- il y a 5 mois
A la une de cette édition, le discours de Vladimir Poutine au Club Valdaï. Le président russe a évoqué Emmanuel Macron lors de cet événement.
En France, Sébastien Lecornu continue ses tâtonnements que ce soit pour le budget comme pour la composition de son gouvernement.
Une page écologie ensuite : pas pour parler nature mais prédation. Au fil des années, le parti aujourd’hui dirigé par Marine Tondelier s’est distingué par des affaires glauques.
En France, Sébastien Lecornu continue ses tâtonnements que ce soit pour le budget comme pour la composition de son gouvernement.
Une page écologie ensuite : pas pour parler nature mais prédation. Au fil des années, le parti aujourd’hui dirigé par Marine Tondelier s’est distingué par des affaires glauques.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. À la une de cette édition, le discours de Vladimir Poutine au club Valdai.
00:18Le président russe a évoqué Emmanuel Macron lors de cet événement en France.
00:23Sébastien Lecornu continue cet atonnement, que ce soit pour le budget comme pour la composition de son gouvernement.
00:28Une page écologie ensuite, pas pour parler nature, mais prédation.
00:32Au fil des années, le parti, aujourd'hui dirigé par Marine Tondelier, s'est distingué par des affaires particulièrement glauques.
00:43Vladimir Poutine a prononcé hier un discours au club Valdai visant particulièrement Emmanuel Macron et les dirigeants européens.
00:50Décryptage Édouard Channot.
00:51Sa réponse aux récentes déclarations européennes était attendue.
00:55Vladimir Poutine est intervenu le 2 octobre à la conférence annuelle du club de discussion russe Valdai à Sochi.
01:03Essor du monde multipolaire, conflit en Ukraine, entretenu par l'Union européenne, évolution des relations avec Washington.
01:10En près de 4 heures, le président russe a tout évoqué, ou presque.
01:14Mais il a surtout décoché plusieurs flèches en direction des dirigeants européens et d'Emmanuel Macron.
01:19Ces derniers sont en effet obnubilés ces dernières semaines par une supposée menace de drones et de survol d'avions russes.
01:27Une hystérie collective.
01:28Selon le Kremlin, la France allant jusqu'à arraisonner dans les eaux internationales au large de Saint-Nazaire,
01:34un pétrolier commandé par un ressortissant chinois ébattant pavillon béninois,
01:39accusé d'être l'un des navires de la, je cite, « flotte fantôme russe »
01:43et suspecté d'avoir transporté des drones ou de contourner les sanctions visant Moscou.
01:48Une interception qualifiée de « piraterie » par le président russe,
01:52qui a accusé son homologue français de vouloir détourner l'attention de l'opinion française de ses propres échecs.
01:59Parce qu'ils n'ont aucun autre moyen de détourner l'attention de la population, des citoyens français,
02:05des problèmes complexes et difficiles à résoudre au sein même de la République française.
02:10Il est donc très tentant de réorienter, comme je l'ai déjà évoqué pendant mon discours,
02:16la tension ailleurs, provoquer les forces extérieures, d'autres pays, en particulier la Russie,
02:23nous inciter à entreprendre des actions et dire aux Français,
02:26« Français, rassemblez-vous autour de moi, je vous mènerai à la victoire, comme Napoléon. »
02:32Le président russe venait tout juste de lire un poème de Pouchkine,
02:36consacré à la bataille de Borodino, ayant opposé en 1812 la France napoléonienne à l'Empire russe.
02:43« Calmez-vous et dormez paisiblement », a-t-il conseillé à ces homologues européens
02:47qui doivent se réunir ce 3 octobre à Copenhague,
02:51après qu'Emmanuel Macron a estimé être, il y a 48 heures, dans une confrontation avec la Russie.
02:57Autre clin d'œil à l'histoire, le dirigeant russe a, durant son discours,
03:01rapporté que la Russie surveillerait l'Allemagne,
03:04celle-ci disant avoir l'ambition de redevenir la plus puissante armée d'Europe.
03:08Selon Raphaël Auclair, spécialiste de l'espace post-soviétique
03:13et co-auteur de l'essai Poutine lors de foires,
03:15la mise en garde de Vladimir Poutine ne doit pas être prise à la légère.
