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00:00Midi 17, Elliot de Vallée-Vous de 11h à 13h sur Europe 1 avec Sébastien Lecornu et la composition de son gouvernement au cœur de cette émission.
00:08Quelles sont ses priorités ? Un retour aux urnes est-il nécessaire, voire inévitable ?
00:12La censure semble elle aussi même déjà se dessiner. On en parle jusqu'à 13h, Elliot, avec vos invités Sébastien Ligné de Valeurs Actuelles,
00:19Julio Torres du JDD et Arnaud Benedetti, professeur associé à l'université Paris-Sorbonne et politologue.
00:24La censure se dessine, je vous disais juste avant la pause, qu'Hervé Marseille, le président de l'UDI, a estimé que le gouvernement a été d'ores et déjà menacé,
00:32avant même qu'il ne soit nommé, peut-être même cette semaine, dit-il Hervé Marseille au micro de Radio J ce matin.
00:40Je lis également ce message du maire de Mandelieu, responsable LR, la dissolution est inévitable, le PS augmentera les enchères et n'ira pas aux municipales sans l'extrême gauche.
00:50Tôt ou tard, ils censureront, les Républicains ont le choix, affronter les urnes maintenant avec courage et valeur, ou demain comme suppôt du macronisme.
00:59Alors il y en a un autre qui dit que la dissolution est inévitable, c'est Dominique de Villepin, je vous propose de l'écouter.
01:05Revenir vers les Français, c'est le principe démocratique. La question, c'est avec quelle action, avec quel bilan ?
01:11Nous sortons d'une dissolution, ne l'oublions pas. Qu'avons-nous fait ?
01:15Comment nos responsables publics ont-ils réussi à perdre tant de temps ?
01:19Et c'est donc une nécessité sur le plan démocratique de montrer aux Français que la classe politique, que les responsables publics ont travaillé pour eux.
01:28Adoptons un budget. Je pense que la dissolution, dans une semaine, dans trois mois, sera nécessaire.
01:34Mais au moins qu'on ait défendu l'intérêt des Françaises et des Français avant de se présenter devant les urnes.
01:39Ce n'est pas pareil de faire une politique de gribouille, de tout faire à l'envers, d'avoir un gouvernement qui irait à contresens de la volonté des Français,
01:47et au contraire, de faire tout ce que l'on peut.
01:51Et de faire tout ce que l'on peut avec un risque, dit-il, celui de l'extrême droite, celle qui a gouverné en 1940,
01:57celle qui sera toujours tentée de s'aligner sur des puissances étrangères illibérales.
02:02Nous n'avons plus le choix. Il est de notre devoir de réunir.
02:05Dominique de Villepin qui parle de puissances étrangères, c'est extraordinaire.
02:08On évite les forces sociales, écologiques, républicaines, humanistes pour qu'elles se rassemblent.
02:14Mais moi, ce qui me surprend à chaque fois avec Dominique de Villepin, c'est qu'il représente qui Sébastien Léonier ?
02:19Cet homme-là n'a plus aucune fonction ministérielle ou politique depuis 2007.
02:25Il n'a jamais été candidat à une élection présidentielle de sa vie.
02:27La seule où il a tenté de l'être en 2012, il n'a pas eu les parrainages.
02:31Il a perdu son match avec Nicolas Sarkozy.
02:33Il a perdu tous ses arbitrages.
02:35Depuis, je rappelle quand même que c'est un homme qui s'est fait des millions d'euros, tant mieux pour lui,
02:39avec des puissances étrangères, notamment le Qatar, l'Arabie Saoudite et la Chine.
02:44C'est un homme qui a quitté la France depuis des décennies, qui revient là.
02:47On ne sait pas vraiment pourquoi, avec un nouveau parti qui s'appelle la France humaniste.
02:51Ça ne veut absolument rien dire.
02:52C'est un enchaînement de mots creux d'interview en interview.
02:56La seule légitimité qu'il a, c'est que c'est un ancien Premier ministre.
