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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1, Europe 1, 11h30, 13h, Christine Kelly et vous.
00:07Bienvenue à tous si vous nous rejoignez à l'instant, le gouvernement Le Cornu veut éviter la censure mais peut tomber à 24 voix près cette dernière journée avant le vote de la motion de censure.
00:17Demain 9h est crucial, le PS ne votera pas la censure, les écologistes, oui, le communiste, oui, le RN, oui, et LR, que dirait LR au bord de l'implosion.
00:29Certains refusent de voter la censure comme Laurent Wauquiez, au nom de quoi ? Au nom de la stabilité, quitte à rogner leur conviction, quitte à piétiner la réforme des retraites pour laquelle ils se sont embattus.
00:38Pour le RN, Franck Alizio est avec nous en studio, pour les LR n'existe plus, ils se sont confondus dans le macronisme et le socialisme en entrant au gouvernement et en ne votant pas la censure.
00:50Nous en parlerons donc avec Franck Alizio et puis dans un instant, nous allons accueillir un maire LR de la première heure, Xavier Melky, maire de Franconville, qui a honte, je dis bien honte d'être LR.
01:00C'est un peu ce que dit Justine qui est en ligne avec nous, qui nous appelle des Ardennes, vous dites que vous avez honte de votre pays et parce que vous avez voté RN et que vous ne savez plus où on en est ce matin.
01:09Oui, tout à fait. Et très honnêtement, pour moi, le pire, ce n'est même pas le PS parce que le PS, il y a eu un accord avec les macronistes.
01:17Ils sont presque gagnants aujourd'hui.
01:20Mais les Républicains, les Républicains, M. Wauquiez qui accepte le discours de M. Ballot et qui lui tape dans la main, mais quelle honte, quelle honte.
01:31Moi, j'étais électrice des Républicains, je suis un temps, mais maintenant, c'est terminé. On vient nous dire, à nous, électeurs, par exemple, du Rassemblement National, qu'on est un péril.
01:43Je suis maman, j'ai 37 ans, j'ai trois enfants, je me lève à 5h du matin tous les jours avec mon mari en artisan, on travaille, on essaye d'élever nos enfants avec les valeurs de la République,
01:54on leur apprend la laïcité, la liberté de culture, en quoi je suis un problème pour le pays, en quoi, en fait, ça justifie que les Républicains vont accepter de pactiser avec le diable
02:08pour ne pas que le Rassemblement National arrive au pouvoir. Je trouve que c'est aberrant, on renie ses origines, et c'est toujours dans la difficulté,
02:17c'est toujours dans l'épreuve qu'on voit les vraies personnalités des gens. Et là, pour moi, c'est honteux.
02:22C'est vrai, on a envie de se dire que Bruno Rotailleau avait peut-être raison.
02:25Gabriel Cusel, je vous laisse réagir. Merci beaucoup, Justine, pour votre appel. Merci beaucoup.
02:29On aura un Christine dans un instant en ligne. Belle journée, ma chère Justine.
02:32Alors, de fait, ce qui étonne évidemment le plus, c'est la partition LR, parce que chacun a envie de dire, bon, les socialistes,
02:40c'est pas une grande surprise, même si quand même, soyons très clairs, il justifie par la réforme des retraites,
02:49par cet important de la réforme des retraites, tout un tas d'autres réformes qui sont quand même difficiles à justifier pour la gauche.
02:57Cette augmentation d'impôts sur le revenu, par exemple, c'est des gens quand même assez modestes,
03:03qui ne payaient pas d'impôts jusque-là, qui vont en payer.
03:06Il y a quand même un certain nombre de points qui auraient dû faire sauter au plafond la gauche.
03:10Mais disons qu'ils jouent leur partition, et que surtout, c'est un avantage pour eux,
03:13puisqu'ils montrent par là qu'ils ont beaucoup d'influence, c'est eux qui tirent les ficelles.
03:18Mais alors LR, moi j'ai pas compris.
03:20Non mais honnêtement, c'est quoi ? C'était une idée suicidaire, là ? J'ai pas compris.
03:25On sera avec le maire LR, dans un instant il va nous expliquer, il perd de tout.
03:30Ceux qui sont entrés au gouvernement, ils sont exclus de LR.
