:55Et donc, malheureusement,
08:56le Louvre en fait partie aussi.
08:57Non, c'est évidemment dramatique.
08:59En plus, ils ont fait ça
09:00quand même sur le quai
09:00François Mitterrand,
09:02qui est un quai
09:02qui est quand même
09:03plutôt bondé.
09:04Enfin, moi,
09:04il m'arrive de passer
09:04très souvent.
09:05Et il y a quand même
09:06du mouvement,
09:07surtout un dimanche matin.
09:08Enfin, ils n'ont pas fait ça
09:08à 5h du matin,
09:09ils ont fait ça à 9h30.
09:11Donc, c'est vrai
09:11que c'est ça qui frappe.
09:14Oui, le Louvre
09:15fait aussi partie,
09:16on le constate aujourd'hui,
09:18de ces impensés sécuritaires
09:20qu'on a dans notre pays.
09:21Moi, pour aller de temps en temps
09:23dans des musées,
09:23c'est vrai que je m'étonne
09:24bien souvent
09:25et je m'en étonnais.
09:26Vous savez,
09:26quand il y avait
09:26ces militants écologistes
09:28qui s'attaquaient
09:28à des tableaux.
09:30Je me disais,
09:30c'est quand même pas normal
09:31qu'on ne protège pas nos tableaux
09:32de ces militants écologistes radicaux
09:34qui, en balançant
09:35soit de la peinture,
09:36soit des choses
09:37ou même en essayant
09:38de mettre des coups de cutter dessus,
09:41je me disais,
09:41pourquoi on ne protège pas
09:42davantage nos musées
09:43et nos tableaux ?
09:44Là, ça arrive de l'extérieur
09:45et c'est vrai qu'en fait,
09:47c'est le même sujet,
09:47c'est la sécurisation
09:49de nos lieux publics
09:52parce qu'en réalité,
09:53on vole quelque chose
09:54qui représente beaucoup d'argent
09:55mais qui représente
09:56beaucoup d'histoire.
09:57Surtout,
09:57c'est la dernière couronne impériale
09:58puisque celle de Napoléon III
09:59a disparu
10:00et n'a jamais été retrouvée.
10:02Donc, c'est vrai
10:02que ça fait mal
10:04ce soir de commenter tout ça
10:05parce que c'est un bout
10:06de l'histoire de France
10:06qui vient de nous être volé.
10:08Oui, je voulais ajouter,
10:09il y a d'autres musées
10:10qui ont subi le même sort
10:11et assez récemment,
10:12notamment mi-septembre,
10:13des spécimens d'ornatifs
10:14ont été volés
10:15lors d'une effraction
10:15au Muséum National
10:17d'Histoire Naturelle de Paris
10:19et également à Limoges,
10:21un cambriolage
10:21dont le préjudice,
10:22donc c'est un musée
10:23dans le domaine
10:24de la porcelaine,
10:256,5 millions d'euros.
10:27Donc, on voit quand même
10:27qu'il y a des précédents
10:28et on devrait se dire,
10:29vu ce qu'il s'est passé
10:30dans d'autres musées,
10:31peut-être qu'il serait pertinent
10:33de sécuriser davantage le Louvre.
10:35Alors, évidemment,
10:36vous le soulignez,
10:36beaucoup d'interrogations,
10:38comment ça a pu se passer,
10:40quelle défaillance sécuritaire.
10:41On va en parler
10:42avec notre deuxième invité,
10:43Gaëlle Le Dantec,
10:45Le Dantec, pardon,
10:47fondateur d'Aki Daiya,
10:49société française spécialisée
10:50dans le contrôle d'accès intelligent
10:52des sites sensibles.
10:53Bonsoir, Gaëlle Le Dantec.
10:56Bonsoir, Stéphanie.
10:58Bonsoir à tous.
10:58Vous êtes donc un expert
11:00de la sécurité des sites sensibles.
11:02Vous, que vous inspire
11:04ce cambriolage en pleine matinée,
11:07on le disait.
11:07Alors, apparemment,
11:08un monte-charge aurait été utilisé.
11:11C'est vrai que ça interroge
11:12énormément sur la défaillance.
11:16Alors, effectivement, déjà,
11:18on peut dire que c'est spectaculaire,
11:20clairement, de s'attaquer au Louvre
11:21parce que ça reste un lieu
11:22qui est emblématique.
11:24Mais il faut avoir en tête
11:25que le Louvre reste,
11:27comme l'a dit notre ministre
11:28de l'Intérieur aujourd'hui,
11:30c'est un site qui a été,
11:32qui est sécurisé
11:32et sur lequel il y a des investissements
11:35qui sont faits chaque année
11:35en termes de sécurité.
11:38Et donc, ce qu'il y a à retenir,
11:39c'est surtout que les musées
11:41deviennent une cible
11:42et que les attaques,
11:43même s'il n'y a pas la sortie d'un âme,
11:44sont plutôt bien préparées.
11:47Manifestement,
11:48ils ne sont pas très bien faits,
11:49ces investissements.
11:49Ou alors, il y a quelque chose
11:50à revoir.
11:52D'ailleurs, Laurent Nunez,
11:54le nouveau ministre de l'Intérieur,
11:56a admis ce matin,
11:57on sait très bien
11:58qu'il y a une grande vulnérabilité
12:00dans les musées français.
12:02Donc, ça, c'est quelque chose
12:03qui est admis et connu
12:05dans vos milieux de la sécurité ?
12:07Les musées sont mal protégés ?
12:10Alors, vous avez raison
12:11d'aborder ce sujet.
12:12Alors, nous, le marché des musées,
12:14c'est un marché qu'on commence à découvrir.
12:17Mais il est important de noter
12:18qu'il a terminé son discours
12:22en disant que le risque zéro
12:23n'existait pas.
12:25Et c'est une phrase qui est très juste
12:26et qui est souvent exploitée
12:29dans le monde de la sécurité
12:30dans le sens où il y a plusieurs couches
12:32et plusieurs façons
12:33de sécuriser un site.
12:35Il faut sécuriser les personnes,
12:36il faut sécuriser les biens.
12:39Il y a différentes façons de procéder.
12:40Il y a plusieurs couches de sécurité
12:42que nous pouvons apporter
12:43pour ralentir une attaque.
12:45Mais une attaque surprise,
12:47artisanale, cyber...
12:49Gaëlle de Tordec,
12:51vous restez avec nous.
12:52On va y revenir justement
12:53sur ces moyens de sécuriser.
12:55On marque une pause
12:55et on se retrouve aussi
12:56avec Jules Torres et Sarah Salman.
12:58...
13:05...
13:07...
13:08...
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