- il y a 4 mois
Regardez RTL Midi avec Amandine Bégot du 07 octobre 2025.
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00:00C'est l'heure d'RTL Midi.
00:04RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Amandine Bégaud.
00:09Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi.
00:12Nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'info, de décryptage et de témoignage,
00:17car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites.
00:21Comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent au 30 de 10,
00:26mais aussi par SMS au 64 900, vous commencez votre message avec le mot Midi
00:31et puis bien sûr, l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet Réagir.
00:35À la une aujourd'hui, Edouard Philippe qui réclame une élection présidentielle anticipée,
00:39c'était ce matin sur RTL.
00:40L'ancien Premier ministre appelle Emmanuel Macron à être, je le cite,
00:43à la hauteur de la fonction, proposition choc, qu'on va détailler bien sûr dans un instant
00:49et qui, vous le verrez, est loin de faire l'unanimité au sein de la classe politique, comme au 30 de 10.
00:54En tant qu'ancien Premier ministre, bien sûr, il veut la place de M. Macron.
01:00Moi, je suis tout à fait opposée à ce candidat, qui s'occupe un peu de la France actuellement
01:05et pas déjà pensé à la présidentielle en 2027, comme tous les politiques le font.
01:11Sébastien Lecornu lui appelle l'ensemble des forces politiques à le rencontrer d'ici demain matin.
01:16Le président lui a donné jusqu'à demain soir pour tenter de trouver rue, une issue, RTL et sur place à Matignon.
01:22Dans ce journal également, l'inquiétude des agriculteurs, sans gouvernement, ils redoutent le pire.
01:27On ira aussi en Israël, deux ans, jour pour jour, après l'attaque du Hamas.
01:31Et puis, si vous avez un PC, un ordinateur PC à la maison, attention, vous avez jusqu'à mardi pour faire une mise à jour.
01:37On vous explique tout dans un instant.
01:40La météo avec vous, Peggy Broch. Bonjour Peggy.
01:41Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:43Et les températures remontent.
01:44Eh oui, et forte amplitude thermique entre ce matin et cet après-midi.
01:48On est au-dessus des normales de saison dans le sud.
01:50On va atteindre les 23-25 degrés.
01:52On peut même parler de chaleur pour cette période, en tout cas dans le sud.
01:55Avec un beau soleil, comme dans la plupart des régions, ce sera un peu plus nuageux au nord de la Seine.
01:58Météo complète à la fin du journal. Merci Peggy.
02:00Dissolution, démission, un peu plus de 24 heures après la démission de Sébastien Lecornu.
02:12Toutes les options sont sur la table.
02:14On va détailler dans un instant les propositions de chacun.
02:17Et notamment, s'arrêter sur celle d'Edouard Philippe, qui ce matin sur RTL a appelé donc à une présidentielle anticipée.
02:24Mais d'abord, direction l'une des communes qui a massivement voté aux dernières législatives en juillet 2024.
02:30Cette commune, c'est Balisac. 573 électeurs en Gironde.
02:35Bonjour Philippe Demaria.
02:37Bonjour Amandine.
02:37Vous êtes sur place pour RTL.
02:39L'an dernier, près de 80% des électeurs s'étaient déplacés.
02:42Sont-ils prêts aujourd'hui à re-voter ?
02:45Pour répondre à votre question, je me rends au café de Balisac, l'unique commerce du village où Pascal fait ses courses.
02:51De la crème fraîche et le journal.
02:54Et la perspective d'une nouvelle élection ne le perturbe pas plus que ça ?
02:58J'ai toujours voté.
02:59Maintenant, bon, qui va se présenter ?
03:01De toute manière, ce sera toujours les mêmes qui vont être élus.
03:04Ce qu'il faudrait après, ce serait qu'il y ait vraiment un changement.
03:08Alors je vais évidemment à la rencontre de Nathalie Duluc.
03:11Elle est la maire de Balisac, atterrée littéralement par la situation politique du pays.
03:16C'est un peu le bazar.