02:59Mais enfin, moi, pardon, je ne vois jamais Edith Cresson, je ne vois jamais Lionel Jospin paradé sur les plateaux télé à longueur de semaine.
03:05Or, pourquoi cet ancien Premier ministre en particulier a le droit à la parole ?
03:09Ce qui m'intéresse, ce n'est pas tant Dominique de Villepin, c'est de savoir si aujourd'hui la dissolution se dessine.
03:16Et Sébastien Lecornu peut-il encore démissionner ?
03:18D'ailleurs, il le dit dans les colonnes du JDD aujourd'hui, à découvrir ce dimanche, révélation au cœur du volcan.
03:24Et je cite donc les proches de Sébastien Lecornu à propos du Premier ministre au JDD.
03:31Il n'hésitera pas à démissionner à nouveau.
03:33Le Premier ministre est cash, il fait les choses sérieusement, Jules Torres.
03:37Oui, c'est vrai qu'on a eu dans ces confidences-là quelque chose d'assez nouveau.
03:41En réalité, c'est la première fois que Sébastien Lecornu, j'allais dire aimait une critique, mais fait un pas de côté à l'égard du Président de la République.
03:50C'est quasiment un homme-lige, c'est quasiment une excroissance du Président de la République.
03:53Et là, il vous dit, non, là maintenant c'est moi qui ai carte blanche.
03:56Le Président m'a donné carte blanche pour mon gouvernement, pour mon budget, donc je vais quasiment faire ce que je veux.
04:02Bon, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, donc évidemment on n'est pas obligé de prendre au pied de la lettre ce qu'a dit Sébastien Lecornu.
04:08Mais du reste, c'est la première fois que ça arrive.
04:10Ce qu'on va voir dans les prochains jours accrédite peut-être cette thèse-là, c'est-à-dire qu'on a Emmanuel Macron qui va partir en Égypte.
04:15A priori, il va déléguer Emmanuel Macron son pouvoir au Conseil des ministres à Sébastien Lecornu en vertu de l'article 21 de la Constitution.
04:25Donc, on a l'impression qu'on a un Premier ministre qui a les mains libres, pour l'instant, pour combien de temps ?
04:30Est-ce qu'il va vraiment pouvoir faire des réformes ? Nous verrons.
04:33On va la poser à Jean-Christophe qui nous écoute. Cher Jean-Christophe, bonjour.
04:37Bonjour Eliott, bonjour à tous.
04:39Ravi de vous avoir en direct sur Europe 1 dans Eliott 2, allez-vous ? On est en direct jusqu'à 13h.
04:46Vous plaidez peut-être à retour aux urnes, vous allez nous répondre dans un instant.
04:51Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir, vous savez que lundi, alors que la France vit une crise XXL,
04:55vous avez un président qui est en Égypte alors qu'il n'était même pas au cœur des négociations
04:59et qu'il va jouer les émissaires sur un plan de paix qui a été travaillé, présenté par Donald Trump
05:06et on a du mal à comprendre ce qu'il va faire là-bas.
05:09Ça vous choque qu'en pleine crise, aussi importante que celle que nous vivons actuellement,
05:15vous ayez un président qui soit en Égypte ou pas ? C'est anecdotique ?
05:19Pour moi, c'est anecdotique, mais c'est quand même fondamentalement choquant.
05:23Je pense qu'Emmanuel Macron devrait penser d'abord à l'avenir de la France
05:27avant de penser à son hubris personnel et à faire des déplacements tous azimuts à travers le monde,
05:33d'autant qu'en Égypte, il n'est pas vraiment responsable de quoi que ce soit
05:36concernant la paix qui se profile, je l'espère, en Israël et à Gaza.
05:42Et alors, sur ce retour aux urnes, qu'est-ce que vous en pensez ?
05:45Je pense qu'il faudrait prendre les choses dans l'ordre et respecter enfin l'esprit de la Vème République.