03:33Laurent Taillot, qui ne voulait pas entrer au gouvernement, il a peut-être raison aujourd'hui.
03:37Laurent Wauquiez, qui se couche et qui dit qu'il ne veut pas voter à motion censure.
03:42Pour les députés LR en place, qui gardent leur place, je vois pas.
03:44LR c'est le macronisme, c'est le socialisme, Eric Tegnera.
03:48Oui, c'est-à-dire qu'avant Laurent Wauquiez disait qu'il ne fallait pas se fondre dans le macronisme,
03:52aujourd'hui il se fonde dans le socialisme, c'est en train ce qui s'est passé.
03:55Si on reprend très concrètement les éléments, au début il devait y avoir des économies de 44 milliards d'euros sur le budget.
04:01Finalement c'est 30 milliards, on va bientôt finir à 20 milliards.
04:04On n'arrive pas également à faire des économies sur la dépense,
04:06alors qu'on est le pays qui a le plus de dépenses publiques dans l'OCDE aujourd'hui, c'est absolument fou.
04:12De l'autre côté, j'ai envie de vous dire, les Républicains étaient au gouvernement pendant 18 mois.
04:16Ils n'ont rien obtenu, aucune grande loi d'immigration.
04:19Elisabeth Borle leur avait promis, rappelez-vous, en échange de l'article 3 qui permettait la régularisation des sans-papiers,
04:24de réformer l'AME.
04:25Ça n'a pas été fait.
04:26L'AME, rien.
04:27Alors que le PS est hors gouvernement, ils obtiennent tout.
04:30Tout le pouvoir.
04:30Pas le 49.3, pas la suspension de la réforme des retraites, on ne comprend rien.
04:35Christine, vous nous appelez de Normandie, vous avez suivi le discours du Premier ministre
04:40et vous dites qu'on vous demande de faire des économies alors que l'argent public est dilapidé.
04:44Vous aussi, vous êtes très en colère ce matin, Christine.
04:46Bonjour.
04:46Oui, bonjour.
04:48Mais écoutez, moi je suis d'accord en tant que retraitée pour participer à l'effort commun, c'est normal.
04:54Mais j'ai regardé avec attention le débat pendant toute la durée à la télé.
05:00Et en fait, je trouve que déjà rien que tout ce qui est protocole, tout ce qui est...
05:05Quand on voit la présidente de l'Assemblée qui arrive avec cette garde républicaine tout autour,
05:11c'est d'un autre temps.
05:13Est-ce que ces gardes ne pourraient pas être ailleurs à faire autre chose ?
05:16Oui, pour vous, ça vous choque avec la sobriété.
05:19Ah, ça m'a choquée, parce que dans ce temps-là, ils pourraient faire autre chose et ça coûte de l'argent.
05:23Je pense qu'ils ont un salaire, ces hommes-là.
05:25Il y avait également quatre hommes qui étaient présents.
05:28On les voyait à l'entrée d'une salle.
05:30Je pense qu'ils voyaient défiler les députés et autres.
05:32Ils étaient là juste pour saluer, dire bonjour.
05:35Il y en avait un autre à l'entrée qui était là juste pour recevoir les...
05:40Je pense que c'était côté ministre.
05:42Il avait un képi et des gants blancs et il était là pour faire un salut et pour faire des gants.
05:46Il y a les crédits des ministères.
05:47Et sincèrement, c'est d'un autre temps.
05:50Il n'y a pas besoin de les saluer comme ça.
05:52D'abord, ils le regardent à peine.
05:54Ils n'en ont rien à faire.
05:56Et du coup, tout ce personnel-là, il pourrait être mis ailleurs.
05:59Et puis ensuite, quand j'ai regardé l'Assemblée, le nombre de députés,
06:03j'ai bien écouté le Premier ministre.
06:06Pendant les 30 minutes, tout le monde était là.
06:08Dès qu'il a fini de parler, une envolée de moineaux.
06:10Ils sont tous partis dans tous les sens.
06:13L'Assemblée était pratiquement vide par vagues.
06:18En plus, ils ne sont pas du tout...
06:20Alors, ils ne sont pas assidus.
06:21Ils ne sont pas présents.
06:22Ils bougent.
06:23Ils sont sur leur téléphone.
06:24Ils n'arrêtent pas de tapoter.
06:25Ils n'écoutent même pas.