03:17Je ne comprends pas qu'on en soit là, qu'il y ait autant de mouvements.
03:21Les gens sont perdus.
03:23Elle garde un très mauvais souvenir des législatives qui lui sont tombées dessus.
03:27L'année dernière, en plein été, il y a selon elle une rupture du rythme républicain.
03:32Il faut quand même préparer les tables, il faut quand même préparer l'urne, il faut préparer la liste électorale, la liste d'émargement.
03:39Enfin, tout ça, mine de rien, derrière, administrativement, c'est un peu lourd.
03:42Et le tout à quelques mois d'échéance électorale cruciale pour la commune, mars 2026, les municipales qui arrivent à grands pas.
03:50Philippe Demaria à Balisac en Gironde, merci à vous Philippe.
03:56Voter une nouvelle fois, c'est ce que propose ce matin sur RTL, Edouard Philippe.
04:01Pas de législative, mais une présidentielle anticipée après le vote d'un budget.
04:06Cette crise politique, c'est l'affaissement de l'État.
04:08Aujourd'hui, l'État n'est plus tenu.
04:10Et je constate, comme vous, comme tous les Français, que l'autorité et la continuité de l'État ne sont pas respectées.
04:17Et il me semble qu'il s'honorerait si, par exemple, il proposait un nom de Premier ministre avec pour fonction de construire un budget.
04:24Et dès lors que ce budget est adopté, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée.
04:29C'est une façon de faire.
04:30Il doit aujourd'hui prendre la décision qui est à la hauteur de sa fonction.
04:34Un ancien Premier ministre qui appelle le Président à démissionner, c'est clairement une proposition de choc.
04:40Proposition, Arthur Bélier, qui est loin de faire l'unanimité.
04:43Vous êtes dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
04:45Oui, les macronistes originels comme Priska Thévenot refusent de suivre Édouard Philippe et d'appeler à la démission.
04:51Absolument pas.
04:52Absolument pas parce que ça créerait un sans précédent catastrophique pour notre pays.
04:57Nous ne devons pas apporter du drame à la crise, mais appeler à résoudre la crise.
05:01Mais leur chef de file, Gabriel Attal, prend tout de même aussi ses distances avec un Président dont il ne comprend plus.
05:07Tacle-t-il les décisions ? Emmanuel Macron lâché par une partie des siens, l'insoumis Bastien Lachaud jubile.
05:13Aujourd'hui, plus personne ne soutient Emmanuel Macron, ni le Président du parti soi-disant présidentiel, Gabriel Attal,
05:19qui ne comprend plus ce qu'il fait, ni Édouard Philippe.
05:22Donc Emmanuel Macron devrait comprendre que la seule solution, c'est sa démission.
05:25Au Rassemblement National aussi, Laurent Jacobelli se frotte les mains.
05:29Avec beaucoup de pitié pour ces gens.
05:31Tous ceux qui, hier, étaient dans le cœur des vierges pour chanter les louanges d'Emmanuel Macron
05:35se retrouvent aujourd'hui dans la meute qu'ils veulent le mordre.
05:37J'espère simplement que les Français ne sont pas dupes et qu'ils ont bien vu que tous ces gens
05:40qui, hier, allaient à la soupe n'étaient pas sincères et ne sont pas plus sincères aujourd'hui
05:43quand ils disent pique-pente d'Emmanuel Macron.
05:45Qu'importe la forme, aujourd'hui, toute la classe politique exerce une pression maximale sur le locataire de l'Elysée.
05:51Arthur Belli, en direct de l'Assemblée Nationale pour RTL.
05:54Bonjour Jean-Philippe Derosier.
05:56Bonjour.
05:57Et merci d'être en direct avec nous sur RTL.
05:59Vous êtes professeur de droit public à l'Université de Lille, spécialiste de la Constitution.
06:03D'abord, est-ce que c'est faisable d'un point de vue strictement constitutionnel, ce que propose Édouard Philippe ?
06:09Le Président de la République peut démissionner quand il le souhaite.