03:19« On a eu un discours extrêmement virulent de Vladimir Poutine
03:24contre l'Occident et ses élites,
03:26qu'il accuse, comme en son habitude, d'avoir des volontés hégémoniques
03:30et de faire preuve de morgue et de vouloir faire la leçon à la terre entière.
03:33Et d'autre part, ses élites sont accusées d'être peu soucieuses de l'intérêt de leur peuple.
03:37Par ailleurs, le président russe s'est montré inflexible par rapport aux derniers événements,
03:43c'est-à-dire les vols de drones qui sont attribués à la Russie.
03:47Et il assure que la réponse russe ne se fera pas attendre
03:50et, je cite, sera « très convaincante ».
03:53Et il finit par une mise en garde en disant qu'il ne faut pas provoquer
03:56et que les provocations se retournent toujours contre les provocateurs.
04:00Regrettant être de facto en guerre avec l'ensemble du bloc de l'OTAN,
04:06Vladimir Poutine a balayé les allégations occidentales
04:09selon lesquelles la Russie aurait l'intention d'attaquer des membres de l'Alliance Atlantique.
04:14Il a fustigé l'incompétence grave des hommes politiques entretenant cette idée.
04:18Plus menaçant, il a assuré que l'armée russe était devenue la plus combative au monde.
04:22Et alors que Donald Trump a qualifié les semaines passées la Russie de « tigre de papier »,
04:28Vladimir Poutine a averti que la livraison de missiles de croisière Tomahawk à l'Ukraine
04:32ne changerait pas le cours du conflit, mais marquerait une nouvelle étape d'escalade,
04:37arguant que l'Ukraine ne peut les utiliser sans une implication militaire américaine directe.
04:42Des livraisons d'ailleurs de moins en moins probables,
04:45selon les informations de Reuters le 2 octobre,
04:47en raison de stocks destinés aux forces américaines.
04:50Le maître du Kremlin s'est toutefois voulu, rassurant à certains égards,
04:54rapportant que sa relation avec son homologue américain était malgré tout confortable
04:59et dépourvu d'hypocrisie,
05:01tout en révélant qu'en dépit des appels américains à sanctionner le pétrole russe,
05:04les Etats-Unis avaient, l'année passée, acheté pour 800 millions de dollars d'uranium à la Russie.
05:14Sébastien Lecornu, toujours dans le brouillard, toujours pas de gouvernement,
05:17et le flou quant au budget, explication Renaud de Bourleuf.
05:20Sébastien Lecornu, quelle espérance de vie à Matignon.
05:23Le Premier ministre, qui n'a toujours pas nommé de gouvernement,
05:26a reçu ce vendredi plusieurs représentants politiques pour des consultations de la dernière chance.
05:30En amont de ses rendez-vous, il a annoncé sur le perron de Matignon renoncer à l'usage du 49.3.
05:35Alors évidemment, le gouvernement va devoir aussi, lui, changer de méthode,
05:39bâtir des compromis avant la séance, pendant la séance,
05:43parfois aussi après les séances dans ce qu'on appelle les commissions mixtes paritaires,
05:46c'est-à-dire ce moment où l'Assemblée nationale et le Sénat se retrouvent.
05:51Et donc c'est aussi sur cette base que je proposerai dans les prochains jours au président de la République
05:56une liste de membres du gouvernement qui devront accepter de rentrer aussi
06:01dans une nouvelle méthode de partage du pouvoir avec l'Assemblée nationale.
06:04Sébastien Lecornu joue la carte du rassemblement,
06:07mais s'il ne sera pas aisé de contenter LR tout en jonglant avec les risques de censure,
06:11le PS un côté et le RN de l'autre, lui maintenant une épée de Damoclès sur la tête.
06:16Par ailleurs, son renoncement au 49.3 a suscité des accueils divers.
06:19Ainsi, le chef des députés socialistes Boris Vallaud estime que le gouvernement a d'autres outils
06:24pour, je cite, « caporaliser le Parlement »,
06:26tels que les votes bloqués ou l'article 40 qui empêchent les dépenses nouvelles.
