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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1
00:01Europe 1
00:0216h-18h, Pascal Praud et vous
00:06D'abord la tombe de l'ancien
00:08ministre de AG6 Robert Badinter
00:09qui doit entrer aujourd'hui au Panthéon. Je pense que la cérémonie
00:12commence je crois à 19h
00:13tout à l'heure. Elle a été dégradée au cimetière
00:16parisien de Bagneux. La municipalité a évoqué
00:18la présence sur la sépulture
00:19de Tag qui insulte ses engagements
00:22contre la peine de mort. Emmanuel Macron s'est exprimé
00:24sur les réseaux sociaux. La tombe de
00:25Robert Badinter a été profanée. Honte à
00:27ceux qui ont voulu souiller sa mémoire. Ce soir
00:29il entrera au Panthéon. Demeure
00:32éternelle de la conscience et de la justice. La République
00:34est toujours plus forte que la haine.
00:36Hommage à l'ancien avocat, Garde des Sceaux
00:38qui a commencé mercredi soir
00:40par une veillée funèbre au Conseil
00:41Constitutionnel qu'il a présidé
00:44de 86 à 95
00:45et puis à 17h, le cercueil portant
00:48le nom de Robert Badinter
00:49qui est mort en février 2024
00:52a été transporté
00:54vers l'église du Panthéon.
00:56Alors Marion Maréchal c'est intéressant
00:58parce que voilà ce qu'elle a publié.
00:59Pardon de casser ce bel unanimisme
01:02mais faire entrer Robert Badinter
01:04au Panthéon c'est aussi sanctifier
01:06une vision de la justice
01:07qui a désarmé la société
01:10face aux criminels. Il a été
01:11le grand avocat des peines
01:13alternatives à la prison et a promu
01:15le laxisme judiciaire. Il est
01:17aussi celui qui a transformé le Conseil
01:19Constitutionnel en un outil de contrôle politique
01:21qui permet depuis des décennies d'encadrer
01:23l'action des gouvernements de droite. Je sais
01:25que la droite se sont toujours obligés d'applaudir les hommes
01:27de gauche mais au nom de toutes les victimes du laxisme
01:30d'État, permettez-moi de
01:32m'abstenir. Alors on dira que
01:34c'est peut-être pas le jour
01:35mais en même temps si elle ne le dit pas aujourd'hui
01:37elle ne le dira jamais.
01:39Vous pouvez saluer un homme d'État, vous pouvez
01:41évidemment condamner ce qui s'est passé
01:43et d'ailleurs c'est insupportable cette société
01:46qui ne respecte plus rien.
01:47Lorsque vous saccagez une
01:49tombe et que vous la profanez
01:52mais c'est Pierre Marisset
01:53vous savez le fondateur pour l'Institut pour la Justice
01:55qui a publié un tweet qui rejoint celui
01:57de Marion Maréchal et qui
01:59revient sur son parcours. Il dit de
02:0181 à 86 voilà ce qu'il s'est passé
02:04libération de 15 à 25
02:05pour cent des détenus à l'été 81
02:07d'autres spécialistes vous expliquent que deux ans
02:09plus tôt, plus tard pardon, on
02:11les a retrouvés, les mêmes délinquants qui avaient
02:13été libérés. Vous avez la suppression de la
02:15Cour de Sûreté de l'État, l'abrogation de la
02:17loi anti-casseur, cette fameuse loi
02:19aujourd'hui dont on parle pour
02:21les émeutes quand
02:23ça arrive après les matchs
02:25de Ligue des Champions par exemple, suppression
02:28des peines minimales et puis c'est une
02:29doctrine, une doctrine qui
02:31aujourd'hui est finalement
02:34majoritaire et peut-être que Georges
02:35le confirmera, confirmera
02:37à la magistrature de dire que la prison
02:39n'est pas la solution, que
02:41la victime aujourd'hui a été
02:43non pas au cœur d'un procès mais qui
02:45c'est justement la personne
02:47qui est condamnable
02:49qui est au cœur de la procédure et c'est toute cette
02:51doctrine là qu'on peut contester et qu'on
02:53peut là aussi politiquement contester
02:55Oui, moi mon engagement syndical
02:57à la présidence de l'association
02:59professionnelle magistrat que nous avions
03:01créé en réaction à l'arrivée
03:03de Baninter Place Vendôme
03:05vous n'en souvenez sans doute pas mais
03:07je me souviens très bien des premières
03:09manifestations de policiers Place Vendôme
03:11déjà écriées contre la justice
03:13donc Baninter est arrivé que je respecte beaucoup par ailleurs
03:17ça vient d'être dit
03:18je l'ai croisé plusieurs fois dans ma carrière mais
03:21il est à l'origine effectivement de cette
03:23justice du syndicat
03:25de la magistrature qui l'a fait rentrer dans tous les
