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  • il y a 11 mois
La journaliste Gabrielle Cluzel était invitée de Face à l’Info sur CNEWS ce lundi 6 octobre. Gabrielle Cluzel : «Aurait-on vu le Général De Gaulle écrire des nouvelles ?». 

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Transcription
00:00Oui, mais précisément, c'est un symbole et un symbole qui a été vécu comme méprisant par les Français.
00:06Déjà parce que cela semblait vouloir dire, écoutez, je n'ai pas tant de choses que cela à faire au ministère de l'Économie,
00:14j'ai du temps libre et donc je peux écrire des livres.
00:16Ceux qui écrivent des livres savent que ça prend un peu de temps.
00:19Et puis surtout, vous l'avez dit, il y a d'autres hommes politiques qui ont écrit des livres,
00:23mais sauf que là, pardon, mais ce n'est pas du tout le fil de l'épée du général de Gaulle
00:27ou le coup d'État permanent de Mitterrand.
00:32Là, ce sont des livres qui sont des, comme vous l'avez dit, des romans, des romans un peu, comment on pourrait dire, scabreux.
00:39Est-ce qu'on aurait vu le général de Gaulle écrire des nouvelles dans Playboy ?
00:43Eh bien non, congenons-en.
00:44Donc c'est vrai que ça a été vécu comme un grand mépris.
00:47Vous savez que même dans sa jeunesse, alors les péchés de jeunesse sont pardonnables,
00:52mais il a écrit un livre dans la collection Arlequin sous le pseudonyme de Duke William.
00:57Hélas, la vie pour Bruno Le Maire n'est pas un roman Arlequin,
01:01puisqu'il n'y a pas de happy end, apparemment.
01:05Donc c'est assez particulier.
01:08Alors quand on l'a écouté à la commission d'enquête,
01:11parce que vous savez que la commission des finances s'est muée quand même en commission d'enquête,
01:15pour se demander pourquoi il y avait un tel hiatus entre ce qui était prévu et ce qui arrivait effectivement,
01:21eh bien il n'a pas dit « c'est ma faute, jamais ».
01:24Donc il a commencé par accuser le gouvernement de l'époque,
01:28c'est-à-dire le gouvernement Barnier, qui était là quand même depuis assez peu de temps.
01:32Et quelques mois auparavant, il avait même accusé le RN.
01:35Vous savez ce qu'il avait dit ?
01:36Il avait dit « bah oui, la dette s'alourdit »
01:38parce que c'était juste avant les législatives,
01:41la perspective d'avoir le RN qui arrive au pouvoir
01:43fait que ça inquiète nos créanciers et ça alourdit la dette.
01:47Mais la faute de Bruno Le Maire, ça il n'y en a évidemment pas.
01:52Et ça aussi, c'est un autre symbole très fort du Macronisme,
01:55c'est le refus de la responsabilité.
02:00Et puis c'est vrai que Bruno Le Maire, c'est quand même le symbole de la devise du Macronisme,
02:05c'est « on ne change pas une équipe qui perd ».
02:07T'as saccagé le ministre des Finances,
02:09eh bien viens donc t'attaquer à un nouveau terrain de jeu, les armées.
02:12Et les armées, c'est quelque chose qui pour les Français est très sanctuarisé
02:16parce que c'est un domaine qui fonctionne encore, se disent-ils.
02:21Donc ce serait dommage de ne pas s'y attaquer.
02:24Il n'a pas mis à genoux l'économie russe.
02:28S'il ne met pas à genoux l'armée russe de la même façon,
02:30évidemment nous sommes mal barrés.
02:34Mais vous savez, il y a un petit tweet qui passe assez humoristique
02:40et qui en dit long sur l'état d'esprit des Français aujourd'hui
02:44et qui a été retweeté des milliers de fois.
02:47Et on dit qu'il a été très critiqué son passage à Bercy,
02:50mais son passage aux armées a été vraiment exemplaire.
02:54Il n'a déclaré aucune guerre, il n'a pas baissé le budget,
02:58il n'a fait aucune gaffe diplomatique.
03:00Donc on voit que son passage extrêmement bref à ce ministère...
03:0512 heures.
03:06Voilà, exactement, suscite beaucoup de plaisanteries parmi les Français.
03:11Il vaut mieux en rire qu'en pleurer.
03:13Je voulais simplement dire qu'il ne faudrait pas que l'étoile de Bruno Le Maire
03:16éclipse celle de Roland Lescure,
03:18qui là aussi est quand même une désignation assez baroque.
03:22Roland Lescure, le sénateur Marc Brisson ce matin sur Europe 1
03:26a fait un bon mot, assez drôle, vous savez, sur le ton de Brel,
03:30on voulait voir ta sœur et on a vu ta mère.
03:33Et lui, il a dit, on attendait la rupture et on a eu l'escure.
03:37Donc c'est quand même assez particulier.
03:39On se souvient que l'escure, il avait affirmé il y a quelques mois
03:42que l'industrie accusait un besoin de 100 000 à 200 000 étrangers
03:45à un moment où tous les sondages montrent
03:48que les Français veulent baisser l'immigration drastiquement.
03:51C'est quand même assez particulier.
03:54Et donc on s'est imaginé que tout cela passerait de façon extrêmement facile,
04:00comme une lettre à la poste auprès des Français.
04:02Eh bien non, on s'est trompé.
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