06:30Le député écologiste Benjamin Lucas fustige quant à lui une simple déclaration de communication
06:34dans la mesure où l'usage du 49.3 pourrait entraîner une censure
06:37provoquant immédiatement la chute du gouvernement.
06:39Sébastien Lecornu a reçu Olivier Faure, premier secrétaire du PS,
06:42avant d'enchaîner avec les écologistes et le Parti communiste.
06:45La France insoumise a de son côté refusé tout rendez-vous.
06:47La présidente du groupe parlementaire Rassemblement National, Marine Le Pen,
06:50a elle aussi été reçue.
06:51Elle dit attendre maintenant le discours de politique générale.
06:54Le député RN du Var, Philippe Schreck, nous donne ses attentes quant au futur gouvernement.
06:59On est prêt à toute surprise, en vérité.
07:02On nous a proposé, on nous a vendu, on nous a annoncé une rupture.
07:07On verra de quelle nature est la rupture.
07:10On est quand même un petit peu sceptique.
07:12On est un petit peu sceptique entre les annonces cosmétiques,
07:16entre un gouvernement qui continue à se faire mépriser,
07:19marcher dessus par Alger, on l'a vu avec l'affaire des visas aux étudiants.
07:24Pour l'instant, on n'attend pas grand-chose.
07:26Nous allons voir le budget.
07:27Et je pense que si le budget est de la même veine que les précédents,
07:31celui de M. Barnier et celui de M. Bérou,
07:34les conséquences risquent d'être les mêmes.
07:37Je pense que M. Lecornu, j'espère pour lui, va apprendre de l'échec de ses deux prédécesseurs.
07:42Sébastien Lecornu l'a dit, ne pas recourir au 49-3 n'empêchera pas la France d'avoir un budget le 31 décembre.
07:48Mais le Premier ministre n'a pas donné d'indication quant aux orientations de ce budget.
07:52Le chef de gouvernement préfère sans doute ne pas prendre trop de risques tout de suite.
07:55Rappelons que c'est lors du vote du budget 2025 que le RN s'est joint à la censure,
07:59provoquant la chute du gouvernement Barnier.
08:01Philippe Schreck nous décrit les attentes de son parti quant au budget proposé par le gouvernement à venir.
08:06Eh bien, déjà, c'est un budget où la fiscalité et l'effort demandé aux Français
08:13seraient, à l'instar de ce qu'avait promis M. Bérou, seraient opposés.
08:17Les Français donnent trop, donnent trop pour des services insuffisants.
08:22Donc pas d'augmentation de la fiscalité pour le plus grand nombre des Français
08:25qui sont déjà astreints à cette fiscalité.
08:28Nous attendons des signes forts sur la contribution à l'Europe.
08:31Ça suffit.
08:33Plus l'Europe nous étouffe, plus elle étouffe nos agriculteurs,
08:36et plus on envoie des milliards à l'Europe.
08:38Donc il nous faut une diminution de cette contribution nette à l'Europe.
08:42Ça me semble être un prérequis.
08:43Oui. Après, nous verrons si M. Lecornu, qui encore une fois nous a promis la rupture,
08:49tape dans le gras de l'État, dans le niveau de vie de l'État,
08:54et peut-être même des collectivités territoriales.
08:56Il y a beaucoup à faire.
08:58Naturellement, aura-t-il le courage de s'attaquer au coup abyssal, gigantesque de l'immigration ?
09:04J'en suis pas certain.
09:05Peut-être que j'en demande ou j'en rêve beaucoup.
09:07Mais nous attendons en tout cas des signes assez tangibles sur ces points.
09:11Le nouveau Premier ministre en a probablement la volonté, ou plutôt la velléité.
09:15Mais quelle que soit la teneur de son gouvernement,
09:17Sébastien Lecornu n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
09:19Et rejoindre Michel Barnier et François Béroud pourrait n'être qu'une question de temps.
09:23Reste à savoir combien de temps Emmanuel Macron va poursuivre cette valse des Premiers ministres.
09:27Il risque d'être, encore une fois, dans le « en même temps ».
09:31Et on a vu ce que le « en même temps » avait donné.