03:27cabinets ministériels y compris
03:29et essentiellement celui de la justice
03:31avec effectivement un
03:33désarmement véritablement
03:35de la justice
03:37répressive avec des aménagements
03:39des peines qui faisait que les peines n'avaient plus aucun sens
03:42avec
03:43l'abolition de la Cour de Sûreté de l'État
03:45vous l'avez rappelé
03:46fin des cartes de haute sécurité
03:47il n'avait pas remplacé par autre chose
03:49la Cour de Sûreté de l'État
03:50il avait le problème qu'il fallait supprimer
03:52parce que c'était des militaires
03:53des juges militaires
03:54voilà
03:54mais il n'avait pas remplacé par autre chose
03:56la loi anticasseur
03:57la loi anticasseur
03:59ça je milite souvent moi
04:00pour le retour de la loi anticasseur
04:02moi aussi
04:02et les français aussi
04:03Pascal
04:04parce que c'est facilement
04:05alors on rappelle ce qu'était la loi anticasseur
04:06sous Georges Pompinou
04:07il ne me semble pas
04:08qu'on était sous un état fasciste
04:10vous voyez bien ce qui se passe
04:11quand les forces de l'ordre
04:12interpellent
04:13des manifestants violents
04:14etc
04:15il faut prouver
04:16un acte précis
04:17la loi anticasseur
04:18à partir du moment où vous étiez
04:19dans le groupe violent
04:21qu'on démontre
04:22un acte
04:23personnel ou pas
04:24vous ne deviez pas être dans ce groupe
04:26vous auriez dû partir
04:27et donc vous êtes poursuivi
04:29pour la loi
04:30sur le fondement de la loi anticasseur
04:31prenons un cas très concret
04:32au moment de la nuit du 31 mai
04:35vous savez à la finale de la Ligue des Champions
04:36vous avez des dizaines
04:37et des dizaines d'individus
04:38qui sont allés saccager
04:40et piller dans des magasins
04:41si vous en récupérez un
04:43qui sort du magasin
04:44mais il n'a rien dans les mains
04:45et qui passe en comparution immédiate
04:47on va vous dire quoi ?
04:48il y a son avocate
04:49que vous payez peut-être
04:50parce qu'il n'a pas suffisamment de moyens
04:51et son avocate va dire
04:53mais attendez madame la juge
04:54individualisation de la peine
04:56ne répondez pas aux sirènes des médias
04:58ne faites pas de mon client un exemple
05:01et vous avez le prévenu
05:02qui va vous dire
05:03ah bah c'est la première fois
05:04je ne comprends pas
05:05ça c'est entendu
05:05la politique de gauche
05:06est-ce que vous diriez
05:07alors on était avant
05:09dans une politique pénale différente
05:11qui était souvent menée
05:12par monsieur Perfit
05:13les dernières années
05:14quand Badinter arrive au pouvoir
05:16d'un trait de plume
05:17par simple
05:18vraiment une signature
05:19par un décret
05:20il abroge
05:21la loi sécurité liberté
05:22qui venait d'être votée
05:24par un imperfite
05:25qui était une loi très équilibrée
05:26sans même respecter les normes
05:28sans même une nouvelle loi
05:29abrogation
05:30abrogation la peine de mort
05:31ça c'est très bien
05:32on est tous là
05:32mais abrogation
05:34parce que la droite à l'époque
05:35n'était pas majoritaire
05:37sur l'abrogation
05:38de la peine de mort
05:39le pays non plus
05:40n'était pas majoritaire
05:41le pays dans son entier
05:42effectivement
05:43s'il y avait eu effectivement
05:44un référendum à l'époque
05:45ça ne serait pas passé
05:46il n'en reste pas moins
05:47que ceux qui saccagent les tombes
05:49d'ailleurs que ça soit
05:50celle de Jean-Marie Le Pen
05:50ou de Robert Badinter
05:52peu importe
05:53sont au degré zéro
05:57de l'humanité
05:59et quand on ne respecte pas
06:00la mort
06:01on ne respecte pas
06:01la vie non plus
06:02donc c'est vraiment
06:03des êtres méprisables
06:04on vit une séquence particulière
06:06où vous avez quand même
06:07des oliviers
06:07qui sont arrachés
06:08en hommage à Ilan Nalimi
06:10vous avez des gens
06:11qui placent de l'arrêt
06:12du public
06:12sont allés danser
06:13et sabrer le champagne
06:14au moment de la mort
06:16de Jean-Marie Le Pen
06:17et quelques mois plus tard
06:18on vient saccager
06:19sa sépulture
06:20et puis là aujourd'hui
06:22et c'est un scandale absolu
06:23et j'espère que ces individus
06:25seront fermement condamnés
06:27on vient profaner
06:28la tombe de M. Badinter
06:30c'est une société particulière
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