06:26Voilà l'image de la politique aujourd'hui.
06:29Ils n'écoutent même pas les présidents des groupes quand ils parlent.
06:32Même si on n'aime pas, il faut écouter ce qu'ils ont à dire.
06:35On est là pour...
06:36C'est l'avenir de la France qui est en jeu.
06:38Et j'ai même vu Mme Le Pen se lever, faire un coucou de la main,
06:41partir avec la cigarette électronique à la main.
06:45Non, mais trop au vin, quoi.
06:46Oui, merci Christine pour cet appel et d'avoir mis ses deux pieds dans le plat.
06:52Ma chère Christine, c'est une honte.
06:53Eric Tegner vous répond.
06:54Et on aura Gérard dans un instant.
06:56Et Franck, elle est en studio, répondra.
06:57Là où Christine a raison, c'est qu'il y a quand même des frais énormes de l'Assemblée nationale.
07:01Souvent, d'ailleurs, ce sont des gens qui coûtent assez cher,
07:03qui ont quasiment des emplois à vie, etc.
07:05Donc, bien entendu, qu'il y a des réformes à faire.
07:07Et d'ailleurs, il aurait fallu déjà que la présidente de l'Assemblée nationale
07:10évite de détruire une partie de l'Assemblée qui était historique
07:13et construire un truc absolument horrible qui est tout moderne.
07:16En revanche, là où elle se trompe un petit peu, Christine,
07:19c'est qu'à l'Assemblée nationale, il ne faut pas faire de démagogie.
07:22Il y a beaucoup de travail en commission, etc.
07:23Je vous assure, les députés, ils bossent beaucoup mieux en commission
07:26que d'écouter les députés qui font des discours uniquement pour Twitter et pour la télévision.
07:30Mais c'est intéressant de voir ce que pensent les Français,
07:33c'est l'image qu'ils ont et comment ça les frappe.
07:35Très bonne remarque.
07:36Il y a le contraste, je pense, entre tout ce faste et tout ce cirque.
07:41Vous voyez ?
07:42C'est-à-dire que là, on sort tout,
07:45mais même quand le président de la République se déplace,
07:47ou la garde républicaine, les militaires au garde-à-vous,
07:50le petit doigt sur la couture du pantalon,
07:51et tout ce faste partout que l'on voit,
07:54qui est les ors de la République,
07:55et puis ce grand cirque Pindère qui est en train de se jouer.
07:59On a l'impression qu'ils ont tous une balle rouge sur le nez.
08:02Donc c'est vrai que ce contraste évoque quelque chose d'assez détestable pour les Français.
08:09Ils se disent à quoi bon tout cela.
08:10Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône,
08:14c'est vrai que cette image,
08:15il y a deux images, enfin plusieurs images ont choqué quand même hier à l'Assemblée.
08:17Il y a cette image, ce petit regard en coin d'Olivier Faure,
08:21et ensuite qui est très satisfait,
08:23et qui applaudit le gouvernement Sébastien Lecornu.
08:27Et puis il y a aussi cette image de Marine Le Pen qui quitte l'Assemblée,
08:30et ça, ça a choqué.
08:33Écoutez, c'était une manière aussi claire de souligner
08:38que ce qui était en train de se passer était un cirque.
08:41Je veux dire, il n'y a pas 36 000 manières de dénoncer quelque chose.
08:44À un moment donné aussi, il faut qu'il y ait des gestes.
08:47Tout simplement.
08:48Donc le geste de Marine Le Pen, c'était celui-là, tout simplement.
08:51C'était de dénoncer ce cirque,
08:53de dire qu'on ne doit pas écouter sans arrêt des mensonges.
08:57Enfin, des mensonges dits dans la cacophonie,
09:00où chacun se racontait à soi-même sa propre histoire
09:04pour se dédouaner de ce qu'il était en train de faire.
09:06Et oui, pour dire à l'inverse de ce qu'il avait déjà dit.
09:08Oui, quand on est cohérent, quand on est droit dans nos bottes,
09:10quand on y croit,
09:11et bien parfois, on s'énerve et on a envie de le signifier.
09:15Et Marine Le Pen, c'est une dernière fois,
09:17elle est droite dans ses bottes,
09:19elle est claire, elle est cohérente,
09:21elle l'est depuis 10 ans, depuis 20 ans, depuis 30 ans.