09:34Est-ce que les socialistes vont lui servir de béquille sous l'aune de leur rupture de façade avec les insoumis ?
09:42J'allais dire, ça c'est leur affaire.
09:44Il me semble que, encore une fois, M. Lecornu a annoncé de la rupture.
09:49J'en vois pas beaucoup.
09:50Tout ce que je vois, c'est qu'on n'a pas de ministre, on n'a pas de gouvernement.
09:52Donc qu'il ose la rupture, et je pense qu'il aura sa chance, mais il faut oser la rupture.
09:59Disons qu'Emmanuel Macron utilise des fusibles.
10:04Chaque fois qu'un fusible saute, on passe un prochain fusible jusqu'à ce qu'on arrive au disjoncteur.
10:09Donc il me semble que si M. Lecornu est renversé, il n'aura d'autre choix.
10:15C'est ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella demandent que de dissoudre l'Assemblée pour tenter de trouver une majorité.
10:20Dans le cadre d'élections qui ne soient pas des élections piratées par des accords de boutiquier,
10:25des accords de la honte que l'on avait eus en 2024.
10:29Et puis s'il ne le fait pas, si ça ne marche pas, la Constitution prévoit aussi sa démission.
10:36Elle est de son seul ressort, au président de la République.
10:39Mais quand on aura utilisé tous les fusibles, il faudrait bien en arriver au disjoncteur.
10:43Le disjoncteur, c'est lui.
10:44Verts et parfois pervers, les écologistes ont enchaîné les scandales au cours des années passées.
10:53Et c'est souvent par la tête que le poisson a pourri.
10:56Donneurs de leçons, féministes, ultra-tolérants côté piles,
11:00harcèlement, violences contre les femmes et protecteurs de prédateurs côté face.
11:04En France, plusieurs personnalités écologistes ont été mises en cause
11:08dans des affaires de harcèlement ou de comportements inappropriés,
11:12révélant des dissensions comportementales au sein des écologistes,
11:15anciennement appelés Europe Écologie Les Verts ou encore Les Verts.
11:19Ces scandales ont souvent été médiatisés dans le cadre du mouvement MeToo,
11:23très partagé dans le parti.
11:25Au-delà de faits graves, les possibles complicités internes ont de quoi inquiéter
11:29dans une famille politique qu'on n'hésite pas à faire dans le règlement de compte.
11:33Et quand il s'agit de Verts pervers, difficile de ne pas citer Denis Bopin,
11:37ancien député et vice-président de l'Assemblée nationale,
11:40accusé en 2016 par huit femmes, dont des figures de ELV comme Sandrine Rousseau,
11:44Isabelle Attard, Hélène de Bost et Annie Lamère,
11:47de harcèlement et d'agressions sexuelles entre 1998 et 2014.
11:53Cécile Duflo, ex-secrétaire nationale des Verts,
11:55a également témoigné en 2019 d'une agression subie par Denis Bopin en 2008 à Sao Paulo,
12:01mais n'a pas porté plainte craignant, dit-elle, une instrumentalisation politique.
12:06Bopin étant son rival interne.
12:08Un discours étonnant, alors que tous les défenseurs des femmes agressées incitent normalement
12:14à dénoncer leurs agresseurs pour éviter que ceux-ci ne recommencent.
12:19En renonçant à confondre ce prédateur, Cécile Duflo,
12:21qui grenouille désormais dans l'ONG Oxfam pour lutter contre les inégalités avec un salaire de ministre,
12:27a participé à la loi du silence, elle qui a été patronne des Verts, mais aussi ministre et élue.
12:33Les problèmes de harcèlement chez les écologistes ne sont cependant pas qu'une question d'hommes.
12:38En effet, la femme de Denis Bopin est Emmanuelle Cosse, ancienne dirigeante de LV, aussi et ancienne ministre.
12:46Cette dernière, depuis recyclée comme présidente de l'Union sociale pour l'habitat,
12:50avec toujours un salaire de ministre, a défendu son mari,
12:54le décrivant comme un séducteur, mais niant les accusations d'agression.
12:58Ce dernier, féministe revendiqué, qui poussait la mascarade jusqu'à mettre du rouge à lèvres en solidarité avec les femmes,
13:05s'en est bien tiré avec une enquête classée sans suite pour prescription.