06:13D'ailleurs, ça s'est déjà produit sous la Ve République, le Général de Gaulle, en 1969.
06:17Après la victoire du non-référendum qu'il avait proposé, avait posé sa démission et était parti.
06:25Donc oui, sur le plan constitutionnel...
06:27Mais est-ce qu'il peut dire « on vote un budget » ?
06:30Et par conséquent, par conséquent, j'allais y venir, par conséquent, il peut tout à fait aussi annoncer « je démissionnerai dans six mois ».
06:37Simplement, en disant « je démissionnerai dans six mois », entre guillemets, il n'engage que lui.
06:42C'est-à-dire que si d'ici six mois, il change d'avis, il ne sera pas contraint de partir.
06:47Il ne peut pas démissionner aujourd'hui avec effet dans six mois.
06:50Ça, ce n'est pas possible.
06:51Et quel avantage aurait une présidentielle anticipée par rapport à une dissolution ?
06:55De mon point de vue, aucun.
06:57Au contraire, ça ne ferait qu'aggraver la crise.
07:00Nous traversons une crise politique et parlementaire en ce moment,
07:03dont la seule solution me paraît être la dissolution.
07:08Il faut que l'Assemblée nationale retourne devant les urnes pour qu'il y ait une reconfiguration
07:13qui ne changera peut-être pas beaucoup la donne par rapport à l'Assemblée que nous connaissons aujourd'hui.
07:18Mais à tout le moins, il y aura eu cette respiration démocratique
07:21qui donnera un nouveau souffle sur la base d'une campagne électorale
07:24lors de laquelle les partis politiques auront eu le temps d'échanger.
07:28Si le président de la République démissionne, en plus de cela ou à côté de cela
07:32ou avant une éventuelle dissolution, ça ne fait qu'ajouter de la crise à la crise,
07:38ça ne fait que précipiter les choses alors que la crise est déjà profonde.
07:42Je citais tout à l'heure l'exemple du général de Gaulle qui avait démissionné,
07:45mais ce n'était pas une époque où il y avait une crise politique telle celle que nous connaissons.
07:49Et une élection présidentielle se prépare pour que nous puissions sortir de la crise que nous traversons.
07:55Elle doit d'autant plus se préparer et donc elle ne doit pas être précipitée.
08:00Et un dernier point, si Emmanuel Macron démissionnait, cela créerait inévitablement un précédent.
08:05Dès qu'il y aurait une nouvelle crise, le cas échéant, il faudrait dire
08:09« c'est le président de la République qui va partir ».
08:11Non, le président de la République est celui qui tient le gouvernail.
08:14Alors on peut ensuite considérer qu'il le tient plus ou moins bien.
08:17Mais il est là, il a un mandat de cinq ans et il doit le mener jusqu'à son terme.
08:21Jean-Philippe Derosier, vous le disiez, Emmanuel Macron ne peut pas dire
08:25« je démissionne », mais cette démission ne sera effective que dans six mois.
08:29Dès lors qu'il annonce une éventuelle démission,
08:31dans quel délai doivent se tenir les élections ?
08:35Alors la Constitution est précise sur ce plan.
08:39Elle prévoit des élections entre 20 et 35 jours.
08:42C'est l'article 7 qui l'impose.
08:45Et donc après la démission, les élections se tiennent assez rapidement.
08:50C'est la raison pour laquelle elles sont ainsi précipitées.
08:53Et donc on n'a pas une latitude sur la possibilité d'organiser ces élections.
08:59Et par conséquent, d'autant plus que dans six mois, il y a des élections municipales
09:05qu'il faudrait soit déplacer, soit intégrer dans le calendrier.
09:10Bref, tout cela me semble politiquement également très contraint.
09:13Juste une toute dernière question.
09:15Si demain, le chef de l'État dissout l'Assemblée nationale,
09:18on est d'accord que c'est comme ce qui s'était passé l'an dernier.
09:21Il doit attendre lui ou un autre président d'ailleurs,
09:25un an avant de reconvoquer les élections législatives.
09:28Tout à fait. L'article 12 est également très clair sur ce point.
09:32Son dernier alinéa empêche une nouvelle dissolution dans l'année
09:35qui suit les élections consécutives à une première.
09:38Et cette interdiction n'est pas à l'égard d'un président de la République.
09:42Elle concerne la dissolution elle-même.
09:45La tournure de l'article est totalement impersonnelle.
09:47Et donc, si Emmanuel Macron dissout aujourd'hui, qu'il démissionne dans deux mois,
09:52qu'il y a un nouveau président dans trois mois,
09:55ce nouveau président ne pourra pas dissoudre avant l'échéance d'une année
09:58après les élections consécutives à la dissolution qui serait prononcée maintenant.
10:03Merci beaucoup Jean-Philippe Derosier, spécialiste de la Constitution.
10:06C'était extrêmement clair.
10:08En attendant, Sébastien Lecornu, lui, a entamé une nouvelle consultation à Matignon.
10:12Le président, on le rappelle, lui a donné jusqu'à demain soir pour tenter de trouver une issue.
10:16Bonjour Thomas Després.
10:18Bonjour.
10:18Vous êtes sur place à Matignon pour RTL.
10:20Le socle commun a été reçu ce matin.
10:23Et il y a quelques minutes, le Premier ministre démissionnaire a invité
10:25toutes les forces politiques à le rencontrer d'ici demain matin.
10:29Oui, un ultime round de négociations aux allures de réunion de la dernière chance.
10:34Encore, diront certains, à condition bien sûr que tous acceptent l'invitation du Premier ministre démissionnaire.
10:40Et à l'heure où on se parle, ce n'est pas une évidence.
10:43D'autant que ce matin, même le socle commun s'est montré plus fracturé que jamais.
10:47Ni les Républicains de Bruno Retailleau, ni même les centristes de l'UDI
10:50n'ont daigné faire le déplacement à Matignon, préférant chacun être reçu séparément
10:55au cœur des discussions ces dernières heures autour de Sébastien Lecornu.
11:00Cette question, jusqu'à quel point l'exécutif est-il prêt à faire des concessions pour sortir de la crise ?
11:06Et surtout, lesquelles ?
11:08L'hypothèse d'un abandon de la réforme des retraites est désormais clairement dans tous les esprits.
11:13C'est l'une des revendications des socialistes.
11:15Il faudra faire un geste significatif, plaide en coulisses un ministre démissionnaire.
11:20Sinon, ce n'est pas la peine de discuter.
11:22Thomas Despréhens, direct de Matignon pour RTL.
11:25À gauche, deux réunions distinctes.
11:28L'une, sans le Parti Socialiste, qui ne souhaite pas discuter avec la France Insoumise.
11:32L'autre, sans LFI, mais avec l'EPS.
11:36Dès hier, sur RTL, Michel Picon, le président de l'UDEP, l'Union des entreprises de proximité,
11:41s'inquiétait.
11:42C'était ici, à la même heure, des conséquences de cette nouvelle crise sur notre économie.
11:46Le décrochage économique est enclenché.
11:49Et ça, c'est ce que dit ce matin Patrick Martin, le patron du MEDEF.
11:52Une inquiétude partagée par les agriculteurs.
11:55Franck Hanson, vous êtes allé à Fournans-Web.
11:58C'est entre Lille et Béthune, où les producteurs de betteraves et de pommes de terre sont en pleine récolte.
12:02Oui, sur cette terre des Web, j'ai retrouvé Bérangère-Chombard,
12:06assez débordée en ce moment entre arrachage de pommes de terre, récolte de betteraves.
12:10Pas trop le temps de suivre ces soubresauts politiques.
12:12Mais le climat n'est pas vraiment serein, notamment face à la concurrence internationale.
12:17On avait beaucoup d'incertitudes par rapport à nos filières, celles qui sont en danger comme la betterave ou d'autres.
12:23On n'avait pas besoin de ces problèmes politiques qui viennent s'ajouter.
12:26Au niveau du Mercosur, on se demande ce qui va se passer, quel gouvernement on va pouvoir avoir,
12:32quelle voie ils vont porter pour nous.
12:34De retour de ces chandelins, Christian Duquen passe en tracteur.
12:37Ce producteur se pose aussi beaucoup de questions.
12:39Nous, au niveau de la profession agricole, ça nous inquiète parce que nos dossiers n'avancent pas.
12:43Concurrence déloyale par rapport aux autres pays européens,
12:46les décisions par rapport aux produits phytosanitaires, on perd du temps finalement.
12:50Quant à l'idée de provoquer de nouvelles élections, ces exploitants pensent d'abord à l'essentiel.
12:54On n'a pas le temps là.
12:55On est dans le concret et on voudrait que là-haut, ils arrêtent d'être dans des sphères pour que les choses se fassent.
13:00Et Bérangère regarde vers la frontière belge en espérant que cette crise ne s'éternisera pas.
13:05Franck Hanson dans le Nord pour Hertel.
13:07Et vous, comment voyez-vous les choses d'émission, d'issolution ?
13:10Vous êtes déjà très nombreux à réagir.
13:13Le président de la République est le représentant de notre nation.
13:16À ce titre, il se doit à minima de restituer aux citoyens la dignité qu'il leur a confisquée pendant 8 ans.
13:23Il doit prendre exemple sur son premier ministre, futur ex-Monsieur Lecornu.
13:26Seule une démission de sa part prend tout son sens dans la situation actuelle.
13:31À défaut d'expérimenter la restauration de sa propre dignité, sa démission permettra aux Français de restaurer la leur.
13:39Et si comme Maryse vous souhaitez nous donner votre avis, appelez-nous dès à présent.
13:43Un numéro, je vous le rappelle, le 32-10.
13:45Il est 12h43 sur RTL.
13:47Dans un instant, on part en Israël, deux ans après les attaques sanglantes du 7 octobre.
13:52Amandine Bégaud.
13:53RTL midi, les auditeurs ont la parole.
13:56Il est 12h47 sur RTL.
14:05On part à présent pour Israël avec cette minute de silence observée ce matin,
14:08deux ans jour pour jour après les attaques du 7 octobre.
14:12Bonjour Gautier Delon-Bugard.
14:14Bonjour.
14:14Vous êtes l'envoyé spécial de RTL sur place.
14:16Vous vous trouvez à Jérusalem, devant la résidence officielle du Premier ministre israélien.
14:21C'est là que les familles des otages se réunissent chaque semaine depuis deux ans.
14:25Oui, des drapeaux jaunes, la couleur du mouvement pour la libération des otages sont accrochés aux barrières le long des trottoirs.
14:31Ils mènent à la résidence de Benyamin Netanyahou.
14:33La rue est fermée par deux voitures de police.
14:35Au milieu, quelques banderoles avec les visages des otages et une enceinte.
14:39Les manifestants comme Barack se relaient au micro pour appeler à la libération de ceux encore détenus à Gaza.
14:44732 jours que les otages sont à Gaza, la société ne pourra s'en remettre qu'à leur retour.
14:51Nous avons une chance de parvenir à un accord.
14:53Le seul qui pourrait tout foutre en l'air, c'est Netanyahou.
14:55On est là pour lui mettre la pression.
14:57Va-t-il écouter son gouvernement d'extrême droite et poursuivre la guerre ?
15:00Ou va-t-il écouter le peuple et permettre la libération des otages ?
15:03Je ne sais pas, je suis inquiet.
15:05Les familles des jeunes sous des tentes installées sur le trottoir,
15:08elles ont construit à côté une cabane, des bâches blanches et des feuilles de palmier en guise de toit.
15:12Les Israéliens célèbrent aujourd'hui la fête des cabanes, une tradition juive
15:16pour remercier Dieu des dernières récoltes et de sa protection lors de l'exode d'Égypte.
15:20Tous espèrent que cette semaine de festivité se terminera en apothéose avec le retour des otages.
15:25Gauthier Delon-Bugard en direct de Jérusalem pour RTL.
15:28Ses attaques ont eu des répercussions ici en France.
15:31La flambée notamment des actes antisémites.
15:33Deux ans après, on a voulu savoir ce qui avait changé dans la vie des Français de confession musulmane et juive.
15:39Hugo Hamelin, vous avez rencontré Nina et Constant.
15:42La trentaine, tous les deux, ils vivent à Marseille.
15:45Oui, Nina est de confession musulmane.
15:47Elle pilote une importante association dans les quartiers nord,
15:49Constant et de culture juive et consultant en communication.
15:53Pour tous les deux, ce conflit a amputé certaines de leurs relations.
15:56C'est des gens que j'ai rencontrés il y a cinq ans, que je voyais toutes les semaines.
16:00C'était impossible d'avoir une discussion nuancée.
16:02De dire, voilà, évidemment on condamne ce qui se passe à Gaza, ça me paraît évident.
16:07Mais il faut aussi condamner ce qui s'est passé avant.
16:09Et aujourd'hui, on ne se parle plus.
16:09J'ai eu un changement radical sur plein de choses, mon propre médecin.
16:13J'ai compris qu'il était pour cette guerre-là, ça a été fini.
16:16Avec des images traumatisantes vues sur les réseaux sociaux.
16:19Je me retrouvais des fois à pleurer quand j'ai vu l'enfant qui a les jambes coupées,
16:23ou le petit qui a pris une balle dans la tête.
16:25Il y avait des images que j'ai passées la nuit à pleurer, mais comme un bébé.
16:28Jusqu'à en parler avec mes collègues et ma famille, ils m'ont dit,
16:30mais arrête, je suis en train de te détruire, tu vois.
16:32C'est juste pas possible de laisser faire ça, quoi.
16:34Et un sentiment d'obligation de parti pris.
16:36Moi, je n'en parle plus du tout.
16:38Pourquoi la communauté juive française devrait s'exprimer sur Netanyahou ?
16:40Mais quel est le rapport ?
16:41Pour quel motif je devrais m'excuser d'un truc qui ne se passe pas sur mon territoire ?
16:46C'est ça qui a changé.
16:47J'ai l'impression, parfois, que mon statut de français passe après mon statut de juif.
16:51Marseillais de confession différente.
16:52Ils espèrent néanmoins tous les deux que les négociations pour un cessez-le-feu vont aboutir rapidement.
16:57A Marseille, le reportage pour RTL, Dugo Hamelin.
17:00Dans l'actualité également, Dominique Pellicot, à nouveau devant la justice,
17:03pas en tant qu'accusé, mais en tant que témoin.
17:06L'ex-mari de Gisèle Pellicot, condamné, on le rappelle, à 20 ans de prison l'an dernier
17:10pour avoir drogué et livré son épouse à des dizaines d'hommes,
17:13doit être confronté cet après-midi au seul accusé qui a fait appel.
17:17Accusé qui assure avoir été manipulé par Dominique Pellicot.
17:20Il ne lui aurait jamais dit que Gisèle Pellicot n'était pas consentante,
17:23ce que dément Dominique Pellicot.
17:25Autre procès, c'est celui de Cédric Jubilard.
17:28Et on voulait revenir sur cette liste de numéros de téléphone
17:31qui a été brandi hier en pleine audience par la Défense.
17:35Bonjour Patrick Tégéraud.
17:36Bonjour.
17:37C'est un élément qui sème le doute.
17:39Les avocats de Cédric Jubilard ont clairement laissé entendre
17:42que l'amant de Delphine aurait pu se trouver sur place le soir de sa disparition.
17:46Oui, tout à fait.
17:47Dans son entreprise de démolition de l'enquête,
17:49la Défense a épluché toute la procédure
17:51et a trouvé le numéro de l'amant dans la longue liste des numéros de portable
17:54qui ont déclenché le relais de Cagnac-Lémine.
17:57Ces 517 numéros ont donné lieu à vérification
17:59et donc à procès verbal de gendarmerie.
18:02Or, il en manque un, celui du numéro de l'amant.
18:04Coïncidence gênante, mais pas pour l'avocat de Parti Civil,
18:07Maître Philippe Pressec.
18:08L'amant, il a fait partie des pistes sérieuses dès le départ
18:11et jamais le téléphone n'est sorti de Montauban cette nuit-là.
18:16Toutes ces discussions et ces calculs d'apothicaires faits par la Défense,
18:20ça va faire plouf.
18:21Mais il y a quand même un PV qui disparaît.
18:23Il n'a pas disparu, il est mentionné
18:25comme étant justement sans aucun intérêt
18:30par rapport à la manifestation de la vérité
18:32parce que ça n'aurait rien donné.
18:33Alors, l'audience est ouverte ce matin avec la décision de la Cour
18:37concernant la demande de la Défense.
18:39Les avocats de Cédric Jubilard souhaitaient justement
18:41que le fameux bornage du téléphone de l'amant
18:43et la disparition du procès verbal soient inscrits dans la procédure.
18:46La Cour a refusé, mais la Présidente a demandé tout de même
18:48aux gendarmes experts en téléphonie
18:50de revenir s'expliquer cet après-midi
18:52histoire d'en avoir le cœur net.
18:53Patrick Tégéraud, en direct de la Cour d'Assise du Tarn pour RTL.
18:57Merci à vous. Bonjour Maxime Lévy.
18:58Bonjour.
18:59Quand on entend les explications de Patrick,
19:02on se demande quand même comment un numéro peut se retrouver sur cette liste
19:05alors même que le téléphone de l'amant était à Montauban
19:08soit à 85 km de Cagnac-les-Mines.
19:11Pour tout comprendre, vous avez eu ce matin
19:12un haut gradé de la gendarmerie, Maxime.
19:14Oui, il m'explique que si le numéro de l'amant de Delphine Jubilard
19:17apparaît sur cette liste, c'est dû à une coquille,
19:20une simple erreur humaine.
19:21En clair, l'expert de la gendarmerie
19:23qui a travaillé sur la téléphonie
19:25a souhaité comparer le numéro de l'amant
19:27avec ceux qui ont borné près du domicile des Jubilards.
19:30Le numéro s'est donc retrouvé dans une liste
19:32de 517 numéros pour comparaison.
19:35Une liste qui était en réalité une base de travail
19:37mais toujours selon notre source,
19:39l'enquêteur a oublié de retirer ce numéro
19:41lors de la production du document
19:44pour être mis au dossier.
19:46On nous l'assure, le numéro de l'amant
19:47n'apparaît pas dans les données brutes
19:50du relais téléphonique.
19:51D'ailleurs, cela a été corroboré par l'enquête.
19:53Le téléphone de l'amant se trouvait bien toute la soirée
19:56près de son domicile de Montauban.
19:58Et comme le disait Patrick, le gendarme
20:00à l'origine de ce PV et donc de cette coquille
20:03doit justement venir s'expliquer à l'audience
20:05cet après-midi.
20:06Merci beaucoup Maxime Lévy, journaliste
20:08au service police-justice de RTL.
20:10Si vous avez un ordinateur à la maison
20:12et que vous n'y connaissez rien,
20:14écoutez bien à présent ce qui suit
20:16à partir de mardi prochain.
20:18Si vous ne faites rien, vous pourriez bien être piraté.
20:21Nathan Bocard, bonjour.
20:22Bonjour.
20:23Expliquez-nous, d'après ce que j'ai compris,
20:24le problème c'est une mise à jour de Windows,
20:26le logiciel de Microsoft.
20:28Oui, qui passe à sa nouvelle version Windows 11
20:31et qui par la même occasion va arrêter
20:32de mettre à jour la version précédente.
20:34Or, sans mise à jour, vous êtes vulnérable,
20:37vous êtes moins protégé contre les cyberattaques.
20:39Le problème c'est que beaucoup d'ordinateurs,
20:41plus d'un PC sur cinq en France,
20:42ne sont tout simplement pas compatibles
20:44avec Windows 11.
20:45Bon, et alors très concrètement,
20:46si je suis dans ce cas-là,
20:48qu'est-ce que je dois faire ?
20:49Alors, Microsoft vient de faire un geste
20:50en prolongeant d'un an
20:51les mises à jour de l'ancien Windows.
20:53Pour ça, vous allez dans les paramètres
20:55de votre ordinateur,
20:56vous cliquez sur « Rechercher les mises à jour ».
20:57Ça vous fera gagner du temps,
20:59mais l'an prochain,
20:59le problème va de nouveau se poser
21:01puisque vous n'aurez plus le droit
21:02de faire ces mises à jour.
21:03Là, pas de solution miracle.
21:05Soit vous achetez un nouvel ordinateur,
21:06c'est ce que souhaite Microsoft,
21:08soit vous changez de logiciel.
21:09Vous remplacez Windows par Linux, par exemple.
21:11C'est un logiciel qui est libre et gratuit.
21:14Alors, si vous n'y connaissez rien,
21:15il a des tutoriels en ligne pour l'installer.
21:17Vous pouvez aussi vous faire aider
21:18par des associations
21:19comme Coup de main numérique
21:21ou Emmaüs Connect.
21:23Merci beaucoup, Nathan Bocard,
21:25pour ces explications.
21:26Et puis, au milieu de cette actualité
21:27bien, bien sombre,
21:28un cocorico
21:29puisque le français Michel Devoret
21:31décroche le prix Nobel de physique.
21:33On l'a appris il y a quelques minutes.
21:34Il est récompensé
21:35avec un autre chercheur britannique
21:37et un Américain
21:38pour leurs travaux
21:38dans la mécanique quantique.
21:41La mécanique business.
21:41Et Peggy, c'est une journée
21:43presque printanière.
21:45Exactement.
21:45Alors, surtout dans le sud,
21:46essentiellement,
21:47j'ai presque envie de dire
21:48qu'il fait presque chaud.
21:49J'utilise beaucoup de presque,
21:50mais parce qu'on est entre 23 et 25 degrés.
21:5325 à Montpellier, à Biarritz.
21:5524 à Toulouse et Bordeaux.
21:57Je rappelle quand même
21:57qu'on est début octobre,
21:58donc on est au-dessus
21:59des normales de saison.
22:0023 cet après-midi
22:02à Perpignan comme à Marseille.
22:0421 à Tours,
22:05ainsi qu'à Rennes.
22:0520 degrés à Paris,
22:06Nevers et Grenoble.
22:0819 à Brest,
22:0918 à Cherbourg,
22:10ainsi qu'à Dijon et Lille.
22:1217 à Metz et 16 degrés
22:13à Strasbourg cet après-midi.
22:15Sous un ciel plutôt ensoleillé
22:17quasiment partout.
22:18Alors, je dis quasiment partout
22:19parce que c'est vrai
22:19qu'on a du grand soleil,
22:21mais un petit peu plus de nuages
22:22encore au nord de la Seine
22:23qui sont en train
22:23de se dissiper graduellement.
22:26Alors, on va garder quand même
22:27pas mal de nuages.
22:28Des nuages plus compacts,
22:29vraiment sur les frontières du nord,
22:30mais ailleurs,
22:31ça restera très agréable.
22:32Et puis, on a un petit peu de mistral
22:33également sur la vallée du Rhône.
22:34Merci beaucoup Peggy
22:36et à tout à l'heure.
22:37Dans un tout petit instant,
22:38on va revenir bien sûr
22:39sur cette proposition choc
22:40d'Edouard Philippe.
22:41C'était ce matin sur RTL.
22:43L'ancien Premier ministre
22:44propose une présidentielle anticipée.
22:46Bonne idée ou pas ?
22:47On en débat.
22:48Je vous attends en 3210.
22:50Votre avis nous intéresse.
22:52Appelez le 3210.
22:5450 centimes la minute.
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