09:24Écoutez des gens se contorsionner dans tous les sens.
09:27Je vous rappelle que LR, par exemple, pendant des années,
09:29on dit Marine Le Pen est de gauche
09:31parce qu'elle est contre la réforme des retraites.
09:32C'est eux-mêmes qui, aujourd'hui, ont suspendu la réforme des retraites.
09:35Vous voyez, tous les prétextes sont bons
09:37pour éviter de redresser le pays
09:39avec ceux qui veulent le redresser,
09:41c'est-à-dire nous.
09:42Et nous leur tendons la main depuis des années,
09:44Marine Le Pen,
09:45et ils n'ont jamais saisi.
09:46Ils ont toujours une bonne raison,
09:47toujours un bon prétexte
09:48pour ne pas la saisir.
09:50Si nous obtenons une majorité absolue,
09:52chitaine, dissolution de l'Assemblée Nationale,
09:54nous ferions voter la réforme des retraites
09:57que nous proposons depuis l'élection présidentielle.
09:59Elle est plus juste et intéressante pour les Français
10:01que cette vraie fausse suspension.
10:04On marque une pause.
10:05Que pensez-vous de la suspension de la réforme des retraites ?
10:08On attend vos avis, vos témoignages au 0, 1, 80, 20, 39, 21, 12h13.
10:13A tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
10:16Europe 1, Christine Kelly.
10:18Et à 12h17 sur Europe 1,
10:19la suite de Christine Kelly et vous,
10:22avec vos invités, chère Christine,
10:24Franck Alizio, députée Rassemblement National des Bouches du Rhône.
10:27Et nous en rejoint aussi en studio,
10:29Xavier Melqui, maire LR de Franconville.
10:31Oui, parce qu'on a envie de savoir un peu
10:32comment ça se passe avec les élus de terrain.
10:34Alors, Xavier Melqui, vous êtes maire de Franconville,
10:38vous êtes LR de la première heure,
10:39vous êtes sarkoziste,
10:40vous êtes attaché à votre parti.
10:42Et là, on ne comprend pas
10:44où est LR, où sont les Républicains.
10:47Et j'ai dit, avant que vous n'arriviez en studio,
10:48que vous avez honte d'être LR.
10:50Est-ce toi ?
10:52Non, parce que le spectacle est incompréhensible.
10:56C'est ubuesque ce qui est en train de se passer.
10:59On soutient tout ce qu'on a dénoncé.
11:01C'est ça.
11:01Et j'avoue que porter la bonne parole
11:05sur les marchés dans nos communes,
11:06c'est extrêmement compliqué.
11:07Vous aurez des tomates pourries,
11:09là, je le canne.
11:09En revanche, il faut distinguer deux choses.
11:11Il faut distinguer les 8 ou 10
11:13qui bloquent tout chez les LR.
11:15Et les maires LR, les militants,
11:17les élus de terrain,
11:18les cadres qu'on a locaux,
11:19qui, eux, continuent de faire un travail.
11:22Quelle différence entre les deux ?
11:23Ensuite, qu'est-ce que vous avez pensé ?
11:24Vous savez, il y a ceux qui ont les pieds dans la boue
11:27et puis ceux qui ont la tête dans les étoiles.
11:28Voilà, tout simplement.
11:29C'est ce que vous voulez que je vous dise.
11:30Mais aujourd'hui, c'est incompréhensible.
11:32Et ce que je crains,
11:33c'est qu'on a les municipales qui arrivent.
11:36Chaque maire fera comme il veut.
11:37Je n'ai aucune leçon à donner à personne.
11:39Si, si, si.
11:40On sent quand même entre les lignes
11:41que vous n'avez pas envie d'avoir déjà l'étiquette LR.
11:42Je serais curieux de savoir
11:43combien d'entre eux la demanderont,
11:47un, l'afficheront deux.
11:48Incroyable.
11:49On en est là.
11:50Alors qu'on est aujourd'hui
11:52l'un des partis localement les plus ancrés.
11:57Si on a,
11:58parce qu'aujourd'hui,
11:58on va perdre encore des députés,
12:00s'il y a une dissolution,
12:01bon courage pour les candidats sortants
12:02avec les positions qu'ils prennent.