13:09En revanche, décidément gourmand, il a été condamné en 2019 pour procédure abusive
13:14après avoir attaqué ses accusatrices en diffamation.
13:17Emmanuelle Cosse, pourtant friande de polémique,
13:20s'était trouvé bien à la peine pour défendre son mari contre ses accusateurs.
13:25Si c'est un problème que de la justice, il ne faut pas répondre sur Europe 1,
13:28qui a peut-être un complot politique derrière.
13:30Je ne crois pas que ce soit moi qui ait, de quoi que ce soit,
13:33alimenté cette folie médiatique de plus de plus de plus de plus de mois.
13:36Je vous serais gré de me laisser mon libre-arbitre sur cette histoire,
13:40et je vous dis tout simplement qu'il me semble qu'il y a des affaires aussi graves
13:43et qui mettent en cause mon nom, le nom de mes enfants,
13:46et pas simplement mon conjoint, c'est devant la justice que ça se passe.
13:50La gauche morale qui a jeté en pâture ses adversaires politiques face à ses propres turpitudes,
13:55et Emmanuel Cosse les larmes aux yeux, fin de règne pour la tenancière du bateau vert
13:59qui sortira des radars politiques avec son mari.
14:03Ces affaires ont révélé une omerta au sein de LV, malgré les rumeurs persistantes,
14:09et ont conduit à la création d'une cellule contre les violences sexistes en 2016,
14:13portée notamment par une certaine Sandrine Rousseau, victime présumée et partie donc.
14:17Autre ancien ministre a mis en cause à de multiples reprises,
14:21l'ancien sénateur et président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Plassé.
14:25En 2016 et 2017, une ex-collaboratrice l'a accusé d'agression sexuelle à Lille et Séoul.
14:32En 2021, il a été condamné pour harcèlement sexuel envers une gendarme de son équipe de sécurité.
14:37En 2022, une garde à vue a suivi une plainte pour agression sexuelle,
14:41et en 2025, le parquet a requis un procès pour les faits de 2016-2017.
14:45Habitué des dérapages, Jean-Vincent Plassé avait été impliqué en 2016 dans une altercation dans un bar parisien,
14:52insultant une serveuse lui demandant de danser contre de l'argent.
14:56Querelleur Plassé n'aime pas qu'on le mette en cause, et même pour des accusations bénignes.
15:00Il avait ainsi été tout grognon lorsqu'un reportage avait évoqué le fait que lui,
15:04qui défend l'imposition sans limite des Français, ne paye même pas ses PV.
15:08Journaliste mal intentionné ou ministre malhonnête, ou un peu des deux.
15:25Il se trouve par ailleurs que Plassé était un proche de figures comme Emmanuel Kos et François de Rugy,
15:31au sein de l'aile pro-gouvernementale des écologistes.
15:33L'aile considérée comme modérée, mais dans son cas pas franchement portée sur la modération.
15:38Comment les membres éminents du parti pouvaient ne pas être au courant ?
15:42Comment Cécile Duflo, qui fut sa compagne, ou même l'actuelle députée Eva Sasse,
15:46qui fut aussi sa compagne, ne savait-elle pas ?
15:49Cécile Duflo continue en tout cas de dispenser la bonne parole sans trop de gêne,
15:53et en prenant à partie des femmes.
15:55Parce que Marion Maréchal, elle s'est mariée, puis elle a divorcée.
15:58Mais si jamais ses ancêtres politiques avaient continué à être au pouvoir,
16:03elle serait toujours mariée.
16:04Et peut-être même qu'elle morflerait beaucoup, beaucoup.
16:06Une sororité qui semble connaître ses limites,
16:09et des apparatchiks qui dénoncent selon la couleur politique,
16:12plus que selon les délits et les crimes.
16:14Et finalement, la seule fois que le parti s'est dressé comme un seul homme,
16:18si l'on peut dire, c'est pour faire la peau à Julien Bayou,
16:21ancien secrétaire national accusé en 2022 de violences psychologiques
16:24par son ex-compagne Anaïs Leleux.
