00:00Olivier Faure, si le gouvernement de Sébastien Lecornu échoue,
00:03on le saura peut-être dès cette semaine s'il est renversé,
00:06en cas de dissolution, donc ça reste une des possibilités qu'aujourd'hui
00:09dans la main d'Emmanuel Macron, est-ce que le Parti Socialiste est prêt
00:12et est-ce que vous aurez des candidats partout en France,
00:15c'est-à-dire dans les 577 circonscriptions ?
00:18Oui, on est prêt comme on peut l'être, c'est-à-dire qu'on a déjà réservé le papier,
00:22on a déjà en tête ce que nous voyons.
00:24Pas ma question, moi j'étais plutôt sur les candidats que sur les bulletins de vote.
00:27Oui, sur les candidats aussi, sur les candidats bien sûr.
00:27Des candidats du PS partout ?
00:29Alors, nous avons laissé de la place pour nos camarades communistes,
00:33écologistes, ex-insoumis, qui sont appelés à faire un accord avec nous.
00:39On verra s'ils sont d'accord ou pas.
00:41Vous ne citez pas les insoumis actuels, ça veut dire que vous présenterez des candidats
00:44face aux députés insoumis sortants ?
00:47Face à la droite et l'extrême droite, et en concurrence avec les insoumis sortants, bien sûr.
00:51Et que le meilleur gagne ensuite ?
00:53Mais ça a été le cas jusqu'en 2022.
00:55Ça enterre pour vous complètement le NFP et la NUPES, c'est-à-dire qu'il n'y aura plus d'union avec les insoumis au premier tour.
01:02Je vais vous interroger sur le second tour dans un instant, mais au premier tour, c'est chacun pour soi.
01:05– Y compris contre les sortants.
01:07– Quand il y a un problème de premier tour, quand la gauche n'est pas capable de se qualifier,
01:12quand c'était le cas jusqu'alors, quand vous aviez en fait DLR ou Renaissance qui étaient très très hauts,
01:19il fallait un accord de premier tour pour que la gauche puisse passer la barre.
01:22Mais quand le seuil de qualification est beaucoup plus bas,
01:25il est logique que chacun reprenne ses distances,
01:29et qu'il y a deux gauches qui ne sont pas irréconciliables,
01:32les électeurs sont parfaitement réconciliables,
01:33mais nous avons des divergences, donc elles sont arbitrées au premier tour par les électeurs,
01:38et au second tour, là, il faut tout faire pour que l'ERN ne l'emporte pas,
01:41et donc il y a un désistement.
01:42– Désistement, et donc une forme d'alliance dans ces cas-là,
01:46dans l'entre-deux-tours, là où l'ERN peut s'imposer avec les insoumis.
01:48– Mais il n'y a pas d'alliance, il s'agit de dire,
01:49moi je préférerais toujours évidemment un insoumis à quelqu'un qui vient de l'extrême droite,
01:54ça me paraît complètement évident, c'est le combat d'une vie.
01:56– Et entre un insoumis et un chroniste, vous faites quoi au second tour ?
01:59– Je vote aussi pour l'insoumis.
02:00– Oui, parce que je sais que l'insoumis, si demain il y a une majorité de gauche,
02:05il viendra en soutien, de la même façon que si la gauche avait gouverné,
02:09et si d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon avait osé répéter ce qu'il avait répété il y a un an,
02:14qu'il était prêt à soutenir sans participer à un gouvernement de gauche,
02:19eh bien il aurait permis à la gauche de prendre l'avantage,
02:21c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles il est plus facile pour Emmanuel Macron aujourd'hui
02:25de dire, de gauche, j'écarte, puisque vous n'avez même pas le soutien des insoumis.
02:29Mais donc ça supposerait que demain, eh bien effectivement,
02:32moi ce que j'imagine assez facilement, c'est que dans les votes, on se retrouvera.
02:37Sur la taxe Zuckman, on se retrouvera.
02:39Pour défendre le service public, on se retrouvera.
02:41Pour défendre le service public, on se retrouvera.
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