12:04Mais demain,
12:05si jamais on n'a plus de maire LR,
12:07on perd le Sénat.
12:08Et du coup, on se retrouve comment
12:10avec deux chambres
12:10qui seront complètement aux antipodes,
12:13qui ne fonctionneront plus.
12:13Alors qu'on a aujourd'hui,
12:15qu'on le veuille ou non,
12:16une chambre haute
12:16qui se tient quand même un peu plus
12:18que le triste spectacle
12:19qu'on voit à l'Assemblée nationale.
12:20Le lien entre la droite
12:21et les territoires s'est affaibli,
12:23du coup, ces dernières années.
12:24Ah, c'est rompu.
12:25Complètement rompu.
12:26Je serais très curieux
12:27de voir aujourd'hui,
12:30ne serait-ce qu'un adjoint au maire
12:31ou un délégué de circonscription
12:32être capable de défendre
12:34la position du parti
12:36qu'on ne connaît plus, en fait.
12:40On ne sait plus
12:41quelle position tenir aujourd'hui.
12:43Alors qu'est-ce que vous reprochez
12:44à qui là, concrètement,
12:45Xavier Melki ?
12:45Lorsqu'on voit d'un côté
12:47Laurent Wauquiez
12:48qui est devenu
12:49complètement socialiste,
12:50si vous permettez l'expression,
12:51et de l'autre côté
12:52Bruno Rotailleau.
12:53Qu'est-ce que vous reprochez
12:54et à qui ?
12:54Dans le sport,
12:56vous avez beaucoup d'entraîneurs
12:57qui disent
12:58qu'il faut revenir aux fondamentaux.
12:59Il ne faut pas oublier les fondamentaux,
13:00il faut revenir aux fondamentaux.
13:02Les fondamentaux
13:03du triste spectacle
13:06qu'on a,
13:06c'est la constitution.
13:07C'est Michel Debré
13:08qui disait
13:08en son temps,
13:10j'entends que les moins de 20 ans
13:11n'ont pas connu,
13:12mais qui disait
13:13que c'est au président
13:14quand il y a des conflits
13:17qu'ils sont insolubles
13:18et qu'on est dans une situation
13:19de blocage,
13:20et c'est comme ça
13:21qu'a été faite la 5ème République,
13:22de rendre la parole au peuple.
13:26Rendre la parole au peuple,
13:28tout simplement.
13:28Donc il faut dissoudre,
13:30ni plus, ni moins.
13:31Et Franck Alizio,
13:32vous êtes d'accord aussi ?
13:33Oui, évidemment,
13:34mais en plus,
13:35j'entends vraiment
13:36le discours de Zé Melky
13:37parce que d'abord,
13:39on a partagé les mêmes bancs,
13:40on a partagé les mêmes combats
13:41pendant longtemps,
13:41jusqu'en 2015,
13:42j'étais à l'UMP,
13:44j'étais LR,
13:45et je l'ai vécu ça,
13:47ce décalage complet,
13:51ce sommet,
13:54ces 10 chapeaux plumes
13:55au sommet
13:55qui ont un mépris total
13:57pour ce que la base fasse,
13:58je ne sais pas ce que ça veut dire,
13:59la base,
14:00mais les militants,
14:01les adhérents,
14:01les élus de terrain,
14:03ils souhaitent
14:04cette fameuse union,
14:06je ne sais pas si on l'appelle
14:07la droite,
14:07mais c'est l'union pour la France,
14:0880% la souhaitent,
14:10et puis vous avez les chapeaux
14:11à plumes en haut
14:11qui font exactement l'inverse.
14:13Moi, à Marseille,
14:14à mon petit niveau,
14:15pendant cette campagne municipale,
14:16j'en suis à une dizaine
14:17d'élus LR marseillais
14:19qui m'ont rejoint,
14:20ça veut dire
14:21des dizaines
14:21de cadres,
14:22de militants,
14:23des centaines d'adhérents
14:25qui nous rejoignent
14:26parce qu'ils savent
14:27que ça ne sera plus
14:28avec le macronisme
14:29qui feront l'alternance
14:30à Marseille,
14:31ce sera avec nous,
14:32mais il faut,
14:32à un moment donné,
14:33c'est une question
14:34d'honnêteté
14:35et c'est vrai
14:35que c'est très frustrant.
14:37Alors, je sens,
14:38Xavier Melki,
14:40LR,
14:40qui est dans notre studio,
14:42maire de Franconville,
14:43je sens que vous avez envie
14:44de partir de LR.
14:46Vous allez nous dire
14:47quand même
14:47où est-ce que vous seriez allé,
14:48si c'est peut-être
14:49plus David Lissnard
14:50ou bien peut-être Horizon,
14:51vous allez nous dire
14:51dans un instant.
14:52D'abord,
14:53on a Pierre
14:54qui est en ligne
14:54à Loire-Atlantique,
14:55qui nous appelle
14:56la Loire-Atlantique
14:56et vous dites
14:57que vous considérez
14:58que les Républicains
14:59ne sont pas
15:00un parti uni.
15:01Ça, c'est le moins
15:02qu'on puisse dire aujourd'hui.
15:03Bonjour, Pierre.
15:04Oui, bonjour.
15:05Merci de me donner la parole.
15:07Écoutez,
15:07je suis un électeur historique
15:08des LR,
15:10avant même
15:11qu'il s'appelle LR d'ailleurs
15:12et aujourd'hui,
15:14je suis révolté
15:14par ce qui s'est passé hier.
15:15C'est-à-dire que pour moi,
15:17les LR,
15:18c'est un parti
15:18qui est libéral économique.
15:21Donc,
15:21il y a des valeurs
15:22comme ne pas griller
15:24les caisses de l'État
15:25quand on n'a pas les moyens.
15:26Ça commence par un âge
15:27de la retraite cohérent
15:28par rapport au vieillissement
15:29de la population.
15:30Et hier,
15:31on a
15:32ceux que je qualifierais
15:34de centre-droit
15:37du Parti républicain
15:39qui ont prêté
15:40adéance au Parti socialiste.
15:42Et pour moi,
15:42les LR aujourd'hui,
15:43ce n'est plus un parti.
15:45Il y a d'un côté
15:46ceux que je qualifierais
15:47toujours de centre-droit,
15:48c'est-à-dire les Bertrand,
15:49les Raffarin,
15:50les Copé,
15:50les Barouins,
15:51la liste est longue,
15:51les Barnier,
15:52les Wauquiez,
15:52les Wauquiez maintenant.
15:54Et ceux qui sont
15:56dans la droite ligne,
15:57c'est-à-dire
15:58Retailleau,
16:00Bellamy,
16:01Lysnard,
16:01qui ne trahissent pas
16:02nos valeurs.
16:04Et comme je suis révolté
16:05par ce qui se passe,
16:06et je pense ne pas être le seul,
16:08alors que j'ai toujours refusé
16:10de voter
16:11Rassemblement national
16:12parce que,
16:13pour moi,
16:13ils ont une politique de gauche,
16:14une politique économique de gauche,
16:16et bien là,
16:18si aux prochaines élections municipales,
16:21il n'y a pas
16:21une situation
16:23entre la droite libérale
16:25DLR
16:25et le centre-droit DLR
16:27et un rapprochement
16:29avec les partis
16:30de Ciotti,
16:31le RN
16:32et Reconquête
16:32pour avoir enfin
16:33une chance
16:33de gagner,
16:35et bien
16:35la mort dans l'âme
16:37vous irait
16:37par inviter
16:38Rassemblement national.
16:39Très intéressant
16:40comme remarque, Pierre.
16:41Restez avec nous,
16:42Éric Tecner veut réagir.
16:43Oui, Pierre a parfaitement raison.
16:44Il faut comprendre
16:45que ce qui s'est passé hier
16:47est dramatique,
16:47c'est-à-dire que c'est
16:48une régression idéologique.
16:50On pouvait dire
16:50tout ce qu'on pouvait
16:52sur les républicains,
16:53les moments où ils ont pu trahir,
16:54sur l'immigration, etc.
16:55Mais malgré tout,
16:56il y avait une forme
16:56de boussole idéologique
16:58sur les questions économiques.
16:59Et aujourd'hui,
17:00en reculant,
17:01non seulement ils empêchent
17:03la possibilité demain
17:04de faire une réforme,
17:05parce que les Français,
17:05de toute façon,
17:06n'y croiront plus,
17:07on l'a vu comment
17:07Elisabeth Borne a braqué le pays
17:09et pourtant en a tenu,
17:10donc ça,
17:10c'est le premier point
17:11qui est catastrophique.