16:27Le Sandrine Rousseau a relayé ses accusations,
16:30suscitant des soupçons de règlement de compte politique,
16:33Bayou étant un rival de longue date.
16:35En 2025, les plaintes ont été classées sans suite,
16:38et Bayou a dénoncé une procédure dégueulasse orchestrée par la direction,
16:43s'éloignant d'un parti qu'il disait ne plus reconnaître,
16:46mais qui avait tout de même déjà été largement éclaboussé
16:48par des scandales qu'il ne pouvait pas ignorer.
16:50Le parti, lui, nie aujourd'hui l'innocence de son ancien patron,
16:54comme il niait hier la culpabilité du mari d'Emmanuel Kos, Denis Beaupin.
16:58J'ai eu trois communiqués du parti qui refusent de dire « innocent ».
17:03J'attendais que les 12 000 personnes qui ont reçu un message
17:06m'accusant de faits graves, reçoivent un message disant que,
17:09après enquête, il n'y avait rien, je suis innocent.
17:12Au bord des larmes, le militant vert,
17:14qui s'enorgueillit du passé supposément glorieux de sa mère
17:17qui soutenait les terroristes algériens du FLN,
17:19a même accusé nommément Sandrine Rousseau dans une défense assez pathétique.
17:24Mais de voir un parti, les écologistes, qui est sous l'emprise finalement de Sandrine Rousseau.
17:30Et la réponse de Sandrine Rousseau ne manque pas de piquant.
17:33Est-ce que vous lui demandez pardon ce matin ?
17:36Certainement pas. Certainement pas.
17:38Ça suffit en fait. Rien n'a été dans cette affaire.
17:42Mais bon, voilà.
17:43Ne jamais reculer et estimer que la justice interne des Verts prévaut sur celle de la République.
17:49Et pourquoi pas ?
17:50Chasse aux sorcières pour les uns, impunité pour les autres, ambiance délétère.
17:54Le parti, lui, n'attire pas les foules.
17:56En octobre 2023, Marine Thondelier, devenue secrétaire nationale, disait viser le million d'adhérents.
18:02Au congrès de 2025, ils sont moins de 7000 à avoir voté.
18:07Les écologistes ne sont résolument pas un mouvement populaire
18:10et ne représentent aujourd'hui qu'une petite coterie
18:12qui manie un marketing habile,
18:14destination d'une population citadine et bobos.
18:17Et cela, avec un certain succès,
18:19en attendant la prochaine affaire.
18:25Ça sera présent à l'actualité, en bref, en France.
18:29Emmanuel Macron, désavoué par l'opinion,
18:32et même au sein de son propre camp.
18:34Selon le dernier baromètre du Figaro Magazine,
18:36sa cote de confiance est à 16%.
18:38Le président stabilise légèrement sa popularité,
18:42mais chez les sympathisants de renaissance,
18:43la confiance sude de 7 points à 71%,
18:45et seulement 57% du socle commun maintiennent leur soutien.
18:49Les républicains, avec 22% de confiance,
18:51s'interrogent sur l'opportunité de soutenir un président aussi impopulaire.
18:54Le premier ministre Sébastien Lecornu a 21% de confiance,
18:57peine également,
18:59rejeté par 70% des sympathisants de gauche
19:01et 69% du RN.
19:03François Bérou, avec une cote d'avenir à 6%,
19:05et Gabriel Attal en perte de vitesse,
19:07illustre les turbulences traversées par le camp macroniste.
19:10Dans le top 10 figure Jordan Bardella en première position,
19:12suivi de Marine Le Pen,
19:14Bruno Retailleau en quatrième position,
19:16et Marion Maréchal en sixième.
19:17Raphaël Glucksmann est le premier à gauche en huitième position,
19:19avec une cote deux fois moins élevée que le président du RN.
19:23Une grève en demi-teinte,
19:24la journée de mobilisation a rassemblé jeudi
19:26195 000 manifestants dans toute la France,
19:29selon le ministère de l'Intérieur,
19:30contre près de 600 000 selon la CGT.
19:32Dans les deux cas,
19:33on parle d'une baisse par rapport à la journée du 18 septembre.
