- il y a 6 semaines
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu doit former son gouvernement, alors que le temps presse et qu'il doit présenter un projet de budget. Les Républicains ont indiqué qu'ils n'y participeront pas, tout comme l'UDI. Plusieurs partis ont affirmé qu'ils le censureront, comme le Rassemblement national et La France insoumise. Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, était l'invité de BFMTV.
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00:00Bonsoir Olivier Faure.
00:01Bonsoir Marc Favelle.
00:02Vous êtes le patron des socialistes.
00:03A la surprise générale, Sébastien Lecornu a été reconduit vendredi soir,
00:07quatre jours après avoir remis sa démission lundi dernier.
00:10L'Elysée dit qu'il a carte blanche désormais pour négocier le budget.
00:13Est-ce que vous considérez que son retour est une provocation
00:16ou l'une des seules façons d'éviter une dissolution
00:19qui pourrait mettre la quasi-totalité des partis à terre,
00:22y compris le vôtre, y compris le Parti socialiste ?
00:24Je ne crois pas que les partis seraient à terre,
00:26mais je crois qu'effectivement, la situation exige de la part de chacun
00:31un minimum de responsabilité.
00:33Et donc, je ne suis pas à la recherche absolue d'une dissolution.
00:36Mais si elle devait intervenir, je ne la crains pas non plus.
00:39Et je crois qu'il est sain, quand tout est bloqué,
00:42d'aller devant les électrices et les électeurs
00:44et de leur dire maintenant, choisissez.
00:45Et nous irions devant les électeurs en leur disant que nous,
00:47nous sommes pour un programme qui permettrait notamment
00:50de revenir sur la réforme des retraites,
00:52de faire la taxe Zuckmann,
00:53de faire en sorte que les services publics se portent mieux,
00:55de faire en sorte que les Français aillent mieux.
00:57On va parler de ce sujet, des conditions que vous mettez au nom.
01:00C'est quand même un vrai sujet.
01:01Vous avez digéré la reconduction de Sébastien Lecournus.
01:04Ce n'est pas une provocation pour vous ?
01:05Écoutez, c'est assez curieux comme renomination.
01:09Parce qu'effectivement, on a l'impression d'un jour sans fin.
01:12Le dimanche, vous avez un Premier ministre.
01:14Le lundi, il démissionne.
01:15Le mardi, il se voit confier une nouvelle mission.
01:18Le vendredi, il est renommé.
01:19Bon, il y a quelque chose qui...
01:21Enfin, là, ce n'est pas le plus grave.
01:23Ce qui est le plus grave dans cette histoire,
01:24c'est qu'entre le dimanche dernier et aujourd'hui,
01:28vous avez un bloc central, un socle commun
01:31qui n'a plus rien de socle et plus rien de commun
01:34avec des gens qui se sont tous en train de s'empailler
01:36et qui se sont, y compris devant nous,
01:39vendredi à l'Élysée,
01:40qui se sont étalés dans leurs différences,
01:43leurs divergences, leurs ambitions respectives.
01:46C'est quand même incroyable de voir que,
01:47donc, je reprends la semaine.
01:49Le dimanche soir, un Premier ministre est nommé,
01:50un gouvernement est nommé.
01:51Vous avez ensuite, donc, Retailleau qui s'en va,
01:55puis le lendemain, c'est l'UDI qui part,
01:57puis après, vous avez celui qui est l'héritier
02:00de Sébastien Lecornu, Gabriel Attal,
02:03qui explique qu'il ne comprend plus son président depuis un an.
02:05Vous avez le Premier Premier ministre,
02:07Édouard Philippe,
02:08qui explique que lui, il veut la démission du chef de l'État.
02:10Vous avez une phrase, Olivier Faure, ce matin,
02:12interrogée chez nos confrères de la Tribune dimanche.
02:14Vous dites que vous avez du mal à comprendre Emmanuel Macron,
02:16un peu comme Gabriel Attal, d'ailleurs.
02:18Vous citez une phrase...
02:18Mais moi, je suis en opposition.
02:19Oui.
02:20Vous citez une phrase d'Einstein.
02:21Vous dites, la folie, la folie,
02:23c'est de faire toujours la même chose
02:24et de s'attendre à un résultat différent.
02:26Vous pensez qu'il y a une part de folie,
02:27aujourd'hui, dans la tête du chef de l'État ?
02:30C'est de la folie de renommer Sébastien Lecornu ?
02:32Je ne suis la psychiatre.
02:34Donc, ce n'est pas moi qui vais qualifier.
02:35Voilà.
02:35Ce n'est pas moi qui vais qualifier.
02:37Mais, en fait, il y a une folie politique.
02:39Bien sûr, il y a une forme de folie politique
02:41à vouloir toujours se renommer.
02:43Parce qu'au fond, c'est ce que fait Emmanuel Macron
02:44depuis toujours.
02:45C'est qu'à chaque fois,
02:47quand il nomme un Premier ministre,
02:48quand il lui demande ensuite de mener une politique,
02:50il lui demande de mener la même politique.
02:52Or, qu'est-ce qu'ont dit les Françaises et les Français ?
02:54Que veulent-ils ?
02:55Pourquoi sont-ils autant en colère et exaspérés ?
02:58C'est qu'ils ont le sentiment qu'ils ne sont pas respectés.
03:00Ils ne sont pas respectés parce que,
03:01quand on vote aux Européennes,
03:03on vote dans des législatives
03:04qui ont été commandées par le Président lui-même,
03:06il y a une priorité donnée à la gauche
03:08puisque c'est elle qui sort en tête de l'élection.
03:10Aux Européennes, c'est le Rassemblement National
03:11qui a balayé tout le monde.
03:12Mais qui a été battu ?
03:14Emmanuel Macron.
03:15Et vous, en termes de parti,
03:17c'est le RN aussi qui arrive en tête ?
03:18Bien sûr.
03:19Je ne dis pas que nous sommes arrivés en tête.
03:21Je dis simplement que lors des législatives,
03:23une priorité a été donnée à la gauche
03:26sans majorité absolue.
03:27C'est un fait.
03:28Et donc, personne aujourd'hui
03:29n'est titulaire d'une majorité absolue.
03:31Mais ce qui est vrai aussi,
03:32c'est que le parti qui a été sévèrement battu,
03:35c'est le sien.
03:36Et donc, il y a quelque chose de complètement fou
03:38de se retrouver semaine après semaine
03:39avec une réédition
03:41là où les Français attendent le changement.
03:44Certes, ils veulent de la stabilité,
03:45mais ils veulent aussi,
03:46et peut-être même d'abord, le changement.
03:48L'Élysée affirme qu'Emmanuel Macron
03:50vous a passé un coup de fil vendredi soir
03:52entre la réunion avec tous les chefs de parti
03:55sauf les Insoumis et le Rennes
03:56et l'annonce de la reconduction de Sébastien Lecornu.
03:58Est-ce que c'est exact ?
03:59Non, c'est exactement faux.
04:01Personne ne vous a appelé,
04:02ni Emmanuel Macron,
04:04ni ses conseillers à ce moment-là ?
04:05Non, mais je ne vois pas d'ailleurs l'intérêt.
04:08Pardon, c'est une fake news.
04:09L'Élysée qui fait savoir à la FP,
04:11aux rédactions,
04:11qui vous a appelé.
04:12Je pense qu'il y a quelque chose
04:14qui préoccupe l'Élysée.
04:16C'est de laisser penser
04:17qu'il y aurait un deal
04:19entre les socialistes et l'Élysée.
04:22Et il n'y a pas de deal.
04:22Il n'y a aucun deal.
04:24Il n'y a pas eu un deal,
04:25y compris à l'Élysée,
04:26Emmanuel Macron avec vous,
04:27vous disant
04:27je vais nommer Sébastien Lecornu,
04:29vous l'acceptez
04:30et en échange,
04:31je vous lâche beaucoup de choses.
04:32Cette discussion n'a pas eu lieu.
04:33J'aimerais que cette discussion
04:34ait eu lieu pour tout vous dire.
04:35J'aimerais que le président de la République
04:37m'appelle et me dise
04:38ok, tu as tes conditions,
04:40je les prends.
04:41En échange de quoi,
04:42tu ne censures pas le Premier ministre.
04:44Donc vous êtes prêt à un deal ?
04:46Mais je ne suis prêt non pas à un deal,
04:48ce n'est pas le mot,
04:48on n'est pas dans une forme de commerce.
04:51Un deal pour parler des retraites,
04:52pour parler de la taxation des collectivités.
04:52La réalité, c'est que je suis évidemment prêt
04:54à ne pas censurer un Premier ministre
04:56qui accepterait de revenir
04:57dans un premier temps
04:59sur la réforme des retraites
05:00et ensuite qui gouvernerait 149 rois,
05:03ce qui autoriserait ensuite.
05:04Ça, il l'a déjà promis.
05:05Oui, mais la raison pour laquelle,
05:07en fait, je me répète beaucoup,
05:09j'ai déjà dit ce que je vous redis ce soir.
05:12Moi, ce que je souhaite,
05:13c'est qu'on ait le respect
05:14des électrices et des électeurs.
05:15Ils ont voté il y a un an,
05:17ils ont confié le pouvoir
05:19à 577 parlementaires différents.
05:22Cet équilibre-là,
05:23on ne peut pas y toucher.
05:25Donc si on n'y touche pas,
05:25ça veut dire quoi ?
05:26Ça veut dire que désormais,
05:28au lieu d'avoir un 49-3
05:29qui contraint le Parlement,
05:30on a des députés
05:31qui, en leur âme et conscience,
05:32sont amenés à voter texte après texte.
05:35Et le seul sujet sur lequel
05:37ça n'est pas possible
05:37du fait du règlement,
05:39et je n'entre pas dans les détails,
05:40c'est en fait sur les retraites.
05:41Et donc c'est la raison pour laquelle
05:42je demande avec mes amis
05:44que nous puissions parler
05:45non seulement de tous les autres sujets,
05:48mais aussi de la réforme des retraites
05:50et que nous puissions la stopper.
05:52À cette condition-là,
05:53il y a quelque chose
05:54qui peut se passer.
05:54Il y a quelque chose
05:55qui peut se passer.
05:56On va reparler des retraites
05:57dans un instant
05:57parce qu'on voit bien
05:58que c'est le point de crispation
05:59aujourd'hui qui peut peut-être
06:00permettre de dégager
06:02un tout petit peu la situation.
06:03Vous nous avez dit
06:03qu'il n'y a pas eu de coup de fil
06:04avec Emmanuel Macron vendredi,
06:06il n'y en a pas eu depuis,
06:06il n'y a pas eu de contact.
06:07Est-ce qu'il y a aujourd'hui
06:09et depuis vendredi
06:10des contacts avec Sébastien Lecornu ?
06:12Le journal Le Parisien,
06:13ce matin,
06:14écrivait même
06:14qu'il y a des rendez-vous secrets
06:15entre lui et vous
06:16à Matignon ces derniers jours.
06:17Est-ce que c'est le cas ?
06:19Ou avec le PS,
06:20peut-être,
06:20certains de vos émissaires ?
06:21Je ne sais pas
06:22qui au PS
06:22serait allé parler
06:24avec le Premier ministre
06:25ou ses ministres,
06:26mais ce que je peux vous dire,
06:28c'est qu'il n'y a aucun contact
06:29depuis vendredi.
06:31Pas un contact
06:32avec le Premier ministre
06:32depuis deux jours ?
06:33Non, il n'y a pas de contact
06:33depuis vendredi.
06:34Ça ne veut pas dire
06:35que je ne les souhaite pas.
06:37Moi, je souhaite ces contacts.
06:39Vous êtes disponible ?
06:40Je suis disponible
06:41pour que nous puissions voir
06:43dans quelle mesure
06:44nous pouvons faire en sorte
06:46que ce pays reparte
06:48avec des conditions
06:49qui sont des constituants strictes.
06:50Moi, je ne suis pas en train
06:51de demander,
06:51enfin, comprenez-moi bien,
06:52je ne suis pas en train de dire
06:53je veux absolument
06:55un gyrofard,
06:56une voiture,
06:56un chauffeur.
06:57Je ne sais quoi encore.
06:58Je ne suis pas demandeur de poste.
07:00Par contre, je suis demandeur
07:01de respect.
07:02Respect du vote,
07:04respect de la vie des gens,
07:06respect de leur retraite,
07:07respect du travail,
07:08respect de tout ce qui permet
07:09de faire en sorte
07:09que les gens aient le sentiment
07:11que nous sommes nous utiles.
07:12Ce qu'ils voient depuis une semaine...
07:13Je ne suis pas demandeur de poste,
07:13ça veut dire que vous excluez
07:14toute participation
07:15de ministres socialistes ?
07:16Totalement.
07:17Totalement.
07:18S'ils rentrent,
07:18ils sont socialistes,
07:19ils tirent du PS immédiatement.
07:20Bien sûr.
07:21Je suis socialiste,
07:22il est de droite,
07:24et donc je souhaite
07:24qu'on en reste là.
07:25Je ne souhaite pas la confusion
07:26entre les uns et les autres.
07:28Il n'y a pas d'en même temps
07:29XXL qui soit imaginable.
07:30En revanche...
07:31Ça peut paraître étonnant
07:32ce que vous dites là,
07:33Olivier Faure,
07:34parce qu'il y a quelques jours
07:35chez nos confrères de France Info,
07:36vous disiez
07:36si la gauche arrive à Matignon,
07:39on pourra travailler
07:40avec des ministres macronistes.
07:42Vous aviez cité
07:43Jean-Noël Barraud,
07:44qui est ministre
07:45des Affaires étrangères,
07:46et Sébastien Lecornu
07:47aux armées.
07:48Vous avez dit
07:48la gauche, finalement,
07:49elle peut travailler
07:50dans le même gouvernement
07:51que des macronistes.
07:51Mais aujourd'hui,
07:53Sébastien Lecornu à Matignon,
07:54vous ne pourriez pas
07:55avoir de ministre socialiste.
07:56Si le président
07:57nous cède sa place,
07:58oui.
07:58Qu'est-ce que je dis ?