17:12Deuxième point,
17:13c'est que vous pensez vraiment
17:14qu'en 2027,
17:15il va y avoir un candidat
17:16à la présidentielle
17:17qui va dire
17:18« Ah ben moi,
17:18je veux mettre une réforme
17:20où on va reporter
17:20de l'âge de la retraite
17:21à 65 ou à 67 ans,
17:23c'est fini. »
17:24C'est comme après
17:24la défaite de Fillon en 2017,
17:26la majeure partie
17:27des réformes importantes
17:28qu'il proposait,
17:29c'était terminé.
17:29On se retrouve quand même
17:30à un point, Christine,
17:31où aujourd'hui,
17:32le parti le plus libéral de France,
17:34ça devient
17:34le Rassemblement National,
17:36alors qu'il devait être changé
17:37sur les questions économiques.
17:38Maintenant,
17:38c'est terminé.
17:39Donc c'est ça qui est dramatique.
17:41Je pense qu'on n'arrivera plus
17:42à proposer de véritables réformes
17:44à cause de ce qui s'est passé hier.
17:45Vous êtes maire LR de la première heure.
17:48Est-ce que vous,
17:48comme on entend Pierre
17:49qui a envie maintenant
17:50la mort dans l'âme
17:52de passer RN,
17:53est-ce que vous aussi
17:54vous êtes prêts
17:54peut-être à passer RN,
17:55peut-être à suivre Bruno Rotaillot
17:57à suivre David Lissnard ?
17:59On sent que l'étiquette LR
18:00est lourde à porter pour vous
18:01sur le terrain maintenant.
18:03Oui, après j'ai confiance
18:04malgré tout
18:04dans les bons éléments
18:06que nous avons
18:07chez les Républicains.
18:07Non, il n'y a pas de langue de bois.
18:08Non, il n'y a pas de langue de bois.
18:09Il n'y a encore des bons éléments.
18:10C'est qui alors ?
18:10Dites-nous.
18:11Il y a David Lissnard par exemple
18:12qui est un bon élément
18:13qui est toujours adhérent
18:14à RNR.
18:14Nouvelle énergie.
18:15Donc vous êtes prêts
18:15à rejoindre David Lissnard ?
18:17C'est un courant
18:17qui est intéressant bien sûr.
18:19Il a récemment déclaré
18:20qu'aujourd'hui il y a un terme
18:21qui est galvaudé
18:22qui est l'union des droites.
18:24C'est presque devenu
18:25un élément de plateau
18:26où finalement
18:27plus personne ne s'y retrouve
18:27et c'est presque une attaque.
18:28Qu'est-ce que tu veux l'union ou pas ?
18:29Les Français comprennent.
18:30Oui, mais il y a ce qu'a dit
18:32David Lissnard
18:33qui est intéressant
18:34quand il dit
18:35qu'il faut déjà regarder les textes
18:37d'accord, mais sur quoi ?
18:38Sur quels textes ?
18:38Si c'est sur des programmes économiques
18:40avec lesquels on a des divergences
18:42c'est sûr que je suis moins crédible
18:44avec le spectacle qu'on a vu hier
18:46mais faut-il s'unir
18:47sur des programmes économiques ?
18:48En revanche,
18:49est-ce qu'on ne doit pas s'entendre
18:51pour faire barrage à LFI
18:52qui veut désarmer les polices municipales ?
18:54La question ne se pose pas.
18:5510 secondes Franck Alizio
18:57ensuite on marque une pause.
18:5810 secondes,
18:59juste à notre auditeur.
19:00Si le RN était de gauche
19:02je n'y serais pas.
19:03Le RN c'est le dernier parti gaulliste
19:05aujourd'hui Marine Le Pen
19:05dit je suis la dernière de gaulliste
19:06c'est une vérité.
19:08C'est le RPR de Pasqua et Seguin
19:10c'est cette droite-là.
19:12Quand on veut un budget
19:14avec zéro impôt
19:15et 40 milliards d'économies
19:16on n'est pas de gauche.
19:17On n'est pas de gauche.
19:18Nous sommes le dernier parti gaulliste.
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