19:35Mais ce qu'on voit aussi,
19:36c'est que les collègues sont prêts à s'inscrire dans un mouvement
19:40qui va s'inscrire dans la durée.
19:42Le Premier ministre seulement aujourd'hui
19:43est dans la droite ligne de ce qu'avait fait M. Bayrou avant lui,
19:47et dans ses prédécesseurs également.
19:49Donc effectivement, il n'y a aucun changement.
19:51On change de Premier ministre,
19:52mais il n'y a rien qui change sur les politiques qui sont menées.
19:54Donc on va continuer le combat,
19:56et essayer à un moment donné de bloquer les choses,
19:59y compris politiquement.
20:00De nombreux politiques se sont invités à la fête,
20:02tels que le fondateur de LFI, Jean-Luc Mélenchon,
20:04ou la secrétaire nationale des Verts, Marine Tondelier.
20:07On sent que le pays bouge.
20:09Et il est très exigeant.
20:12C'est ces deux éléments qui se combinent
20:13avec une opinion qui est très ouverte.
20:17Une seule solution, la cohabitation.
20:19C'est pas une opinion la cohabitation,
20:21c'est un dû démocratique.
20:23En revanche, les socialistes n'ont pas été les bienvenus,
20:25en jugé par l'accueil réservé au Premier secrétaire du PS, Olivier Faure,
20:28et au chef de groupe parlementaire, Boris Vallaud.
20:32Un sacrifice pour faire l'union à Marseille.
20:39Jeudi, le sénateur des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier,
20:41a annoncé le retrait de sa candidature
20:43à la mairie de la cité phocéenne.
20:45Les sondages le créditaient de 17%
20:47et attribuaient au député Rennes-Franc Alicio,
20:49candidat lui aussi, environ 19%.
20:51Un tel score donnerait des conseillers municipaux
20:53et des élus d'arrondissement dans les deux camps.
20:56Mais Stéphane Ravier ne veut pas, je cite,
20:57« Faire perdre le camp national à Marseille ».
21:00Gentleman, il soutient son concurrent sans condition
21:02et appelle ses soutiens à rejoindre les équipes de Franck Alicio.
21:05Une division, ça ne fait que rarement les résultats d'une addition
21:09et que nous avons besoin d'une dynamique.
21:12Il y aura en 2026 vraiment une opportunité de remporter la victoire.
21:16Le géant de la mode low-cost, Shane, n'est pas le bienvenu dans les grands magasins français.
21:20La Caisse des dépôts s'oppose en effet fermement
21:23au partenariat entre Shane et la Société des grands magasins
21:25qui gère le BHV Marais, plongeant cette dernière dans l'embarras.
21:29Ce projet, incluant l'ouverture de six magasins Shane,
21:31dont un au BHV, marque une première mondiale pour le géant chinois.
21:34Accusé de menacer le commerce français,
21:36Shane suscite l'ire des commerçants et des élus.
21:40Engagé dans le rachat des murs du BHV pour 300 millions d'euros,
21:42la Caisse des dépôts juge ce partenariat inacceptable,
21:45menaçant une opération déjà freinée par des besoins de financement.
21:48Le député LR Antoine Vermorel-Marc dénonce l'usage d'argent public
21:52tandis que la Société des grands magasins défend son projet
21:54tout en cherchant à apaiser les tensions.
21:59L'actualité internationale en bref.
22:04L'héritage du pape François est là.
22:07Le pape Léon XIV a appelé à une conversion écologique
22:10lors de son premier discours sur le climat,
22:13mercredi à Castel Gandolfo,
22:14à l'occasion du 10e anniversaire de l'encyclique Laudato Si.
22:18Devant des responsables religieux et des vedettes
22:21comme Arnold Schwarzenegger,
22:22il a exhorté à mettre la pression sur les gouvernements
22:25pour lutter contre le changement climatique
22:27à un mois de la COP30 au Brésil.
22:30S'inscrivant dans les pas de son prédécesseur
22:32avec un ton certes moins frontal,
22:34Léon XIV joue également la carte de l'église ONG
22:37dénonçant ce qu'il nomme le climato-scepticisme
22:40et plaidant pour une action personnelle,
22:42associative et politique.
