00:00Je ne crois pas que les partis seraient à terre, mais je crois qu'effectivement,
00:05la situation exige de la part de chacun un minimum de responsabilité.
00:09Et donc, je ne suis pas à la recherche absolue d'une dissolution.
00:13Mais si elle devait intervenir, je ne la crains pas non plus.
00:15Et je crois qu'il est sain, quand tout est bloqué, d'aller devant les électrices et les électeurs
00:20et de leur dire maintenant, choisissez.
00:22Et nous irions devant les électeurs en leur disant que nous, nous sommes pour un programme
00:25qui permettrait notamment de revenir sur la réforme des retraites,
00:28de faire la taxe Zuckmann, de faire en sorte que les services publics se portent mieux,
00:32de faire en sorte que les Français aillent mieux.
00:33On va parler de ce sujet, des conditions que vous mettez au nom à un soutien.
00:37Ce n'est pas un vrai sujet.
00:37Vous avez digéré la reconduction de Sébastien Lecournus.
00:40Ce n'est pas une provocation pour vous ?
00:42Écoutez, c'est assez curieux comme renomination.
00:45Parce qu'effectivement, on a l'impression d'un jour sans fin.
00:48Le dimanche, vous avez un Premier ministre.
00:50Le lundi, il démissionne.
00:51Le mardi, il se va confier une nouvelle mission.
00:54Le vendredi, il est renommé.
00:55Mais bon, il y a quelque chose qui...
00:57Enfin, là, ce n'est pas le plus grave.
00:59Ce qui est le plus grave dans cette histoire,
01:01c'est qu'entre le dimanche dernier et aujourd'hui,
01:04vous avez un bloc central, un socle commun,
01:08qui n'a plus rien de socle et plus rien de commun,
01:10avec des gens qui se sont tous en train de s'empailler.
01:13Et qui se sont, y compris devant nous, vendredi à l'Elysée,
01:16qui se sont étalés dans leurs différences, leurs divergences,
01:20leurs ambitions respectives.
01:21C'est quand même incroyable de voir que, donc, je reprends la semaine.
01:25Le dimanche soir, un Premier ministre est nommé,
01:27un gouvernement est nommé.
01:28Vous avez ensuite, donc, Rotaillot qui s'en va.
01:31Puis, le lendemain, c'est l'UDI qui part.
01:33Puis après, vous avez celui qui est l'héritier de Sébastien Lecornu,
01:38Gabriel Attal, qui explique qu'il ne comprend plus son président depuis un an.
01:41Puis, vous avez le premier Premier ministre, Édouard Philippe,
01:44qui explique que lui, il veut la démission du chef de l'État.
Commentaires