07:59J'ai dit que ce ne serait pas
08:00absurde que dans ce qu'on appelle
08:01le domaine réservé,
08:03qui est en fait
08:04Affaires étrangères
08:05et Défense,
08:06les ministres
08:07qui travaillaient directement
08:07avec le président
08:08soient des ministres
08:09qui soient macronistes.
08:11Ça ne me paraissait pas absurde,
08:12mais l'inverse allait.
08:13Donc vous étiez capable
08:14de travailler dans la même équipe ?
08:16Mais on n'aurait pas
08:16travaillé vraiment
08:17de la même façon.
08:17Ensemble,
08:18le quotidien,
08:19dirigeait la politique
08:21de la nation
08:22à l'article 20
08:22de la Constitution,
08:23c'était l'affaire de la gauche.
08:25Et ensuite,
08:25sur les affaires étrangères
08:26et la défense,
08:27le chef des armées,
08:28c'est le chef de l'État.
08:29Et donc,
08:29il n'y avait pas
08:30véritablement là,
08:32on n'est pas
08:32majorité absolue,
08:33donc il ne paraissait pas
08:34absurde
08:35de laisser penser
08:37que ça pouvait être possible.
08:38Maintenant,
08:38il ne s'agit pas
08:39d'un travail en commun
08:39entre les macronistes,
08:41les socialistes,
08:42les communistes
08:42et les écologistes.
08:43Je résume.
08:44Pas de contact,
08:44pas de deal,
08:45dites-vous,
08:45avec Emmanuel Macron,
08:46mais je suis disponible.
08:48Pas de ministre socialiste
08:49dans le gouvernement
08:50Lecornu 2.
08:52Pas de censure automatique
08:53du coup,
08:54comme le souhaitent
08:54par exemple les insoumis
08:55qu'on dit
08:55qu'on déposera
08:56une motion de censure
08:56avant même
08:57la déclaration
08:59de politique générale
08:59de Sébastien Lecornu
09:00dont on ne sait pas exactement
09:01quand elle aura lieu
09:02dans l'Égypte.
09:02Il n'y aura pas
09:03de censure automatique
09:04avant.
09:05Mais il faudrait
09:05que je sois
09:06complètement devenu dingue.
09:08Je parle depuis
09:092023
09:10de cette réforme des retraites
09:11en disant
09:12que cette réforme
09:12est profondément injuste.
09:14Si demain,
09:14on peut la suspendre,
09:16je ne vais pas dire
09:17non, non,
09:17on ne la suspend pas,
09:18je ne peux pas la censurer.
09:19Ça n'a pas de sens.
09:20Emmanuel Macron
09:21dit qu'il est prêt
09:21à la décaler.
09:23C'est-à-dire,
09:23on arrête l'âge légal
09:24à 69 ans et 9 mois
09:26là où il est
09:26depuis quelques jours,
09:27depuis le 1er octobre
09:28et on renvoie le débat
09:30à l'après-présidentiel.
09:31Après tout,
09:31c'est un débat
09:32sur lequel les Français
09:32auront sans doute
09:34un avis à donner
09:34lors de l'élection présidentielle.
09:36Est-ce qu'on a du mal
09:37à voir la différence
09:38entre le décalage
09:39qu'il propose
09:40et la suspension ?
09:41On a l'impression
09:41qu'on joue un tout petit peu
09:42avec les mots.
09:42Pas du tout,
09:43on ne joue pas avec les mots.
09:44C'est-à-dire que
09:45le décalage,
09:46ça veut dire que
09:46de manière automatique,
09:47vous avez la réforme borne
09:49qui repart en 2027.
09:51Moi, ce que je dis,
09:52c'est une suspension,
09:53ce qui suppose
09:54un nouveau vote.
09:55Admettons qu'en 2027,
09:56la majorité
09:57qui soit appelée
09:58à gouverner
09:59soit une majorité
10:00ou de droite
10:01ou de gauche,
10:02elle devra de toute façon
10:03passer par un vote
10:04du Parlement
10:05pour pouvoir changer
10:06quoi que ce soit.
10:07Je ne veux pas
10:07que la démocratie
10:09soit en permanence
10:10oubliée,
10:12négligée,
10:12méprisée.
10:13Ce n'est plus possible.
10:14Le Premier ministre a dit
10:15que c'est une première concession
10:16plus de 49,3.
10:17Eh bien,
10:18allons jusqu'au bout
10:18et respectons
10:19les Françaises
10:20et les Français.
10:20Donc vous,
10:21toute la suspension,
10:23mais rien que la suspension,
10:24sinon c'est censure.
10:25Oui, absolument.
10:26Suspension.
10:27Vous avez mis en avant
10:27un autre critère.
10:29Il y a plusieurs réformes
10:30dans la réforme de 2023.
10:32Il y a l'âge légal
10:33et il y a
10:34le nombre de trimestres cotisés.
10:36C'est un peu technique,
10:36mais la gauche,
10:37c'était la réforme touraine,
10:38avait décidé
10:38qu'il faudrait passer
10:39à 43 ans de cotisation
10:41pour toucher une réforme
10:42à temps plein.
10:43La réforme de 2023,
10:44elle a dit
10:44on accélère ce calendrier.
10:46Pour vous,
10:47il faut qu'il y ait
10:47les deux critères.
10:48Il faut qu'il revienne,
10:49qu'il suspende l'âge légal
10:50et aussi qu'il suspende
10:51les trimestres cotisés.
10:52Pardon, c'est technique,
10:53mais c'est la vie
10:54de beaucoup de Français.
10:55Vous voulez les deux ?
10:56On suspend l'accélération
10:57parce que dans un premier cas,
10:58on touche très peu de monde.
10:59Dans un second cas,
11:00on touche beaucoup de monde.
11:02Il faut rappeler quand même
11:02que chaque année,
11:03en fait,
11:04vous avez chaque cohorte
11:05de gens qui partent
11:06à ta tête,
11:06entre 700 000 et 800 000 personnes.
11:08Et donc,
11:09ça n'est pas complètement anodin
11:11et moi,
11:11j'aimerais que ces gens-là
11:12puissent se dire
11:13voilà,
11:13je sais maintenant
11:14à quel âge je pars
11:15et ne pas avoir
11:17des trimestres supplémentaires
11:18à effectuer.
11:19Mais vous avez vu
11:19que la CFDT
11:20par la voie de la Révis Néon
11:21vous a lâché là-dessus.
11:23Elle dit non, non,
11:23l'accélération pour aller
11:24aux 43 ans,
11:25il faut le faire.
11:26On ne se battra pas là-dessus.
11:28C'est d'ailleurs
11:28une des mesures
11:29qui permet de faire
11:30de plus d'économies.
11:31Le PS va plus loin
11:32que la CFDT
11:33qui a négocié
11:35et qui est encore récemment
11:35négocié dans le conclave.
11:37Là-dessus aussi,
11:37c'est une ligne rouge,
11:38les 43 ans accélérés.
11:39Moi, je veux
11:40une suspension
11:41qui ait un effet.
11:43Quand vous faites
11:43la première mesure,
11:45elle touche
11:46entre 5 et 15 %
11:47des Français
11:47qui sont concernés.
11:49L'âge légal.
11:50L'âge légal.
11:50Donc, ça n'est pas assez.
11:52Je veux qu'en fait
11:53une majorité de gens
11:54soient concernés
11:54et qu'ils puissent
11:55effectivement avoir
11:56un effet immédiat.
11:58Quel sens cela aurait-il
11:59d'avoir une mesure
12:01qui en réalité
12:01ne s'appliquerait
12:03qu'en 2027
12:03et donc qui n'aurait
12:04aucun effet concret
12:05sur l'année 2026.
12:07Donc, je le dis,
12:08je le répète,
12:08je souhaite qu'il y ait
12:09une vraie suspension
12:10qui permette
12:11à des gens
12:12qui ont travaillé
12:14largement suffisamment
12:15de partir à la retraite
12:17et puis ensuite,
12:17dans cet intervalle de temps,
12:19il n'est pas tardi
12:19de penser
12:20qu'on puisse commencer
12:20à travailler
12:21parce qu'il faudra bien
12:22que tous ces gens
12:23qui veulent être candidats
12:23à l'élection présidentielle
12:24se présentent en 2027
12:26avec des propositions claires
12:28et pas simplement
12:29la procrastination
12:30en disant
12:31on verra plus tard.
12:31Non, il faudra bien
12:32que dans la présidentielle,
12:33il y ait un choix net
12:35qui soit fait
12:35avec des gens
12:36qui disent
12:36comment on avance.
12:38Si le Premier ministre
12:39renonce,
12:39comme il l'avait déjà annoncé
12:40ces derniers jours,
12:41mais c'était avant
12:41le cornu 2,
12:42c'était le cornu 1,
12:43à utiliser le 49-3,
12:45s'il suspend
12:46la réforme des retraites,
12:47est-ce que vous êtes prêt
12:48à travailler avec lui ?
12:49L'expression n'est pas juste,
12:51c'est pas travailler avec lui.
12:52À ne pas le censurer,
12:53en tout cas.
12:53C'est assez différent.
12:54Est-ce que vous êtes prêt
12:55à ne pas le censurer ?
12:56Je m'explique vraiment
12:58pour que tout le monde
12:58le comprenne.
12:59Parce qu'il ne s'agit pas
13:00pour moi de bâtir
13:01une plateforme commune
13:02de gouvernement
13:03avec les macronistes.
13:05C'est hors de question.
13:07Je ne suis pas là
13:08pour aller aider
13:09un gouvernement discrédité,
13:10un pouvoir discrédité.
13:12Ce que je veux,
13:12c'est qu'on rende
13:13la parole au Parlement.
13:15Et donc,
13:15pour cela,
13:16il faut que tous les sujets
13:17soient sur la table,
13:18qu'il n'y ait aucun sujet
13:19interdit.
13:19Mais le point de départ,
13:20c'est 49-3 et retraite
13:21ou il y a d'autres choses
13:22dans votre liste
13:23de revendications ?
13:25Moi,
13:25j'ai beaucoup
13:25de revendications.
13:26Mais c'est très différent
13:27de pouvoir les assumer.
13:29Mais les lignes rouges,
13:29disons,
13:29c'est ça.
13:30Les lignes rouges,
13:31vous les avez comprises.
13:32Et après,
13:32ça ne veut pas dire
13:32que ça épuise le débat.
13:34Ça ne veut pas dire
13:34que parce qu'il y a
13:35la réforme des retraites
13:36et parce qu'il n'y a
13:37pas de 49-3,
13:38désormais,
13:39j'approuve le budget.
13:40Ce n'est pas du tout
13:40ce que je dis.
13:40Je dis qu'ensuite,
13:42il y a un débat parlementaire
13:43et donc je défendrai
13:44la taxe Zuckmane,
13:45je défendrai
13:46les services publics,
13:47je défendrai...
13:47Mais ça,
13:47ce sera soumis au Parlement.
13:48Mais ce sera le Parlement
13:49qui votera.
13:49Les deux lignes rouges,
13:50c'est 49-3 et retraite.
13:51Et là,
13:52à ce moment-là,
13:52chacun comprendra
13:53qui défend quoi.
13:54Parce que dans un Parlement
13:56qui est sous contrainte
13:57du 49-3,
13:58chacun fait un peu
13:59n'importe quoi.
14:00Dès lors qu'on a
14:01un 49-3 qui a disparu,
14:03chacun sera responsable
14:04de ses actes
14:05parce qu'à la fin,
14:06le budget,
14:06il sera très exactement
14:07ce que chacun aura voté.
14:09Et donc,
14:09s'il y a des gens
14:09qui passent leur vie
14:10à défendre dans l'hémicycle,
14:16en disant
14:16j'ai préféré les milliardaires
14:18à ce que vous êtes vous.
14:20Et donc,
14:21j'ai préféré que
14:21sur les mesures d'économie,
14:23elles se prennent
14:23sur les apprentis,
14:24sur les étudiants,
14:25sur les chômeurs,
14:27sur les malades.
14:28Chacun sera devant
14:29sa responsabilité.
14:29J'entends ce que vous dites.
14:30Je vous repose simplement
14:31la question
14:31parce que le calendrier,
14:32c'est la semaine prochaine,
14:32discours de politique générale
14:33du Premier ministre
14:34et motion de censure
14:35au pluriel déposée
14:36dans la foulée.
14:37Pour ne pas que vous votiez
14:38la motion de censure
14:39la semaine prochaine,
14:40il faut la promesse du 49-3
14:41et la suspension
14:42de la réforme des retraites.
14:43Le reste,
14:44ce sera plus tard.
14:45Le reste viendra
14:46dans le débat.
14:47La réponse est oui
14:48pour ces deux lignes rouges-là
14:49pour l'instant.
14:50Absolument.
14:51La taxe Zutman
14:52n'est pas une ligne rouge
14:54aujourd'hui.
14:55Vous ne demandez pas
14:56un engagement
14:56sur une taxe
14:57qui est rapportée
14:58à 20 milliards.
14:58Dès lors qu'il y a
14:59plus de 49-3,
14:59je ne peux pas demander,
15:01je ne suis pas majoritaire absolu,
15:02il n'est pas majoritaire absolu.
15:03Je ne peux pas demander
15:04à la droite
15:05de devenir la gauche
15:06et la droite
15:07ne peut pas demander
15:08à la gauche
15:08de devenir la droite.
15:09Donc,
15:10chacun défendra
15:11ses positions
15:12et nous prendrons
15:14à témoin les Français
15:15qui auront sur chaque vote
15:17ce que chacun veut faire.
15:19Et ensuite,
15:20si vous voulez
15:20plus de gauche,
15:22si vous considérez
15:22que nous avons été bloqués
15:23par la droite
15:24et l'extrême droite
15:24sur tel ou tel vote,
15:25la prochaine fois,
15:26il faut voter à gauche
15:27et donner une majorité
15:28absolue à la gauche.
15:29Si vous pensez l'inverse,
15:30donnez une majorité absolue
15:32à la droite
15:32ou à l'extrême droite.
15:33C'est la démocratie.
15:35Et donc,
15:35moi,
15:35je veux qu'on en revienne
15:36à quelque chose de simple,
15:37que l'on respecte
15:38les Françaises
15:39et les Français
15:39et respecte leur vote.
15:40Effectivement.
15:41Sébastien Lecornu
15:42a l'intention
15:42de confirmer
15:44ou d'appeler
15:44des ministres LR
15:45dans son gouvernement,
15:46on le sait depuis aujourd'hui,
15:48alors que Bruno Rotaillot,
15:49le patron des Républicains,
15:50ne volait plus
15:51de présence des Républicains.
15:52S'il y a des ministres de droite,
15:54les Républicains,
15:55dans le gouvernement,
15:55est-ce que ça change quelque chose
15:57aux conditions
15:57que vous venez de poser ?
15:58Ils sont tous de droite ?
16:00Il y a des macronistes,
16:00il y a des ex-socialistes,
16:01Manuel Valls,
16:02il y a des...
16:02Oui, oui,
16:03ils sont tous de droite.
16:04Je précise ma question,
16:05des Républicains.
16:06Est-ce qu'il y a des ministres républicains ?
16:07Ça change quelque chose
16:08à la non-censure
16:09que vous pourriez négocier
16:10avec les deux conditions précitées ?
16:12S'il y a des ministres LR
16:15qui ont eux-mêmes affirmé
16:17qu'ils sont pour désormais
16:20mettre de côté le Front Républicain,
16:23comme l'a fait Bruno Rotaillot,
16:24comme l'a fait aussi Laurent Wauquiez,
16:27évidemment,
16:27ce sera plus qu'un irritant.
16:29Donc ce sera du cas par cas
16:30en fonction du profil
16:31de ces ministres.
16:32Par exemple,
16:33Annie Gennevard,
16:33qui est ministre de l'Agriculture,
16:34dit qu'elle souhaite
16:35rester au gouvernement.
16:36Elle l'a dit aujourd'hui.
16:37Annie Gennevard,
16:38vous ne faites quoi ?
16:39Je ne connais pas
16:40les positionnements passés
16:41d'Annie Gennevard
16:42sur le Front Républicain.
16:43Vous comprenez que ce n'est pas à moi
16:43d'aller valider un par un
16:45les ministres du gouvernement.
16:46C'est un petit peu
16:47ce que vous dites quand même.
16:48On verra en fonction
16:49de leur position sur le Front Républicain.
16:49Je dis simplement
16:50qu'il y a quand même
16:50des bornes à ne pas dépasser.
16:52Si on veut un gouvernement
16:54qui soit un gouvernement
16:55qui ne provoque pas
16:56une irritation immédiate,
16:58ça suppose effectivement
16:59qu'il n'y ait pas de gens
17:00qui tournent le dos
17:01au Front Républicain.
17:02Si il y a aujourd'hui,
17:04si nous avons évité
17:05l'extrême droite à Matignon,
17:06c'est parce qu'il y a eu
17:07un Front Populaire
17:08au premier tour
17:08et un Front Républicain
17:09au second.
17:10Si donc désormais
17:11on a des gens
17:11qui ostensiblement expliquent
17:13que le Front Républicain
17:14c'est fini,
17:15mais quelle est leur légitimité
17:16à venir dans un gouvernement ?
17:17Franchement, il ne faut pas exagérer.
17:17Donc par exemple,
17:18le renvoquer ses noms.
17:19Oui, par exemple.
17:20Le renvoquer ses noms.
17:21De toute façon,
17:21il ne veut pas y aller.
17:22Ok.
17:24Gérard Larcher,
17:24le président du Sénat,
17:25vous accuse
17:26de vouloir faire du chantage
17:28à la censure
17:28jusqu'à ce que Sébastien Lecornu
17:30lâche absolument
17:31sur tout le programme
17:32du Parti Socialiste.
17:33Est-ce que vous assumez
17:34le côté
17:35on fait monter les enchères
17:37jusqu'au plus haut point possible
17:39quitte à flirter
17:40avec la dissolution ?
17:41Vous trouvez que
17:42je fais monter les enchères ?
17:43Vous ne trouvez pas
17:44que ce soir,
17:45j'ai un discours
17:45qui est extrêmement raisonnable ?
17:47Je constate que par exemple,
17:49et ça donnerait plutôt tort
17:50à Gérard Larcher
17:51que sur la taxe Zuckmann,
17:53on a l'impression
17:53qu'elle est un peu
17:54sur le bord de la route là.
17:55Vous avez dit 49-3,
17:56vous avez dit
17:57mais ça vous avez envoyé
17:58plus tard.
17:58Je dis simplement
17:59que je veux que
17:59tous les débats
18:00soient sur la table
18:00et c'est la raison
18:01pour laquelle
18:02j'insiste sur la réforme
18:03des retraites
18:03parce que là,
18:04on ne peut pas
18:04le faire nous-mêmes.
18:04Je prends la taxe Zuckmann
18:05mais sans doute pas
18:06de majorité aujourd'hui
18:07à l'Assemblée nationale
18:08pour la voter.
18:08La droite s'y oppose,
18:10le Rassemblement national
18:11aux dernières nouvelles
18:11s'y oppose.
18:12Elle a été votée
18:13il y a un an.
18:13Donc on verra
18:14si désormais
18:15l'extrême droite
18:16est passée complètement
18:18côté milliardaire.
18:19Ça, ce sera aussi
18:20une indication.
18:20Moi, je souhaite
18:21que les Français comprennent
18:23parce qu'on ne peut pas
18:24vivre dans un micmac
18:25pendant encore
18:26un an, deux ans,
18:28dix ans comme ça.
18:29Il faut que les gens
18:30aient les idées claires
18:31sur qui fait quoi.
18:32Donc quand vous avez
18:33des gens qui se refusent
18:35à taxer les milliardaires
18:36parce qu'ils pensent
18:37qu'on va les spolier
18:38mais que dans le même temps
18:39ils acceptent de spolier
18:40là les Français
18:41qui n'en peuvent déjà plus,
18:43eh bien chacun sera
18:44devant sa responsabilité.
18:45Et moi,
18:46j'assumerai ce débat
18:47du premier
18:48au dernier instant.
18:49Et dans l'hémicycle,
18:50les socialistes,
18:51les écologistes,
18:51les communistes,
18:52j'espère,
18:52seront ensemble pour dire
18:54nous allons nous battre
18:54pour la taxe Zuckmann
18:55et essaieront
18:56de convaincre
18:56leurs collègues.
18:58S'ils n'y parvenaient pas,
18:59eh bien ils prendront
19:00un témoin les Français
19:00en disant
19:01voilà ce que nous avons
19:02nous porté.
19:02Et le match retour
19:03ce sera la présidentielle
19:04dans ce cas-là.
19:04Et le match retour
19:05ce sera la présidentielle,
19:06ce sera les municipales,
19:06ce sera tout ce que vous voulez,
19:07ce sera tous les scrutins à venir
19:08parce que les Français
19:09doivent comprendre
19:10que le vote
19:12ça n'est pas inutile.
19:14Le vote c'est extrêmement précieux.
