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  • il y a 6 semaines
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu doit former son gouvernement, alors que le temps presse et qu'il doit présenter un projet de budget. Les Républicains ont indiqué qu'ils n'y participeront pas, tout comme l'UDI. Plusieurs partis ont affirmé qu'ils le censureront, comme le Rassemblement national et La France insoumise. 

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Transcription
00:00Je voudrais entendre simplement l'opinion de Ségolène Royal sur ce qui se passe à droite, si vous le permettez tout d'abord Madame Royal.
00:05Comment vous observez, on a longtemps parlé des frondeurs de la gauche, des frondeurs du PS, là il y a une fronde aujourd'hui anti-retailleau ?
00:13C'est très simple pourtant, les LR ne veulent pas rentrer au gouvernement, mais qu'ils ne rentrent pas au gouvernement, point barre,
00:19et qu'ils arrêtent d'agiter la classe politique, les consultations des militants.
00:23Ce que je voudrais dire, c'est que chaque heure qui passe nous coûte très cher, coûte très cher au pays en lassitude, en colère, en exaspération,
00:31nous coûte très cher sur le plan économique, donc sur le plan social, nous coûte très cher sur le plan de la réputation morale de la France,
00:38parce que nous étions un modèle de démocratie, et aujourd'hui quand on voit que les institutions ne fonctionnent pas,
00:44vous savez ce qui se passe dans les pays où il n'y a pas la démocratie, où il y a des régimes autocratiques,
00:48ils se disent, vous voyez la démocratie, ça ne sert à rien, puisque même en France, ça ne fonctionne pas, et c'est le bazar.
00:55Donc je pense qu'il faut vraiment arrêter très vite, et passer aux choses sérieuses.
00:59Ça c'est un appel que vous adressez à qui, Madame Royal ?
01:01Aux socialistes, à la droite, au camp Macroniste, en disant maintenant on arrête un peu ?
01:06Au Premier ministre.
01:07Je pense qu'il faut qu'il arrête la séquence de consultation des partis politiques,
01:12puisque maintenant les positions des partis politiques sont claires.
01:14que, deuxièmement, dans la Constitution, ce ne sont pas les partis politiques qui constituent un gouvernement,
01:19ou qui font marcher la République.
01:20C'est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple.
01:23C'est ça, la définition de la Constitution.
01:26Avec un président de la République qui nomme un Premier ministre.
01:28Donc si chacun est à sa place et fait son travail,
01:31les choses peuvent rentrer dans l'ordre, pour que l'on puisse passer aux choses sérieuses.
01:35Donc il doit composer un gouvernement dont on exclura tous ceux qui pourraient avoir en tête un jour d'être candidats à la présidentielle ?
01:40C'est secondaire, je vais vous dire.
01:42Le casting, c'est secondaire.
01:43Qui, autour de cette table, peut donner le nom des ministres, des gouvernements qui se sont succédés,
01:49et même du précédent gouvernement ?
01:50Mais là, c'est Guillaume Tabard, sans doute.
01:52Mais c'est leur métier.
01:53Alors le précédent, je ne dis pas, parce que c'est 14h, je ne suis pas commentaire.
01:55Donc le casting ne compte pas.
01:56Ça ne compte plus.
01:58Donc on se met d'accord sur une plateforme commune ?
02:01Mais on se met d'accord sur un compromis.
02:03On se met d'accord sur un compromis.
02:05C'est-à-dire, qu'est-ce qui nous rassemble par rapport à ce qui nous divise ?
02:09Oui, mais Mme Royel, vous voyez bien que vos anciens collègues ne veulent pas de compromis.
02:14Je vais jusqu'au bout de ma phrase.
02:17Qu'est-ce que c'est qu'un compromis ?
02:18Ce n'est pas du tout tout rien.
02:19C'est de faire la liste des avantages et des inconvénients de ce que chacun accepte de céder,
02:23et de faire un juste équilibre de tout cela.
02:26J'en ai pratiqué des compromis en tant que ministre.
02:28Je me fais voter des lois, à la fois par les chasseurs et par les écologistes.
02:31Et chacun disait, mais on s'est fait avoir, on s'est fait avoir.
02:34Je dis, non, vous ne nous êtes pas fait avoir.
02:36Nous avons fait un compromis en faisant un juste équilibre entre les avantages et les inconvénients.
02:41Donc les choses sont très claires maintenant.
02:43Il faut fermer cette séquence de consultation des partis politiques.
02:47Il faut faire la liste des sujets prioritaires aujourd'hui auxquels le pays est confronté.
02:53100 000 entreprises en difficulté.
02:55Et moi, si j'étais à la place de M. Lecornu, je réunis tout de suite.
02:58Je prends tout de suite contact avec les présidents de région, les présidents de conseils généraux.
03:01C'est 60 000.
03:03Oui, mais c'est tous les jours un peu plus.
03:04Et je vois comment on peut les sauver sur les territoires.
03:07C'est ça qui est important.
03:08J'arrête la privatisation.
03:10Vous savez, il y a plein de choses qui passent inaperçues à cause du chaos politique.
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