05:51Et moi, je plaide pour une démission d'Emmanuel Macron,
05:54s'il avait encore un peu de respect pour lui-même,
05:57et d'organiser dans la foulée des élections présidentielles,
06:01puis des élections législatives et dans cet ordre-là,
06:04de manière à créer une dynamique, comme cela fut le cas à chaque fois
06:07qu'une élection présidentielle a eu lieu.
06:10Dissoudre l'Assemblée maintenant, mais en restant avec Emmanuel Macron à l'Elysée,
06:14ne me semble pas très pertinent, dans la mesure où je pense que la tripartisation
06:19ou la tripartition, pardon, de la formée nationale se reproduirait à l'identique,
06:23d'autant que le nouveau Front populaire, ou en tout cas l'alliance de la gauche et de l'extrême-gauche,
06:29me semble à nouveau, on va dire, bien partie pour se reproduire.
06:33Oui, c'est ce qu'on entendait quand on écoutait attentivement Arthur de Laporte,
06:37parce que vous avez bien compris, c'est comme M. De Villepin qui parle et il ne représente que lui,
06:40c'est-à-dire que vous avez le chiffon rouge de l'extrême-droite qui est agité en permanence,
06:46mais la gauche fera ce qu'elle sait faire, et elle le fait très bien d'ailleurs,
06:50s'unir parce que seule elle se sait faible, et donc on va oublier un peu les divergences
06:56pour tenter d'avoir un front de gauche qui puisse l'emporter aux législatives.
07:03La question qui sera essentielle, c'est de savoir si le bloc central appellera à voter pour cette union des gauches.
07:13A priori, il y aura quand même une disparition du bloc central.
07:18Les députés de Gabriel Attal, s'il y a une dissolution, ils ne seront plus 91.
07:23C'est pour ça qu'il y a actuellement une tripartition, les trois couloirs de nage dont on parle souvent.
07:27S'il y avait des élections législatives demain, au vu des résultats dans les sondages du parti présidentiel,
07:33il n'y aurait plus que deux grands groupes à l'Assemblée nationale,
07:37un bloc RN-UDR avec possiblement l'ajout de députés LR qui seraient obligés,
07:42s'ils veulent continuer à rester, de s'allier avec eux, ou en tout cas de voter certains textes avec eux,
07:47et puis il y aurait un bloc de gauche.
07:49Mais moi je pense que le parti présidentiel, le socle commun,
07:53se réduirait comme pot de chagrin avec de nouvelles législatives.
07:55On est avec Philippe et on remercie Jean-Christophe.
07:58Bonjour Philippe.
08:00Bonjour Eliott.
08:01Comment allez-vous cher Philippe ?
08:03Eh bien très bien.
08:04Vous avez entendu Jean-Christophe, Jean-Christophe il disait,
08:06ce qu'il faudrait faire c'est une démission du président de la République,
08:10élection présidentielle, et après les élections présidentielles,
08:15il faut une dissolution pour qu'il y ait des élections législatives anticipées.
08:19Vous vous êtes favorable ou non au retour aux urnes ?
08:22Un retour aux urnes, oui.
08:25Mais il est quand même complètement dépendant de la volonté.
08:29Alors la volonté du président déjà de démissionner,
08:31la volonté du président de dissoudre s'il fallait dissoudre,
08:36s'il décide de dissoudre,
08:38mais la dissolution ce serait ridicule,
08:40comme l'a dit monsieur,
08:41on reviendrait dans un schéma qui nous pourrait prononcer.
08:45On attend la nomination de ministre.
08:49Monsieur Lecornu a été remis à la tête.
08:53C'est, comme dit, le moins mal dans le pire.
08:57Il y réussira peut-être à faire quelque chose.
08:59Ce que je crains, c'est qu'il est capable de trouver des gens compétents.
09:03Encore faut-il qu'il trouve de la compétence,
09:05mais les compétences n'auront aucun pouvoir dans une période comme celle-ci.
09:09Et il n'y a pas beaucoup de gens qui auront envie de se griller pour leur avenir
09:14ou des compétents qui n'ont pas envie de griller leur image.
09:17J'en connais quelques-uns.
09:19Pour rentrer dans un gouvernement,
09:21même si ça peut flatter leur égo.
09:25Justement, les compétents, ce n'est pas l'égo qui chère.
09:27C'est éventuellement la bonne voie de la France.
09:30Donc la démission du président, oui.
09:32Mais je pense qu'il ne va pas démissionner maintenant.
09:35J'ai bien peur qu'il ne fasse traîner les choses dans un scénario
09:38où on va attendre les municipales pour voir ce qui se passe.
09:40C'est tellement loin.
09:43Mais ce qui est vrai, c'est qu'en fait,
09:44ce qui est insupportable, c'est le doute,
09:46c'est l'incapacité de voir au lendemain.
09:49Et là, je vais vous dire,
09:50on vient de passer tout le week-end à débattre,
09:53imaginer, prévoir.
09:56Des choses qui pourraient être ruinées
09:58dès lundi matin ou lundi après-midi
10:00parce que Sébastien Lecornu peut se rendre compte
10:03qu'il n'a pas de majorité.
10:05Le temps long est distribué.
10:06Donc c'est vrai que cette instabilité-là,
10:08et pendant ce temps-là,
10:09les Français, ils sont en train de souffrir.
10:10Et pendant ce temps-là,
10:11les entreprises,
10:11et c'est surtout les entreprises
10:12qui se cassent la gueule les unes après les autres.
10:14Je sais.
10:14Il faut absolument parler des entreprises.
10:15C'est pas assez dramatique.
10:16Nos PME sont en train de se casser la figure.
10:19Nos petites entreprises sont en train de se casser la figure
10:21parce qu'il y a beaucoup moins de consommation.
10:23Les gens sont prudents.
10:25Qu'est-ce que vous faites
10:25quand vous voyez le danger arriver ?
10:27Vous enfermez.
10:28Les gens s'enferment,
10:30dépensent beaucoup moins.
10:32La boutique tourne beaucoup moins.
10:33Donc ça fait encore moins de recettes pour l'État.
10:35et on parle que de nous pomper en supplément.
10:38Donc il arrive un moment,
10:40il y a une limite.
10:42Et puis surtout,
10:43on va nommer des ministres.
10:45Mais ce qu'il faut...
10:46Philippe.
10:46Alors une fois qu'on aura stabilisé la chose,
10:48ce qu'il nous faudra,
10:49c'est des ministres qui commandent leurs administrations.
10:51Ah bah ça.
10:52Parce que nos autres administrations,
10:54c'est elles qui tiennent le pouvoir.
10:55Les ministres.
10:56Vous avez entièrement raison Philippe.
10:57Et on vous salue,
10:58on vous embrasse Chelle.
10:59Heureusement, restez avec nous
11:00parce que dans la dernière partie de l'émission,
11:01la dernière demi-heure,
11:03on va aller sur d'autres sujets
11:04et notamment Nicolas Sarkozy
11:07puisque les bonnes feuilles sont à découvrir
11:10dans le journal du dimanche.
11:11L'article passionnant de Jules Torres
11:14qui est dans le studio d'Europe 1
11:15sur le dernier pôle de Nicolas Sarkozy.
11:20Les dernières confidences
11:20avant de connaître demain.
11:22C'était en milieu de semaine.
11:23Il était entouré de ses collaborateurs.
11:25Il les a rassurés.
11:26Il a parlé de son combat.
11:27On voit tout cela dans un instant
11:29à 12h30 sur Europe 1.
11:3111h29 sur Europe 1.
11:32Et il y a de mal avec vous,
11:34ça continue.
11:34Non, midi 29.
11:35Mais 10h29, excusez-moi.
11:36Sur Europe 1 et il y a de mal avec vous,
11:38ça continue jusqu'à 13h.
11:39Et comme tous nos auditeurs de la matinée,
11:41si vous souhaitez réagir à l'émission,
11:42n'hésitez pas à nous appeler au 01-80-20-39-21.
11:45A tout de suite.
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