19:16Quand vous votez pour quelqu'un,
19:17il porte ensuite
19:17des convictions
19:18et que c'est pas simplement
19:20l'aide du client.
19:21Et donc moi j'aimerais
19:22que chacun comprenne
19:23quelles sont les convictions
19:23que chacun porte.
19:24Moi je voudrais comprendre aussi
19:25si vous,
19:26à la tête du Parti Socialiste,
19:27vous êtes prêt aujourd'hui
19:28à faire certaines concessions
19:30à un gouvernement
19:31dont vous ne soutiendriez
19:33pas toute la politique.
19:34On l'a compris,
19:34je prends un exemple
19:35qui est aussi un peu
19:36un point de crispation
19:37entre la droite et la gauche,
19:38l'aide médicale d'État.
19:40Un gouvernement qui dirait
19:41pour rallier son aile droite
19:43et peut-être l'aile des Républicains
19:45dont elle sent
19:45qu'elle bat un peu de l'aile aujourd'hui,
19:47oui nous allons réformer l'AME.
19:49Si par exemple Sébastien Lecornu
19:51dit ça dans sa déclaration
19:52de politique générale,
19:53que faites-vous ?
19:54Mais je viens de vous dire,
19:56d'abord j'espère que
19:58Sébastien Lecornu
19:59qui se prétend
20:00gaudiste social
20:01n'aurait pas cette très mauvaise idée
20:03de toucher l'aide médicale d'État
20:05dont tous les soignants
20:06unanimement nous expliquent
20:07qu'elle est indispensable.
20:09Et pas seulement pour les soigner,
20:11mais pour tous ceux
20:11qui pourraient être éventuellement contaminés
20:13et pour le budget de l'État
20:14puisqu'on cherche des économies.
20:16Prendre des gens en charge
20:17quand ils sont encore bien plus malades
20:18que quand on les prend
20:19en début de crise,
20:20franchement,
20:21ça ressemble simplement
20:23à une réforme idéologique
20:25mais qui n'a absolument
20:26concrètement aucun effet médical
20:28et qui a surtout des effets terribles
20:30sur la santé des gens
20:31et sur le budget de l'État.
20:32Donc c'est zéro pointé.
20:34Mais vous voyez que cette lutte
20:35des revendications aujourd'hui
20:37de la droite
20:38et au-delà du Rassemblement national
20:40et pour tenir
20:42Sébastien Lecornu aujourd'hui
20:43est obligé de ménager tout le monde.
20:44Je vois qu'il y a progressivement
20:45des LR qui basculent
20:47dans le camp de l'extrême droite.
20:48Ça, je le vois bien.
20:49Mais j'espère que
20:50tous ceux qui se proclament
20:51humanistes,
20:52centristes,
20:53progressistes
20:54ne peuvent pas adhérer
20:55à cette idée-là.
20:56Mais encore une fois,
20:58l'aide médicale d'État,
21:00en fait,
21:00si demain quelqu'un
21:02le posait par voie d'amendement,
21:04je n'ai aucune raison
21:05de faire des concessions.
21:07Je ne ferai aucune concession
21:07que ce ne soit pas
21:08un projet de loi du gouvernement.
21:09Oui, bien sûr.
21:10Si ce n'est pas
21:11dans les projets du gouvernement
21:12et si ça arrive par un député...
21:15Mais moi, je ne ferai pas
21:15de concession sur le fond.
21:17Il faut bien qu'on comprenne ça.
21:18C'est qu'il n'y a de ma part
21:19aucune volonté
21:20à aucun moment
21:21de faire la moindre concession
21:22à la droite.
21:23Simplement, je dis,
21:24il faut un mode d'emploi.
21:25Nous avons trois blocs
21:26à l'Assemblée
21:27et on ne sait pas très bien
21:28d'en quoi maintenant,
21:28ça s'arrête.
21:29Est-ce que ça s'arrête
21:29demain, après-demain ?
21:31Est-ce que même
21:31après la présidentielle de 2027,
21:32vous aurez une majorité absolue
21:33pour quiconque ?
21:34Vous n'en savez rien
21:35et moi non plus.
21:36Et donc, il faut trouver
21:36un mode d'emploi.
21:37Le mode d'emploi que je propose,
21:38il est simple.
21:39Ça s'appelle la démocratie.
21:40Le Parlement, à chaque fois,
21:42il est amené à choisir
21:43et les grandes options
21:44sont tranchées
21:45par les parlementaires.
21:46Et chacun d'entre eux
21:47est sous le projecteur
21:49et chacun d'entre eux
21:50devra ensuite
21:51aller s'expliquer
21:52devant ses électeurs
21:54quand il fait un mauvais choix.
21:55Un dernier mot.
21:56On va parler de la dissolution
21:57qui reste une hypothèse
21:58clairement sur la table
21:59ce soir,
22:00sur la trajectoire
22:01des dépenses publiques.
22:02C'est-à-dire,
22:03où est-ce qu'on met la barre
22:04en 2026
22:05pour tenter de revenir
22:06un jour,
22:06on ne sait pas exactement quand,
22:07sous les 3%
22:08de déficit public.
22:10François Bayrou avait dit
22:10mon objectif c'est 4,6%
22:12en 2026.
22:14Là-dessus,
22:15Sébastien Lecornu
22:15a assoupli un peu
22:16la position en disant
22:17finalement 4,7%,
22:19puis finalement
22:19moins de 5%,
22:21ce sera déjà bien.
22:235%,
22:23est-ce que le Parti Socialiste
22:25signe sur l'objectif ?
22:27Pour moi,
22:27ça fait partie des acquis
22:28comme le 49,3%.
22:30Là-dessus,
22:30il ne faut pas
22:31qu'il revienne en arrière.
22:31Ça veut dire que
22:31dans la discussion budgétaire,
22:34il faut,
22:35par le biais
22:35des recettes supplémentaires,
22:37par le biais
22:37des dépenses
22:38parfois aussi
22:39qui doivent aussi
22:40être maintenues
22:41parce qu'elles avaient été
22:42supprimées
22:43dans le budget initial.
22:44Si on arrive
22:45à une équation
22:45où on arrive
22:46à 5 points de PIB
22:47de déficit,
22:48c'est exactement
22:49ce que nous avions
22:51nous-mêmes proposé
22:52il y a un mois et demi
22:53quand nous étions
22:54en université d'été.
22:56En fait, vous avez presque gagné
22:56surtout.
22:585% vous y êtes,
22:59la suspension,
23:00même si vous n'êtes pas
23:01tout à fait d'accord
23:01avec la proposition
23:02d'Emmanuel Macron,
23:02mais on n'est pas très loin,
23:03le 49,3%,
23:04vous pourriez quasiment
23:05soutenir avec enthousiasme
23:07un gouvernement
23:08le corps nu d'eux.
23:09Non,
23:10comprenez que là,
23:10on parle de méthode
23:11et on parle,
23:12après,
23:13il faut parler du fond.
23:14On parle de négociation,
23:15de discussion.
23:16C'est une négociation
23:18sur la façon
23:19dont on organise
23:19les débats publics.
23:21Il ne s'agit pas de dire
23:22qu'on va faire copain-copain
23:23et qu'on va devenir
23:24les meilleurs amis du monde
23:25et qu'on va gouverner ensemble.
23:26Il n'en est pas question.
23:27Nous avons des options différentes.
23:29Simplement,
23:29il faut bien qu'à un moment,
23:31plutôt que de dissoudre
23:32toutes les semaines,
23:32ce qui va nous amener
23:33à quoi ?
23:33Rien.
23:34Et le risque que nous prenons,
23:36c'est que les nationaux populistes
23:37finissent par l'emporter
23:38parce qu'ils se repèsent
23:40du débat minable
23:43que nous avons aujourd'hui.
23:44Et donc,
23:45la meilleure façon,
23:46c'est encore de dire
23:47voilà, il y a un mode d'emploi.
23:48Moi, je cherche le mode d'emploi
23:50pour vivre
23:50dans une démocratie
23:52dans laquelle personne
23:53n'a de majorité absolue.
23:54Donc, je dis,
23:54le Parlement est souverain.
23:56Vous avez dit
23:56il y a quelques minutes
23:57la droite
23:59qui se rapproche
24:00de l'extrême droite.
24:01En parlant de l'aide médicale d'État,
24:02vous parliez de qui ?
24:03De LR.
24:05De tout LR dans son ensemble ?
24:06Ah, peut-être pas tout LR.
24:07Mais je vois que quand même,
24:09quand Laurent Wauquiez
24:11explique ce qu'est la droite
24:12pour lui,
24:12il dit que ça va
24:13de Gérald Darmanin
24:14jusqu'à Sarah Knafot
24:16qui est la vice-présidente
24:17de Reconquête.
24:18Et quand Bruno Rutaillot
24:20est invité à se définir
24:22pour l'élection
24:23qui maintenant s'est terminée.
24:24Dont nous n'allons pas parler
24:25parce qu'on n'a pas le droit
24:26de le faire aujourd'hui.
24:26C'est une élection législative
24:27partielle.
24:27C'est terminé.
24:28Non, les bureaux de vote
24:29apparemment ferment à 20 heures
24:30d'après ce qu'on a indiqué.
24:31Donc, on nous a indiqué
24:32qu'on ne pouvait pas en parler.
24:32Je reste vague,
24:34mais enfin, disons que Bruno Rutaillot
24:36a donné des indications
24:37sur ce qu'était sa volonté
24:38pour un second tour
24:39qui ne correspondent pas du tout,
24:41mais alors pas du tout
24:42au Front Républicain.
24:43Considérer que Laurent Wauquiez,
24:44Bruno Rutaillot,
24:45aujourd'hui sont
24:45en extrême droitisation.
24:48C'est ça ce que vous dites ?
24:49C'est un constat.
24:50Je vois que ce mouvement-là
24:51n'est pas d'ailleurs
24:52que français.
24:53Il est européen
24:53et il est même occidental
24:56puisque c'est ce qu'on voit
24:57aux Etats-Unis,
24:58ce qu'on voit en Argentine,
24:59ce qu'on a vu aussi au Brésil
25:01avant que Lula ne le remporte,
25:02l'élection présidentielle.
25:03Donc, il y a un mouvement global
25:05avec cette alliance
25:06entre les ultra-conservateurs,
25:09entre les ultra-libéraux
25:10et l'extrême argent
25:12aux Etats-Unis et la tech.
25:14En France, je vois aussi
25:15qu'il y a une part du patronat
25:16qui se détache progressivement
25:17et qui flirte aussi
25:19avec l'extrême droite
25:19considérant qu'une bonne note
25:22peut lui être attribuée.
25:23Olivier Faure,
25:24si le gouvernement
25:24de Sébastien Lecornu échoue,
25:26on le saura peut-être
25:27dès cette semaine
25:28s'il est renversé
25:29en cas de dissolution,
25:30donc ça reste une des possibilités
25:31qu'aujourd'hui
25:32dans la main d'Emmanuel Macron,
25:33est-ce que le Parti socialiste
25:34est prêt
25:35et est-ce que vous aurez
25:36des candidats partout en France,
25:38c'est-à-dire dans les 577 circonscriptions ?
25:41Oui, on est prêt
25:42comme on peut l'être,
25:44c'est-à-dire qu'on a déjà
25:44réservé le papier,
25:45on a déjà en tête
25:47ce que nous dirions.
25:47Non, moi j'étais plutôt
25:48sur les candidats
25:49que sur les bulles de l'Ot.
25:50Sur les candidats aussi,
25:50sur les candidats, bien sûr.
25:51Des candidats du PS partout ?
25:52Alors, nous avons laissé de la place
25:55pour nos camarades communistes,
25:56écologistes, ex-insoumis,
25:59qui sont appelés
26:00à faire un accord avec nous.
26:03On verra s'ils sont d'accord ou pas.
26:04Ne citez pas les insoumis actuels,
26:06ça veut dire que vous présenterez
26:07des candidats
26:07face aux députés insoumis sortants ?
26:10Face à la droite
26:11et l'extrême droite.
26:12Et face aux insoumis sortants ?
26:13En concurrence avec les insoumis sortants,
26:14bien sûr.
26:15Et que le meilleur gagne ensuite ?
26:16Mais ça a été le cas jusqu'en 2022.
26:18Il y a toujours eu...
26:20Ça enterre pour vous complètement
26:21le NFP et la NUPES.
26:23C'est-à-dire qu'il n'y aura plus
26:23d'union avec les insoumis
26:24au premier tour.
26:25Je vais vous interroger
26:26sur le second tour dans un instant.
26:27Mais au premier tour,
26:28c'est chacun pour soi.
26:29Y compris contre les sortants.
26:31Quand il y a un problème
26:32de premier tour,
26:33quand la gauche n'est pas capable
26:34de se qualifier,
26:35quand c'était le cas,
26:36jusqu'alors,
26:37quand vous aviez en fait
26:39DLR ou Renaissance
26:41qui étaient très très hauts,
26:42il fallait un accord de premier tour
26:43pour que la gauche
26:44puisse passer la barre.
26:45Mais quand le seuil de qualification
26:47est beaucoup plus bas,
26:49il est logique que chacun
26:50reprenne ses distances
26:52et qu'il y a deux gauches
26:54qui ne sont pas irréconciliables.
26:55Les électeurs sont
26:55parfaitement réconciliables.
26:57Mais nous avons des divergences.
26:58Donc elles sont arbitrées
26:59au premier tour
27:00par les électeurs
27:01et au second tour.
27:02Là, il faut tout faire
27:03pour que l'ERN ne l'emporte pas
27:04et donc il y a un désistement.
27:06Désistement
27:07et donc une forme d'alliance
27:08dans ces cas-là,
27:09dans l'entre-deux-tours,
27:09là où l'ERN peut s'imposer
27:10avec les insoumis.
27:11Il s'agit de dire
27:13moi je préférerais
27:14toujours évidemment
27:14un insoumis
27:15à quelqu'un
27:16qui vient de l'extrême droite.
27:17Ça me paraît
27:18complètement évident.
27:19C'est le combat
27:20d'une vie.
27:21Et entre l'insoumis,
27:21vous faites quoi au second tour ?
27:22Je vote aussi pour l'insoumis.
27:24Aussi pour l'insoumis ?
27:25Oui, parce que
27:25je sais que l'insoumis,
27:27si demain il y a
27:27une majorité de gauche,
27:29il viendra en soutien
27:29de la même façon
27:30que si la gauche
27:31avait gouverné.
27:32Et si d'ailleurs
27:33Jean-Luc Mélenchon
27:35avait osé répéter
27:36ce qu'il avait répété
27:37il y a un an,
27:38qu'il était prêt à soutenir
27:41de gauche,
27:42eh bien il aurait permis
27:43à la gauche
27:44de prendre l'avantage.
27:45C'est aussi l'une des raisons
27:46pour lesquelles
27:46il est plus facile
27:47pour Emmanuel Macron
27:48aujourd'hui de dire
27:48de gauche, j'écarte
27:50puisque vous n'avez même pas
27:51le soutien des insoumis.
27:52Mais donc ça supposerait
27:53que demain,
27:55eh bien effectivement,
27:56moi ce que j'imagine
27:56assez facilement,
27:57c'est que dans les votes,
27:59on se retrouvera.
28:00Sur la taxe Zuckman,
28:01on se retrouvera.
28:02Pour défendre le service public,
28:03on se retrouvera.
28:04Pour défendre l'hôpital,
28:05l'école, etc.
28:06Non, pas du tout.
28:07Ça veut dire que
28:08dans les votes à l'Assemblée,
28:09je préfère être soutenu
28:11par des gens
28:11qui portent
28:12une partie du projet commun.
28:13On peut se traiter pendant
28:14deux ans d'antisémite,
28:15de tous les noms,
28:16se faire siffler
28:17quand les socialistes
28:17vont chez les insoumis
28:18et tout pardonner
28:19entre les deux tours
28:20d'élections législatives.
28:20Mais moi, je ne suis pas,
28:21je ne siffle personne,
28:23je n'injurie personne.
28:25Tout le monde déteste le PS,
28:26vous avez entendu la chanson
28:27pendant les universités
28:28d'été des insoumis.
28:29Et entre deux tours,
28:31on oublie tout ça.
28:32Non, on n'oublie rien.
28:34Mais en même temps,
28:36heureusement que...
28:36La vie politique,
28:40il y a des gens
28:41qui sont dans l'outrance,
28:42qui en réalité
28:45ont un peu de mal
28:46à se contrôler,
28:47à se maîtriser,
28:48qui pensent que
28:48l'adversaire principal,
28:50ce n'est pas celui
28:50qui vous est opposé,
28:52ce n'est pas l'extrême droite,
28:53c'est la gauche.
28:54Je connais ça depuis toujours.
28:55Et non pas que je m'y sois habitué,
28:58mais ce que je sais,
28:58c'est que dans les urnes,
29:00il faudra bien
29:00qu'à un moment,
29:01les électrices
29:01et les électeurs de gauche
29:02se retrouvent.
29:03Et ce que j'espère,
29:04c'est qu'ils feront un choix
29:05qui nous permettra
29:06de nous qualifier
29:07le plus souvent possible
29:08parce que nous sommes
29:09les mieux placés
29:10demain pour gouverner.
29:11Vous avez un parti
29:12qui ne veut pas gouverner.
29:13C'est un vrai sujet
29:15entre nous.
29:16Moi, je vois que
29:17en fait,
29:17Jean-Luc Mélenchon,
29:18il a une seule obsession
29:19dans la vie,
29:19c'est de devenir
29:20potentiellement président.
29:22Et donc,
29:22le seul mot d'ordre,
29:23c'est la démission.
29:24Moi, ce soir,
29:24je ne vous ai pas parlé
29:25de démission
29:25ni de dissolution,
29:26je vous ai parlé
29:26des Français.
29:28Voilà ce qui me qualifie
29:29pour parler aujourd'hui,
29:30c'est que
29:30je ne suis pas venu
29:31vous dire toutes les heures
29:32voilà, moi,
29:33je voudrais avoir le pouvoir
29:36à ne pas être à Matignon,
29:38à ne pas avoir mes camarades
29:39avec moi au gouvernement,
29:40etc.
29:41Tout ça parce que
29:42je veux simplement
29:43des évolutions tangibles
29:44que le cap change
29:45pour que les Français
29:46vivent mieux.
29:47Ça, c'est mon obsession.
29:49Je n'ai pas l'obsession
29:49de devenir président
29:50de la République
29:50ou Premier ministre
29:51ou je ne sais quoi encore.
29:52Et je vois trop de gens
29:53qui sont malheureusement
29:55matricés uniquement par ça.
29:56C'est vrai dans la gauche radicale,
29:58c'est vrai aussi à droite
29:59et regardez cette naine
30:00qui va s'écouler
30:00avec tous ceux
30:01dont j'ai cité tout à l'heure
30:02les noms
30:03et je ne vais pas recommencer.
30:04Merci beaucoup Olivier Faure.
30:05Alors, je résume
30:06pour ceux qui ont pris
30:07cette interview en cours de route.
30:09Pas de censure automatique
30:10des socialistes.
30:11Vous souhaitez un engagement
30:12de Sébastien Lecornu
30:13qui l'a déjà fait
30:14il y a quelques jours
30:14sur l'abandon du 49-3.
30:16Une suspension
30:17de la réforme des retraites
30:18et pas un décalage
30:19dans le temps
30:19comme l'a dit Emmanuel Macron.
30:20Si ces deux conditions
30:21sont réunies,
30:23vous ne voterez pas
30:23la censure contre Sébastien Lecornu
30:25dans les jours qui viennent
30:26et vous soumettez
30:27les autres sujets
30:28dont l'attaque Zuckman
30:29au vote des députés.
30:30J'ai à peu près bien résumé ?
30:31Vous avez très bien résumé ma position.
30:32Ça appartient maintenant
30:33où vous attendez
30:33un coup de fil du Premier ministre
30:34très clairement ?
30:35Une fois que vous avez posé ça
30:36ce soir sur BFM ?
30:36J'attends pas spécialement
30:37un coup de fil.
30:38Il n'est pas obligé de m'appeler.
30:38Il peut simplement, en fait,
30:40de toute façon,
30:40même s'il m'appelait
30:41pour me dire
30:41qu'il entend faire tout ça,
30:44moi, la seule chose qui compte
30:45c'est le prononcer
30:46du discours de politique générale.
30:48Si c'est dans le discours
30:48de politique générale,
30:49on ne censure pas.
30:50Si ensuite,
30:51il y avait une entourloupe,
30:52ce qui peut toujours arriver,
30:53on a appris à se méfier,
30:55si l'entourloupe,
30:55elle vient plus tard,
31:02s'il permet aux Français
31:04d'être respectés
31:05de bout en bout,
31:06alors je respecterai les votes.
31:07Si, à un moment,
31:08on m'amuse,
31:11je n'aurai aucune hésitation
31:13à utiliser ce qu'on appelle
31:14le 49-2,
31:15c'est-à-dire la censure spontanée
31:16qui permettra de remettre
31:17les pendules à l'heure.
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