22:44Il a même béni un fragment de glace du Groenland
22:47censé symboliser l'urgence.
22:49La facture carbone de cette opération marketing
22:51n'a pas été précisée par le Vatican.
22:54Elon Musk appelle à la croisade contre Netflix
22:57ou plus précisément au boycott de la plateforme de streaming,
23:01dénonçant la série pour enfants bébés rennes
23:03pour son contenu qu'il juge dégueulasse et woke.
23:07Cette attaque, relayée par des figures comme
23:09J.K. Rowling et Donald Trump,
23:11a amplifié une polémique autour de la plateforme
23:13accusée de promouvoir des contenus controversés.
23:16L'action Netflix a chuté de 3,2% à Wall Street
23:20après de nombreux partages de désabonnements sur X.
23:23Cette controverse intervient
23:25alors que le géant du streaming
23:27fait face à une concurrence accrue
23:28et à des défis financiers.
23:30La gauche sourit et c'est rare
23:33par les temps qui courent en Amérique latine.
23:35Un an après son investiture,
23:37la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum
23:40affiche une popularité record de 79%,
23:43selon un sondage El País,
23:45surpassant même celle de son prédécesseur,
23:47Andrés Manuel López Obrador.
23:50Héritière du parti Morena,
23:51elle capitalise sur la réduction de la pauvreté
23:54de 42 à 30% depuis 2018
23:56et 850 milliards de dollars distribués
23:59à 32 millions de familles en 2025.
24:01Tout en poursuivant, bien sûr,
24:03les programmes pour femmes, jeunes et seniors.
24:05Face au retour de Donald Trump,
24:07elle est parvenue à négocier
24:08et a obtenu un sursis sur les droits de douane
24:10à 25% grâce à des concessions
24:13sur le narcotrafic
24:14avec l'extradition de chefs de cartel
24:16pour un recul de 50% du fentanyl.
24:19En revanche,
24:20la hausse de l'insécurité perçue
24:21qui se trouve à 51%
24:23pourrait peser dans les mois
24:25et les années à venir.
24:27Une page anonyme d'Histoire du cinéma s'est tournée.
24:30Mardi, l'illustrateur Renato Cassaro
24:32est mort à l'âge de 89 ans en Italie.
24:35Il était connu pour ses affiches de films.
24:37Sa carrière avait pris un tournant en 1964
24:40avec, pour une poignée de dollars,
24:43ce western mythique
24:44qui a lancé le cinéaste Sergio Leone,
24:46l'acteur Clint Eastwood,
24:47le compositeur Ennio Morricone
24:49et Renato Cassaro lui-même.
24:52Jusqu'en 2000,
24:53il réalisera de nombreuses affiches de films,
24:55notamment Les Rockies et Les Rambo
24:56avec Sylvester Stallone,
24:58Danses avec les loups
24:59de Kevin Costner
25:00et de nombreux films français,
25:02tels que Le Marginal
25:03avec Jean-Paul Belmondo.
25:04En 2019,
25:05le cinéaste Quentin Tarantino
25:06lui avait rendu hommage
25:08en lui confiant
25:08de nombreuses affiches à réaliser
25:10pour Once Upon a Time in Hollywood,
25:12long métrage
25:13qui se déroule
25:13dans les coulisses
25:14des studios de cinéma.
25:19Ce soir,
25:20le plus d'éléments
25:20est pour le samedi politique.
25:21Élise Blaise reçoit
25:22le directeur de la rédaction
25:23d'Omerta Régis Le Saumier
25:25et l'ancien militaire
25:26diplômé de l'école de guerre
25:27Hervé Caresse
25:28pour évoquer
25:29La Fabrique de la Peur.
25:31Dimanche,
25:31Les Conversations
25:32et Terre de Mission.
25:34Lundi,
25:34dès 7h,
25:34un Zoom
25:35avec le journaliste
25:35Antoine Guénaud
25:36sur son ouvrage
25:38Merde,
25:38la France qui dit non.
25:39C'est la fin de cette édition.
25:40Merci de votre fidélité.
25:42Bonne fin de semaine à tous.
25:43Sous-titrage Société Radio-Canada
25:57Sous-titrage Société Radio-Canada
25:59Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires